top of page

Recherche

987 résultats trouvés avec une recherche vide

Événements (920)

Tout afficher

Partages (67)

  • L’acédie

    Série : Les blues de l'âme - Partie 3 Certaines vérités sont difficiles à recevoir. L’un des passages marquants du Pentateuque est celui qui dit :  Vous observerez et vous mettrez en pratique tous les commandements que je vous prescris aujourd’hui, afin que vous viviez, que vous multipliiez, et que vous entriez en possession du pays que l’Éternel a juré de donner à vos pères. Souviens-toi de tout le chemin que l’Éternel, ton Dieu, t’a fait faire pendant ces quarante années dans le désert, afin de t’humilier et de t’éprouver, pour savoir quelles étaient les dispositions de ton cœur et si tu garderais ou non ses commandements. Il t’a humilié, il t’a fait souffrir de la faim, et il t’a nourri de la manne, que tu ne connaissais pas et que n’avaient pas connue tes pères, afin de t’apprendre que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais que l’homme vit de tout ce qui sort de la bouche de l’Éternel.  (Deutéronome 8.1-3)             Dieu nous est présenté comme l’auteur du chemin que nous parcourons. Il est aussi l’auteur d’événements pénibles. Son but : nous enseigner l’une des plus importantes vérités, celle qui touche l’essence de ce que nous sommes, des êtres créés qui dépendent de lui.  C’est pourquoi le processus d’acquisition de cette vérité est tout aussi important que le résultat. En tant qu’enfants de Dieu, nous devons comprendre plusieurs choses. Premièrement, rien de ce qui nous arrive n’est étranger à sa volonté. Deuxièmement, la souffrance est inévitable et elle fait partie intégrante de l’expérience humaine. Troisièmement, nous n’avons pas besoin de tout comprendre pour faire confiance à Dieu. Enfin, nous avons le pouvoir de choisir comment nous percevons les événements qui nous arrivent. Ce contexte est d’autant plus important lorsqu’un croyant est pour ainsi dire frappé d’ acédie , qui est une sorte de découragement ou dépression religieuse . Cette sorte de dépression a été constatée chez les moines au 11 e  siècle. La prière, les disciplines spirituelles, l’église et tout ce qui s'y rapporte ne sont plus des priorités. Il s’installe dans la pensée du croyant une sorte de dissonance entre la réalité et sa foi, de sorte qu’il expérimente un désenchantement religieux. En d’autres mots, ses attentes ne correspondent plus à ce qu’il vit. Puisque la dissonance (ce qui sonne faux) est une question de perception, les discours intérieurs (ce qui se passe dans nos têtes) jouent un rôle très important et surtout exercent une influence gigantesque sur notre rapport à la réalité. Tous, on se parle à soi-même ! C’est un fait reconnu par tout le domaine de la santé mentale. De plus, je peux influencer ce que je me dis à moi-même. Si tel est le cas, je peux donc choisir mes dialogues intérieurs. Pour contrer l’acédie religieuse : 1) Il me faut accepter que j’ai la capacité de choisir quoi me dire face à toutes les situations ou conditions dans lesquelles je me trouve. J’ai donc le pouvoir des contraires. Je peux choisir de croire le contraire de mon discours intérieur négatif (2Co 10.5; 1Pi 4.1). 2) Il me faut accepter le combat des pensées. Changer volontairement une pensée mauvaise n’est pas un acte d’une seule fois. Les pensées négatives que j’ai entretenues pendant des années reviennent au galop. Je dois donc répéter l’exercice plusieurs fois au début. De quel exercice parlons-nous ? i) Reconnaître la pensée et dire « STOP », ii) Déclarer (à haute voix s’il le faut) que c’est un mensonge, iii) Affirmer la vérité au nom du Seigneur Jésus, et finalement iv) Répéter l’exercice autant de fois qu’il le faut. Un exemple : La pensée : Personne ne m’aime. STOP. Déclaration : C’est un mensonge. Déclaration : Dieu m’aime, mon épouse, Paul, Antoine m’aiment, etc. Vérité : Au nom de Jésus mon Seigneur, je suis aimé. 3) Ici, c’est le point le plus important, il me faut croire  (la foi). Il me faut croire que ce processus, avec l’assistance du Saint-Esprit, formera en moi l’habitude d’une pensée saine qui me protégera de l’acédie (la dépression religieuse).

