top of page

Recherche

1039 résultats trouvés avec une recherche vide

Événements (971)

Tout afficher

Partages (68)

  • Jésus est prophète… et bien plus qu’un prophète

    Série : Le Messie en 3D - Partie 1 En ce dimanche, l’Église entre dans une nouvelle série de Noël : “Le Messie en 3D” . L’objectif est simple, mais profond : redécouvrir Jésus-Christ dans toute sa plénitude , dans trois grandes dimensions bibliques qui décrivent sa mission et son identité. Pendant trois messages, nous contemplerons Jésus dans ses trois fonctions  : Prophète, Prêtre et Roi . Aujourd’hui, nous commençons avec la première dimension : Jésus, le Prophète . Dès l’ouverture, une conviction est posée : voir Jésus, c’est voir Dieu . Jésus n’est pas seulement un homme inspiré : il est Dieu incarné . Ainsi, lorsqu’il parle, ce n’est pas simplement une opinion religieuse ou une parole sage : c’est Dieu qui parle . Une présentation complète de Jésus Il y a plus de 1500 ans que l’Église confesse que Jésus remplit ces trois offices. Mais cette manière de l’exprimer s’est particulièrement structurée dans l’histoire, notamment à travers Jean Calvin (1559) , qui a mis en évidence que l’on ne peut pas “réduire” Jésus à une seule facette. Jésus ne vient pas accomplir une partie du salut : il accomplit tout . Une image simple aide à comprendre : la recette . Si tu n’as que la farine, tu n’as pas la tourtière. Si tu n’as que la viande ou seulement les épices, tu n’as pas le plat complet. Pour goûter pleinement ce que Dieu a préparé, il faut tenir ensemble tout ce que Jésus est  : Prophète, Prêtre et Roi. Parce que croire partiellement en Jésus, c’est risquer une foi incomplète : chercher seulement la guérison, ou seulement le pardon, ou seulement la direction — sans recevoir la totalité de son œuvre. La réalité est sérieuse : c’est une question de vie ou de mort . Jésus ne vient pas seulement aider nos vies : il vient sauver nos âmes . Jésus, le Nouvel Adam : il réussit là où nous avons échoué Le message fait ensuite un lien puissant avec la Genèse. Dès la création, Adam reçoit une vocation qui porte déjà ces trois dimensions : Transmettre la parole de Dieu  (dimension prophétique), Garder et cultiver un lieu saint  (dimension sacerdotale), Dominer la terre  (dimension royale). Mais Adam échoue. Et par Adam, l’humanité hérite d’une incapacité profonde : nous sommes inclinés au péché, fragiles, et incapables par nous-mêmes de restaurer la communion avec Dieu. Voilà pourquoi nous ne pouvons pas placer notre espérance dans notre nature humaine. C’est ici que Jésus apparaît comme le Nouvel Adam  : parfait, obéissant, victorieux. Il accomplit ce que l’homme a manqué.  En lui, nous trouvons notre salut, notre restauration, notre identité. Toute la Bible pointe vers Jésus Le message inclut ensuite une illustration marquante : la Bible n’est pas une collection d’histoires dispersées, mais un seul grand récit  qui converge vers une personne : Jésus-Christ . Chaque figure biblique annonce quelque chose de lui : un “meilleur Adam”, un “meilleur Abraham”, un “meilleur Moïse”, un “meilleur David”, un “meilleur Jonas”… jusqu’à cette déclaration centrale : Jésus est le vrai temple, le vrai prophète, le vrai prêtre, le vrai roi , le vrai sacrifice, la vraie lumière. Ce rappel mène à l’adoration : si tout converge vers Jésus, alors il mérite notre louange totale . Noël : les cadeaux des mages et le Messie en 3D Mais certains pourraient demander : “Quel est le lien avec Noël ?” Le message répond avec une clarté frappante, en nous conduisant dans Matthieu 2 . Les mages offrent à Jésus trois cadeaux : l’or, l’encens, la myrrhe . Et ces cadeaux ne sont pas choisis au hasard. Ils correspondent exactement aux catégories de l’adoration antique — et aux trois fonctions du Messie : L’or : symbole de la royauté, du trône, de la couronne → Jésus est Roi, L’encens : lié au temple, aux prêtres, au culte → Jésus est Prêtre, La myrrhe  : associée à l’onction, à la souffrance, aux funérailles → Jésus est Prophète , le serviteur souffrant annoncé. Noël, ce n’est pas seulement une naissance attendrissante : Jésus est né pour être le Messie , celui qui sauve par une mission complète — annoncée dès sa venue. Pourquoi Jésus est prophète Le cœur du message s’ouvre : Jésus