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  • 9 octobre 2026 | 23 h 30
    223 Rue St Charles S, Granby, QC J2G 7A5, Canada
  • 11 octobre 2026 | 13 h 00
    223 Rue St Charles S, Granby, QC J2G 7A5, Canada
  • 11 octobre 2026 | 16 h 30
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  • Accueil | Eglise Fusion

    L'Expérience Fusion : Accueillir chaque personne comme le ferait Jésus. EXPÉRIENCE FUSION Ministère d'accueil Vision Mission Déroulement Notre mission Offrir à tous un accueil chaleureux et authentique les disposant à recevoir de Dieu à travers la louange et la prédication et les emmenant à vouloir répéter l’expérience. Le déroulement L’équipe de l’accueil est à l’œuvre chaque dimanche matin et à l’occasion des évènements spéciaux. Cela comprend les implications suivantes : Stationnement Salutations d’accueil Placiers Prise des offrandes Sécurité Secouristes Café Notre vision Accueillir chaque personne comme le ferait Jésus. L’accueil est un ministère multi générationnel qui recrute tous ceux qui veulent faire une différence au sein de l’église Fusion. Pas d'événements pour le moment NOTRE ÉQUIPE Pasteur Roxan Lemire Responsable Marie-Ève Cusson Responsable DES QUESTIONS SUR L'EXPÉRIENCE FUSION ? Courriel Marie-Ève Cusson Courriel Roxan Lemire Découvrez nos autres ministères ACCUEIL L'expérience Fusion AWANA Pour les 5 à 12 ans CÉRÉMONIES Baptêmes - Mariages - Funérailles CHORALE SaintFonie ESPACE BIENVENUE Suivi des nouveaux F-FUSION Éducation chrétienne des enfants FORMATION Plus sur la Bible FUSION'ELLES Ministère des femmes FUSION POUR LE MONDE Mission locale et globale GROUPES-VIE ET + HASHTAG Jeunesse (12-25 ans) HOMMES PHARES Ministère des hommes LOUANGE Musique et adoration RELATION D'AIDE Soins pastoraux

  • Fusion'Elles | Eglise Fusion

    Ministère pour les femmes de 16 ans et plus dont la mission est de rassembler les femmes pour des moments de fraternité, partage et communion centrés sur la Parole de Dieu, afin de les encourager et les fortifier dans le cheminement de leur vie chrétienne. FUSION'ELLES Femmes de 16 ans et plus Vision Mission Objectifs Événements Notre mission Rassembler les femmes de tous âges pour des moments de fraternité, partage et communion centrés sur la Parole de Dieu, afin de les encourager et les fortifier dans le cheminement de leur vie chrétienne. Les événements Les rencontres de ressourcement spirituel et d'édification fraternelle ont habituellement lieu le 3e samedi de chaque mois. Restez à l'affût des annonces à cet effet pour tous les détails. Venez y vivre des moments de connexion, louange, prière, partage de la Parole et bien plus. Notre vision Nous souhaitons que chaque femme déborde de l’amour, la joie et la paix intérieure d’une vie continuellement abreuvée par notre modèle et sauveur, Jésus-Christ. « Et ma coupe déborde. » Psaumes 23.5 Nos objectifs Soutenir et accompagner les femmes pour une vie chrétienne épanouie. Outiller spirituellement chaque femme pour mieux faire face aux réalités du quotidien. Répandre la Bonne Nouvelle de l’Évangile par le témoignage vivant de femmes transformées. Élever Jésus en toute circonstance. À VENIR Retraite Fusion'Elles ven. 02 oct. Villa de Brome Détails NOTRE ÉQUIPE Sylvie Brunelle Responsable principale du ministère des femmes Claudine Lacombe Membre du comité Fusion'Elles Ginette Deschamps Membre du comité Fusion'Elles Roxane Bilodeau Membre du comité Fusion'Elles Sonia Riendeau Membre du comité Fusion'Elles RESTER AU COURANT DE FUSION'ELLES Courriel Infolettre Découvrez nos autres ministères ACCUEIL L'expérience Fusion AWANA Pour les 5 à 12 ans CÉRÉMONIES Baptêmes - Mariages - Funérailles CHORALE SaintFonie ESPACE BIENVENUE Suivi des nouveaux F-FUSION Éducation chrétienne des enfants FORMATION Plus sur la Bible FUSION'ELLES Ministère des femmes FUSION POUR LE MONDE Mission locale et globale GROUPES-VIE ET + HASHTAG Jeunesse (12-25 ans) HOMMES PHARES Ministère des hommes LOUANGE Musique et adoration RELATION D'AIDE Soins pastoraux

