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  • Le Titanic a été en péril, jamais l’Église

    Série : L'Église - Partie 6 Article rédigé à partir du message du pasteur David Naud Plusieurs voient l'Église comme un bateau qui est en train de couler.  Nous sommes témoins de la vente de plusieurs bâtiments d’églises catholiques au Québec, mais l’église évangélique elle, est en croissance dans le monde entier. Et le Seigneur est au contrôle de son Église, elle ne sera jamais en péril malgré les tempêtes.   Tout comme l'arche de Noé, l'Église est le seul bateau insubmersible dont Jésus est le capitaine. Jésus représente d’ailleurs le bateau lui-même, car tous ceux qui sont dans l'arche sont sauvés du jugement à venir ! Il est vrai que l'Église a souffert au cours de l'histoire et va encore souffrir, mais jamais elle ne sera en péril car le Seigneur est maître de son Église.  Au fil du temps, les nombreuses persécutions qu’elle a subies ont eu pour effet qu’elle a continué de se multiplier par la puissance de Dieu !   Avec l’influence du monde dans lequel nous vivons, quelle image avons-nous de l'Église ?  Pour certains, elle est une famille, un lieu d'enseignement sur Dieu et la vie chrétienne.  « D’autres pensent que l’Église est un hôpital qui passe l’essentiel de son temps à soigner les blessés de la vie.  Pour d’autres, elle est comme un bistrot de quartier où chacun peut venir déverser ses états d’âme et recevoir sans jugement une écoute compatissante [1] . » Ces métaphores contemporaines de l’Église possèdent toutes une part de vérité. Mais reflètent-elles le désir profond de Dieu ? Sont-elles suffisantes pour définir son rôle et ses priorités ?   Ensemble, voyons cinq autres images bibliques de l'Église pour préciser son essence :   L’Église comme Peuple de Dieu  La promesse du peuple était faite dès Adam et Ève et Abraham, mais la concrétisation s'est faite avec Israël.  Si Israël existe comme peuple, c’est parce qu’il a été choisi par Dieu (Dt 4,20 ; 7,6-8) et appelé par Lui (És 48,12), non pas en raison de sa puissance ou de ses mérites (Dt 8,17 ; 9,4), mais par amour.   Cette élection sera scellée dans l’Alliance (l’ancienne), acte fondateur du peuple élu, pacte scellé dans le sang d’un sacrifice par lequel les douze tribus s’engagent à accomplir la Loi (Ex 24, 4-8). Ainsi, Dieu est le Dieu d’Israël, Israël est le peuple de Dieu (Dt 29,12 ; Lv 26,12 ; Jr 7,23 ; Ez 11,20, etc.).  Un peuple saint, consacré au Seigneur, dédié à son service, témoin du Dieu unique (És 44,8). Cependant, si Israël jouit de tels privilèges, ce n’est pas pour lui seul.  Toutes les nations y sont appelées (És 2,2 ; Ps 46,10) pour glorifier Dieu (És 45,23) et avoir part aux bénédictions d’Abraham (Gn 12,3 ; Jr 4,2 ; Sir 44,21) [2] .   Aujourd’hui, par Jésus (la nouvelle Alliance), on devient membre, non pas par la naissance physique, mais en « naissant d’en haut… d’eau et d’Esprit » (Jn 3,3-5), c’est-à-dire par la foi au Christ. Le baptême d’eau en est le témoignage et l'engagement.   L'Église n'est pas une parenthèse ni un remplacement d'Israël, elle est la continuité du plan de Dieu pour son peuple, annoncé depuis toujours.   Dans 1 Pi 2, 9-10, Pierre écrivant à l’Église affirme ceci :   9. Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière,10. vous qui autrefois n'étiez pas un peuple, et qui maintenant êtes le peuple de Dieu, vous qui n'aviez pas obtenu miséricorde, et qui maintenant avez obtenu miséricorde. Faisant partie du peuple de Dieu, nous sommes unis en une famille spirituelle, un lieu où l’on cultive des relations fraternelles authentiques, où chacun a la possibilité de cheminer et d’exercer ses dons pour le bien des autres. C’est une famille unie autour d’un même Père, d’un même Seigneur (Jésus-Christ) et animée par un même Esprit [3] . Éphésiens 2, 18 À travers lui, en effet, nous avons les uns et les autres accès auprès du Père par le même Esprit.19 Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers ni des résidents temporaires; vous êtes au contraire concitoyens des saints, membres de la famille de Dieu.   L’Église comme la Vigne de Dieu L’Église est la terre de culture, le champ de Dieu (1 Co 3,9),  l a vigne y étant souvent citée en exemple.  Dans l'AT, il y a un parallèle entre Israël et la vigne...malheureusement il n'y avait pas de bons fruits.  Dans Osée 10, 1 : Israël est semblable à une vigne qui dégénère, il ne produit du fruit que pour lui-même. Plus il a eu de fruit, plus il a édifié d’autels. Plus sa terre était belle, plus il embellissait les stèles pour ses divinités.2 Leur cœur est faux, mais ils vont maintenant devoir payer leurs fautes.   Dans Jean 15, 1-6, Jésus rappelle l'image de la vigne pour son Église de façon positive, il l’appelle à porter du fruit pour la gloire de Dieu... Lui-même étant le cep (tronc) et nous les sarments (branches).  L'image de la vigne rappelle à l'Église que le Seigneur s’attend à ce que l'on porte du fruit ! Notre prière comme Église est que le Seigneur continue de nous émonder afin de porter encore plus de fruits. L’Église comme le Corps Le corps montre l’unité de l’Église dans sa diversité !  Dans 1 Co 12, 27, nous lisons : Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part . Paul cite l'utilité de chaque membre sans exception, car l’image du corps était souvent utilisée à son époque.  L’image du corps de Christ pour signifier l’Église nous parle d’unité, de diversité, d’interdépendance. Personne ne se suffit à lui-même !   L'unité dans la diversité sans chercher à être comme les autres, mais plutôt, cherchez la complémentarité. L’Église est pleinement efficace quand chacun joue son rôle selon ses dons. L’Église comme le Troupeau Trop souvent, cet aspect de l’image de l’Église est tourné au ridicule. Les propos souvent entendus comparent les chrétiens à des suiveux, à des moutons. Pourtant, cette image de l’Église provient des Écritures.  Dans l’Ancien Testament, au Psaume 23,1, David, lui-même un berger, y réfère : L’Éternel est mon berger je ne manquerai de rien ! Au chapitre 10 de l’évangile de Jean, Jésus utilise cette même image, lui-même étant le bon berger.  Jésus t’a appelé par ton nom et tu as reconnu sa voix. C’est pourquoi tu es rassemblé avec les autres brebis du Seigneur pour former l’Église !   Jean 10, 27-28 : 27 Mes brebis écoutent ma voix, je les connais et elles me suivent.28 Je leur donne la vie éternelle. Elles ne périront jamais et personne ne pourra les arracher à ma main. C’est pourquoi parlons de Jésus autour de nous, afin que d’autres viennent à connaître le bon berger et à recevoir la vie éternelle !   L’Église comme le Temple de Dieu  L’image de l’édifice, Jésus étant la pierre angulaire, le Temple du Saint-Esprit.  Les prophètes avaient cependant annoncé la venue d’un temple nouveau et définitif dans une perspective messianique et universaliste : « Car ma maison sera appelée ‘maison de prière‘ pour tous les peuples  » (És 56,7). Le Nouveau Testament proclame l’accomplissement de cette promesse dans le nouveau peuple. Le Christ parle de son propre corps comme d’un temple (Jn 2,21 ; cf. He 9,11), se comparant à la pierre rejetée par les bâtisseurs qui est devenue la pierre angulaire, (Mt 21,42 ; cf. Ac 4,11 ; 1 P 2,7 ; Ps 117,22).   Dans 1 Co 3, 16-17, Paul déclare que nous sommes le « temple de l’Esprit Saint » : 16. Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous ? 17. Si quelqu'un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est saint, et c'est ce que vous êtes. Cette structure est décrite par divers termes : « édifice de Dieu » (1 Co 3,9), « maison de Dieu » qui est « l’Église du Dieu vivant, colonne et soutien de la vérité  (1 Tm 3,15), « demeure de Dieu en Esprit » (Ep 2,19-22), « maison de Dieu parmi les mortels » (Ap 21,3), « temple du Dieu vivant » (2 Co 6,16 ; cf. 1 Co 3,16-17 ; Ep 2,21), dont nous sommes les « pierres vivantes » (1 P 2,5), « ville sainte, Jérusalem nouvelle » que Jean voit en vision descendre du ciel d’auprès de Dieu à l’heure où le monde sera renouvelé (Ap 21,1 et suiv.) [4] . Approchez-vous de Christ, la pierre vivante rejetée par les hommes mais choisie et précieuse devant Dieu, et vous-mêmes, en tant que pierres vivantes, laissez-vous édifier pour former une maison spirituelle … (1 Pi 2, 4-5) En tant que pierres vivantes formant le Temple de Dieu, cherchez à grandir dans la foi et à édifier les autres par de simples gestes et paroles dans l’amour !   En conclusion, rappelez-vous qui est à la tête de l’Église. Nous pouvons être confiants. Jésus est l’agneau qui ôte le péché du monde, il nous justifie.  Il est le roi, le lion de Juda et il anéantira l’ennemi ! [1]   https://evangile21.thegospelcoalition.org/essais/la-pertinence-des-images-de-leglise-dans-le-nouveau-testament/ . [2]   https://www.christianunity.va/content/dam/unitacristiani/Relazioni%20ecumeniche/Sezione_orientale/Chiesaassira/The_Images_of_the_Church/LES%20IMAGES%20DE%20L_EGLISE%2025.02.2023.pdf [3]   https://evangile21.thegospelcoalition.org/essais/la-pertinence-des-images-de-leglise-dans-le-nouveau-testament/ [4]   https://www.christianunity.va/content/dam/unitacristiani/Relazioni%20ecumeniche/Sezione_orientale/Chiesaassira/The_Images_of_the_Church/LES%20IMAGES%20DE%20L_EGLISE%2025.02.2023.pdf

