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- 16 septembre 2026 | 14 h 00
- 16 septembre 2026 | 23 h 00223 Rue St Charles S, Granby, QC J2G 7A5, Canada
- Rentrée AwanaBillets : 0,00 $ - 30,00 $18 septembre 2026 | 22 h 30223 Rue St Charles S, Granby, QC J2G 7A5, Canada
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- Église Fusion
L'Église Fusion de Granby. Une église où tous sont unis pour un impact! Bienvenue 1re fois Vie d'église Équipe pastorale Nouveautés Nos médias Contact BIENVENUE À L'ÉGLISE FUSION UNIS POUR UN IMPACT C'est ta 1re fois? NOUS CONNAITRE PLANIFIE TA VISITE NOS SERVICES Deux célébrations Dimanche : 9h & 11h Notre vie d'église Découvre ce qui se passe à Fusion. Célébrations Participe à nos célébrations du dimanche à 9h et à 11h. Voir plus Événements Viens à un de nos prochains événements. Consulte notre agenda. Voir plus Ministères Découvre nos différents ministères disponibles à l'église. Voir plus Souvenirs Contemple les moments importants et marquants de notre église. Voir plus Blogue Explore des articles bibliques et théologiques enrichissants. Voir plus Implications Informe-toi sur nos implications dans la communauté locale et globale. Voir plus Notre équipe pastorale Notre équipe pastorale se fait un plaisir de t'accueillir. David Naud Pasteur principal Courriel Roxan Lemire Pasteur associé Courriel Serge Pinard Pasteur associé Courriel Chantal Dumoulin Pasteure associée Courriel Gilles Adams Pasteur associé Courriel Danielle Boudrias Pasteure associée Courriel Nos nouveautés Explore nos différentes nouveautés. 1 2 3 4 5 Party de la rentrée ven. 11 sept. Salle communautaire Plus d'infos Détails Plusieurs dates Hashtag ven. 11 sept. Sanctuaire Plus d'infos Détails La gloire ou rien... sam. 12 sept. Église Fusion Plus d'infos Réserver ma place Plusieurs dates Célébrations du dimanche dim. 13 sept. Église Fusion Plus d'infos Détails Charger plus Nos médias L'Église Fusion de chez toi. EN DIRECT Église Fusion Lire la vidéo Lire la vidéo 01:16:52 Cours 1 Comment prier librement ? Comment prier librement ? Comment être dirigé par l'Esprit ? Comment rester focus dans la prière et savoir prier plus longtemps et efficacement ? Qui prier entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit ? Dans ce premier cours sur 4, le pasteur David Naud enseigne les principes fondamentaux à connaître et à croire en plus de quelques éléments pratiques afin de faciliter de prier Dieu librement. Chaque cours termine avec une mise en pratique. Lire la vidéo Lire la vidéo 01:04:26 Vivre aujourd'hui pour l'éternité | Pasteur David Naud Église Fusion Célébration du dimanche 6 septembre 2026 Prédicateur : David Naud Et si ta façon de vivre aujourd’hui révélait ce que tu crois vraiment de l’éternité? « Mangeons et buvons, car demain nous mourrons »… ou vivons-nous comme si la résurrection, le jugement et le retour de Christ étaient réellement vrais? À partir de 1 Corinthiens 15 et Hébreux 9, ce message de pasteur David nous confronte à une question simple : si demain nous mourrons, comment devons-nous vivre aujourd’hui? Besoin de prière ? Écris-nous à info@eglisefusion.com. Dons, dîme et offrandes : Tu trouveras tous les moyens de donner sur https://www.eglisefusion.com/donner. Lire la vidéo Lire la vidéo 02:00 Chant "Il est AGRÉABLE pour des frères de demeurer ensemble !" Chant à partir du Psaume 133 Oh ! Qu’il est agréable, qu’il est doux pour des frères de demeurer ensemble ! C’est comme l’huile précieuse versée sur la tête qui descend sur la barbe, sur la barbe d’Aaron, et sur le col de ses vêtements. C’est comme la rosée de l’Hermon qui descend sur les hauteurs de Sion. En effet, c’est là que l’Éternel envoie la bénédiction, la vie, pour l’éternité. Lire la vidéo Lire la vidéo 01:01:24 Est-ce que l'Église est agréable ? | Pasteur David Naud Église Fusion Célébration du dimanche 30 août 2026 Prédicateur : David Naud Qu'y a-t-il dans la pensée biblique derrière le mot agréable ? Pour certains, l'Église doit être agréable dans le sens de "fun", divertissante. Pour d'autres, elle doit l'être dans le sens de toujours encourageante, positive. Qu'est-ce qui est agréable à Dieu ? Pasteur David adresse le sujet ce dimanche ! Besoin de prière ? Écris-nous à info@eglisefusion.com. Dons, dîme et offrandes : Tu trouveras tous les moyens de donner sur https://www.eglisefusion.com/donner. Lire la vidéo Lire la vidéo 01:16:37 Les dons de l'Esprit selon 1 Co 12-13-14 Cours 8: 25 Août 2026 Et si Dieu vous avait donné un don que vous n'utilisez pas encore ? Le Saint-Esprit équipe chaque croyant pour participer à l'œuvre de Dieu. Pourtant, plusieurs ignorent leurs dons, les comprennent mal ou hésitent à les mettre en pratique. Cet été, joignez-vous au pasteur Serge Pinard