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  • Un héritage acquis et garanti

    Série : Galates, l'Évangile sans compromis - Partie 9 La richesse de ce qui nous a été promis est inestimable. Bien que nous soyons encore dans ce monde, l’apôtre Paul nous dit que nous sommes des héritiers. Pour être un héritier, il faut posséder un lien filial avec le détenteur de cette richesse, comme un fils qui hérite de son père. Bien, c’est ce que l’apôtre Paul nous affirme. Jésus est venu dans ce monde pour nous racheter. Ce rachat a créé ce lien filial avec Dieu de sorte que nous sommes devenus ses héritiers. Un peu de patience et nous entrerons dans l’indescriptible richesse du Royaume de Dieu. Dans ce texte de Galates 4.12, l’apôtre Paul nous introduit à l’histoire du salut. Au moyen d’une comparaison, celle de l’héritier enfant, il décrit la condition des héritiers qui est semblable à celle des esclaves. Comme les esclaves sont soumis à des maîtres, de même celui qui doit héritier les biens du père est soumis à des gardiens ou des tuteurs qui décident tout pour lui. Cependant, lorsque le temps marqué par le père arrive à terme, l’héritier devient le possesseur des biens et il peut en faire ce qu’il veut. Cette comparaison s’apparente à ce que Dieu a fait au travers de l’histoire. Depuis la chute d’Adam l’histoire de l’homme fut gouvernée par le principe du salut. Tout au long de son déroulement, et cela en dépit de toutes les faillites humaines, Dieu laisse entrer son plan du salut par des visions, des rêves, des prophètes et leurs prophéties annonçant ce qui arrivera. C’est pour cette raison que l’apôtre nous dit que lorsque « les temps furent accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d'une femme, né sous la loi ... ». L’incarnation du Christ Jésus avait pour but de racheter tous ceux et celles qui étaient pour ainsi dire sous la garde de la loi, qui représente les exigences morales de Dieu. Ce rachat fut de toute importance parce qu’il a effectué ce que l’apôtre appelle « l’adoption ». Par la mort et la résurrection du Seigneur Jésus, un lien filial a été créé de sorte que notre statut est passé d’étranger à fils et fille de Dieu. Ce nouveau statut a fait de nous des HÉRITIERS ! Maintenant, nous participons à l’héritage du Christ Jésus, de sorte que tout ce qui est à lui est à nous. Ce qui nous permet d’hériter de tout, c’est la réception du Saint-Esprit. Toute personne habitée du Saint-Esprit est enfant de Dieu et héritière de toute la création et sa richesse. C’est pour cette raison que nous ne pouvons plus vivre dans ce monde selon nos pensées et nos pratiques d’autrefois. Par l’Esprit et pour l’héritage qui nous attend, nous devons marcher par l’Esprit et ne plus se soumettre aux pratiques du monde. Donc, si je suis un enfant de Dieu, je suis héritier de la promesse des nouveaux cieux et de la nouvelle terre et de tout ce que ce nouveau monde sera.