est prophète parce qu’il révèle Dieu . Il transmet le message de Dieu, et plus encore : il est le message . Dans un monde saturé de bruit, d’opinions, de confusion et de fausses voix, Jésus se présente comme celui qui parle avec une autorité unique. Il annonce le salut : l’amour divin et la justice divine se rencontrent dans l’Évangile. Dieu dit en substance : “Je vous aime, mais votre péché vous sépare de moi. Alors j’ai envoyé mon Fils pour vous sauver.” Le message est direct : sans Jésus, c’est la mort éternelle. Avec Jésus, c’est la vie, le pardon, la guérison spirituelle, la restauration. Les trois marques du prophète : prodige, prière, persécution Le message souligne ensuite trois caractéristiques fréquentes chez les prophètes bibliques : Prodiges : le message s’accompagne de signes, Prière : les prophètes sont des hommes et des femmes d’intercession, Persécution : le message dérange, appelle à la repentance, expose l’hypocrisie. Jésus remplit ces trois marques : Il accomplit de nombreux miracles. Il se retire souvent pour prier, écouter le Père, puis enseigner avec puissance. Il est persécuté, frappé, crucifié — non parce qu’il a échoué, mais parce qu’il porte notre châtiment. Cependant, une nuance essentielle est ajoutée : le plus grand miracle n’est pas physique — c’est le salut.  Une guérison du corps ne garantit pas une guérison de l’âme. Les dix lépreux guéris en sont un exemple : un seul est revenu remercier. Les prodiges peuvent ouvrir le cœur, mais le but ultime est plus grand : passer de la mort à la vie en Jésus-Christ. Prophète… mais plus qu’un prophète Jésus est dans la continuité des prophètes, mais il est aussi infiniment supérieur . Aucun prophète n’a pu dire : “Il a été dit… mais moi je vous dis.”  Jésus parle ainsi parce qu’il n’est pas seulement messager : il est la Parole incarnée . La confession de Pierre en Matthieu 16 le confirme : les gens voient Jésus comme un prophète (Jean-Baptiste, Jérémie…), mais Pierre déclare : “Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant.”  Et Jésus souligne que cette reconnaissance n’est pas seulement intellectuelle : c’est une révélation . Puis le message culmine dans Hébreux 1  : autrefois Dieu parlait par les prophètes, mais maintenant il parle par le Fils . Jésus est présenté comme héritier de toute chose, créateur du monde, reflet de la gloire de Dieu, empreinte parfaite de sa personne, celui qui purifie les péchés et siège à la droite de la majesté. Et dans ce passage, on voit même les trois dimensions : prophète (Dieu a parlé), prêtre (purification des péchés), roi (assis à la droite de la majesté). L’Église est prophétique : prolonger l’annonce La conclusion du message ramène l’enseignement dans notre identité. Si Jésus est le Prophète parfait, l’Église reçoit un rôle prophétique  : non pas pour rivaliser avec Jésus, mais pour annoncer Jésus . Prophétiser, dans ce sens, c’est : proclamer fidèlement la Parole de Dieu, discerner la vérité dans un monde rempli de mensonges, édifier, exhorter, consoler (1 Corinthiens 14), annoncer l’Évangile jusqu’au retour de Christ. Le message aborde aussi le débat sur la cessation des dons (1 Corinthiens 13). Il souligne que “le parfait” renvoie plus naturellement au retour de Jésus , lorsque nous verrons “face à face”, et non simplement à la complétion du canon biblique. Ainsi, les dons spirituels demeurent utiles pour l’Église : Dieu parle, guide, console, confirme — toujours en soumission à l’Écriture, sans jamais ajouter une “nouvelle révélation” qui remplacerait Jésus. Un appel : ouvrir son cœur à la voix de Jésus Le message se termine dans la prière. Peu importe ton parcours, tu peux commencer par une démarche simple : ouvrir ton cœur . “Seigneur Jésus, s’il y a quelque chose que tu veux me dire, je veux l’entendre.” Jésus est la lumière quand tout est flou. Il ne vient pas pour écraser, mais pour libérer. Même un petit pas vers lui compte. L’important n’est pas la taille du pas, mais sa direction : vers Jésus . Enfin, l’Église est encouragée à se préparer, à inviter, à s’attendre à Dieu : poursuivre cette série, s’ouvrir à l’action du Saint-Esprit, et surtout proclamer le message le plus grand : Jésus est vivant, il parle encore, et il sauve. Message du pasteur David Naud résumé par ChatGPT