  • Jésus, Seigneur de tout l'univers

    Série : L'Église - Partie 4 Dieu est le créateur et il maintient et soutient l'existence de tout ce qui existe dans l’univers visible et invisible. C’est pour cette raison que Jésus-Christ est appelé « le Seigneur ». Comme il est à la fois au-delà de sa création et dans sa création, il est toujours présent pour exercer son autorité et contrôler tout, entièrement tout ce qui est dans sa création, puisqu’elle dépend de lui en tout.   1. Ces trois caractéristiques autorité, contrôle et présence constituent la nature de sa seigneurie L’autorité lui donne le droit de faire tout ce qu’il veut (Mt 28.18) ; Le contrôle n’est rien d’autre que l’exercice de sa puissance (Ps 115.3) ; Sa présence est sa participation à sa création et la garantie du succès de l’accomplissement de son plan et de ses promesses (Héb 6.13-20).   2.   Les implications de la Seigneurie pour l’Église Aucun pasteur, comité, gouvernement d’Église n’est l’ultime autorité de l’Église ; Toute décision, doctrine, conduite éthique doit être en harmonie avec la personne et l’œuvre de Jésus-Christ le SEIGNEUR ; L’Église et chaque personne qui la compose doivent adorer en parole et en acte le Seigneur Jésus.   Conclusion Choisis de vivre pour le Seigneur Jésus-Christ dans tout ce que tu fais, dans toutes tes souffrances présentes et futures et, par-dessus tout, NE FLÉCHIS LE GENOU (moralement et en actions) QUE DEVANT LE SEIGNEUR JÉSUS.

