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- Es-tu allé derrière le voile ?
Série : Le Messie en 3D - Partie 2 Lire la Bible pour chercher Dieu, pas soi-même Plus je lis et j’étudie la Bible, plus mon admiration pour Dieu grandit. Pourtant, il fut un temps où la lecture biblique me semblait ardue, peu stimulante. Avec le recul, je comprends pourquoi : je lisais la Bible en me cherchant moi-même, au lieu de chercher Dieu. La Bible n’est pas un recueil de récits héroïques destiné à nous donner des modèles de performance spirituelle. Elle est avant tout la révélation de Dieu à l’humanité (2 Timothée 3.16). Il n’existe pas une méthode parfaite pour la lire, mais il existe une posture juste : un cœur humble qui cherche sincèrement le seul vrai Dieu (Psaume 25.9). Derrière le voile : quand Dieu brise le silence L’Évangile de Luc s’ouvre sur un événement saisissant. Après environ 400 ans de silence prophétique , depuis Malachie (Malachie 4.5-6), Dieu parle à nouveau. Et il le fait derrière le voile du temple , à un homme nommé Zacharie. Zacharie est prêtre. Un jour, alors qu’il accomplit son service, il est désigné par le sort pour entrer dans le temple du Seigneur et offrir le parfum, tandis que le peuple prie à l’extérieur (Luc 1.8-10). Ce détail est fondamental : une seule personne , choisie par le sort, une seule fois par année , pouvait entrer dans le lieu très-saint, là où se manifestait la présence de Dieu (Lévitique 16.2, 29-34). C’est dans ce contexte que Dieu annonce à Zacharie que sa femme Élisabeth, pourtant stérile et avancée en âge, donnera naissance à un fils (Luc 1.13). Cette annonce met fin à une stérilité physique, mais aussi à quelque chose de bien plus profond : la stérilité de la Loi , incapable de restaurer pleinement la relation entre Dieu et l’humanité (Romains 8.3). Le même ange annoncera plus tard la venue du Messie à Marie (Luc 1.26-38). Élisabeth deviendra pour elle une confirmation vivante que « rien n’est impossible à Dieu » (Luc 1.37). Luc établit ensuite clairement l’identité messianique de Jésus à travers une généalogie remontant jusqu’à Adam, fils de Dieu (Luc 3.23-38). Tout est intentionnel. Tout est lié. Un Dieu qui persiste à communiquer Cette histoire d’une femme stérile qui enfante miraculeusement n’est pas nouvelle. Sarah (Genèse 21.1-2), Rebecca (Genèse 25.21), Rachel (Genèse 30.22), Anne (1 Samuel 1.19-20)… Dieu agit souvent là où toute solution humaine semble impossible. À travers ces récits, nous voyons un Dieu qui persiste à entrer en relation avec l’humanité , qui agit même à travers ce qui ressemble au hasard (Proverbes 16.33). Et si tu lis ces lignes aujourd’hui, ce n’est pas une coïncidence. Le Dieu de l’univers désire encore se révéler et communiquer son amour (Jean 3.16). L’encens, le temple et Jésus L’encens, offert par les mages (Matthieu 2.11), est souvent associé à la fonction sacerdotale. Mais il touche en réalité à trois réalités indissociables : le temple, le prêtre et le sacrifice . Et Jésus est les trois à la fois. 1. Jésus, le Temple : Dieu parmi nous Le sens du temple Dans la pensée biblique, le temple est le lieu où Dieu choisit de faire résider sa présence (1 Rois 8.10-11). On y vient pour adorer, offrir des sacrifices et se repentir. L’accès est cependant strictement organisé : cour des nations, cour des femmes, lieu saint, puis le lieu très-saint , séparé par un voile (Exode 26.31-33). Cette structure illustre une tension : Dieu veut être proche, mais le péché empêche l’accès direct (Ésaïe 59.2). Le tabernacle : un Dieu mobile Lorsque Moïse reçoit les instructions pour le tabernacle, Dieu déclare : « Ils me feront un sanctuaire, et j’habiterai au milieu d’eux » (Exode 25.8-9). Dieu choisit d’habiter avec son peuple, même dans le désert. Lorsque le tabernacle est achevé, la gloire de l’Éternel le remplit au point que Moïse ne peut y entrer (Exode 40.34-35). Jésus, le tabernacle vivant Jean affirme que « la Parole s’est faite chair, et elle a habité parmi nous » (Jean 1.14). Le verbe utilisé signifie littéralement « tabernacler » . À Bethléem, le temple a pris forme humaine. Jésus est le lieu où la gloire de Dieu est pleinement révélée (Colossiens 2.9). Lorsqu’il déclare : « Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai » (Jean 2.19), il parle de son corps (Jean 2.21). Le temple de pierre sera détruit en l’an 70, mais le Christ ressuscité demeure éternellement (Hébreux 13.8). Aujourd’hui encore, les croyants deviennent à leur tour le temple du Saint-Esprit (1 Corinthiens 6.19). 2. Jésus, le Prêtre : l’accès restauré Un accès perdu… et protégé Depuis la chute (Genèse 3), l’humanité aspire à retrouver une relation avec Dieu. La Loi et les sacrifices servaient de médiation, mais restaient insuffisants (Hébreux 10.1-4). Avec le temps, ces moyens sont devenus une fin en soi. Une inscription retrouvée sur le temple interdisait l’accès aux non-Juifs, sous peine de mort. Jésus s’est opposé fermement à cette fermeture de l’accès à Dieu (Matthieu 21.12-13). Un seul médiateur Jésus vient simplifier radicalement les choses : « Il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme » (1 Timothée 2.5-6). Les rituels et les fonctions sacerdotales étaient l’ombre des choses à venir (Colossiens 2.16-17). Le Messie est annoncé comme prêtre éternel selon l’ordre de Melchisédek (Psaume 110.4). L’épître aux Hébreux affirme : « Nous avons un souverain sacrificateur… ministre du sanctuaire et du véritable tabernacle » (Hébreux 8.1-2). Il intercède pour nous Le voile symbolisait une séparation infranchissable. Mais la bonne nouvelle est claire : « Christ est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous » (Romains 8.34). Dans sa prière sacerdotale, Jésus prie pour ses disciples et pour tous ceux qui croiront en lui (Jean 17.20). Il exprime ce désir profond : « Père, je veux que là où je suis, ceux que tu m’as donnés soient aussi avec moi » (Jean 17.24). 3. Jésus, le Sacrifice : le voile déchiré Le prêtre devient l’offrande Lors de la présentation de Jésus au temple, Siméon annonce à Marie : « Une épée te transpercera l’âme » (Luc 2.33-35). Jean-Baptiste l’avait proclamé dès le début : « Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde » (Jean 1.29). La séparation abolie À la mort de Jésus, le voile du temple se déchire de haut en bas (Matthieu 27.51). Dieu lui-même ouvre l’accès. Jésus s’offre une fois pour toutes (Hébreux 7.26-27), et sa résurrection confirme son autorité divine (Romains 1.4). Un choix personnel Par la croix, Christ a réconcilié Juifs et non-Juifs avec Dieu (Éphésiens 2.16-19). L’accès est désormais ouvert par le même Esprit. Les excuses tombent : trop de fautes, trop de distance, trop d’instabilité… Es-tu allé derrière le voile ? Jésus a été : • le temple , pour que nous devenions le temple du Saint-Esprit ; • le prêtre , pour que nous soyons consacrés en lui ; • le sacrifice , pour que nous vivions libres du péché. « Christ est venu comme souverain sacrificateur… il est entré une fois pour toutes dans le lieu très-saint, ayant obtenu une rédemption éternelle » (Hébreux 9.11-12). La question demeure : Es-tu allé derrière le voile ? Qu’attends-tu ? Les conditions parfaites n’existeront jamais. C’est précisément pour cela que Jésus est venu (Romains 5.8). Le voile est déchiré. L’accès est libre. Dieu est là. Message de la pasteure Danielle Boudrias résumé par ChatGPT.