pour une étude captivante de 1 Corinthiens 12, 13 et 14. À travers 8 rencontres, découvrez ce que la Bible enseigne réellement sur les dons spirituels, leur raison d'être et leur place dans l'Église aujourd'hui. Une occasion unique de grandir dans votre compréhension de l'œuvre du Saint-Esprit et de découvrir comment Dieu désire vous utiliser pour bénir les autres. Les mardis à 18 h 30, en juillet et en août. Bienvenue à tous ! Lire la vidéo Lire la vidéo 01:04:29 Montre-moi mon coeur | Pasteur Serge Pinard Église Fusion Célébration du dimanche 23 août 2026 Prédicateur : Serge Pinard "Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur ! Éprouve-moi, et connais mes pensées !" Ps 139.23 Si Dieu est omniprésent, il est présent partout, même dans mon cœur. D’ailleurs, le cœur est le lieu de rencontre entre lui et moi. Je peux choisir de lui ouvrir mon cœur ou de le fermer. Mais Lui peut pénétrer mon cœur comme Il le veut. Le grand privilège du croyant, c’est de choisir d’inviter Dieu à sonder son cœur. Besoin de prière ? Écris-nous à info@eglisefusion.com. Dons, dîme et offrandes : Tu trouveras tous les moyens de donner sur https://www.eglisefusion.com/donner. En voir plus Nous contacter Horaire mardi au vendredi 8h30 à 12h00 13h00 à 16h00 Adresse 223 St-Charles Sud, Granby, QC J2G 7A5 Téléphone +1 (450) 375-6946 Courriel info@eglisefusion.com Facebook https://www.facebook.com/eglisefusiongranby Instagram https://www.instagram.com/eglisefusion/ YouTube https://www.youtube.com/c/egliseFusionGranby
- Awana | Eglise Fusion
Ministère : Soirée Awana, maternelle 5 ans à la 6e année. AWANA Maternelle 5 ans à 6e année du primaire Mission Déroulement Notre mission Awana veut atteindre les enfants à la foi en Christ par des expériences riches en Écritures et en mettant l’accent sur l’Évangile. Nous voulons le faire d’une manière amusante et relationnelle. Les enfants qui ne fréquentent pas l’Église Fusion sont les bienvenus. Des frais de 2 $ par soirée sont applicables. Il est possible de payer pour l'année, 28 $. Il faut aussi prévoir un coût de 15 $ pour le cahier. Club Awana Soirée du club les vendredis aux deux semaines de septembre à avril. Décembre → Soirée spéciale de Noël Février → Grand-Prix AWANA (course de voitures miniatures) Avril → Gala de fin d’année Formulaire d'inscription À VENIR Rentrée Awana ven. 18 sept. Salle communautaire (entrée des bureaux) Détails NOTRE ÉQUIPE Danielle Boudrias Surintendante Noémie Jacques Capitaine d'équipe C lub VIE Jonathan Naud Capitaine d'équipe Club VIE Jennifer Poirier Capitaine d'équipe Club VIE Rachel Célestin Assistante Club VIE Alexandre Côté Capitaine d'équipe Flammèches Danielle Lachance Capitaine d'équipe Flamm èches Françoise Allaghen Capitaine d'équipe Flamm èches Johanne Dufresne Assistante Flammèches RESTER AU COURANT DE AWANA Courriel Lettre hebdomadaire Awana Canada Découvrez nos autres ministères ACCUEIL L'expérience Fusion AWANA Pour les 5 à 12 ans CÉRÉMONIES Baptêmes - Mariages - Funérailles CHORALE SaintFonie ESPACE BIENVENUE Suivi des nouveaux F-FUSION Éducation chrétienne des enfants FORMATION Plus sur la Bible FUSION'ELLES Ministère des femmes FUSION POUR LE MONDE Mission locale et globale GROUPES-VIE ET + HASHTAG Jeunesse (12-25 ans) HOMMES PHARES Ministère des hommes LOUANGE Musique et adoration RELATION D'AIDE Soins pastoraux
- Donner | Eglise Fusion
Il existe différentes manières de supporter financièrement l'Église Fusion. DONNER AUTRES MOYENS DE DONNER 1. Sur place Vous pouvez donner chaque dimanche matin dans les paniers qui circulent durant les annonces. Des enveloppes sont à votre disposition pour cela. Il est également possible de donner par carte débit au point de paiement Interac à l’arrière du sanctuaire. 3. Par chèque Envoyez votre chèque libellé à l’ordre de « Église Fusion » par voie postale, à l’adresse : 223 rue Saint-Charles Sud Granby, Québec J2G 7A5 2. Via AccèsD Vous pouvez ajouter Église Fusion à la liste de vos fournisseurs et nous faire parvenir votre don de la même façon que vous payez une facture dans AccèsD. Le numéro de facture doit être APD suivi des quatre chiffres de votre numéro de donateur. Par exemple, si votre numéro de membre est 777, le numéro de facture devra être APD0777. 4. Par virement Interac À partir de votre compte bancaire, vous pouvez nous adresser vos virements Interac à l’adresse : interac@eglisefusion.com Notez la question : Nom de notre Église ? Réponse : Fusion CAMPAGNES DE FINANCEMENT Donner Puits à Kimpese, RDC Pour finaliser notre part du projet en fournissant de l'eau potable à toute une communauté Voir plus Donner Bâtiment Pour soutenir la croissance de l'Église Fusion avec un plus grand bâtiment Voir plus DES QUESTIONS SUR LES DONS ? Courriel Obtenir un numéro de donateur