  • L’acédie

    Série : Les blues de l'âme - Partie 3 Certaines vérités sont difficiles à recevoir. L’un des passages marquants du Pentateuque est celui qui dit :  Vous observerez et vous mettrez en pratique tous les commandements que je vous prescris aujourd’hui, afin que vous viviez, que vous multipliiez, et que vous entriez en possession du pays que l’Éternel a juré de donner à vos pères. Souviens-toi de tout le chemin que l’Éternel, ton Dieu, t’a fait faire pendant ces quarante années dans le désert, afin de t’humilier et de t’éprouver, pour savoir quelles étaient les dispositions de ton cœur et si tu garderais ou non ses commandements. Il t’a humilié, il t’a fait souffrir de la faim, et il t’a nourri de la manne, que tu ne connaissais pas et que n’avaient pas connue tes pères, afin de t’apprendre que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais que l’homme vit de tout ce qui sort de la bouche de l’Éternel.  (Deutéronome 8.1-3)             Dieu nous est présenté comme l’auteur du chemin que nous parcourons. Il est aussi l’auteur d’événements pénibles. Son but : nous enseigner l’une des plus importantes vérités, celle qui touche l’essence de ce que nous sommes, des êtres créés qui dépendent de lui.  C’est pourquoi le processus d’acquisition de cette vérité est tout aussi important que le résultat. En tant qu’enfants de Dieu, nous devons comprendre plusieurs choses. Premièrement, rien de ce qui nous arrive n’est étranger à sa volonté. Deuxièmement, la souffrance est inévitable et elle fait partie intégrante de l’expérience humaine. Troisièmement, nous n’avons pas besoin de tout comprendre pour faire confiance à Dieu. Enfin, nous avons le pouvoir de choisir comment nous percevons les événements qui nous arrivent. Ce contexte est d’autant plus important lorsqu’un croyant est pour ainsi dire frappé d’ acédie , qui est une sorte de découragement ou dépression religieuse . Cette sorte de dépression a été constatée chez les moines au 11 e  siècle. La prière, les disciplines spirituelles, l’église et tout ce qui s'y rapporte ne sont plus des priorités. Il s’installe dans la pensée du croyant une sorte de dissonance entre la réalité et sa foi, de sorte qu’il expérimente un désenchantement religieux. En d’autres mots, ses attentes ne correspondent plus à ce qu’il vit. Puisque la dissonance (ce qui sonne faux) est une question de perception, les discours intérieurs (ce qui se passe dans nos têtes) jouent un rôle très important et surtout exercent une influence gigantesque sur notre rapport à la réalité. Tous, on se parle à soi-même ! C’est un fait reconnu par tout le domaine de la santé mentale. De plus, je peux influencer ce que je me dis à moi-même. Si tel est le cas, je peux donc choisir mes dialogues intérieurs. Pour contrer l’acédie religieuse : 1) Il me faut accepter que j’ai la capacité de choisir quoi me dire face à toutes les situations ou conditions dans lesquelles je me trouve. J’ai donc le pouvoir des contraires. Je peux choisir de croire le contraire de mon discours intérieur négatif (2Co 10.5; 1Pi 4.1). 2) Il me faut accepter le combat des pensées. Changer volontairement une pensée mauvaise n’est pas un acte d’une seule fois. Les pensées négatives que j’ai entretenues pendant des années reviennent au galop. Je dois donc répéter l’exercice plusieurs fois au début. De quel exercice parlons-nous ? i) Reconnaître la pensée et dire « STOP », ii) Déclarer (à haute voix s’il le faut) que c’est un mensonge, iii) Affirmer la vérité au nom du Seigneur Jésus, et finalement iv) Répéter l’exercice autant de fois qu’il le faut. Un exemple : La pensée : Personne ne m’aime. STOP. Déclaration : C’est un mensonge. Déclaration : Dieu m’aime, mon épouse, Paul, Antoine m’aiment, etc. Vérité : Au nom de Jésus mon Seigneur, je suis aimé. 3) Ici, c’est le point le plus important, il me faut croire  (la foi). Il me faut croire que ce processus, avec l’assistance du Saint-Esprit, formera en moi l’habitude d’une pensée saine qui me protégera de l’acédie (la dépression religieuse).