  • La vallée de l'incompréhension : quand le blues rencontre la foi (Habakuk 3)

    Série : Les blues de l'âme - Partie 2 En novembre, les jours raccourcissent, le ciel devient gris, les arbres se dépouillent… et parfois nos cœurs aussi. Même ceux qui aiment Dieu peuvent traverser des saisons de fatigue intérieure, de confusion, de “blues spirituel”. Et si ces moments n’étaient pas seulement des pièges, mais aussi des portes de croissance avec Dieu ? Dans cet article, on va explorer la vallée de l'incompréhension  à partir du prophète Habakuk et du témoignage bouleversant d’une femme qui a vécu des années de dépression majeure avant de trouver, pas une vie parfaite, mais un chemin de consolation, de guérison et d’espérance. Dépression, incompréhension et foi : un vrai enjeu spirituel Les études le confirment : dans les pays nordiques comme le Canada, les épisodes de dépression sont plus fréquents en hiver, notamment de décembre à février . Au Québec, on estime qu’ entre 8 et 12 % de la population vivra un épisode dépressif majeur au cours de sa vie. Et ce ne sont que les cas déclarés. Beaucoup souffrent en silence, sans consulter, sans être diagnostiqués, parfois même sans oser mettre un mot sur ce qu’ils vivent. La dépression ne vient jamais d’une seule cause. C’est souvent un cocktail de facteurs  : fatigue, stress, traumatismes; isolement, saison sombre, manque de lumière; blessures familiales, professionnelles, relationnelles; facteurs biologiques et héréditaires; sécheresse spirituelle, impression que Dieu est loin. À cette liste, on oublie souvent d’ajouter un facteur invisible mais puissant : l’incompréhension , les doutes  et les remises en question obsessionnelles . Quand je ne comprends plus : pourquoi les choses tournent mal, pourquoi Dieu semble silencieux, pourquoi la souffrance s’acharne, il se crée à l’intérieur un sentiment de perte de contrôle, de confusion, de stress continu, qui peut mener au découragement profond… parfois jusqu’à la dépression. Les doutes  en soi ne sont pas mauvais. Ils peuvent même être sains : ils nous poussent à chercher, à prier, à creuser. Mais lorsqu’ils deviennent envahissants , qu’ils tournent en boucle dans notre tête, ils génèrent anxiété, perte de confiance en soi, en les autres, et même en Dieu. On s’épuise intérieurement. Et les remises en question constantes  – “Est-ce que je vaux quelque chose ? Est-ce que Dieu est déçu de moi ? Pourquoi je suis comme ça ?” – finissent par miner l’estime de soi, nourrir la culpabilité et vider notre énergie émotionnelle. C’est là que la fatigue cognitive et spirituelle peut ouvrir une porte à la dépression. Mais la bonne nouvelle, c’est que ce qui nous fait mal peut aussi devenir, entre les mains de Dieu, une porte de croissance . Du désespoir à la lumière : le témoignage d’une femme relevée Imaginons le parcours d’une femme qui, dès son enfance, pleure souvent sans savoir pourquoi. Dans sa famille, on parle de “folie”, on ne comprend pas. Pour éviter d’être jugée, elle invente des raisons à ses larmes. Très jeune, elle apprend à se dissocier  d’elle-même pour ne plus sentir cette douleur intérieure permanente. À l’adolescence, elle se marie. La douleur, elle, ne la quitte pas. Des épisodes de plus en plus longs de profonde tristesse l’engloutissent. Dans sa famille maternelle, il y a des antécédents : dépression saisonnière, dépression majeure, isolement, irritabilité, démence… sans que tout cela soit vraiment nommé. La souffrance est là, mais elle reste dans l’ombre. À 22 ans, elle donne sa vie à Jésus. Elle sait qu’elle a besoin d’espoir, de vie éternelle. Elle commence à passer du temps seule avec Dieu tôt le matin : elle lit la Bible, elle loue, elle médite. C’est son seul moment de paix. Mais le reste de la journée, elle vit à plein régime pour ne pas penser, pour fuir cette douleur qui crie en elle. Puis arrive un divorce douloureux. En plus de la rupture, elle vit le rejet de certains croyants autour d’elle. Elle se met même à croire que Dieu lui-même la rejette . C’est le point de rupture. Tout éclate. Enfin, des