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- Être conséquent, consacré et concret dans sa foi : les leçons de Michée
Il est relativement facile de vivre sa foi lorsque tout va bien. Lorsque nos projets fonctionnent, que nos relations sont bonnes et que les circonstances nous sourient, il est naturel de parler de notre confiance en Dieu. Mais que se passe-t-il lorsque la pression augmente ? Lorsque nos efforts semblent inutiles? Lorsque notre obéissance à Dieu nous isole ? Lorsque la majorité pense autrement et que suivre Dieu signifie prendre position seul ? C’est précisément dans ces moments que notre foi révèle ce qu’elle vaut. L’histoire de Michée, fils de Jimla, rapportée dans 1 Rois 22, nous présente un homme peu connu de la Bible, mais dont l’attitude constitue un puissant exemple de fidélité. Michée n’est pas le prophète qui a écrit le livre de Michée: il s’agit de deux personnes différentes. Le Michée dont il est question ici est un prophète qui a vécu à l’époque du roi Achab. Son histoire nous enseigne trois caractéristiques essentielles d’une foi authentique : être conséquent, être consacré et être concret. 1. Être conséquent avec sa foi Être conséquent signifie agir en conformité avec ses principes, ses convictions et ses décisions. Michée était conséquent avec sa foi. Le contexte de 1 Rois 22 est particulièrement frappant. Le roi Achab souhaite partir en guerre contre Ramoth en Galaad. Avant de prendre sa décision, il consulte environ quatre cents prophètes. Tous lui donnent essentiellement le même message : il peut partir au combat et il remportera la victoire. Tout semble réglé. Pourtant, Josaphat, roi de Juda, n’est pas satisfait. Il demande s’il n’existe pas un autre prophète que l’on pourrait consulter. Achab répond alors qu’il y en a bien un autre : Michée, fils de Jimla. Mais il ajoute quelque chose de révélateur : il le déteste parce que Michée ne lui prophétise jamais rien de bon. Pourquoi Achab n’aime-t-il pas Michée ? Parce que Michée ne dit pas au roi ce qu’il veut entendre. Il dit ce que Dieu lui demande de dire. Le messager du roi tente pourtant de préparer Michée. Les autres prophètes ont tous annoncé du positif. Il serait donc plus simple de faire comme eux. Mais Michée répond en substance : « L'Éternel est vivant! J'annoncerai ce que l'Éternel me dira. » Quelle déclaration! Michée refuse de laisser la pression du groupe déterminer son message. Il ne cherche pas l'approbation du roi. Il ne cherche pas à être populaire. Il ne cherche pas le consensus. Il veut être fidèle. La foi ne consiste pas seulement à croire ; elle consiste à vivre selon ce que l'on croit C’est une question importante pour chacun de nous. Si nous croyons que l’Évangile est vrai, notre vie devrait progressivement refléter cette conviction. Si nous croyons que Jésus-Christ est mort et ressuscité pour nous, cela devrait transformer notre manière de vivre, de parler, de travailler, d’aimer et de traiter les autres. Paul nous exhorte dans Éphésiens 4 à marcher d’une manière digne de la vocation que nous avons reçue, dans l’humilité, la douceur, la patience et l’amour. Être conséquent ne signifie pas être parfait. Cela signifie que notre vie cherche réellement à correspondre à notre foi. Nous pouvons tomber. Nous pouvons nous tromper. Nous pouvons avoir besoin de repentance. Mais nous refusons de vivre dans une contradiction permanente entre ce que nous affirmons croire et la manière dont nous vivons. 2. Être consacré à Dieu La deuxième caractéristique que nous pouvons retenir de Michée est la consécration. Être consacré, c’est se donner entièrement à une cause. C’est mettre ses forces, son énergie et ses ressources au service de ce que l’on considère comme essentiel. Michée avait placé Dieu au centre de sa vie. Le récit montre un homme prêt à annoncer la vérité devant un roi puissant, même s’il savait que cela pouvait lui coûter cher. Il se retrouve effectivement emprisonné et condamné à vivre avec du pain et de l’eau d’affliction. Michée avait donc fait un choix : mieux valait subir les conséquences de son obéissance que bénéficier des avantages de sa désobéissance. C’est une image forte de la consécration. Mettre tous ses œufs dans le même panier Normalement, on nous conseille de ne pas mettre tous nos œufs dans le même panier. Mais dans la foi, l’image prend un tout autre sens. Pour le chrétien, il existe un seul panier qui mérite réellement de recevoir toute notre confiance : Jésus-Christ. Être consacré signifie dire : « Seigneur, ma vie t’appartient. Mes choix t’appartiennent. Mon avenir t’appartient. Mes talents t’appartiennent. Mes ressources t’appartiennent. » Cela ne signifie pas que nous abandonnons toute ambition ou que nous cessons de travailler