  • L’Église et le Royaume, les différences

    Série : L'Église - Partie 2 Article rédigé à partir du message du pasteur David Naud Dans la série portant sur l’Église, pasteur David Naud trace un portrait des différences entre l’Église et le Royaume de Dieu. Il identifie quatre différences importantes à connaître et explique pourquoi c’est important de les connaître. Afin de mieux comprendre ces différences, il faut aussi connaître les liens qui les unissent. Matthieu 16.13 Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples : Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme ? 14 Ils répondirent : Les uns disent que tu es Jean-Baptiste ; les autres, Elie ; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes.  15 Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis ?  16 Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. 17 Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. 18 Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise , et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle.  19 Je te donnerai les clefs du royaume des cieux  : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. Ce passage permet de mieux cibler ce qui distingue l’Église et le Royaume. Définition de l’Église : Partout où il y a des croyants en Jésus-Christ qui se rassemblent pour placer ensemble leur confiance en Christ pour leur salut. Définition du Royaume : L’autorité royale dynamique de Dieu et la sphère dans laquelle s’exerce cette autorité. L’Église est constituée de croyants (nous) et est gouvernée par l’autorité du Royaume de Dieu. L’Église est la communauté du Royaume, mais pas  le Royaume en lui-même. Le Royaume est le règne de Dieu. Mathieu 7.20 C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.  21 Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Comment reconnaître les vrais disciples de Christ ? Pas seulement parce qu’ils invoquent le nom du Seigneur et qu’ils viennent à l’Église, mais par leurs fruits et leur obéissance à la volonté de Dieu le Père. Maintenant, les quatre différences…sans qu’il y ait opposition entre les deux : 1ère différence - L’Église n’est pas le Royaume On le voit d’abord par l’utilisation que Jésus faisait des paraboles. Il y décrivait le Royaume et non l’Église. Jésus a dit : «  Le royaume s’est approché de vous  » et non l’Église s’est approchée de vous. L’Église est le peuple du royaume, jamais ce royaume en lui-même. Ce qui est encourageant, c’est que notre entrée dans le royaume n’est pas déterminée par les humains qui composent l’Église. C’est le roi qui détermine cela ! 2e différence - Le Royaume crée l’Église Dans Mathieu 13 il est écrit qu’un tri sera fait à la fin. Il y aura les héritiers et les autres. Jésus a lancé l’invitation pour entrer dans le Royaume.  Quand on répond à cette invitation, on devient un héritier du Royaume, ainsi nous contribuons à créer l’Église et à la garder à l’image de ce que Dieu souhaite. De plus, il ne faut jamais perdre de vue qu’en tant qu’héritiers du Royaume, un héritage si précieux nous attend – Dieu nous permet de passer l’éternité en sa présence. 3e différence - L’Église témoigne du Royaume L’Église doit témoigner du Royaume.  Elle doit constamment le faire verbalement et le démontrer premièrement par une attitude marquée par l’humilité et la capacité de pardonner, car le pardon est au cœur du message du Royaume. Deuxièmement, l’Église se doit d’offrir des services à ses membres, mais elle doit surtout s’assurer que ses membres bénéficient des bénédictions du règne de Dieu, de la puissance et de l’autorité divine. C’est-à-dire que lorsque les disciples étaient envoyés par Jésus en mission pour proclamer le Royaume, il ne parlait pas seulement du royaume divin, il témoignait de sa puissance par des guérisons et des délivrances. 4e différence - L’Église est la gardienne du Royaume Mt 16. 18 : Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise , et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle.  19 Je te donnerai les clefs du royaume des cieux  : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. Les clés sont données à Pierre, non pas pour dire que de lui viendront les papes, mais plutôt en tant que représentant de l’Église. Les clés servent à barrer ou débarrer une porte, ouvrir ou fermer la porte du royaume. L’Église a donc la responsabilité de proclamer la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu afin que ceux qui croient en Jésus-Christ y entrent ! Et l’Église a la responsabilité comme gardienne du Royaume de s’assurer que ceux qui entrent, vivent selon les principes du Royaume en leur enseignant la Parole de Dieu et en formant des disciples qui sont disciplinés. Proclamons cette Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu ! Conclusion En résumé… l’Église est la communauté des croyants, une réalité visible qui a pour mission de poursuivre l’œuvre de Jésus.  Le Royaume de Dieu est une réalité spirituelle et divine qui dépasse le monde visible. Il est autant présent aujourd’hui que source d’espoir pour le futur, car c’est tout ce que Dieu représente et qui nous habite comme chrétiens. Pourquoi d’ailleurs, comme chrétien, a-t-on besoin de savoir tout cela ? 1. Question de salut : entrer dans l’Église n’est pas entrer dans le Royaume nécessairement. 2. Question de puissance et d’espoir : si vos yeux sont seulement sur l’Église, vous serez déçus par les humains, mais la puissance et l’espoir sont dans le chef de l’Église, le roi du Royaume, Jésus-Christ ! Pensons à travailler pour le Royaume quand on travaille à l’Église. 3. Nous sommes mandatés à proclamer la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu !

  • L'Église : L’Épouse de Christ

    Série : L'Église - Partie 3 Article rédigé à partir du message de la pasteure Danielle Boudrias   L’Époux Rappelons-nous que Jésus est le même Dieu qui a créé le monde, qui s’est allié avec le peuple d’Israël en faisant alliance avec Abraham, Isaac et Jacob. À travers les juges, les rois et les prophètes, il a préparé sa venue pour faire une nouvelle alliance. Ésaïe parle au nom de Dieu en disant: « En effet, ton époux, c’est celui qui t’a faite, et son nom est l'Éternel, le maître de l’univers ; celui qui te rachète, c’est le Saint d'Israël, et on l’appelle Dieu de toute la terre »  (Ésaïe 54.5). Jean-Baptiste a été le premier à désigner Jésus comme l’époux. Dans l’évangile de Jean, il affirme que Jésus est « Celui qui a la mariée » (Jean 3.29) . Jésus lui-même se désigne l’époux lorsqu’il mentionne :  « Les   amis de l’époux peuvent-ils jeûner (être triste)  pendant que l’époux est avec eux ? »   (Marc 2.19). Jean fait expressément de l’Église l’épouse de Christ « ... la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse... » (Ap 21.2).   L’Épouse de l’ancienne et de la nouvelle alliance Q uelque chose a changé pour Israël et pour le monde entier. Le peuple de la nouvelle alliance ne se recrute plus biologiquement, c’est-à-dire par voie de naissance, mais individuellement, sur la base d’un « oui » personnel donné à Jésus-Christ, à son salut qui nous est offert. C’est l’aboutissement d’une ligne amorcée par l’ancienne alliance.  L’œuvre de l’ancienne alliance a produit le germe de la nouvelle alliance. Ce n’est pas qu’elle n’est plus bonne, c’est que « tout est accompli », car Jésus est là !  « Mais le Juif,   c'est celui qui l'est intérieurement, et la circoncision, c'est celle du cœur, accomplie par l'Esprit et non par la loi écrite »  (Rm 2.29).   Une Épouse individuelle et collective Jésus appelle individuellement chaque être humain à faire « un » avec l’Église pour faire « un » avec lui ; des expressions comme « quiconque », « celui qui », « si quelqu’un », « toi, suis-moi », « si tu crois », « que chacun » sont utilisées près de 200 fois par Jésus dans les évangiles et environ 500 fois dans les épitres des apôtres, pour un total de 700 fois dans le Nouveau Testament. Alors que dans l’AT on retrouve beaucoup plus la mention collective « le peuple ». L e mot « Église », « Ekklesia » est pluriel, il ne s’utilise pas au « Je ». L’épouse c’est l’Église et elle est composée du « Nous ».   Jésus revient pour l’Épouse connue Ce n’est pas une religion, c’est une relation verticale (avec Dieu) et horizontale (avec les autres croyants). Christ n’est pas au centre s’il est centré sur toi ! Christ est le fiancé, l’Époux céleste, qui s’unit si intimement à l’Église que tous deux ne forment plus qu’une seule chair. 2Co 1.18-22 « Aussi vrai que Dieu est fidèle, la parole que nous vous avons adressée n'a pas été « oui » et « non »  ... Au contraire, en lui il n'y a que le « oui »  …  il nous a aussi marqués de son empreinte et a mis l'Esprit comme un gage dans notre cœur . » Dieu nous connait! Jésus revient vers l’Épouse en action (ses tâches) Qu’attend le mari de son épouse ? Qu’elle réponde à son amour, qu’elle lui soit fidèle et partage ses préoccupations, ses intérêts comme ses soucis. C’est là ce que le Seigneur attend aussi de son Église. Paul écrit aux Galates, chapitre 4, verset 19 : «  Mes petits enfants, je souffre de nouveau pour vous, comme si je vous mettais au monde. Et cela va durer jusqu’à ce que le Christ soit formé en vous . » La tâche de l’église locale est de rendre témoignage à Jésus-Christ et de lui gagner des âmes. Elle doit s’augmenter sans cesse et grandir dans la sainteté. « Jusqu'à ce que nous parvenions tous à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à la maturité de l’adulte, à la mesure de la stature parfaite de Christ » (Ep 4.13). Voici quelques tâches de l’église tirées du chapitre 31 du livre des Proverbes : Avoir de la valeur.   «  Heureux celui qui trouve une femme vaillante, elle a bien plus de prix que des perles précieuses » (v.10). Administrer avec bienveillance. « Son mari a confiance en elle, il ne manquera pas de biens dans sa maison. Tous les jours de sa vie, elle lui fait du bien, et non du mal » (vv.11-12). Être éveillée et à l’avant-garde. « Avec plein d’énergie, elle se met à l’œuvre et active ses bras. Elle constate que ses affaires marchent bien. Jusque tard dans la nuit, sa lampe est allumée » (vv.17-18). Prendre soin des pauvres et protéger les siens. « Elle ouvre largement la main à l’indigent et tend les bras au pauvre. Pour elle et tous les siens, peu importe la neige, car toute sa famille est revêtue de doubles vêtements » (vv.20-21). Honorer son Époux. « Son mari est connu aux portes de la ville. Car il y siège avec les responsables du pays » (v.23). Utiliser ses dons et ses talents par amour. « Elle tisse elle-même des habits et les vend... La force et la splendeur lui servent de parure. C’est avec le sourire qu’elle envisage l’avenir . Ses paroles sont sages, elle dispense avec bonté l’enseignement. Elle veille à la bonne marche de sa maison et ne se nourrit pas du pain de la paresse » (vv.24-27). Avoir de la valeur et être reconnue naturellement par les fruits qu’elle porte. « Ses enfants, dès leur lever, la disent bienheureuse, et son mari aussi fait son éloge... la femme qui révère l’Éternel est digne de louanges. Donnez-lui donc le fruit de son travail ! Qu’on dise ses louanges aux portes de la ville pour tout ce qu’elle fait ! »  (vv.28-31).   Jésus revient pour la noce Un avertissement nous est donné; si on ne croit pas en Jésus, il sera trop tard pour participer à la noce ! Proverbes 1 affirme que Dieu ne répondra pas à ceux qui «  ...n’ont pas choisi la crainte de l’Éternel » (v.29) et « celui qui ne croit pas au Fils ne verra pas la vie » (Jn 3.36). «  Un homme organisa un grand festin et invita beaucoup de gens...   ‘Venez, car tout est déjà prêt.’ Mais tous sans exception se mirent à s'excuser... (Lc 14.16-24). N’ayons pas d’excuses pour ne pas être présent pour la noce, mais préparons-nous à recevoir Jésus, notre époux. Laissons-nous purifier et laver par la parole de Dieu pour devenir l’Église glorieuse, sainte et irréprochable qu’il est venu chercher. (Ép.5.26-27).   Conclusion : Jésus revient ! (R.S.V.P.) Enfin un jour nous entendrons: « Réjouissons-nous, soyons dans la joie et rendons-lui gloire, car voici venu le moment des noces de l'Agneau, et son épouse s'est préparée . Il lui a été donné de s’habiller d'un fin lin, éclatant, pur. » En effet, le fin lin, ce sont les œuvres justes des saints  » (Ap.19.7-8). En tant qu’Épouse de Christ, portons du fruit en œuvrant à l’intérieur de l’église locale, en invitant les gens de l’extérieur à venir participer à la noce de l’Époux et en se laissant transformer, embellir par le Saint-Esprit en obéissant à sa Parole. Jésus revient chercher son Épouse et  tu  es invité(e) à la noce. Ne manque pas cette opportunité !