  • Formation | Eglise Fusion

    Ministère de formation de disciples dont la mission est de former les croyants sur 3 ans à devenir des disciples de Christ selon 7 traits distincts . FORMATION DE DISCIPLES Mission Objectifs Déroulement Bibliothèque Notre mission Former les croyants sur 3 ans à devenir des disciples de Christ selon 7 traits distincts : Le disciple connaît Dieu et la Bible profondément Le disciple prie régulièrement Le disciple aime l'Église sincèrement Le disciple sert selon ses dons activement Le disciple donne généreusement Le disciple témoigne de sa foi sagement Le disciple forme des disciples consacrés Nos objectifs Développer chacun des 7 traits du disciple en 3 cours différents afin d'approfondir la foi chrétienne de ceux qui veulent suivre Jésus-Christ. Ces 7 traits sont : Le disciple connaît Dieu et la Bible profondément Le disciple prie régulièrement Le disciple aime l'Église sincèrement Le disciple sert selon ses dons activement Le disciple donne généreusement Le disciple témoigne de sa foi sagement Le disciple forme des disciples consacrés Le déroulement Un minimum de 7 cours par année les soirs de semaine, les samedis ou en ligne. Cours 101, 102 et 103 : Le disciple connaît Dieu et la Bible profondément Cours 201, 202 et 203 : Le disciple prie régulièrement Cours 301, 302 et 303 : Le disciple aime l'Église sincèrement Cours 401, 402 et 403 : Le disciple sert selon ses dons activement Cours 501, 502 et 503 : Le disciple donne généreusement Cours 601, 602 et 603 : Le disciple témoigne de sa foi sagement Cours 701, 702 et 703 : Le disciple forme des disciples consacrés Description Découvrez la Bibliothèque Fusion — notre catalogue en ligne ! Vous cherchez votre prochaine lecture ? La Bibliothèque Fusion met toute la collection de notre communauté à portée de clic. Plutôt que de laisser les livres dormir sur les tablettes, notre catalogue en ligne vous permet de voir ce qui est disponible, de réserver un titre et de le faire circuler — emprunt, don ou achat — directement de la maison. C'est une belle façon de partager nos lectures, de donner une seconde vie aux livres et de garder vivante une collection que nous faisons grandir ensemble. Fonctionnement Comment devenir membre ? C'est simple : 1️⃣ Cliquez sur le bouton 🪪 Devenir membre en bas à gauche dans le catalogue 2️⃣ Inscrivez votre nom et votre courriel (téléphone optionnel) 3️⃣ Cochez les deux consentements (Loi 25 + responsabilité de retour) 4️⃣ Envoyez votre demande — vous recevrez votre numéro de membre par courriel Et voilà, vous êtes prêt à emprunter ! Répertoire de la bibliothèque À VENIR Le disciple prie 203 - Enseigne-nous à prier ! mer. 23 sept. Sanctuaire Détails Groupe Fondation lun. 28 sept. Salle de conférence Détails Christ dans la Bible mer. 30 sept. Salle communautaire Détails Le disciple témoigne de sa foi 602 - Oser parler de sa foi au Québec mar. 06 oct. Salle communautaire Détails Équipe Groupe-vie sam. 10 oct. Salle communautaire Détails Soirée Expérience de Dieu dim. 11 oct. Sanctuaire Détails NOTRE ÉQUIPE David Naud Pasteur principal Serge Pinard Pasteur Gilles Adams Pasteur Danielle Boudrias Pasteure DES QUESTIONS SUR LA FORMATION ? Courriel YouTube Infolettre Découvre nos autres ministères ACCUEIL L'expérience Fusion AWANA Pour les 5 à 12 ans CÉRÉMONIES Baptêmes - Mariages - Funérailles CHORALE SaintFonie ESPACE BIENVENUE Suivi des nouveaux F-FUSION Éducation chrétienne des enfants FORMATION Plus sur la Bible FUSION'ELLES Ministère des femmes FUSION POUR LE MONDE Mission locale et globale GROUPES-VIE ET + HASHTAG Jeunesse (12-25 ans) HOMMES PHARES Ministère des hommes LOUANGE Musique et adoration RELATION D'AIDE Soins pastoraux

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  • Soyez patients. Jésus revient bientôt.