- Jésus est prophète… et bien plus qu’un prophète
Série : Le Messie en 3D - Partie 1 En ce dimanche, l’Église entre dans une nouvelle série de Noël : “Le Messie en 3D” . L’objectif est simple, mais profond : redécouvrir Jésus-Christ dans toute sa plénitude , dans trois grandes dimensions bibliques qui décrivent sa mission et son identité. Pendant trois messages, nous contemplerons Jésus dans ses trois fonctions : Prophète, Prêtre et Roi . Aujourd’hui, nous commençons avec la première dimension : Jésus, le Prophète . Dès l’ouverture, une conviction est posée : voir Jésus, c’est voir Dieu . Jésus n’est pas seulement un homme inspiré : il est Dieu incarné . Ainsi, lorsqu’il parle, ce n’est pas simplement une opinion religieuse ou une parole sage : c’est Dieu qui parle . Une présentation complète de Jésus Il y a plus de 1500 ans que l’Église confesse que Jésus remplit ces trois offices. Mais cette manière de l’exprimer s’est particulièrement structurée dans l’histoire, notamment à travers Jean Calvin (1559) , qui a mis en évidence que l’on ne peut pas “réduire” Jésus à une seule facette. Jésus ne vient pas accomplir une partie du salut : il accomplit tout . Une image simple aide à comprendre : la recette . Si tu n’as que la farine, tu n’as pas la tourtière. Si tu n’as que la viande ou seulement les épices, tu n’as pas le plat complet. Pour goûter pleinement ce que Dieu a préparé, il faut tenir ensemble tout ce que Jésus est : Prophète, Prêtre et Roi. Parce que croire partiellement en Jésus, c’est risquer une foi incomplète : chercher seulement la guérison, ou seulement le pardon, ou seulement la direction — sans recevoir la totalité de son œuvre. La réalité est sérieuse : c’est une question de vie ou de mort . Jésus ne vient pas seulement aider nos vies : il vient sauver nos âmes . Jésus, le Nouvel Adam : il réussit là où nous avons échoué Le message fait ensuite un lien puissant avec la Genèse. Dès la création, Adam reçoit une vocation qui porte déjà ces trois dimensions : Transmettre la parole de Dieu (dimension prophétique), Garder et cultiver un lieu saint (dimension sacerdotale), Dominer la terre (dimension royale). Mais Adam échoue. Et par Adam, l’humanité hérite d’une incapacité profonde : nous sommes inclinés au péché, fragiles, et incapables par nous-mêmes de restaurer la communion avec Dieu. Voilà pourquoi nous ne pouvons pas placer notre espérance dans notre nature humaine. C’est ici que Jésus apparaît comme le Nouvel Adam : parfait, obéissant, victorieux. Il accomplit ce que l’homme a manqué. En lui, nous trouvons notre salut, notre restauration, notre identité. Toute la Bible pointe vers Jésus Le message inclut ensuite une illustration marquante : la Bible n’est pas une collection d’histoires dispersées, mais un seul grand récit qui converge vers une personne : Jésus-Christ . Chaque figure biblique annonce quelque chose de lui : un “meilleur Adam”, un “meilleur Abraham”, un “meilleur Moïse”, un “meilleur David”, un “meilleur Jonas”… jusqu’à cette déclaration centrale : Jésus est le vrai temple, le vrai prophète, le vrai prêtre, le vrai roi , le vrai sacrifice, la vraie lumière. Ce rappel mène à l’adoration : si tout converge vers Jésus, alors il mérite notre louange totale . Noël : les cadeaux des mages et le Messie en 3D Mais certains pourraient demander : “Quel est le lien avec Noël ?” Le message répond avec une clarté frappante, en nous conduisant dans Matthieu 2 . Les mages offrent à Jésus trois cadeaux : l’or, l’encens, la myrrhe . Et ces cadeaux ne sont pas choisis au hasard. Ils correspondent exactement aux catégories de l’adoration antique — et aux trois fonctions du Messie : L’or : symbole de la royauté, du trône, de la couronne → Jésus est Roi, L’encens : lié au temple, aux prêtres, au culte → Jésus est Prêtre, La myrrhe : associée à l’onction, à la souffrance, aux funérailles → Jésus est Prophète , le serviteur souffrant annoncé. Noël, ce n’est pas seulement une naissance attendrissante : Jésus est né pour être le Messie , celui qui sauve par une mission complète — annoncée dès sa venue. Pourquoi Jésus est prophète Le cœur du message s’ouvre : Jésus est