pour progresser. Cela signifie plutôt que nous plaçons tout ce que nous sommes sous la direction de Dieu. La consécration de Michée lui permet de faire face à l’adversité sans abandonner ses convictions. Et cette consécration doit aussi être accompagnée d’humilité. Le livre de Michée rappelle cette magnifique déclaration : Dieu demande à son peuple de pratiquer la justice, d’aimer la miséricorde et de marcher humblement avec lui. La consécration se manifeste dans notre manière de traiter les autres Pratiquer la justice, c’est refuser les petits compromis avec le mensonge, la tricherie et la malhonnêteté. Aimer la miséricorde, c’est apprendre à pardonner, à donner une nouvelle chance, à soutenir quelqu’un qui traverse une difficulté. Marcher humblement avec Dieu, c’est accepter que nous ne sachions pas tout. Même après des années de vie chrétienne, nous avons encore besoin d’apprendre. L’humilité consiste notamment à reconnaître nos erreurs, à aller chercher la vérité à la source, à écouter avant de juger et à accepter que nous puissions nous être trompés. La vraie consécration ne produit donc pas des chrétiens arrogants. Elle produit des hommes et des femmes qui appartiennent davantage à Dieu et qui deviennent, par conséquent, plus humbles devant les autres. 3. Être concret dans sa foi Le troisième mot est peut-être le plus pratique : concret. Être concret dans sa foi signifie transformer ses convictions spirituelles en actions visibles dans la vie quotidienne. Il ne suffit pas de savoir ce que nous croyons. Notre foi doit influencer ce que nous faisons. Nos croyances devraient guider nos choix, notre manière de traiter notre conjoint, nos enfants, nos collègues, nos voisins et même les personnes avec lesquelles nous sommes en désaccord. Une foi concrète ne sépare pas la vie chrétienne du reste de la vie. Jésus n’est pas simplement un élément ajouté à notre vie On pourrait facilement concevoir notre existence comme une série de compartiments : famille, travail, loisirs, finances, relations, projets… et, quelque part, la religion. Mais Jésus ne vient pas simplement ajouter un compartiment supplémentaire à notre vie. Il devient la source à partir de laquelle tous les autres domaines prennent leur sens. Voilà pourquoi la foi chrétienne ne devrait pas être limitée au dimanche matin. L’Église n’est pas simplement une activité hebdomadaire. Notre relation avec Dieu doit se manifester dans notre quotidien. Être concret, c’est faire correspondre nos actes avec nos valeurs spirituelles. C’est laisser notre foi influencer notre comportement lorsque personne ne nous regarde. C’est choisir l’honnêteté lorsque mentir serait plus avantageux. C’est pardonner lorsque nous préférerions garder notre rancune. C’est défendre quelqu’un qui est injustement traité. C’est faire notre travail avec intégrité. C’est servir sans nécessairement chercher les compliments. C’est vivre selon la vérité de Dieu même lorsque la majorité choisit une autre voie. La majorité n’a pas toujours raison C’est probablement l’une des leçons les plus fortes de l’histoire de Michée. Quatre cents prophètes disent une chose. Michée dit autre chose. La majorité n’est pas nécessairement la vérité. Dans notre société, la pression du consensus peut être immense. Nous sommes constamment exposés à ce que pensent les autres. Les réseaux sociaux, les médias, notre environnement professionnel et même nos relations personnelles peuvent nous pousser à penser et à agir comme tout le monde. Mais le chrétien n’est pas appelé à suivre la majorité simplement parce qu’elle est majoritaire. Il est appelé à suivre Dieu. Michée accepte même la solitude que peut représenter la fidélité. Il est seul face au roi, seul face aux autres prophètes et finalement seul dans les conséquences de son choix. Pourtant, il reste fidèle à ce que Dieu lui a demandé. Son histoire nous rappelle que la fidélité ne se mesure pas au nombre de personnes qui nous approuvent. Parfois, être fidèle signifie être le seul à dire la vérité. Et lorsque nous tombons ? Il y a une autre dimension extraordinaire dans le message de Michée: l’échec et la chute ne doivent pas constituer notre fin. Le livre de Michée contient cette déclaration pleine d’espérance : « Si je suis tombé, je me relèverai; si je suis assis dans les ténèbres, l’Éternel sera ma lumière. » Cette parole nous rappelle une vérité fondamentale : le juste n’est pas celui qui ne tombe jamais. Le juste est celui qui se relève. Proverbes 24:16 exprime la même réalité : le juste peut tomber sept fois, mais il se relève. La différence entre le juste et celui qui s’abandonne n’est donc pas l’absence de chute. C’est la capacité de se relever. La vie chrétienne n’est pas la recherche de la perfection, mais une persévérance