  • Marche avec le Dieu de la vie

    Article rédigé à partir du message du pasteur David Naud À l’occasion de la fête de Pâques, Pasteur David Naud nous propose de voir la résurrection de Jésus sous l’angle de la marche du chrétien avec son Dieu. Jésus, le ressuscité Jésus est vivant, et en plus, Il nous offre la vie éternelle si nous choisissons de croire en Lui, nous donnant ainsi l’occasion de marcher avec Lui. 1 Co 6.14 Et Dieu, qui a ressuscité le Seigneur, nous ressuscitera aussi par sa puissance. Notre Seigneur souhaite marcher avec nous comme Il l’a fait sur la route d’Emmaüs et Il souhaite aussi que nous voulions marcher avec Lui. Avoir un parcours de vie animé par la foi, c’est faisable et ça s’apprend. Il faut bien sûr s’assurer d’ouvrir son cœur à Dieu et le laisser nous guider par son enseignement, sa Parole. Marcher avec Jésus ressuscité, notre Dieu vivant, c’est un cœur à cœur continuel. C’est être vrai avec lui, lui parler de ce que l’on vit et d’écouter ce qu’il a à nous enseigner afin que nos yeux s’ouvrent sur qui il est, que nous soyons transformés à son image et que sa joie nous habite. Les deux disciples ont eu une occasion unique et inestimable d’avoir un temps de qualité seuls avec Jésus. Pendant deux heures de marche environ, car il y a une douzaine de kilomètres entre Jérusalem et Emmaüs, Jésus les écoute et les enseigne pour les encourager. Le Seigneur a pris du temps pour eux, pour leur révéler ce que la Parole annonçait déjà depuis tellement longtemps sur ce qui le concernait. En passant par les textes de la Genèse, du Lévitique, des prophètes et des Psaumes, Jésus leur offre une compréhension du plan parfait qui a été conçu pour que la nouvelle alliance prenne forme.  Cette nouvelle alliance qui nous permet d’être parmi les héritiers du Royaume qui pourront avoir la vie éternelle grâce au sacrifice de Jésus sur la Croix.   Bien que pour les chrétiens, la résurrection de Jésus soit un fait, une Vérité ; certains doutent de cette réalité, et pourtant… . L’Église a été créée et a connu une croissance formidable parce que Jésus est revenu d’entre les morts et qu’Il s’est révélé à des disciples avant d’aller rejoindre le Père ; . Les nombreux écrits du Nouveau Testament ainsi que d’autres écrits valables témoignent de ce que Jésus a accompli et qu’Il est bien revenu vivant du tombeau ; . D’ailleurs, le tombeau a été retrouvé vide et le corps du crucifié n’a jamais été retrouvé. La présence de soldats romains aurait empêché toute tentative de mascarade pour faire croire à une fausse résurrection ; . Les premiers chrétiens, qui étaient surtout des Juifs, ont changé le jour du sabbat en le faisant passer du samedi au dimanche pour commémorer la résurrection ; . La célébration de la communion, Ste-Cène, eucharistie, n'aurait jamais pris place dès le début de l'Église avec une attitude de joie s'ils ne croyaient pas en la puissance de la résurrection, ce ne serait que mort humaine ; . Finalement, à travers les siècles partout dans le monde, des millions de personnes de tous âges, riches ou pauvres, simples ou éduquées, expérimentent jour après jour le témoignage du Saint-Esprit qui atteste dans les cœurs que Jésus est vivant et change des vies !   Deux types de marches avec Dieu Distinguons deux types de marches possibles à faire avec Dieu : la marche personnelle et la marche avec les Écritures.  Les deux sont également valables et elles se complètent. La marche personnelle consiste à passer du temps pendant que le Seigneur nous enseigne personnellement sa Parole et ce qu'il veut nous dire. Ça commence par une ouverture du cœur et c’est suivi d’un temps pour exprimer ce que l’on vit, ce qui nous préoccupe, dans une attitude de sincérité.   Ensuite, il faut écouter Jésus et le laisser nous parler, nous encourager et nous instruire – répondre à nos questionnements. C’est une marche qui nous permet de vivre la joie profonde qu’on vit quand on est en contact personnel et intime avec Jésus. La marche avec les écritures consiste à étudier la Bible par nous-mêmes ou par personne interposée, par exemple en écoutant un message d’un pasteur. Il existe aussi des sites internet qui peuvent nous aider à une meilleure compréhension des Écritures (par exemple levangile.com ). Ce temps passé avec Dieu permet également de recevoir des réponses et d’être édifié.   Conclusion Pâques est l’occasion toute désignée pour trouver l’espoir, Jésus ressuscité ; car la résurrection, c’est l’espoir pour chacun qu’Il peut intervenir dans nos vies et nous transformer. Il faut faire le choix de le laisser entrer dans nos vies. Grâce à Lui seul, nous pouvons obtenir le pardon pour nos péchés et rejoindre la grande famille de Dieu. Ainsi, une marche de foi dynamique débute où le Seigneur vivant recherche un véritable cœur à cœur avec toi.