    Attendre le retour de Jésus sans perdre courage Le retour de Jésus-Christ nourrit l’espérance chrétienne. Mais comment garder cette espérance vivante quand l’injustice dure, que la souffrance s’installe et que Dieu semble tarder ? Jacques 5.7-11 nous invite à une patience active, enracinée dans la compassion du Seigneur. « Je reviens bientôt » : une promesse qui nous fait attendre Lorsque j’ai donné ma vie à Jésus, le 14 octobre 1979, j’ai découvert avec joie que son histoire ne s’arrêtait pas à sa mort et à sa résurrection. Il reviendrait. Cette promesse donnait un horizon nouveau à ma vie. À l’époque, certains annonçaient même une année précise pour son retour : 1988. Cette date est passée. Beaucoup d’autres aussi. L’attente peut alors devenir embarrassante. Que faire de la promesse de Jésus lorsqu’on a l’impression qu’elle tarde à s’accomplir ? La réponse n’est pas de trouver une meilleure date. Jésus ne nous a pas demandé de calculer son retour, mais de vivre prêts à le rencontrer. L’espérance chrétienne repose sur sa fidélité, non sur nos prévisions. Nous pouvons donc prier « Viens, Seigneur Jésus ! » sans prétendre connaître le jour de sa venue. Cette espérance compte particulièrement lorsque la vie devient difficile. Elle ne supprime ni la douleur ni les questions. Elle nous rappelle que la souffrance et l’injustice n’auront pas le dernier mot. Jacques écrit à des croyants éprouvés Dans Jacques 5, l’appel à la patience arrive après une dénonciation sévère. Des riches ont retenu le salaire de leurs ouvriers et vécu dans le luxe aux dépens d’autrui (Jacques 5.1-6). Jacques ne demande pas aux personnes lésées de faire comme si le mal n’existait pas. Il affirme que leurs cris sont parvenus aux oreilles du Seigneur. C’est dans ce contexte qu’il écrit : « Soyez donc patients, frères et sœurs, jusqu’à la venue du Seigneur » (Jacques 5.7). Le « donc » est essentiel. Jacques parle à des personnes qui ont de vraies raisons de demander justice. Leur patience n’est pas une approbation de l’exploitation. Elle exprime leur confiance que Dieu voit ce qui se passe et qu’il jugera avec justice. La question reste actuelle. Quand une épreuve se prolonge, quand un tort n’est pas réparé ou quand une prière semble sans réponse, nous pouvons demander : « Jusqu’à quand, Seigneur ? » La Bible fait une place à ce cri. Jacques nous invite à le porter devant Dieu tout en tenant ferme. Premier piège : vouloir forcer la récolte Jacques compare l’attente du croyant à celle d’un cultivateur. Celui-ci prépare la terre, sème et prend soin de son champ. Puis il attend les pluies et le fruit de son travail. Il peut agir avec diligence, mais il ne peut pas faire pousser une récolte en tirant sur les plants. Cette image décrit bien notre vie avec Dieu. Nous pouvons prier pour la guérison, chercher un emploi, prendre des décisions responsables ou parler de Jésus à un proche. Nous pouvons demander de l’aide et saisir les occasions qui s’ouvrent. Pourtant, nous ne maîtrisons ni tous les résultats, ni leur calendrier. La patience biblique n’est donc pas l’inaction. Elle consiste à faire fidèlement ce qui nous revient, tout en laissant à Dieu ce que nous ne pouvons pas contrôler. Cela ne veut pas dire que chaque difficulté survient exactement comme Dieu la souhaite, ni que nous comprendrons toujours pourquoi elle se produit. Le mal demeure un mal. L’histoire de Joseph le montre : ses frères lui ont fait du tort, et leur geste ne devient pas bon parce que Dieu en a tiré du bien (Genèse 50.20). Elle montre plutôt que Dieu peut agir au cœur même d’une histoire marquée par l’injustice. Dans quel domaine essayes-tu aujourd’hui de forcer la récolte ? Y a-t-il une démarche juste à entreprendre, puis une part de l’issue à confier au Seigneur ? Deuxième piège : laisser son cœur s’effondrer Jacques poursuit : « Affermissez vos cœurs, car la venue du Seigneur est proche » (Jacques 5.8). Une attente prolongée peut user le courage. On continue d’avancer, mais intérieurement, le doute et le découragement gagnent du terrain. Affermir son cœur ne signifie pas se convaincre que tout va bien. C’est revenir régulièrement à ce qui soutient notre foi. La prière nous permet de dire franchement à Dieu: « Je suis fatigué. J’ai besoin de sagesse. Aide-moi à tenir aujourd’hui. » La lecture des Écritures nous rappelle qui il est et ce qu’il a promis, même lorsque nos émotions racontent une autre histoire. Ces pratiques prennent aussi leur place dans la vie de l’Église. Nous avons besoin de frères et de sœurs qui prient avec nous, nous écoutent et nous aident concrètement. Une personne éprouvée n’a pas simplement besoin qu’on lui dise d’être patiente. Elle peut avoir besoin d’un repas, d’un accompagnement, d’une aide financière ou de quelqu’un qui l’aide à faire face à une injustice. Le Nouveau Testament ne promet pas aux disciples une vie sans épreuves. Pierre leur dit de ne pas considérer la souffrance liée à leur foi comme une chose étrange (1 Pierre 4.12-13). Il les oriente vers la joie de la révélation future de