  • La loi ne sauve pas — mais elle pointe vers Jésus

    Série : L'Évangile sans compromis - Partie 7 Pourquoi Dieu aurait-il donné quelque chose qui ne peut pas nous sauver ? C'est la question au cœur de Galates 3. L'apôtre Paul la pose lui-même, sans détour : «Pourquoi donc la loi ?» C'est une question décisive — et la réponse qu'il donne change tout à la façon dont on comprend la vie chrétienne. Si vous avez déjà ressenti le poids de vouloir mériter l'amour de Dieu à force de bonne conduite, d'efforts religieux, ou de règles à respecter, ce passage est pour vous. Et si vous avez déjà pensé « je suis quand même une bonne personne » comme raison suffisante pour être bien avec Dieu, ce passage est encore plus pour vous. Un testament que rien ne peut annuler Paul commence par une image du droit civil que tout le monde comprend : un testament notarié est irrévocable. Une fois authentifié, personne ne peut venir le modifier, l'annuler ou y ajouter des conditions. Même pas un oncle encombrant qui débarque quinze ans plus tard avec un nouveau papier. Son argument est simple mais percutant : si même un document humain est intouchable, combien plus la Parole de Dieu lui-même ? Dieu a fait une promesse à Abraham. Il l'a établie librement, souverainement, sans négociation. Et la loi, venue 430 ans plus tard par l'intermédiaire de Moïse, ne peut pas venir modifier les termes de cette promesse originale. « L'héritage reste celui de la promesse, pas celui de la performance. » Il y a une distinction importante que Paul soulève ici entre deux mots : alliance (berit en hébreu) et testament (diatheke en grec). Une alliance implique deux parties, des engagements mutuels, des conditions des deux côtés. Si une partie faillit, l'accord est compromis — c'est la logique de la loi. Un testament, lui, est un acte unilatéral. Le testateur décide seul. Les héritiers ne négocient rien : ils reçoivent. Et c'est exactement ce que Dieu a fait avec Abraham. Il s'est engagé seul. La promesse ne dépend pas de notre performance. Elle dépend de sa fidélité. Voilà pourquoi c'est une bonne nouvelle : Dieu s'engage avec toute la chaleur d'une relation personnelle, mais avec la solidité d'un testament que rien ni personne ne peut défaire. La promesse faite à Abraham s'accomplit en Jésus-Christ Paul va ensuite remonter aux racines : la promesse faite à Abraham dans Genèse 12. « En toi seront bénies toutes les nations de la terre. » Ce n'est pas une promesse d'abord géographique — un morceau de territoire. C'est une promesse centrée sur une descendance, un peuple, et une universalité : toutes les nations. Et Paul fait un choix délibéré : il remonte à Abraham, pas à Moïse. Pourquoi ? Parce qu'Abraham vient avant la loi. Sa justification devant Dieu — déclarée juste par la foi — précède de 430 ans l'arrivée de la Torah. La foi précède la loi. La grâce précède l'obligation. La descendance à qui la promesse a été faite, nous dit Paul en Galates 3.16, c'est le Christ. Une descendance singulière, qui récapitule tout. Et si vous êtes en Christ, vous êtes, par lui, fils et filles d'Abraham. Cohéritiers de toutes les promesses. Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ? Paul et l'ensemble du Nouveau Testament déploient cette réalité en cascade : Promesse d'une descendance : Jésus, fils de David, fils d'Abraham Promesse d'une bénédiction pour toutes les nations Promesse d'un roi éternel Promesse de la nouvelle alliance par son sang Promesse d'un cœur nouveau et de l'Esprit Promesse du pardon total Promesse de la résurrection et de la vie éternelle Et 2 Corinthiens 1.20 résume tout cela : « Toutes les promesses de Dieu sont oui en lui. » Si vous êtes en Jésus-Christ, toutes ces promesses sont pour vous. Pas à cause de ce que vous avez accompli, mais à cause de ce qu'il a accompli. Pourquoi donc la loi ? Trois éclairages essentiels Si la promesse précède la loi et si la loi ne peut pas sauver, à quoi a-t-elle servi ? Paul pose lui-même la question, et les réponses qu'il esquisse sont riches. Premièrement, la loi a servi à contenir les transgressions. Elle a établi un ordre moral dans la vie d'Israël, révélant ce qu'est la sainteté de Dieu et délimitant ce qui constitue une transgression dans le cadre de l'alliance. Un frein au chaos moral, en attendant la venue du Christ. Deuxièmement, la loi révèle et multiplie la conscience du péché. Romains 5 et 7 le disent clairement : sans la loi, Paul ne connaissait pas le péché. Ce n'est pas que la loi provoque plus de mauvaises actions — c'est qu'elle expose ce que nous faisions déjà sans le savoir. La convoitise, l'orgueil, la dureté du cœur : plus on connaît la loi de Moïse, plus on réalise qu'on est pécheur. Plus profondément pécheur qu'on le pensait. Troisièmement, la loi définit et délimite les transgressions dans le cadre de l'ancienne alliance, jusqu'à la venue de Jésus-Christ. Dans tous les cas, la conclusion de Paul est la même : Christ est la réponse. La loi te montre le problème. Jésus vient le régler. C'est comme un miroir : le miroir ne répare pas ce qu'il montre. Il révèle. Jésus, lui, transforme. Le piège de croire qu'on est « quand même une bonne personne » Il y a un réflexe très québécois — et très humain — qui consiste à se dire : « Je suis quand même une bonne personne. J'aide mon voisin. Je donne à des organismes. Je fais de mon mieux. » Je comprends cette logique. Mais voilà le problème : tant qu'on pense comme ça, on ne réalise pas pleinement à quel point on manque la sainteté de Dieu. On diminue la nécessité de ce que Christ a accompli. On ramène la croix à un geste pour les vraiment mauvais — pas pour nous. Et quand on vit dans cette posture, la vie chrétienne devient terne, extérieure, routinière. On adhère à quelques principes. On vient à l'église parce que ça paraît bien. Mais il n'y a plus de reconnaissance profonde pour son pardon et sa vie, plus de ferveur, plus de dépendance vivante au Seigneur. Le verset 22 de Galates 3 frappe fort : « L'Écriture a déclaré le monde entier prisonnier du péché. » Ce n'est pas une condamnation gratuite — c'est une libération quand on en réalise le sens. Car c'est précisément lorsque tout espoir humain s'effondre que la promesse divine peut être reçue comme ce qu'elle est vraiment : un don pur. Grimper une échelle ou recevoir un cadeau ? Beaucoup de gens vivent leur vie spirituelle comme s'ils grimpaient une échelle pour atteindre Dieu — plus d'efforts, plus de discipline, plus de mérite. Mais la Bible dit autre chose : c'est Dieu qui est descendu vers nous en Jésus. Il n'a pas donné des règles pour nous faire mériter son amour. Il a fait une promesse pour nous le donner. La loi est temporaire. Elle avait une fonction pédagogique et révélatrice dans l'économie de l'alliance. Mais exiger son observance après la venue de Christ, c'est vivre comme si Jésus n'était pas venu — comme si le nouveau testament n'avait pas été écrit. Nous sommes dans la nouvelle alliance, par le sang de Jésus. C'est un testament fiable, irrévocable, signé par Dieu lui-même. Et ce que cette réalité produit en nous, c'est une triple posture : Une foi humble : je ne peux pas me sauver, mais Jésus peut. Une foi confiante : Dieu a déjà promis, et il est fidèle à accomplir. Une foi dépendante : je reçois Jésus au lieu de performer — et c'est lui qui transforme de l'intérieur ce que la loi ne pouvait pas changer. Et vous ? Est-ce que vous vivez votre vie chrétienne dans la reconnaissance de ce que Jésus a accompli ? Ou est-ce que vous portez encore le poids de devoir mériter votre place devant Dieu ? Galates 3.22 conclut magnifiquement : « Afin que ce qui avait été promis soit accordé par la foi en Jésus-Christ à ceux qui croient. » Tout est par la foi en Jésus-Christ. Non pas par la performance, non pas par l'appartenance ethnique ou religieuse, non pas par un effort moral soutenu — mais par la foi. Si vous êtes en Jésus-Christ ce matin, vous êtes déclaré juste devant Dieu. Vous êtes fils ou fille de Dieu. Cohéritier avec Christ. Porteur du Saint-Esprit. Libre du péché et de la mort. Et vous entrez dans la gloire à venir. Ce n'est pas une récompense que vous avez méritée. C'est un héritage que vous avez reçu. Message du pasteur David Naud résumé par Claude