  • La vallée de l'incompréhension : quand le blues rencontre la foi (Habakuk 3)

    Série : Les blues de l'âme - Partie 2 En novembre, les jours raccourcissent, le ciel devient gris, les arbres se dépouillent… et parfois nos cœurs aussi. Même ceux qui aiment Dieu peuvent traverser des saisons de fatigue intérieure, de confusion, de “blues spirituel”. Et si ces moments n’étaient pas seulement des pièges, mais aussi des portes de croissance avec Dieu ? Dans cet article, on va explorer la vallée de l'incompréhension  à partir du prophète Habakuk et du témoignage bouleversant d’une femme qui a vécu des années de dépression majeure avant de trouver, pas une vie parfaite, mais un chemin de consolation, de guérison et d’espérance. Dépression, incompréhension et foi : un vrai enjeu spirituel Les études le confirment : dans les pays nordiques comme le Canada, les épisodes de dépression sont plus fréquents en hiver, notamment de décembre à février . Au Québec, on estime qu’ entre 8 et 12 % de la population vivra un épisode dépressif majeur au cours de sa vie. Et ce ne sont que les cas déclarés. Beaucoup souffrent en silence, sans consulter, sans être diagnostiqués, parfois même sans oser mettre un mot sur ce qu’ils vivent. La dépression ne vient jamais d’une seule cause. C’est souvent un cocktail de facteurs  : fatigue, stress, traumatismes; isolement, saison sombre, manque de lumière; blessures familiales, professionnelles, relationnelles; facteurs biologiques et héréditaires; sécheresse spirituelle, impression que Dieu est loin. À cette liste, on oublie souvent d’ajouter un facteur invisible mais puissant : l’incompréhension , les doutes  et les remises en question obsessionnelles . Quand je ne comprends plus : pourquoi les choses tournent mal, pourquoi Dieu semble silencieux, pourquoi la souffrance s’acharne, il se crée à l’intérieur un sentiment de perte de contrôle, de confusion, de stress continu, qui peut mener au découragement profond… parfois jusqu’à la dépression. Les doutes  en soi ne sont pas mauvais. Ils peuvent même être sains : ils nous poussent à chercher, à prier, à creuser. Mais lorsqu’ils deviennent envahissants , qu’ils tournent en boucle dans notre tête, ils génèrent anxiété, perte de confiance en soi, en les autres, et même en Dieu. On s’épuise intérieurement. Et les remises en question constantes  – “Est-ce que je vaux quelque chose ? Est-ce que Dieu est déçu de moi ? Pourquoi je suis comme ça ?” – finissent par miner l’estime de soi, nourrir la culpabilité et vider notre énergie émotionnelle. C’est là que la fatigue cognitive et spirituelle peut ouvrir une porte à la dépression. Mais la bonne nouvelle, c’est que ce qui nous fait mal peut aussi devenir, entre les mains de Dieu, une porte de croissance . Du désespoir à la lumière : le témoignage d’une femme relevée Imaginons le parcours d’une femme qui, dès son enfance, pleure souvent sans savoir pourquoi. Dans sa famille, on parle de “folie”, on ne comprend pas. Pour éviter d’être jugée, elle invente des raisons à ses larmes. Très jeune, elle apprend à se dissocier  d’elle-même pour ne plus sentir cette douleur intérieure permanente. À l’adolescence, elle se marie. La douleur, elle, ne la quitte pas. Des épisodes de plus en plus longs de profonde tristesse l’engloutissent. Dans sa famille maternelle, il y a des antécédents : dépression saisonnière, dépression majeure, isolement, irritabilité, démence… sans que tout cela soit vraiment nommé. La souffrance est là, mais elle reste dans l’ombre. À 22 ans, elle donne sa vie à Jésus. Elle sait qu’elle a besoin d’espoir, de vie éternelle. Elle commence à passer du temps seule avec Dieu tôt le matin : elle lit la Bible, elle loue, elle médite. C’est son seul moment de paix. Mais le reste de la journée, elle vit à plein régime pour ne pas penser, pour fuir cette douleur qui crie en elle. Puis arrive un divorce douloureux. En plus de la rupture, elle vit le rejet de certains croyants autour d’elle. Elle se met même à croire que Dieu lui-même la rejette . C’est le point de rupture. Tout éclate. Enfin, des