prophète parce qu’il révèle Dieu . Il transmet le message de Dieu, et plus encore : il est le message . Dans un monde saturé de bruit, d’opinions, de confusion et de fausses voix, Jésus se présente comme celui qui parle avec une autorité unique. Il annonce le salut : l’amour divin et la justice divine se rencontrent dans l’Évangile. Dieu dit en substance : “Je vous aime, mais votre péché vous sépare de moi. Alors j’ai envoyé mon Fils pour vous sauver.” Le message est direct : sans Jésus, c’est la mort éternelle. Avec Jésus, c’est la vie, le pardon, la guérison spirituelle, la restauration. Les trois marques du prophète : prodige, prière, persécution Le message souligne ensuite trois caractéristiques fréquentes chez les prophètes bibliques : Prodiges : le message s’accompagne de signes, Prière : les prophètes sont des hommes et des femmes d’intercession, Persécution : le message dérange, appelle à la repentance, expose l’hypocrisie. Jésus remplit ces trois marques : Il accomplit de nombreux miracles. Il se retire souvent pour prier, écouter le Père, puis enseigner avec puissance. Il est persécuté, frappé, crucifié — non parce qu’il a échoué, mais parce qu’il porte notre châtiment. Cependant, une nuance essentielle est ajoutée : le plus grand miracle n’est pas physique — c’est le salut. Une guérison du corps ne garantit pas une guérison de l’âme. Les dix lépreux guéris en sont un exemple : un seul est revenu remercier. Les prodiges peuvent ouvrir le cœur, mais le but ultime est plus grand : passer de la mort à la vie en Jésus-Christ. Prophète… mais plus qu’un prophète Jésus est dans la continuité des prophètes, mais il est aussi infiniment supérieur . Aucun prophète n’a pu dire : “Il a été dit… mais moi je vous dis.” Jésus parle ainsi parce qu’il n’est pas seulement messager : il est la Parole incarnée . La confession de Pierre en Matthieu 16 le confirme : les gens voient Jésus comme un prophète (Jean-Baptiste, Jérémie…), mais Pierre déclare : “Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant.” Et Jésus souligne que cette reconnaissance n’est pas seulement intellectuelle : c’est une révélation . Puis le message culmine dans Hébreux 1 : autrefois Dieu parlait par les prophètes, mais maintenant il parle par le Fils . Jésus est présenté comme héritier de toute chose, créateur du monde, reflet de la gloire de Dieu, empreinte parfaite de sa personne, celui qui purifie les péchés et siège à la droite de la majesté. Et dans ce passage, on voit même les trois dimensions : prophète (Dieu a parlé), prêtre (purification des péchés), roi (assis à la droite de la majesté). L’Église est prophétique : prolonger l’annonce La conclusion du message ramène l’enseignement dans notre identité. Si Jésus est le Prophète parfait, l’Église reçoit un rôle prophétique : non pas pour rivaliser avec Jésus, mais pour annoncer Jésus . Prophétiser, dans ce sens, c’est : proclamer fidèlement la Parole de Dieu, discerner la vérité dans un monde rempli de mensonges, édifier, exhorter, consoler (1 Corinthiens 14), annoncer l’Évangile jusqu’au retour de Christ. Le message aborde aussi le débat sur la cessation des dons (1 Corinthiens 13). Il souligne que “le parfait” renvoie plus naturellement au retour de Jésus , lorsque nous verrons “face à face”, et non simplement à la complétion du canon biblique. Ainsi, les dons spirituels demeurent utiles pour l’Église : Dieu parle, guide, console, confirme — toujours en soumission à l’Écriture, sans jamais ajouter une “nouvelle révélation” qui remplacerait Jésus. Un appel : ouvrir son cœur à la voix de Jésus Le message se termine dans la prière. Peu importe ton parcours, tu peux commencer par une démarche simple : ouvrir ton cœur . “Seigneur Jésus, s’il y a quelque chose que tu veux me dire, je veux l’entendre.” Jésus est la lumière quand tout est flou. Il ne vient pas pour écraser, mais pour libérer. Même un petit pas vers lui compte. L’important n’est pas la taille du pas, mais sa direction : vers Jésus . Enfin, l’Église est encouragée à se préparer, à inviter, à s’attendre à Dieu : poursuivre cette série, s’ouvrir à l’action du Saint-Esprit, et surtout proclamer le message le plus grand : Jésus est vivant, il parle encore, et il sauve. Message du pasteur David Naud résumé par ChatGPT