fidèle Nous pouvons tomber. Nous pouvons échouer. Nous pouvons prendre de mauvaises décisions. Nous pouvons nous éloigner de Dieu. Nous pouvons même connaître des périodes où nous avons l’impression d’être assis dans les ténèbres. Mais les ténèbres ne constituent pas nécessairement notre destination. L’Éternel demeure notre lumière. La véritable question n’est donc pas seulement : « Est-ce que je suis tombé ? » La question est : « Est-ce que je vais me relever ? » Par la grâce de Dieu, la réponse peut être oui. Notre véritable destination Un détail de l’histoire de Michée est particulièrement intéressant : le récit biblique ne nous dit pas clairement ce qui lui arrive après son emprisonnement. Cette absence de conclusion peut nous rappeler une réalité spirituelle importante : notre finalité n’est pas ici. Notre vie présente n’est pas notre destination ultime. Notre succès, notre réputation, nos possessions, nos combats et même notre mort ne constituent pas la fin de notre histoire. Pour celui qui appartient à Jésus-Christ, l’espérance ultime est la vie éternelle avec Dieu. C’est cette perspective qui permet de rester conséquent, consacré et concret même lorsque les circonstances sont difficiles. Conclusion : une foi qui tient debout L’histoire de Michée, fils de Jimla, nous présente un homme qui aurait pu choisir la facilité. Il aurait pu dire ce que le roi voulait entendre. Il aurait pu suivre les quatre cents autres prophètes. Il aurait pu éviter l’opposition. Il aurait pu rechercher l’approbation. Mais il a choisi une autre voie : la fidélité à Dieu. Son exemple nous pose aujourd’hui trois questions simples mais profondes : Suis-je conséquent avec ma foi ? Est-ce que ma manière de vivre correspond réellement à ce que je crois ? Suis-je consacré à Dieu ? Est-ce que je lui donne réellement la première place dans ma vie ? Suis-je concret dans ma foi ? Est-ce que mes convictions se voient dans mes choix et dans ma manière de traiter les autres ? La réponse à ces questions ne doit pas nous conduire à la culpabilité, mais à la transformation. Dieu ne nous demande pas d’être parfaits. Il nous appelle à être fidèles. Et lorsque nous tombons, il nous appelle à nous relever. Lorsque nous sommes dans les ténèbres, il demeure notre lumière. Lorsque nous sommes seuls, il demeure avec nous. Lorsque la majorité choisit une autre voie, nous pouvons continuer à marcher avec lui. Alors, que notre prière soit simple : Seigneur, rends-moi conséquent dans ma foi, consacré à ta volonté et concret dans ma manière de vivre. Et lorsque je tombe, donnes-moi la grâce de me relever et de continuer à marcher avec toi.
- Montre-moi mon coeur
La présence de Dieu Savons-nous que nous sommes constamment l’objet d’une action divine ? Celle-ci se déroule en ce moment même, que nous en soyons conscients ou non, et nous ne pouvons pas y échapper. Cette action est le résultat de la présence de Dieu. Nous utilisons le terme omniprésence de Dieu pour exprimer la pensée que Dieu est partout. Le psalmiste nous le confirme en disant : Tu m’entoures par derrière et par devant, Et tu mets ta main sur moi (Ps 139.5). Il y a plus encore. Dieu est tellement présent qu’il nous précède. L’auteur du psaume 139 dit également : C’est toi qui as formé mes reins, Qui m’as tissé dans le sein de ma mère… 15 Mon corps n’était point caché devant toi, Lorsque j’ai été fait dans un lieu secret, Tissé dans les profondeurs de la terre 16 Quand je n’étais qu’une masse informe, tes yeux me voyaient; Et sur ton livre étaient tous inscrits Les jours qui m’étaient destinés, Avant qu’aucun d’eux existât (Ps. 139.13). Dieu était directement impliqué dans la gestion du processus qui t’a fait. Lorsque tu étais sans visage et sans personnalité (Quand je n’étais qu’une masse informe), Dieu t’avait déjà dessiné et la durée de ta vie avait déjà été décidée (Et sur ton livre étaient tous inscrits Les jours qui m’étaient destinés). La présence active de Dieu Cette présence est loin d’être passive. Le dernier conseil du roi David à son fils Salomon nous révèle l’un des grandes vérités concernant l’activité de Dieu : Et toi, Salomon, mon fils, connais le Dieu de ton père, et sers-le d'un cœur dévoué et d'une âme bien disposée, car l'Éternel sonde tous les cœurs et pénètre tous les desseins et toutes les pensées (1 Chroniques 28:9). Remarquons que Dieu nous est présenté comme celui qui sonde tous les cœurs sans exception. Le psalmiste le confirme : Du lieu de sa demeure il observe Tous les habitants de la terre, 15 Lui qui forme leur cœur à tous, Qui est attentif à toutes leurs actions (Ps 33.14-15). Nous sommes plus de huit milliards sur la terre en ce moment et voilà que cette affirmation nous introduit à une vérité époustouflante ! Pourquoi