  • De Hosanna à la croix

    Article rédigé à partir du message du pasteur David Naud Nous sommes le dimanche des Rameaux, journée qui introduit la semaine sainte avant le dimanche de Pâques.  Il est important de s’arrêter et de se consacrer particulièrement à des temps de recueillement et de prières.  Le texte biblique qui suit nous introduit à l’entrée triomphale de Jésus dans la ville de Jérusalem.  Matthieu 21.1-11 1 Lorsqu’ils approchèrent de Jérusalem et qu’ils furent arrivés à Bethphagé, vers le mont des Oliviers, Jésus envoya deux disciples 2 en leur disant : « Allez au village qui est devant vous ; vous y trouverez tout de suite une ânesse attachée et un ânon avec elle ; détachez-les et amenez-les-moi. 3 Si quelqu’un vous dit quelque chose, vous répondrez : ‘ Le Seigneur en a besoin .’ Et à l’instant il les laissera aller. » 4 Or tout ceci arriva afin que s’accomplisse ce que le prophète avait annoncé : 5 Dites à la fille de Sion : ‘ Voici ton roi qui vient à toi , plein de douceur et monté sur un âne, sur un ânon, le petit d’une ânesse.’ 6 Les disciples allèrent faire ce que Jésus leur avait ordonné. 7 Ils amenèrent l’ânesse et l’ânon, mirent leurs vêtements sur eux, et Jésus s’assit dessus. 8 Une grande foule de gens étendirent leurs vêtements sur le chemin ; d’autres coupèrent des branches aux arbres et en jonchèrent la route. 9 Ceux qui précédaient et ceux qui suivaient Jésus criaient : «  Hosanna au Fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna dans les lieux très hauts  ! » 10 Lorsqu’il entra dans Jérusalem, toute la ville fut troublée. On disait : « Qui est cet homme ? » 11 La foule répondait : « C’est Jésus, le prophète de Nazareth en Galilée. » La renommée de Jésus était telle que ses disciples avaient seulement à dire « Le Seigneur en a besoin » et on savait de qui il parlait, du messie, pas du maître de l’ânon, mais du maître de l’univers, le roi des rois, le Sauveur. Encore une fois, Jésus affirme qu’il est Dieu en commandant aux disciples de dire : « Le Seigneur… », car les prophéties qui annoncent le messie disent qu’il viendra du ciel et qu’il sera aussi un homme… Mais au fait, est-ce que le Seigneur a besoin de quelque chose, est-ce que Dieu a vraiment besoin de quelque chose ?  Quand Jésus dit dans Matthieu qu’il a besoin d’un ânon, ce n’est pas qu’Il a besoin de quelque chose mais qu’il veut se servir de cela pour accomplir la prophétie décrite dans Zacharie 9.9.  Par cet accomplissement, Jésus donne la confirmation qu’il est le messie, le roi qui vient les sauver, leur donner la victoire.  Il est un roi juste, victorieux et humble :  le fait qu’il arrive sur un ânon démontre qu’il ne vient pas battre les romains, sinon il serait venu sur un cheval blanc comme c’est décrit dans Apocalypse 19.11.   Mais dans l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, il vient humblement dans la paix envers toutes les nations pour leur apporter le salut.  Son combat et sa victoire seront contre la puissance du mal, venant vaincre la mort pour donner la vie éternelle.  L'humble messie entre à Jérusalem assis sur un ânon se dirigeant volontairement vers la mort qui l'attend.  Ceci viendra s’accomplir une semaine plus tard à la croix.      Dans la foulée de l’évènement, la foule crie Hosanna!  Expression prenant ses racines du mot hébreu Hoshianna , signifiant « Donne le salut ! Prière à Dieu pour qu'il garde et sauve les pèlerins montant au Temple ». Ici, il s'agit d'une acclamation qui s'applique à l'envoyé de Dieu. Pour Jésus, on déroule le tapis rouge.  La foule met des vêtements, des rameaux et des branches de palmier sur le sol pour accueillir le roi, comme sur un tapis rouge.  Jésus sait que ce tapis rouge l’amène jusqu’à la croix où son sang sera versé, pour permettre aux croyants en lui d’avoir accès à la vie éternelle. C’est lui qui prend l’initiative de venir te délivrer car il t’aime et il a un plan pour ta vie.  Ta responsabilité c’est de déclarer et confesser que Jésus-Christ est Seigneur!   Mais qui est Jésus pour toi?  Connais-tu réellement Jésus le roi et ses intentions ?    Un peu plus loin dans le texte de Matthieu, aux versets 12 et 13, on voit Jésus qui, dans sa colère et son indignation, chasse les vendeurs du temple.  Démonstration de Jésus comme étant celui qui purifie le Temple, remettant de l’ordre.  Parallèlement, des aveugles et des boiteux viennent à Lui pour qu’il les guérisse.  Jésus est celui qui guérit les infirmes. Il se révèle comme le nouveau Temple où les infirmes et les nations ne sont pas exclus.   Le lendemain, lors de son retour à Jérusalem sur le chemin de Béthanie, le texte (Mt 21.17-19) nous décrit Jésus ayant faim et cherchant des figues dans un figuier en feuilles, mais il n’en trouve pas.  Il maudit alors le figuier qui se dessèche.  À première vue, cet évènement peut nous paraître dur et difficile à comprendre, mais il faut faire le parallèle avec Israël qui paraissait porter du fruit. Jésus s’est approché d’Israël avec l’Évangile et il a été rejeté, car son peuple était incrédule et sans fruits malgré son apparence de piété. Alors Jésus démontre qu’il est un Dieu saint qui veut purifier son peuple et Jésus est celui qui cherche des fruits dans nos vies.  Connais-tu ce Jésus qui nous sauve de nos péchés, qui purifie nos cœurs et remet de l’ordre dans nos vies, qui guérit ceux qui reconnaissent leur infirmité, qui cherche des fruits dans nos vies, qui ne veut pas que nous soyons stériles en ne vivant que pour nous-mêmes ? Hosanna : le tapis rouge pour Jésus… jusqu’à la croix.  La foule qui a crié Hosanna, s’attendait à un autre Jésus, qui allait combler ses attentes. Déçue et trompée par les chefs religieux, c’est cette même foule qui a crié à Pilate : « Crucifie-le ! ».   Comme ces Juifs, est-ce que tu veux te servir de Jésus ou tu veux servir Jésus ? Jésus est ton roi, pas ton serviteur !  Il est ton Sauveur, pas ton porte-bonheur.  Peut-être as-tu connu Jésus dans un temps difficile, il t’a donné espoir, t’as libéré du fardeau de tes péchés, mais tu espérais qu’en venant à Lui, Il règle tous tes problèmes personnels.  Certes, Il peut tous les régler, mais Il doit et veut premièrement guérir ton cœur.   Tu pensais avoir moins de problèmes et tu en as plus parce que tu vis un combat spirituel, peut-être même familial, social à cause de ta foi…  Sache que Jésus est venu sauver ton âme de l’enfer et le paradis n’est pas sur terre.  Jésus a été persécuté et nous le serons aussi.   Jésus veut purifier ton temple afin que tu goûtes davantage à sa présence dès aujourd’hui !  Il veut que tu reconnaisses que tu es aveugle sans lui et que seul lui peut redresser ta marche chrétienne…  Il veut t’amener de l’apparence spirituelle à être réellement rempli du Saint-Esprit afin de porter du fruit pour lui ! Il veut voir des résultats dans ta vie ! Laisse-le purifier ton Temple, ton cœur, ta vie intérieure ! Que ceux qui le veulent disent : Amen.