  • La foi seulement la foi

    Série : Galates, l'Évangile sans compromis - Partie 6 Je me suis posé une grande question : pourquoi Dieu exige-t-il la foi ? Cela nous amène dès le début des premiers chapitres de la Genèse. La nature de la relation créationnelle est une relation de foi. Nous avons été créés pour dépendre de Dieu pour notre existence. Comme créatures, nous serons maintenues en existence pour l’éternité. Cela ne changera jamais, même au ciel. Même si un mot n’est pas écrit dans la Bible, l’idée peut être présente. Le mot Trinité n’est pas écrit dans la Bible, mais l’idée de la Trinité est présente dans le Nouveau Testament. Lorsque Ève a cru le mensonge du diable, elle a placé sa « foi » dans le mensonge du démon. Elle a douté de Dieu. Elle a désobéi au commandement « tu ne mangeras pas ». Ainsi, la foi et le commandement étaient présents dès le commencement. C’est ce que nous retrouvons dans notre passage, Galates 3.5-14. Dans ce passage, Paul défend l’introduction des païens dans la famille de Dieu. Il utilise l’exemple d’Abraham et la promesse que Dieu lui avait faite, lorsqu’il a cru Dieu et que Dieu le déclara juste sur la base de sa foi. La loi ne peut produire que la colère et la condamnation. Cependant, sur la base de ce qu’un autre a fait, dans sa générosité extraordinaire, place au compte de celui et celle qui croient la justice acquise de Christ. Il a pris sur lui notre condition de coupable et il a payé notre répugnante facture, nos péchés par la crucifixion, afin qu’une promesse vieille de 4 000 ans s’opère pour nous, les non juifs (païens). Dieu avait prévu de bénir toutes les nations en sa descendance. Paul nous dit que la descendance est « Jésus le Christ ». Son œuvre devient donc la porte du salut. Pour entrer dans cette promesse, il n’y a que la foi pour les Juifs et pour les païens. Quelle était donc cette promesse ? Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous - car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois, afin que la bénédiction d’Abraham eût pour les païens son accomplissement en Jésus-Christ, et que nous reçussions par la foi l’Esprit qui avait été promis. (Gal. 3.13-14) La promesse a été donnée il y a 4 000 ans et elle a été rendue efficace il y a 2 000 ans, en la personne et l’œuvre de Jésus le Christ. Aujourd’hui, cette promesse est accessible par la foi seule. C’est pourquoi, il est écrit : La volonté de mon Père, c’est que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle. (Jean 6.40) Dieu tient toujours ses promesses.

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