proches l’accompagnent chez un médecin : pour la première fois, elle reçoit un diagnostic de dépression majeure  et un traitement adéquat. Elle n’est pas “folle”. Elle est malade… et elle peut commencer un chemin de soin. Cela ne règle pas tout, mais la médication l’aide à voir plus clair, à ne plus tout dramatiser. À partir des années 90, elle alterne périodes de mieux-être et rechutes, suivies par des médecins. Puis vient une étape décisive : la thérapie avec un accompagnement chrétien . Un thérapeute lui apprend à : parler à Jésus seule à seul  de toutes ses souffrances, reconnaître que ses larmes ont une raison, identifier le déni  qui l’empêchait de voir sa douleur, mettre des mots sur les blessures profondes. Elle comprend que son passé, ses pertes, ses idoles (des lettres, des souvenirs qui la détruisaient chaque fois qu’elle les relisait) l’enchaînent. Un jour, elle comprend qu’il faut détruire ces idoles  pour avancer. Elle réalise qu’ elle aussi  a le droit d’être guérie, renouvelée, pas seulement les autres. Un autre tournant vient lorsqu’une femme de son église lui dit :“Je vois la souffrance en toi… et je peux t’aider.” Cette fois, ce ne sont pas que des paroles : quelqu’un l’accompagne réellement , l’écoute, marche avec elle. Petit à petit, elle apprend à : reconnaître les signes avant-coureurs d’une rechute, ne plus rester seule dans sa souffrance, mettre en lumière  ce qu’elle vit en en parlant à des personnes de confiance, refuser de laisser l’ennemi agir dans le secret, courir vers la Parole, la louange, la prière dès qu’une déception ou une blessure surgit. Depuis 2004, elle ne prend plus de médication. Cela ne veut pas dire qu’elle n’a plus de douleur ni de défis, mais qu’elle a développé, avec Dieu et des relations saines, une “hygiène émotionnelle et spirituelle” qui lui permet de rester debout. Aujourd’hui, cette même femme qui a connu des années de dépression majeure, des pensées de mort, des rejets, est debout, restaurée, en feu pour Dieu , prête à servir, à témoigner, à encourager. Son histoire devient un psaume moderne : “Éternel, mon Dieu, j’ai crié à toi, et tu m’as guéri… Tu as changé mon deuil en allégresse” (cf. Psaume 30). Habakuk : le prophète qui chante le blues de la foi Le livre d’Habakuk, dans l’Ancien Testament, est étonnamment actuel. Il ressemble à un chant de blues  : il commence dans la plainte, traverse les questions, la colère, l’incompréhension, et se termine dans une foi qui ose chanter au milieu du désastre. Chapitre 1 – Quand Dieu semble silencieux et injuste Habakuk regarde son peuple : violence, corruption, injustice, loi méprisée. Il crie : “Jusqu’à quand, Éternel, crierai-je à toi, sans que tu écoutes ? Pourquoi me fais-tu voir l’iniquité ?” (Ha 1.2-3) Il n’accuse pas Dieu directement, mais il ne comprend plus comment Dieu administre sa justice. Et quand Dieu répond, c’est encore plus déroutant : il annonce qu’il va utiliser un peuple ennemi, encore plus injuste – les Babyloniens – pour juger Juda. Habakuk est choqué : “Seigneur, comment peux-tu te servir d’eux ?” On se reconnaît facilement en lui :“Seigneur, pourquoi cette personne-là, pourquoi cette injustice-là, pourquoi ce timing-là ? Tu aurais pu faire autrement…” Habakuk nous apprend quelque chose de précieux : Tu peux dire à Dieu ce que tu n’oses dire à personne. Dieu n’a pas peur de nos questions. Il préfère une foi honnête à un silence religieux. Chapitre 2 – Attendre, écouter, écrire Dans le chapitre 2, Habakuk adopte une autre posture : “Je veux être à mon poste et me tenir sur la tour ; je veux veiller pour voir ce que l’Éternel me dira…” (Ha 2.1) Il se fait guetteur. Il a parlé, il a crié… maintenant il attend. Dieu lui demande d’écrire la vision et lui rappelle que Sa justice viendra en son temps. C’est là qu’apparaît une phrase clé : “Le juste vivra par sa foi.” (Ha 2.4) Ce verset sera repris trois fois dans le Nouveau Testament (Romains 1, Galates 3, Hébreux 10). Il pose un fondement : le juste ne vit pas d’explications, mais de foi. Pas une foi naïve, mais une foi qui décide de faire confiance