  • L'essence de l'Église

    Série : L'Église - Partie 1 Si nous tentons de définir l’Église selon les mots utilisés dans la Bible, l’EKKLÉSIA est une communauté qui se rassemble. Cependant, nous pouvons saisir l'essence de l'Église en observant ce qui se passe un dimanche matin. Définition : L’Église est premièrement des personnes, ensuite des personnes qui rencontrent d’autres personnes et finalement, l’Église est formée de personnes qui rencontrent d’autres personnes qui ont une relation salvatrice avec Jésus-Christ (Ac 4.12; 1Co 12.13). De plus, l’Église englobe la totalité de tous ceux et celles qui sont nés de nouveau, sur la terre et dans le ciel. Il est donc possible de parler de l’Église locale, l’Église terrestre et de l’Église universelle. Une autre caractéristique particulière de l’Église c’est la singularité de ceux et celles qui composent l’Église. Une personne n’a pas besoin d’être rassemblée pour faire partie de l’Église. Lorsque la réunion se termine le dimanche matin et que les croyants retournent à la maison, ils sont encore l’Église. Ce n’est plus le rassemblement qui détermine la nature de l’Église, mais l’expérience du salut, de la nouvelle naissance. Dès qu’une personne reçoit l’Esprit, elle est dans l’Église.   Trois caractéristiques de l’Église 1. L’Église est une communauté de l’Esprit (Rm 8.9-10; 1Th 4.8; 1Co 6.19) La présence de l’Esprit dans les croyants constitue le mode d’être et d’actualisation de l’Église. Les croyants sont liés à l’Esprit comme un enfant est lié à sa mère par le cordon ombilical. Nous vivons de l’Esprit. Alors, il est impossible de faire partie de l’Église sans avoir l’Esprit.   2. L’Église est une communauté eschatologique Les regards fixés sur le retour du Christ Jésus est le motif par excellence de toute la vie de l’Église et de son éthique. L’apôtre Paul dans Romains 14 a écrit « 8 Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur; et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur. » En raison de notre relation avec le Christ, nous avons une espérance certaine et véritable. Nous y aspirons tout au long de notre pèlerinage (Ga 5.5; 2P 3.13; 1P 2.11; He 11.13).   3. L’Église est une communauté prophétique L’Église est aussi prophétique puisqu’elle annonce l’Évangile aux nations (Ac 2.16-21). Son message est à la fois salvateur et déclaratif. Elle annonce qu’aujourd’hui est le jour du salut et elle avertit les rebelles que le jour du jugement arrive bientôt.   Conclusion L’Église est constituée de personnes qui rencontrent d’autres personnes qui ont une relation salvatrice avec Jésus-Christ. Elle est aussi une communauté de l’Esprit, eschatologique et prophétique. Que l’Église reste donc attachée aux Écritures et qu’elle propage l’Évangile, seule source de salut pour tous les êtres humains, et qu’elle ne cesse de vivre à la lumière de la révélation du Seigneur Jésus.

  • Missionnaires ou démissionnaires ?