Christ. Cela n’oblige personne à aimer souffrir. Cela signifie que la souffrance présente ne définit pas la fin de leur histoire. Troisième piège : retourner sa frustration contre les autres L’attente met nos relations sous pression. Lorsque nous sommes blessés ou épuisés, il devient facile de déverser notre amertume sur les personnes les plus proches. Jacques le sait : « Ne vous plaignez pas les uns des autres, frères et sœurs » (Jacques 5.9). Il ne condamne pas toute plainte. Les victimes de l’injustice ont besoin d’être entendues, et les torts doivent être nommés. Jacques vise ici une autre réaction : faire de nos frères et sœurs les cibles de notre irritation. À force de murmurer, nous risquons d’abîmer la communion dont nous avons justement besoin pour traverser l’épreuve. Avant de répéter un reproche, nous pouvons nous demander : ai-je parlé directement à la personne concernée ? Est-ce que je cherche une solution, de l’aide ou simplement quelqu’un avec qui partager mon amertume ? Ai-je d’abord ouvert mon cœur devant Dieu ? Jacques ajoute que « le juge se tient à la porte ». Cette parole nous appelle à la fois à la confiance et à l’humilité. Dieu rendra justice ; nous devons aussi prendre garde à la manière dont nous traitons les autres pendant que nous l’attendons. Des exemples de fidélité dans l’épreuve Pour encourager ses lecteurs, Jacques rappelle les prophètes et Job (Jacques 5.10-11). Les prophètes ont parlé au nom du Seigneur, souvent au prix de l’opposition. Job, lui, a traversé une souffrance qu’il ne comprenait pas. Il a posé des questions difficiles et exprimé sa détresse. Sa persévérance n’avait rien d’une sérénité de façade. Ces exemples nous empêchent de confondre patience et silence. Nous pouvons pleurer, questionner, chercher de l’aide et continuer à nous tourner vers Dieu. Jacques conclut en rappelant le caractère du Seigneur : il est « plein de compassion et de miséricorde ». C’est vers lui que nous attendons, pas vers un Dieu indifférent. Une espérance qui change la vie présente Pourquoi patienter jusqu’au retour de Jésus ? Parce que sa venue accomplira ce que nous attendons encore : la justice de Dieu, la victoire définitive sur le mal et la vie renouvelée auprès de lui. L’espérance chrétienne regarde vers la résurrection et vers la nouvelle création, où Dieu essuiera toute larme (Apocalypse 21.1-4). Cette promesse nous aide à vivre aujourd’hui. Celui qui espère la justice apprend à la pratiquer. Celui qui attend la compassion du Seigneur cherche à faire preuve de compassion. Celui qui croit que le temps présent compte continue de prier, de servir, d’aimer et d’annoncer l’Évangile. Le retour de Jésus est aussi une invitation à examiner notre relation avec lui. Au cœur de la foi chrétienne se trouve la bonne nouvelle de sa mort et de sa résurrection. Nous pouvons venir à lui avec nos péchés, nos questions et notre besoin de pardon, puis apprendre à le suivre. Nous ignorons quand Jésus reviendra. Nous savons toutefois vers qui nous tourner pendant l’attente. Alors, faisons aujourd’hui ce qui nous est confié. Demandons l’aide dont nous avons besoin. Soutenons ceux qui souffrent. Et gardons vivante cette prière de l’Église : « Viens, Seigneur Jésus ! » Message du pasteur Raymond Lesage résumé par ChatGPT.

  • La Parole de Dieu et moi

    Comment serrer la Parole de Dieu dans son cœur ? « Je serre ta parole dans mon cœur, afin de ne pas pécher contre toi. » Cette déclaration du Psaume 119.11 est bien connue. Pourtant, elle décrit une pratique spirituelle beaucoup plus profonde que la simple lecture quotidienne de la Bible. Le psalmiste ne se contente pas de connaître la Parole de Dieu. Il la reçoit comme un trésor, lui donne une place dans son être intérieur et lui permet de transformer sa manière de penser et de vivre. Comment la Bible peut-elle produire un tel changement? Et que signifie concrètement «serrer» la Parole de Dieu dans son cœur ? La Bible est un livre unique Les chrétiens évangéliques reconnaissent l’inspiration, l’autorité, la véracité et la fiabilité des Écritures. Dans la Bible, Dieu révèle son caractère, sa volonté et surtout son œuvre de salut en Jésus-Christ. La Bible peut évidemment être étudiée comme un document historique. On peut examiner ses langues, sa composition, ses genres littéraires et le développement de l’histoire d’Israël. Ces recherches sont utiles. Mais si nous réduisons la Bible à un simple témoignage religieux de l’Antiquité, nous passons à côté de ce qu’elle affirme être : une révélation venant de Dieu. L’Écriture ne transmet pas seulement de l’information sur Dieu. Le Saint-Esprit s’en sert pour convaincre, éclairer, corriger et transformer ceux qui la reçoivent avec foi. C’est pourquoi le croyant ne lit pas la Bible comme il lirait n’importe quel autre ouvrage. Celui qui est né de nouveau est habité par le Saint-Esprit, et l’Esprit qui a inspiré les Écritures lui donne le désir de les comprendre et d’y obéir. La Parole de Dieu ne change toutefois pas automatiquement toute personne qui possède