- L’acédie
Série : Les blues de l'âme - Partie 3 Certaines vérités sont difficiles à recevoir. L’un des passages marquants du Pentateuque est celui qui dit : Vous observerez et vous mettrez en pratique tous les commandements que je vous prescris aujourd’hui, afin que vous viviez, que vous multipliiez, et que vous entriez en possession du pays que l’Éternel a juré de donner à vos pères. Souviens-toi de tout le chemin que l’Éternel, ton Dieu, t’a fait faire pendant ces quarante années dans le désert, afin de t’humilier et de t’éprouver, pour savoir quelles étaient les dispositions de ton cœur et si tu garderais ou non ses commandements. Il t’a humilié, il t’a fait souffrir de la faim, et il t’a nourri de la manne, que tu ne connaissais pas et que n’avaient pas connue tes pères, afin de t’apprendre que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais que l’homme vit de tout ce qui sort de la bouche de l’Éternel. (Deutéronome 8.1-3) Dieu nous est présenté comme l’auteur du chemin que nous parcourons. Il est aussi l’auteur d’événements pénibles. Son but : nous enseigner l’une des plus importantes vérités, celle qui touche l’essence de ce que nous sommes, des êtres créés qui dépendent de lui. C’est pourquoi le processus d’acquisition de cette vérité est tout aussi important que le résultat. En tant qu’enfants de Dieu, nous devons comprendre plusieurs choses. Premièrement, rien de ce qui nous arrive n’est étranger à sa volonté. Deuxièmement, la souffrance est inévitable et elle fait partie intégrante de l’expérience humaine. Troisièmement, nous n’avons pas besoin de tout comprendre pour faire confiance à Dieu. Enfin, nous avons le pouvoir de choisir comment nous percevons les événements qui nous arrivent. Ce contexte est d’autant plus important lorsqu’un croyant est pour ainsi dire frappé d’ acédie , qui est une sorte de découragement ou dépression religieuse . Cette sorte de dépression a été constatée chez les moines au 11 e siècle. La prière, les disciplines spirituelles, l’église et tout ce qui s'y rapporte ne sont plus des priorités. Il s’installe dans la pensée du croyant une sorte de dissonance entre la réalité et sa foi, de sorte qu’il expérimente un désenchantement religieux. En d’autres mots, ses attentes ne correspondent plus à ce qu’il vit. Puisque la dissonance (ce qui sonne faux) est une question de perception, les discours intérieurs (ce qui se passe dans nos têtes) jouent un rôle très important et surtout exercent une influence gigantesque sur notre rapport à la réalité. Tous, on se parle à soi-même ! C’est un fait reconnu par tout le domaine de la santé mentale. De plus, je peux influencer ce que je me dis à moi-même. Si tel est le cas, je peux donc choisir mes dialogues intérieurs. Pour contrer l’acédie religieuse : 1) Il me faut accepter que j’ai la capacité de choisir quoi me dire face à toutes les situations ou conditions dans lesquelles je me trouve. J’ai donc le pouvoir des contraires. Je peux choisir de croire le contraire de mon discours intérieur négatif (2Co 10.5; 1Pi 4.1). 2) Il me faut accepter le combat des pensées. Changer volontairement une pensée mauvaise n’est pas un acte d’une seule fois. Les pensées négatives que j’ai entretenues pendant des années reviennent au galop. Je dois donc répéter l’exercice plusieurs fois au début. De quel exercice parlons-nous ? i) Reconnaître la pensée et dire « STOP », ii) Déclarer (à haute voix s’il le faut) que c’est un mensonge, iii) Affirmer la vérité au nom du Seigneur Jésus, et finalement iv) Répéter l’exercice autant de fois qu’il le faut. Un exemple : La pensée : Personne ne m’aime. STOP. Déclaration : C’est un mensonge. Déclaration : Dieu m’aime, mon épouse, Paul, Antoine m’aiment, etc. Vérité : Au nom de Jésus mon Seigneur, je suis aimé. 3) Ici, c’est le point le plus important, il me faut croire (la foi). Il me faut croire que ce processus, avec l’assistance du Saint-Esprit, formera en moi l’habitude d’une pensée saine qui me protégera de l’acédie (la dépression religieuse).