sommes-nous sondés ? Tout d’abord, le verbe hébreu « sonder » implique l’action d’examiner en profondeur, d’investiguer les pensées ou les intentions, ou d’écouter attentivement. Ce que Dieu fait constamment en nous. Il nous sonde premièrement pour connaître et pour nous aider à connaître notre propre cœur (Ps 139.1). Il nous sonde aussi pour faire émerger les soupirs qui n’ont pas de mots et que nous n’arrivons pas à exprimer (Rom 8.27-28). En vue du ministère, Dieu sonde les cœurs pour confier le travail qu’il veut voir accompli (1Th 2.4). Il regarde aussi la disposition du cœur en vue de la réception de l’Esprit (Ac 15.8). Dieu sonde aussi les cœurs pour les guérir (il y aurait beaucoup à écrire sur les trajets divins en vue de la guérison du cœur). Notre coopération Si tel est le cas, il nous est possible d’inviter Dieu à sonder nos cœurs. Le psalmiste avait compris qu’il pouvait participer volontairement au bien-être de son cœur en s’offrant lui-même à l’examen divin. Il écrit : Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur! Éprouve-moi, et connais mes pensées ! Regarde si je suis sur une mauvaise voie, Et conduis-moi sur la voie de l’éternité ! (Ps 139.23) Il est donc possible pour l’enfant de Dieu d’expérimenter le bien de l’action divine dans la révélation de son propre cœur. Cela peut transformer nos vies d’une manière inimaginable.
- Qu’est-ce qu’un dirigeant d’Église?
Lorsqu’on parle des responsables d’une Église, plusieurs titres sont employés : pasteur, ancien, évêque, surveillant, ministre ou encore membre du comité pastoral. Ces mots désignent-ils des fonctions différentes? Existe-t-il une hiérarchie entre eux? Et surtout, comment le Nouveau Testament décrit-il ceux qui ont la responsabilité de conduire une assemblée chrétienne? Notre vocabulaire actuel est largement influencé par l’histoire et les traditions ecclésiastiques. Pourtant, lorsqu’on retourne aux textes bibliques, on découvre que les termes ancien, évêque et pasteur ne décrivent pas trois titres distincts, mais plutôt trois dimensions complémentaires d’un même ministère de direction d’église. Un collège d’anciens Le mot collège évoque généralement, pour nous, un établissement d’enseignement. Il possède cependant un autre sens plus ancien : une réunion de personnes exerçant la même fonction ou possédant la même dignité. C’est dans ce sens que l’on parle, par exemple, du Collège des médecins. L’expression collège d’anciens désigne donc un groupe de responsables qui exercent ensemble la direction spirituelle d’une Église locale. Le mot grec presbyterion, employé dans le Nouveau Testament, signifie précisément « assemblée des anciens », « conseil » ou « corps des anciens ». Paul écrit à Timothée : « Ne néglige pas le don qui est en toi, et qui t’a été donné par prophétie avec l’imposition des mains de l’assemblée des anciens. » — 1 Timothée 4.14 À l’Église Fusion, nous n’utilisons pas fréquemment l’expression collège d’anciens. Pourtant, notre comité pastoral correspond assez bien à cette réalité : plusieurs responsables spirituels participent ensemble à la conduite de l’Église. Cette collégialité ne signifie pas nécessairement que tous les responsables doivent exercer exactement la même influence ou assumer les mêmes responsabilités. Une Église peut reconnaître un pasteur principal chargé de communiquer la vision, de coordonner l’équipe et, lorsque cela devient nécessaire, de trancher certaines questions. Il faut cependant être honnête : le Nouveau Testament ne définit pas explicitement une fonction appelée « pasteur principal ». Il s’agit plutôt d’un modèle de gouvernance que certaines Églises considèrent compatible avec les principes bibliques. Le danger serait de faire du pasteur principal un dirigeant solitaire ou incontestable. La présence d’une équipe d’anciens constitue justement une protection contre l’autoritarisme, l’aveuglement personnel et l’absence de redevabilité. Le pasteur : celui qui prend soin du troupeau Le titre le plus courant aujourd’hui dans les milieux évangéliques est celui de pasteur. Curieusement, le nom grec poimēn, lorsqu’il désigne des responsables d’Églises, apparaît explicitement surtout dans Éphésiens 4.11 : « Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs. » Le mot poimēn signifie d’abord « berger ». Dans le monde biblique, le berger devait : surveiller les dangers qui menaçaient le troupeau; protéger les brebis contre les prédateurs; soigner celles qui étaient malades ou blessées; chercher celles qui s’étaient perdues; conduire le troupeau vers la nourriture et l’eau; vivre auprès des brebis afin de gagner leur confiance. Le titre de pasteur met donc l’accent moins sur le statut du responsable que sur sa relation avec les personnes qui lui sont confiées. Le