une Bible. Elle transforme celui qui l’écoute, la reçoit et choisit de s’y soumettre. Comprendre le Psaume 119 Avec ses 176 versets, le Psaume 119 est le plus long chapitre de la Bible. Il est construit selon l’alphabet hébreu : ses 22 sections correspondent aux 22 lettres de cet alphabet, et chacune contient huit versets commençant par la même lettre. Cette structure minutieuse soutient une longue méditation sur la révélation de Dieu. Le psalmiste emploie plusieurs expressions pour la désigner : la loi, la Parole, les commandements, les préceptes, les ordonnances, les témoignages et les voies de l’Éternel. Pour comprendre le verset 11, il faut commencer par les premières paroles du psaume : « Heureux ceux qui sont intègres dans leur voie, qui marchent selon la loi de l’Éternel ! Heureux ceux qui gardent ses préceptes, qui le cherchent de tout leur cœur, qui ne commettent point d’iniquité, et qui marchent dans ses voies ! » — Psaume 119.1-3 Ces versets présentent le genre de personne que le psaume considère comme heureuse. Elle marche selon la volonté de Dieu, garde ses préceptes et le recherche de tout son cœur. Le bonheur biblique ne correspond pas à une existence sans souffrance. La vie chrétienne comprend à la fois l’expérience de la puissance de Dieu et celle de l’épreuve. Obéir à la Bible ne nous protège pas de toutes les maladies, des injustices ou des pertes. Le bonheur dont parle le psaume est plus profond : il découle d’une vie droite devant Dieu, orientée par sa volonté et vécue en communion avec lui. Notre responsabilité devant la Parole Le Psaume 119 établit un lien entre trois réalités : la Parole de Dieu, notre responsabilité et la qualité spirituelle de notre vie. Dieu a parlé, mais nous devons décider ce que nous ferons de ce qu’il a dit. Allons-nous ignorer sa Parole, la consulter occasionnellement ou la laisser façonner nos choix ? Notre relation avec la Bible influence inévitablement notre relation avec Dieu, avec nous-mêmes et avec les autres. Lire ou ne pas lire les Écritures fait une différence. Les méditer ou les laisser fermées produisent des résultats différents. Il ne s’agit pas d’établir une formule rigide. Certains lisent plusieurs chapitres chaque jour ; d’autres progressent plus lentement et s’arrêtent longuement sur quelques versets. Une personne peut lire toute la Bible en un an sans assimiler son message, tandis qu’une autre peut méditer quelques versets pendant une semaine et en être profondément transformée. La quantité a son importance, puisqu’il faut connaître l’ensemble des Écritures. Mais la vitesse n’est pas une preuve de maturité. L’objectif n’est pas de terminer un programme pour soulager sa conscience. Il est de rencontrer Dieu dans sa Parole et de lui obéir. La bonne question n’est donc pas seulement : « Combien de chapitres ai-je lus ? » Elle est aussi : « Qu’est-ce que la Parole est en train de produire en moi ? » « Je serre ta parole » : traiter la Bible comme un trésor Le verbe hébreu traduit par « serrer » peut évoquer l’action de mettre en réserve, de cacher, de garder à l’abri ou d’accumuler quelque chose de précieux. D’autres traductions rendent le verset ainsi : « Je garde ta parole tout au fond de mon cœur. » On ne protège pas soigneusement ce que l’on considère comme sans valeur. L’action du psalmiste révèle donc son attitude : la Parole de Dieu représente pour lui un trésor. À son époque, il ne possédait pas une Bible imprimée qu’il pouvait transporter partout. Les textes étaient copiés sur des rouleaux rares et coûteux. Une grande partie de la transmission biblique passait par la lecture publique, l’écoute, la répétition et la mémorisation. Aujourd’hui, nous pouvons consulter la Bible sur papier, sur un téléphone, sur une tablette ou sur Internet. Cette accessibilité est une bénédiction, mais elle peut aussi créer une illusion. Posséder plusieurs Bibles ne signifie pas que la Parole habite en nous. Notre véritable appréciation des Écritures se mesure moins au nombre de Bibles dans notre maison qu’à la place qu’elles occupent dans notre vie. « Ta parole » : reconnaître celui qui a parlé Le pronom « ta » est essentiel. Le psalmiste ne serre pas une parole anonyme dans son cœur. Il reçoit la Parole de Dieu. L’autorité d’un message dépend de celui qui le prononce. Le conseil d’un ami et l’ordre d’un juge ne produisent pas les mêmes conséquences. De la même façon, les Écritures possèdent une autorité particulière parce qu’elles viennent du Dieu souverain. Dieu déclare par le prophète Ésaïe : « Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche : elle ne retourne point à moi sans effet, sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins. » — Ésaïe 55.11 Par Jérémie, il affirme également : « Ma parole n’est-elle pas comme un feu, dit l’Éternel, et comme un marteau qui brise le roc? » — Jérémie 23.29 La Bible n’est pas un objet magique. Le papier et l’encre ne possèdent pas de puissance en eux-mêmes. Mais par les Écritures, le Dieu vivant fait connaître sa vérité et agit par son Esprit. Dieu est