proches l’accompagnent chez un médecin : pour la première fois, elle reçoit un diagnostic de dépression majeure  et un traitement adéquat. Elle n’est pas “folle”. Elle est malade… et elle peut commencer un chemin de soin. Cela ne règle pas tout, mais la médication l’aide à voir plus clair, à ne plus tout dramatiser. À partir des années 90, elle alterne périodes de mieux-être et rechutes, suivies par des médecins. Puis vient une étape décisive : la thérapie avec un accompagnement chrétien . Un thérapeute lui apprend à : parler à Jésus seule à seul  de toutes ses souffrances, reconnaître que ses larmes ont une raison, identifier le déni  qui l’empêchait de voir sa douleur, mettre des mots sur les blessures profondes. Elle comprend que son passé, ses pertes, ses idoles (des lettres, des souvenirs qui la détruisaient chaque fois qu’elle les relisait) l’enchaînent. Un jour, elle comprend qu’il faut détruire ces idoles  pour avancer. Elle réalise qu’ elle aussi  a le droit d’être guérie, renouvelée, pas seulement les autres. Un autre tournant vient lorsqu’une femme de son église lui dit :“Je vois la souffrance en toi… et je peux t’aider.” Cette fois, ce ne sont pas que des paroles : quelqu’un l’accompagne réellement , l’écoute, marche avec elle. Petit à petit, elle apprend à : reconnaître les signes avant-coureurs d’une rechute, ne plus rester seule dans sa souffrance, mettre en lumière  ce qu’elle vit en en parlant à des personnes de confiance, refuser de laisser l’ennemi agir dans le secret, courir vers la Parole, la louange, la prière dès qu’une déception ou une blessure surgit. Depuis 2004, elle ne prend plus de médication. Cela ne veut pas dire qu’elle n’a plus de douleur ni de défis, mais qu’elle a développé, avec Dieu et des relations saines, une “hygiène émotionnelle et spirituelle” qui lui permet de rester debout. Aujourd’hui, cette même femme qui a connu des années de dépression majeure, des pensées de mort, des rejets, est debout, restaurée, en feu pour Dieu , prête à servir, à témoigner, à encourager. Son histoire devient un psaume moderne : “Éternel, mon Dieu, j’ai crié à toi, et tu m’as guéri… Tu as changé mon deuil en allégresse” (cf. Psaume 30). Habakuk : le prophète qui chante le blues de la foi Le livre d’Habakuk, dans l’Ancien Testament, est étonnamment actuel. Il ressemble à un chant de blues  : il commence dans la plainte, traverse les questions, la colère, l’incompréhension, et se termine dans une foi qui ose chanter au milieu du désastre. Chapitre 1 – Quand Dieu semble silencieux et injuste Habakuk regarde son peuple : violence, corruption, injustice, loi méprisée. Il crie : “Jusqu’à quand, Éternel, crierai-je à toi, sans que tu écoutes ? Pourquoi me fais-tu voir l’iniquité ?” (Ha 1.2-3) Il n’accuse pas Dieu directement, mais il ne comprend plus comment Dieu administre sa justice. Et quand Dieu répond, c’est encore plus déroutant : il annonce qu’il va utiliser un peuple ennemi, encore plus injuste – les Babyloniens – pour juger Juda. Habakuk est choqué : “Seigneur, comment peux-tu te servir d’eux ?” On se reconnaît facilement en lui :“Seigneur, pourquoi cette personne-là, pourquoi cette injustice-là, pourquoi ce timing-là ? Tu aurais pu faire autrement…” Habakuk nous apprend quelque chose de précieux : Tu peux dire à Dieu ce que tu n’oses dire à personne. Dieu n’a pas peur de nos questions. Il préfère une foi honnête à un silence religieux. Chapitre 2 – Attendre, écouter, écrire Dans le chapitre 2, Habakuk adopte une autre posture : “Je veux être à mon poste et me tenir sur la tour ; je veux veiller pour voir ce que l’Éternel me dira…” (Ha 2.1) Il se fait guetteur. Il a parlé, il a crié… maintenant il attend. Dieu lui demande d’écrire la vision et lui rappelle que Sa justice viendra en son temps. C’est là qu’apparaît une phrase clé : “Le juste vivra par sa foi.” (Ha 2.4) Ce verset sera repris trois fois dans le Nouveau Testament (Romains 1, Galates 3, Hébreux 10). Il pose un fondement : le juste ne vit pas d’explications, mais de foi. Pas une foi naïve, mais une foi qui décide