à Dieu même quand tout n’est pas clair, même quand la justice semble retardée. Le silence de Dieu n’est pas une absence. C’est souvent une préparation. Chapitre 3 : le blues qui se transforme en louange Dans le chapitre 3, Habakuk compose un chant. On pourrait l’appeler “les blues d’Habakuk”  : un mélange de lamentation et d’espérance. Il reconnaît la gravité de la situation : l’économie va s’effondrer, la guerre arrive, les récoltes seront détruites. Il ne nie pas la réalité. Et pourtant, il ose une déclaration qui tranche : “En effet, le figuier ne fleurira pas, la vigne ne produira rien, le fruit de l’olivier manquera, les champs ne donneront pas de nourriture, les brebis disparaîtront du pâturage, il n’y aura plus de bœufs dans les étables. Mais moi, je me réjouirai en l’Éternel, je tressaillirai de joie à cause du Dieu de mon salut. L’Éternel, le Seigneur, est ma force ; il rend mes pieds semblables à ceux des biches, et il me fait marcher sur mes hauteurs.” (Ha 3.17-19) Il décrit un effondrement total … puis il choisit la louange. Ce n’est pas du déni. C’est un acte de résistance spirituelle . Habakuk ne se réjouit pas de ce qui arrive. Il se réjouit en Dieu , au cœur de ce qui arrive. Les circonstances disent : tout est perdu. La foi répond : Dieu est encore là . L’économie s’écroule. Mais le Dieu du salut reste fidèle. Habakuk ne comprend pas tout. Mais il sait qui  est Dieu. Et cela lui suffit pour traverser. Grandir dans la vallée de l'incompréhension : pistes concrètes pour notre vie Que faire quand nous aussi, nous sommes dans la vallée ? Voici quelques pistes qui ressortent à la fois de l’histoire de cette femme restaurée et du livre d’Habakuk : Ose nommer ta souffrance. Ne minimise pas ce que tu vis. La dépression, l’anxiété, l’épuisement ne sont pas des caprices. Parles-en à Dieu avec sincérité. Parles-en aussi à des personnes de confiance. Mets en lumière ce que tu traverses. L’ennemi agit dans le secret. Parler à un médecin, à un pasteur, à un ami mûr dans la foi, peut déjà briser une partie de la puissance du mensonge et de la honte. Cherche une aide appropriée. Si c’est sérieux : consulte un professionnel de la santé. Si c’est spirituel et émotionnel : ouvre ton cœur à un accompagnement chrétien, à un groupe de partage, à un ministère de prière. Cultive des pauses de vraie présence. Notre époque fuit l’ennui à coups de téléphone, d’écrans, de réseaux sociaux. Pourtant, c’est souvent dans le silence, le vide, que le cœur peut se déposer et que Dieu parle. Prends des temps sans écran, sans distraction : marche, médite un psaume, reste en silence devant Dieu. Alimente ta foi par la Parole et la louange. Lis régulièrement des passages comme les Psaumes, Habakuk 3, Philippiens 4. Écris des vérités bibliques sur Dieu et sur ta nouvelle identité en Christ, et relis-les chaque jour. Souviens-toi que la justice de Dieu n’est jamais annulée, seulement différée. Peut-être que tu ne vois pas encore la réponse, la réparation, la restauration. Mais Dieu est juste. Il est maître du temps. Et il utilise même les saisons sombres pour te faire grandir et te rapprocher de lui. Un Dieu qui reconstruit des vies et des familles La dépression ne définit pas ta valeur. La vallée de l’incompréhension n’est pas la fin de ton histoire. Le Dieu d’Habakuk est le même aujourd’hui : il prend des vies qui semblent “scrap” au bord de la route et il les recycle  pour en faire des témoignages de grâce. Il peut : te relever dans ton âme, t’apprendre à pleurer avec  lui plutôt que seul, t’apprendre à chanter un blues de foi  : un chant où l’on ne nie pas la douleur, mais où l’on choisit de se tourner vers le Dieu de notre salut. Alors, même si le figuier de ta vie ne fleurit pas encore, même si les champs sont vides et ton cœur fatigué, tu peux murmurer avec Habakuk : “Mais moi, je me réjouirai en l’Éternel. Je tressaillirai de joie à cause du Dieu de mon salut.” Et dans ce choix-là, dans ce “mais moi”, commence déjà une œuvre profonde de guérison. Message du pasteur David Naud résumé par ChatGPT

Tout afficher
bottom of page