infiniment plus grand que la Bible : aucun livre ne peut contenir toute la réalité de son être. Néanmoins, ce qu’il nous a révélé dans les Écritures est vrai, fiable et suffisant pour nous conduire au salut et nous apprendre à vivre selon sa volonté. « Dans mon cœur » : bien plus que les émotions Dans notre langage courant, le cœur est principalement associé aux émotions. Nous opposons parfois la tête et le cœur, comme si la tête réfléchissait tandis que le cœur ressentait. Dans la pensée biblique, le cœur désigne beaucoup plus largement le centre intérieur de la personne. Selon le contexte, il comprend la pensée, la mémoire, la volonté, les motivations, la conscience, les désirs, les décisions et les émotions. Serrer la Parole dans son cœur signifie donc lui permettre de pénétrer tout notre être intérieur. Elle doit informer notre intelligence, former notre conscience, réorienter nos désirs et diriger notre volonté. Jésus enseigne que la bouche parle de l’abondance du cœur. Nos gestes et nos paroles révèlent tôt ou tard ce qui occupe notre monde intérieur. Voilà pourquoi Proverbes 4.23 nous exhorte : « Garde ton cœur plus que toute autre chose, car de lui viennent les sources de la vie. » La transformation ne se produit pas simplement parce que la Bible se trouve dans notre bibliothèque. Elle commence lorsque son message s’installe dans nos pensées et devient une référence intérieure. « Afin de ne pas pécher contre toi » Le psalmiste possède une double conscience. Premièrement, il reconnaît sa propre capacité à pécher. Il ne se croit pas naturellement immunisé contre le mal. Deuxièmement, il reconnaît la capacité de la Parole à combattre l’influence du péché dans sa vie. La mémorisation biblique n’est pas un mécanisme garantissant que nous ne pécherons jamais. Une personne peut connaître beaucoup de versets et refuser de les mettre en pratique. Jésus a d’ailleurs rencontré des spécialistes des Écritures dont le cœur demeurait fermé à Dieu. Cependant, une vérité biblique comprise, crue et gardée dans le cœur devient une ressource puissante au moment de la tentation. Elle expose le mensonge, rappelle la volonté de Dieu et replace notre décision dans une perspective éternelle. Lorsque Jésus fut tenté dans le désert, il répondit à plusieurs reprises : « Il est écrit. » La Parole habitait sa pensée et orientait sa réponse. Nous avons besoin du même enracinement. Une Bible ouverte au bon moment est utile ; une Parole déjà présente dans notre cœur peut nous accompagner partout. De l’écoute à une vie transformée Deutéronome 31 décrit la lecture publique de la loi devant tout Israël. Les hommes, les femmes, les enfants et les étrangers devaient l’entendre afin d’apprendre à craindre Dieu et à mettre ses commandements en pratique. Ce passage présente une progression spirituelle importante : Lire pour entendre. Entendre pour apprendre. Apprendre pour craindre Dieu. Craindre Dieu pour obéir. Obéir pour vivre. Lire la Bible n’est donc pas la destination finale. La lecture conduit à la compréhension ; la compréhension, à une juste révérence envers Dieu ; et cette révérence, à une vie d’obéissance. Si notre lecture ne remet jamais en question nos pensées, nos attitudes ou nos comportements, nous devons nous demander si nous écoutons réellement ce que Dieu dit. Comment mémoriser un passage biblique Pour expérimenter cette pratique, commençons par Marc 12.30-31 : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force. Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas d’autre commandement plus grand que ceux-là. » Voici une méthode simple : Lisez le passage lentement plusieurs fois. Lisez-le à haute voix pour mobiliser la vue et l’écoute. Divisez-le en courtes sections. Répétez la première section sans regarder le texte. Ajoutez progressivement les sections suivantes. Révisez le passage chaque jour pendant une semaine. Méditez son sens plutôt que de répéter mécaniquement les mots. Demandez à Dieu de vous montrer une application concrète. Pendant la semaine, observez l’effet du texte. Comment change-t-il votre manière d’aimer Dieu ? Vous rend-il plus attentif à vos pensées, à vos priorités ou à la manière dont vous traitez votre prochain ? Une richesse à emporter partout « Je serre ta parole dans mon cœur. » Cette phrase nous invite à passer de la possession de la Bible à son intériorisation. Nous pouvons perdre l’accès à un livre, à une application ou à une connexion Internet. Mais la Parole apprise, comprise et gardée dans le cœur demeure avec nous. Le Saint-Esprit peut nous la rappeler dans l’épreuve, la tentation, la prière ou l’accompagnement d’une personne en difficulté. La question n’est donc pas seulement de savoir si nous croyons que la Bible est inspirée. Notre pratique révèle la valeur réelle que nous lui accordons. Ouvrons-la. Écoutons-la. Méditons-la. Mémorisons-la. Et surtout, mettons-la en pratique. Car la Parole de Dieu ne nous est pas donnée uniquement pour être connue. Elle nous est donnée pour nous conduire à Jésus-Christ et transformer toute notre vie.