de faire confiance à Dieu même quand tout n’est pas clair, même quand la justice semble retardée. Le silence de Dieu n’est pas une absence. C’est souvent une préparation. Chapitre 3 : le blues qui se transforme en louange Dans le chapitre 3, Habakuk compose un chant. On pourrait l’appeler “les blues d’Habakuk”  : un mélange de lamentation et d’espérance. Il reconnaît la gravité de la situation : l’économie va s’effondrer, la guerre arrive, les récoltes seront détruites. Il ne nie pas la réalité. Et pourtant, il ose une déclaration qui tranche : “En effet, le figuier ne fleurira pas, la vigne ne produira rien, le fruit de l’olivier manquera, les champs ne donneront pas de nourriture, les brebis disparaîtront du pâturage, il n’y aura plus de bœufs dans les étables. Mais moi, je me réjouirai en l’Éternel, je tressaillirai de joie à cause du Dieu de mon salut. L’Éternel, le Seigneur, est ma force ; il rend mes pieds semblables à ceux des biches, et il me fait marcher sur mes hauteurs.” (Ha 3.17-19) Il décrit un effondrement total … puis il choisit la louange. Ce n’est pas du déni. C’est un acte de résistance spirituelle . Habakuk ne se réjouit pas de ce qui arrive. Il se réjouit en Dieu , au cœur de ce qui arrive. Les circonstances disent : tout est perdu. La foi répond : Dieu est encore là . L’économie s’écroule. Mais le Dieu du salut reste fidèle. Habakuk ne comprend pas tout. Mais il sait qui  est Dieu. Et cela lui suffit pour traverser. Grandir dans la vallée de l'incompréhension : pistes concrètes pour notre vie Que faire quand nous aussi, nous sommes dans la vallée ? Voici quelques pistes qui ressortent à la fois de l’histoire de cette femme restaurée et du livre d’Habakuk : Ose nommer ta souffrance. Ne minimise pas ce que tu vis. La dépression, l’anxiété, l’épuisement ne sont pas des caprices. Parles-en à Dieu avec sincérité. Parles-en aussi à des personnes de confiance. Mets en lumière ce que tu traverses. L’ennemi agit dans le secret. Parler à un médecin, à un pasteur, à un ami mûr dans la foi, peut déjà briser une partie de la puissance du mensonge et de la honte. Cherche une aide appropriée. Si c’est sérieux : consulte un professionnel de la santé. Si c’est spirituel et émotionnel : ouvre ton cœur à un accompagnement chrétien, à un groupe de partage, à un ministère de prière. Cultive des pauses de vraie présence. Notre époque fuit l’ennui à coups de téléphone, d’écrans, de réseaux sociaux. Pourtant, c’est souvent dans le silence, le vide, que le cœur peut se déposer et que Dieu parle. Prends des temps sans écran, sans distraction : marche, médite un psaume, reste en silence devant Dieu. Alimente ta foi par la Parole et la louange. Lis régulièrement des passages comme les Psaumes, Habakuk 3, Philippiens 4. Écris des vérités bibliques sur Dieu et sur ta nouvelle identité en Christ, et relis-les chaque jour. Souviens-toi que la justice de Dieu n’est jamais annulée, seulement différée. Peut-être que tu ne vois pas encore la réponse, la réparation, la restauration. Mais Dieu est juste. Il est maître du temps. Et il utilise même les saisons sombres pour te faire grandir et te rapprocher de lui. Un Dieu qui reconstruit des vies et des familles La dépression ne définit pas ta valeur. La vallée de l’incompréhension n’est pas la fin de ton histoire. Le Dieu d’Habakuk est le même aujourd’hui : il prend des vies qui semblent “scrap” au bord de la route et il les recycle  pour en faire des témoignages de grâce. Il peut : te relever dans ton âme, t’apprendre à pleurer avec  lui plutôt que seul, t’apprendre à chanter un blues de foi  : un chant où l’on ne nie pas la douleur, mais où l’on choisit de se tourner vers le Dieu de notre salut. Alors, même si le figuier de ta vie ne fleurit pas encore, même si les champs sont vides et ton cœur fatigué, tu peux murmurer avec Habakuk : “Mais moi, je me réjouirai en l’Éternel. Je tressaillirai de joie à cause du Dieu de mon salut.” Et dans ce choix-là, dans ce “mais moi”, commence déjà une œuvre profonde de guérison. Message du pasteur David Naud résumé par ChatGPT