pasteur biblique ne se contente pas de prêcher le dimanche. Il veille sur les âmes, protège l’Église contre les enseignements destructeurs, soigne les blessés, cherche ceux qui s’éloignent et conduit les croyants vers la maturité spirituelle. Même si dans le NT le nom pasteur est rarement appliqué aux dirigeants chrétiens, le verbe correspondant, qui signifie « faire paître » ou « prendre soin comme un berger », leur est clairement attribué. Paul dit aux responsables d’Éphèse de « paître l’Église du Seigneur » (Actes 20.28). Pierre donne la même instruction aux anciens : « Paissez le troupeau de Dieu qui est sous votre garde, non par contrainte, mais volontairement, selon Dieu. » — 1 Pierre 5.2 Être pasteur ne consiste donc pas d’abord à porter un titre. C’est accomplir le travail d’un berger auprès du peuple de Dieu. Les dirigeants de l’Église Fusion sont donc des pasteurs, mais plus que cela. L’évêque : celui qui veille Le mot évêque traduit le grec episkopos (d’où vient l’église épiscopalienne chez les Anglicans, dirigée par un évêque). Il peut également être rendu par « surveillant », « gardien » ou overseer en anglais. Le terme met l’accent sur la responsabilité de veiller à la saine doctrine, à la pratique de la Parole de Dieu, au bon fonctionnement et à la santé spirituelle de l’Église. L’évêque doit surveiller ce qui lui est confié, discerner les dangers et s’assurer que l’assemblée demeure fidèle à l’Évangile. Paul écrit : « Cette parole est certaine : si quelqu’un aspire à la charge d’évêque, il désire une œuvre excellente. » — 1 Timothée 3.1 Il énumère ensuite les qualités nécessaires : « Il faut donc que l’évêque soit irréprochable, mari d’une seule femme, sobre, modéré, réglé dans sa conduite, hospitalier, propre à l’enseignement. » — 1 Timothée 3.2 Ce qui frappe dans cette liste, c’est que Paul insiste davantage sur le caractère du dirigeant que sur ses talents. Le responsable doit savoir enseigner, mais il doit surtout être irréprochable, fidèle, maître de lui-même, hospitalier et capable de bien diriger sa propre maison. Le leadership chrétien repose donc premièrement sur une vie crédible. Le charisme, l’éloquence et les compétences administratives ne compensent jamais un caractère déficient. Pour certaines dénominations, l’évêque est un titre hiérarchique. À la Fusion, les pasteurs/anciens sont des évêques dans le sens de la fonction de l’évêque décrite plus haut. L’ancien : celui qui possède la maturité nécessaire Le terme le plus fréquemment utilisé dans le Nouveau Testament pour désigner les responsables des Églises locales est probablement celui d’ancien. Il traduit le grec presbyteros (d’où les églises presbytériennes, dirigées par des anciens). À l’origine, ce mot désigne une personne plus âgée. Il est ensuite devenu un titre de responsabilité et de dignité. Dans le monde juif, les anciens participaient à la direction de la communauté, à l’administration de la justice et aux délibérations publiques. Les premières Églises ont repris ce vocabulaire pour désigner leurs responsables. Dans Actes 14.23, Paul et Barnabas établissent des anciens dans les Églises qu’ils ont fondées : « Ils firent nommer des anciens dans chaque Église et, après avoir prié et jeûné, ils les recommandèrent au Seigneur, en qui ils avaient cru. » Paul confie également cette mission à Tite : « Je t’ai laissé en Crète, afin que tu mettes en ordre ce qui reste à régler et que, selon mes instructions, tu établisses des anciens dans chaque ville. » — Tite 1.5 Le terme ancien ne signifie pas nécessairement que le responsable doit être avancé en âge. Il évoque surtout la maturité, la sagesse, la stabilité et l’expérience spirituelle. Un homme peut être relativement jeune et posséder une réelle maturité; inversement, l’âge ne garantit pas automatiquement la sagesse. L’ancien doit être une personne dont la vie et la foi peuvent servir de modèle. Pierre ne commande pas aux anciens de dominer l’Église, mais de devenir « les modèles du troupeau » (1 Pierre 5.3). Les dirigeants de l’Église sont donc des pasteurs, des évêques et des anciens. Ancien, évêque et pasteur : trois dimensions du même ministère Plusieurs passages montrent que les termes ancien, évêque et pasteur se rapportent à une même responsabilité spirituelle. Actes 20 en fournit l’un des exemples les plus clairs. Au verset 17, Paul fait appeler les anciens de l’Église d’Éphèse. Lorsqu’il s’adresse à eux, il leur dit : « Prenez donc garde à vous-mêmes et à tout le troupeau sur lequel le Saint-Esprit vous a établis évêques, pour paître l’Église du Seigneur, qu’il s’est acquise par son propre sang. » — Actes 20.28 Les mêmes hommes sont donc : des anciens, en raison de leur maturité et de leur fonction; des évêques, parce qu’ils