  • Le plus important : se glorifier de la croix et vivre comme une nouvelle création

    Série : Galates, l'Évangile sans compromis - Partie 16 Certaines doctrines chrétiennes font l’objet de débats légitimes. Des croyants sincères peuvent diverger sur le parler en langues, le millénium, certaines formes de louange ou d’autres questions secondaires, tout en demeurant unis en Jésus-Christ. Mais toutes les convictions ne sont pas secondaires. Certaines vérités appartiennent au cœur même de la foi chrétienne : la Trinité, la divinité de Jésus-Christ, sa mort et sa résurrection, le salut par la grâce au moyen de la foi. Les abandonner, ce n’est pas simplement changer d’opinion; c’est altérer l’Évangile. À la fin de sa lettre aux Galates, l’apôtre Paul revient précisément à ce qui est le plus important. Dans Galates 6.11-16, il oppose deux manières de vivre la religion : chercher à impressionner les autres ou placer toute sa confiance dans la croix de Jésus-Christ. Puis il résume l’identité chrétienne par une déclaration capitale : « Car ce n’est rien que d’être circoncis ou incirconcis; ce qui est quelque chose, c’est d’être une nouvelle créature. »— Galates 6.15 Voilà le cœur du christianisme : non pas une apparence religieuse à préserver, mais une nouvelle création produite par Dieu. Les grandes lettres de Paul : une conclusion à ne pas manquer Paul écrit : « Voyez avec quelles grandes lettres je vous ai écrit de ma propre main » (Galates 6.11). Certains ont supposé qu’il souffrait d’un problème de vision. D’autres y voient simplement une façon de souligner l’importance de ses dernières paroles. Dans un monde où les textes étaient normalement confiés à des secrétaires, Paul prend lui-même la plume. Ses grandes lettres agissent presque comme des caractères gras : prêtez attention à ce qui suit. Après avoir défendu la justification par la foi, la liberté chrétienne et la vie par l’Esprit, Paul condense son message en quelques phrases décisives. Il veut que les Galates retiennent l’essentiel : notre salut ne dépend pas de la loi de Moïse, de la circoncision ou de notre performance religieuse. Il repose entièrement sur Jésus-Christ et sur ce qu’il a accompli. Quand la religion devient un spectacle Le mot « hypocrisie » vient du vocabulaire du théâtre grec. À l’origine, il désignait le fait de jouer un rôle. Avec le temps, il en est venu à décrire une personne qui dissimule ses véritables intentions sous une apparence de vertu. C’est exactement ce que Paul dénonce chez les adversaires de l’Évangile : « Tous ceux qui veulent se rendre agréables selon la chair vous contraignent à vous faire circoncire, uniquement afin de n’être pas persécutés pour la croix de Christ. »— Galates 6.12 Ces enseignants voulaient présenter une image religieuse respectable. Ils insistaient pour que les croyants non juifs soient circoncis, mais leurs motivations n’étaient pas pures. Ils cherchaient à éviter la persécution et à pouvoir se glorifier du nombre de personnes ralliées à leur position. Ils se servaient des autres pour renforcer leur propre réputation. Cette tentation existe encore. On peut prêcher, servir, diriger ou défendre des valeurs chrétiennes pour être admiré. On peut critiquer chez les autres des comportements que l’on tolère dans sa propre vie. On peut employer le vocabulaire de la foi tout en cherchant surtout l’approbation humaine. Le problème n’est donc pas seulement ce que nous faisons, mais ce que nous cherchons à obtenir. Voulons-nous glorifier Jésus-Christ ou bâtir notre propre image? Une seule raison de se glorifier : la croix Paul se place à l’opposé des faux enseignants : « Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ. »— Galates 6.14 Aux yeux du monde antique, la croix représentait la honte, la souffrance et l’échec. Elle était un scandale pour les Juifs et une folie pour les Grecs. Pourtant, Paul affirme qu’elle constitue son unique sujet de fierté. Pourquoi? Parce que la croix est le lieu où Dieu a répondu à la révolte humaine. C’est là que Jésus-Christ a porté nos péchés, subi notre condamnation et brisé la puissance du mal. C’est par la croix que Dieu réconcilie avec lui ceux qui mettent leur foi en son Fils. La croix nous enlève toute possibilité de nous attribuer le mérite du salut. Aucun rite, effort moral, accomplissement religieux ou statut social ne pouvait nous réconcilier avec Dieu. Ce que nous étions incapables d’accomplir, Jésus l’a accompli pour nous. La croix n’est donc pas un simple symbole chrétien. Elle est le centre de l’œuvre de Dieu et le lieu où Dieu vient à la rencontre de l’être humain pécheur. Le chrétien peut dire : « Dieu m’a rencontré dans la croix de Jésus-Christ. » Là, mon péché a été jugé, mon pardon a été acquis et une nouvelle vie m’a été donnée. Crucifié au monde avec Jésus-Christ Paul poursuit : « Par [la croix] le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde. »— Galates 6.14 Que signifie cette affirmation? Dans ce passage, « le monde » ne désigne pas la création matérielle, la nature ou les êtres humains que Dieu nous appelle à aimer. Il désigne le système présent organisé dans la rébellion contre Dieu : ses valeurs, ses convoitises, son orgueil et son opposition au règne de Christ. Être crucifié au monde signifie que notre relation avec ce système a radicalement changé. Nous vivons toujours dans le monde, mais nous ne lui appartenons plus. Son