  • Les blues d'Élie

    Série : Les blues de l'âme - Partie 1 Surmonter les « blues » de novembre : comprendre l’anxiété et retrouver l’espérance Chaque année, novembre revient avec ses journées courtes, son ciel gris et une atmosphère qui semble appuyer sur nos épaules. Pour beaucoup, ce mois représente un pic d’anxiété, de découragement, et parfois même, de détresse émotionnelle. La pression financière des Fêtes, la solitude, l’épuisement accumulé ou simplement le manque de lumière contribuent à ce sentiment collectif de lourdeur qu’on appelle, avec raison, les blues de novembre .   Dans une série de trois prédications consacrées à ce thème, la première porte sur un sujet qui touche presque tout le monde : l’anxiété . Pas celle que l’on ressent quelques minutes avant un examen ou lorsqu’il neige et qu’on doit pelleter. Non, l’anxiété profonde, paralysante, celle qui nous éloigne de nous-mêmes, des autres et parfois même de Dieu. Cet article propose une relecture de ce message sous forme d’un guide accessible, pratique et enrichi, pour aider chacun à mieux comprendre l’anxiété et à retrouver une perspective d’espérance. 1. Inquiétude ou anxiété : une différence essentielle Nous utilisons souvent les mots inquiétude  et anxiété  comme s’ils étaient interchangeables. Pourtant, la Bible comme la psychologie moderne font une distinction importante. L’inquiétude : une réaction normale et ciblée L’inquiétude est liée à un événement précis , quelque chose de concret que l’on peut généralement gérer : « Il neige, je vais devoir pelleter. » « J’ai une présentation demain, j’espère que ça se passera bien. » C’est temporaire, ponctuel, souvent rationnel et même utile. L’inquiétude peut nous pousser à agir, à planifier, à trouver des solutions. L’anxiété : vague, persistante et souvent irrationnelle L’anxiété est différente. Elle amplifie tout, exagère tout, dramatise tout. Par exemple :« Je dois pelleter, je vais me blesser. Si je me blesse, je ne pourrai plus travailler. Si je perds mon travail, je ne pourrai plus payer la maison. Je finirai dans la rue… » Ce qui était une simple pelletée de neige se transforme en catastrophe existentielle. L’anxiété devient : persistante, disproportionnée, difficile à contrôler, accompagnée de symptômes physiques (tremblements, vertige, nausée…). 92 % de ce qui nous inquiète n’arrivera jamais. C’est dire combien l’anxiété peut déformer la réalité. 2. Quand la Bible parle d’anxiété Dans l’Évangile de Luc, Jésus dit : « Ne vous inquiétez pas pour votre vie… Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie ? » Le mot grec utilisé ici, merimnao , désigne non pas l’inquiétude ponctuelle, mais l’inquiétude obsessive , celle qui dévore la paix du cœur. La Bible ne banalise donc pas l’anxiété : elle la reconnaît, la nomme et offre une réponse spirituelle profonde — non pas de la culpabilité, mais une invitation à déposer ce qui nous dépasse. 3. Les blues d'Élie : l’histoire d’un homme qui craque Pour comprendre comment un être humain peut passer en quelques heures de la victoire à la détresse, l’histoire du prophète Élie est l’un des récits les plus parlants. Élie, un homme de miracles Dans les chapitres 17 à 19 du premier livre des Rois, on découvre un homme qui a vécu une succession ininterrompue de miracles : Il annonce une sécheresse qui dure 3 ans et demi, Il est nourri par des corbeaux, Il multiplie la farine et l’huile d’une veuve, Il ressuscite le fils de cette même veuve, Il fait descendre le feu du ciel, Il voit Dieu mettre fin à la sécheresse par la pluie. Avec un tel CV spirituel, on pourrait croire qu’Élie ne douterait jamais de Dieu. Et pourtant… Une seule menace suffit pour le faire fuir Quand la reine Jézabel apprend que ses 450 prophètes de Baal ont été exécutés, elle promet de faire subir le même sort à Élie. Et Élie fuit. Il s’écroule. Il demande la mort. Il se sent seul, inutile, épuisé. C’est cela, les blues d'Élie : la chute soudaine après un trop-plein de stress, de fatigue et de pression. Même les plus forts peuvent tomber. Même les plus spirituels peuvent craquer. Même les plus croyants peuvent perdre pied. 4. Quand nos propres blues nous rattrapent Comme Élie, plusieurs traversent des périodes où l’anxiété prend toute la place. Le texte original partage un témoignage touchant : celui d’un homme chrétien, engagé, positif par nature, mais qui s’est retrouvé enfermé dans un bureau à pleurer, incapable d’affronter la journée, au point de comprendre comment certains en arrivent à perdre totalement espoir. L’anxiété ne choisit pas ses victimes : chrétien ou non, fort ou vulnérable, jeune ou âgé, encouragé ou épuisé. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Dieu ne nous abandonne pas au désert. Comme Élie, chacun peut recevoir un murmure doux et léger qui le ramène à la vie. 5. Trois pistes pour traverser l’anxiété L’article (comme la prédication) se conclut par trois conseils pratiques, simples mais puissants. 1. Utilise l’Église : ne traverse jamais ça seul L’ennemi de l’âme travaille dans l’isolement. Dieu, lui, travaille dans la communion. Une Église en santé n’est pas d’abord un bâtiment, une doctrine ou une structure. C’est un lieu où l’on ressent : l’amour, l’accueil, l’écoute, le soutien, la présence solidaire des autres. La Bible le répète : « Aimez-vous les uns les autres. » « Portez les fardeaux les uns des autres.» Une bonne parole, un geste simple, un regard attentif peut littéralement « réjouir le cœur », comme dit Proverbes 12:25, là où l’anxiété « aggrave et fait plier ». Si tu souffres, demande de l’aide. Ne te cache pas. Ne reste pas seul dans ta caverne. 2. Utilise ta situation : laisse Dieu y travailler Paul chantait en prison. Écrivait des lettres en captivité qui sont devenues bibliques. Était mordu par un serpent sans en être affecté. La foi ne nous empêche pas de traverser des tempêtes, mais elle transforme la manière dont nous les vivons. Tout ce que nous vivons — bon ou mauvais — peut devenir un lieu de transformation. Élie s’est enfui… mais c’est dans sa fuite que Dieu l’a rejoint. Parfois, nous voulons que Dieu change notre situation, alors qu’il veut se servir de notre situation pour nous changer. 3. Utilise Dieu : écoute la bonne voix Dans l’anxiété, les voix sont nombreuses : celle de la peur, celle du découragement, celle de la comparaison, celle de l’auto dévalorisation. Mais ce ne sont pas les voix que tu entends qui déterminent ta vie. Ce sont celles que tu choisis de croire . Jésus dit : « Mes brebis entendent ma voix… et elles me suivent. ». La paix de Dieu ne vient pas du bruit, du feu ou du tremblement de terre. Elle vient du murmure doux et léger. C’est parfois dans le silence, dans l’immobilité, dans la nuit intérieure que Dieu parle le plus clairement. 6. Quand Dieu nous conduit au désert… pour y parler à notre cœur La parole qui a transformé le cœur du prédicateur est tirée d’Osée 2:16 : « C’est pourquoi je veux l’attirer et la conduire au désert, et je parlerai à son cœur. » Le désert n’est pas une punition. C’est un lieu de rendez-vous. Un endroit où Dieu enlève le bruit pour faire entendre sa voix. Dans notre désert : Dieu donne une porte d’espérance, Dieu redonne le chant, Dieu redonne la confiance, Dieu redonne la paix, Dieu garde notre départ et notre arrivée. 7. Quand on ne voit plus rien devant soi… restons guidés par la Parole Une image illustre bien ce principe : conduire dans une tempête où la neige cache toute visibilité, ne laissant voir qu’un mur blanc devant. Dans ces moments, seul un GPS permet d’anticiper les virages, les courbes, les dangers. La Parole de Dieu est exactement ce GPS. Elle éclaire les pas même quand tout semble obscur. Elle montre les courbes avant qu’on ne les voie. Elle guide quand nos émotions nous paralysent. Conclusion : ton anxiété n’est pas une fin, mais un chemin L’anxiété n’est pas une honte. Elle n’est pas un signe de faiblesse spirituelle. Elle n’est pas une identité. C’est souvent un passage , un désert , où Dieu travaille silencieusement et profondément. Retiens ceci : Utilise l’Église  : marche avec les autres. Utilise ta situation  : Dieu s’en sert pour te façonner. Utilise Dieu  : sa voix est plus forte que celle de la peur. Ton histoire ne s’arrête pas à ton moment de détresse. Ce que tu vis aujourd’hui est un processus de transformation. Et dans chaque désert, il y a une porte d’espérance. Message du pasteur Gilles Adams résumé par ChatGPT

Tout afficher
bottom of page