surveillent l’Église; des pasteurs, puisqu’ils doivent prendre soin du troupeau. Tite 1 confirme ce rapprochement. Paul demande d’établir des « anciens » (presbuteros) dans chaque ville au verset 5, puis il décrit les qualités que doit posséder « l’évêque » (episkopos) au verset 7. Il semble passer naturellement d’un terme à l’autre parce qu’il parle de la même fonction. De même, dans 1 Pierre 5.1-2, Pierre s’adresse aux anciens et leur demande de prendre soin du troupeau et d’en exercer la surveillance. Les trois idées se retrouvent encore une fois dans le même passage. Il est important de se référer aux mots grecs originaux et non seulement à nos traductions françaises. On pourrait donc résumer ainsi : ancien désigne la personne et sa maturité; évêque décrit sa responsabilité de surveillance; pasteur illustre sa manière de prendre soin de l’Église. Une direction exercée en équipe Le Nouveau Testament parle régulièrement des anciens au pluriel. Paul et Barnabas établissent des anciens dans chaque Église. Jacques demande au malade d’appeler « les anciens de l’Église » afin qu’ils prient pour lui. Pierre s’adresse aux anciens qui se trouvent parmi les croyants. Cette pluralité indique que la direction d’une Église ne devrait normalement pas reposer sur une seule personne. Actes 15 présente un exemple important de discernement collectif. Une controverse majeure éclate au sujet de la circoncision des croyants non juifs. Les apôtres et les anciens se réunissent à Jérusalem pour examiner la question. Après avoir entendu les témoignages, discuté des faits et considéré les Écritures, ils prennent une décision avec la participation de l’Église. Ce passage n’est pas un modèle administratif détaillé applicable mécaniquement à chaque comité pastoral. Il concerne une assemblée exceptionnelle réunissant les apôtres, les anciens et l’Église de Jérusalem. Il révèle néanmoins plusieurs principes essentiels : les dirigeants écoutent, discutent, examinent les faits, se soumettent à la Parole et cherchent ensemble la direction du Saint-Esprit. La collégialité biblique n’exige pas que tous aient exactement le même rôle. Elle exige cependant qu’aucun responsable ne se considère comme étant au-dessus de la correction, du dialogue ou de la redevabilité. Une autorité qui appartient d’abord à Christ Les dirigeants ne sont jamais propriétaires de l’Église. Paul rappelle que le troupeau appartient au Seigneur, qui l’a acquis par son propre sang. Pierre appelle Jésus « le souverain pasteur » (1 Pierre 5.4). Tout pasteur demeure donc lui-même une brebis sous l’autorité de Christ. L’autorité spirituelle n’est pas donnée pour dominer, contrôler ou construire un royaume personnel. Elle est confiée afin de servir, protéger, enseigner et conduire le peuple de Dieu. Jésus a clairement établi la différence entre le leadership du monde et celui de son royaume : « Quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur. » — Matthieu 20.26 Un dirigeant d’Église n’est donc pas simplement un administrateur compétent, un excellent communicateur ou une personnalité rassembleuse. C’est un serviteur appelé par Dieu, reconnu par l’Église, qualifié par son caractère et chargé de prendre soin du troupeau de Christ. Alors, qu’est-ce qu’un dirigeant d’Église? Un dirigeant d’Église est un ancien parce qu’il doit manifester la maturité et la sagesse nécessaires pour conduire les croyants. Il est un évêque parce qu’il doit surveiller, protéger et administrer fidèlement ce que Dieu lui confie. Il est un pasteur parce qu’il prend soin des personnes comme un berger prend soin de son troupeau. Ces termes ne devraient pas devenir des titres honorifiques servant à élever certains chrétiens au-dessus des autres. Ils décrivent une responsabilité exigeante, exercée sous le regard de Dieu. Le véritable dirigeant chrétien ne cherche pas premièrement à être suivi. Il cherche à conduire les autres vers Christ. Il ne possède pas le troupeau : il en prend soin pour le compte du souverain Pasteur. Il n’exerce pas son autorité seul et sans contrôle : il travaille avec d’autres responsables, demeure redevable et se soumet lui-même à la Parole de Dieu. Les modèles de gouvernance peuvent varier d’une Église à l’autre. Certaines utilisent les titres de pasteurs, d’autres parlent d’anciens ou de comité pastoral. C’est compréhensible que les titres s’appliquent à notre contexte d’église et se modernisent. La question la plus importante n’est cependant pas le titre employé, mais la réalité biblique vécue : ces responsables possèdent-ils le caractère biblique, prennent-ils soin du troupeau, protègent-ils l’Église et conduisent-ils ensemble le peuple de Dieu sous l’autorité de Jésus-Christ? Voilà ce qui définit véritablement un dirigeant d’Église.