approbation n’est plus notre maître et ses valeurs ne définissent plus notre identité. Cette séparation ne provient pas d’abord de notre discipline personnelle. Elle résulte de notre union avec Jésus-Christ. Par la foi, nous sommes unis à sa mort et à sa résurrection. Paul l’avait déjà déclaré : « J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi. »— Galates 2.20 Nous n’avons évidemment pas été cloués physiquement sur une croix. Paul parle de notre participation spirituelle à ce que Jésus a accompli. Sa mort devient la fin de notre ancienne existence sous le règne du péché, et sa résurrection inaugure pour nous une vie nouvelle. Un événement produit donc deux résultats : le monde est crucifié pour le croyant, et le croyant est crucifié pour le monde. Le lien d’appartenance est rompu. Une nouvelle création, pas une simple amélioration Paul fait ensuite sa deuxième grande affirmation : « Ce qui est quelque chose, c’est d’être une nouvelle créature. » Le christianisme n’est pas un programme destiné à rendre l’ancienne personne légèrement meilleure. Dieu ne se contente pas de corriger quelques comportements ou d’ajouter une dimension spirituelle à notre vie. En Jésus-Christ, il fait de nous une nouvelle création. « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles » (2 Corinthiens 5.17). Cela signifie que le croyant reçoit une nouvelle identité, une nouvelle appartenance et une nouvelle espérance. Il est adopté dans la famille de Dieu, habité par le Saint-Esprit et rendu héritier de la promesse. Il appartient déjà au siècle à venir, même s’il vit encore au milieu du siècle présent. Le monde marqué par le péché, la mort et la rébellion est appelé à disparaître. Le royaume de Dieu, inauguré par Jésus-Christ, demeurera. Pour le moment, les croyants vivent à la rencontre de ces deux réalités : dans le monde présent, mais citoyens du royaume à venir. C’est pourquoi notre salut est actuellement vécu par la foi. Un jour, au retour de Jésus-Christ, il sera pleinement manifesté : nouveaux cieux, nouvelle terre, corps ressuscités et création délivrée du mal. Ce que nous croyons aujourd’hui, nous le verrons alors dans toute sa plénitude. Regarder à Christ plutôt qu’à soi-même Cette vérité est essentielle lorsque nous constatons nos propres faiblesses. Le chrétien demeure capable de pécher, de perdre patience, de se décourager ou de prononcer des paroles regrettables. Il doit confesser ses fautes et poursuivre concrètement la sanctification. La grâce n’est jamais une permission de faire la paix avec le péché. Cependant, nos luttes ne doivent pas nous faire chercher notre identité en nous-mêmes. Lorsque nous fixons constamment les yeux sur notre performance, nous trouvons toujours des raisons de nous condamner : « Je ne suis pas assez bon. Je ne suis pas assez fort. Je n’avance pas assez vite. » Cette introspection sans Évangile conduit au découragement. Notre assurance ne repose pas sur ce que nous sommes par nous-mêmes, mais sur ce que Dieu a fait de nous en Jésus-Christ. La question déterminante n’est pas : « Suis-je déjà parfait? », mais : « Suis-je uni à Jésus-Christ par la foi? » La Bible nous appelle réellement à la sainteté et à la maturité. Mais cette transformation découle de notre union avec Christ; elle n’en est pas la cause. Nous ne devenons pas enfants de Dieu parce que nous réussissons à vivre parfaitement. Nous apprenons à vivre comme ses enfants parce qu’en Christ, il nous a déjà reçus dans sa famille. Apprendre à voir les autres avec grâce Cette perspective transforme aussi nos relations dans l’Église. Les autres croyants ne sont pas encore parvenus à la pleine perfection, pas plus que nous. Nous allons parfois nous irriter, nous décevoir et même nous offenser. Cela ne justifie ni l’hypocrisie, ni les abus, ni le refus de confronter le péché. Mais cela nous interdit de réduire un frère ou une sœur à ses faiblesses du moment. Dieu travaille encore en chacun de ses enfants. Nous devons donc apprendre à regarder les croyants à la lumière de ce qu’ils sont en Jésus-Christ : des personnes rachetées, habitées par l’Esprit et destinées à être pleinement transformées. La patience chrétienne ne consiste pas à nier les fautes. Elle consiste à croire que la grâce de Dieu n’a pas terminé son œuvre. Ce qui est réellement le plus important À la fin de Galates, Paul nous ramène à l’essentiel. Ni les apparences religieuses, ni les traditions, ni l’approbation des autres ne peuvent produire la vie de Dieu. Ce qui compte, c’est la croix de Jésus-Christ. Ce qui compte, c’est d’être uni à lui dans sa mort et sa résurrection. Ce qui compte, c’est d’être une nouvelle création. Le monde présent continue de nous exposer au mal, aux injustices et aux tentations. Nous constatons encore notre imperfection. Pourtant, ces réalités ne peuvent annuler ce que Jésus-Christ a accompli. Si vous êtes en Christ, votre ancienne appartenance a été brisée. Vous avez été transporté du royaume des ténèbres dans le royaume du Fils. Vous êtes devenu enfant de Dieu et héritier de sa promesse. Ne fondez donc pas votre assurance sur votre image, votre performance ou vos sentiments du jour. Glorifiez-vous de la croix. Marchez par l’Esprit. Et recevez par la foi cette vérité qui change tout : en Jésus-Christ, vous êtes une nouvelle création. Message du pasteur Serge Pinard résumé par ChatGPT

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