    Série : La mission, c’est quoi ? - Partie 2 Article rédigé à partir du message du pasteur Raymond Lesage Par définition, un missionnaire c’est quelqu’un qui est envoyé et chargé d’une mission.  Pour plusieurs, la première image qui nous vient en tête est celle de quelqu’un qui s’exile à l’étranger.  Dans Jean 17.18, Jésus disait dans sa prière: « Père…comme tu m’as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde. »  Jésus a été le premier missionnaire, ensuite les 12, les 70 et ainsi de suite, de Jérusalem, puis en Judée, en Samarie et jusqu’au bout du monde. Et, depuis plus de 2000 ans, tous les croyants sont appelés à être des missionnaires, appelés par Dieu, envoyés par le Seigneur avec une seule mission : annoncer la Bonne Nouvelle . Plusieurs ressentent de la culpabilité de ne pas témoigner de cette Bonne Nouvelle du salut en Jésus, du moins, de ne pas le faire assez souvent, ou de manquer de temps pour le faire ; même que certains ont carrément abandonné de le faire puisqu’ils n’arrivent pas à amener personne au Seigneur. C’est compréhensible, nous trouvons tous cela très difficile.  C’est plus facile lorsque c’est le Seigneur qui nous envoie des gens. Évangéliser serait LA CHOSE la plus difficile à faire dans la vie chrétienne.  D’autant plus aujourd’hui avec le concept de laïcité qui est imposé. Dans Matthieu 4.18  c’est Jésus qui dit à Pierre et à son frère André  : « Suivez-moi et je vous ferai pêcheurs d’hommes. »    JE implique que c’est Jésus qui a promis de faire de nous des pêcheurs d’hommes et de nous équiper pour ça. Il nous donne le message et la force de répandre le message de l’Évangile, la Bonne Nouvelle. Est-ce qu’une seule personne peut faire une différence dans l’histoire de l’humanité ? Certainement.  Nous avons juste à penser aux personnes suivantes qui ont changé le cours de l’histoire.  Pour en nommer quelques-uns : Martin Luther , moine converti qui a été l’initiateur de la Réforme protestante.                                                                           Léonardo Da Vinci,  inventeur, artiste et ingénieur. Marie Curie  : pour sa découverte de la radiothérapie comme traitement contre le cancer, l’appareil à rayon X, la radiologie . Albert Einstein,  scientifique.   Louis Pasteur, médecin.   Beethoven, Mozart,  musique. Hubert Reeves, astrophysicien de Montréal. Et la liste pourrait s’étendre davantage.  Où serions-nous aujourd’hui sans chacune de ces personnes qui ont changé positivement le cours de l’Histoire ? Qui serait capable de calculer la valeur de la contribution de ces visionnaires ou celle de centaines de milliers d’autres femmes et hommes et combien de vie ont été sauvées par eux ?  Leurs histoires font la preuve qu’une seule personne peut faire une différence. Juste s’arrêter pour penser à quoi ressemblerait la société si personne ne décidait de devenir médecin, enseignant, menuisier, plombier. Et on pourrait dresser la liste de tous les métiers qui existent dans le monde.  Nous avons besoin de tous ces gens-là. Nous pouvons dresser un parallèle avec le monde spirituel.  Nous avons besoin de pasteurs, d’évangélistes, de docteurs, d’enseignants, mais parmi tout cela, nous avons tous un appel commun – annoncer la Bonne Nouvelle. Toi aussi, tu peux faire une différence et tu n’as pas besoin d’être en santé, célèbre, jeune, fort, ni d’avoir la tête à Papineau ou d’être riche pour faire une différence dans la vie des gens autour de toi, et ce, beaucoup plus que tu ne le penses.                                 Car l’Éternel est celui qui t’a choisi de toute éternité  (Ep 1.4-5).  Il t’appelle toi, il te sauve parfaitement, te prépare et t’envoie avec une mission précise. Une seule. Avec ce que tu es, avec les dons que tu as reçus de lui. Dans l’Ancien Testament, nous avons plusieurs exemples de personnages que nous regardons comme de grands hommes.  Noé, Abraham, Joseph, Moïse, Gédéon.  C’est vrai qu’ils ont accompli de grandes choses mais chacun avait une faiblesse.  Ces situations se répètent partout dans la Bible.  Non pas que Dieu se plait à nous humilier mais à nous garder plus petit pour qu’Il soit capable de faire des choses plus grandes et que nos efforts personnels ne viennent prendre toute la place.  Prenons l’exemple de Gédéon dans Juges 6 et 7 à qui l’Éternel dit : L’Éternel est avec toi vaillant héros. Va avec cette force que tu as, et délivre Israël de la main de Madian.  N’est-ce pas moi qui t’envoie? Avec quoi se dit Gédéon? Ma famille est la plus pauvre en Manassé, et moi le plus petit de la famille. L’Éternel lui dit : Mais je serai avec toi.  On lit que Gédéon rassemble une armée de 32,000 hommes qu’il présente à Dieu.  La stratégie de Dieu fut d’épurer l’armée qui lui était présentée pour la réduire à 300 hommes.  Le récit raconte qu’ils ont gagné et n’ont même pas eu à se battre, Dieu a combattu pour eux. Dieu a tiré la gloire et eux ont retrouvé la liberté, la joie, la paix, la communion avec leur Dieu…   Plusieurs des personnes mentionnées avant, avaient l’intention d’améliorer la vie de notre société. D’autres comme les médecins, les pompiers, les policiers, les ambulanciers, avaient surtout le désir de sauver des vies.  Le chrétien entre dans une autre catégorie, complètement différente des autres sans rien enlever de leur importance.  Et cette catégorie de personnes est de la plus haute importance. Pourquoi?  Parce que personne d’autre ne va le faire.  Parce que Jésus veut les sauver à travers toi. Que tu les amènes à Lui.  Tu deviens donc co-ouvrier avec Dieu et c’est Lui qui va te surprendre toi et tu le loueras. Jésus est venu nous sauver et veut, à travers nous, sauver les humains : a. d’eux-mêmes (de l’égoïsme, de l’immoralité, des dépendances, de leurs mauvais choix, de leur désespoir); b. du monde qui est sous l’emprise du malin et qui les tient captifs et loin de Dieu; c. de la mort qui est le dernier ennemi et qui les maintient dans la crainte; d. de la mort spirituelle, de l’éternité loin de Dieu qui les attend.   Nous devons reconnaître que nous aussi nous étions perdus. Nous devons donc être habités par la pensée de partager notre salut à ceux qui nous entourent. Comme Paul écrit dans 1 Co 9.19-20 :  Je me suis rendu le serviteur de TOUS AFIN DE GAGNER le plus grand nombre possible.  Pourquoi? Afin de gagner  le plus grand nombre. Les versets 20-22 … afin de.  Démontrant la flexibilité, l’adaptation, dont nous devons faire preuve sans compromis. Avec les Juifs, j'ai été comme Juif, afin de gagner les Juifs; avec ceux qui sont sous la loi, comme sous la loi (quoique je ne sois pas moi-même sous la loi), afin de gagner ceux qui sont sous la loi; avec ceux qui sont sans loi, comme sans loi (quoique je ne sois point sans la loi de Dieu, étant sous la loi de Christ), afin de gagner ceux qui sont sans loi.  J'ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d'en sauver de toute manière quelques-uns. Aujourd’hui, nous sommes heureux de recevoir dans notre église de plus en plus de personnes d’ici et d’ailleurs.  Nous avons besoin de renfort bien que nous soyons près de 300 personnes. Pourquoi? Parce qu’un nombre encore plus grand crie de douleur et espère que quelqu’un se lèvera et viendra pour les secourir.      Lorsque Jésus était sur la terre, que faisait-il? Il aimait, il guérissait, il touchait les intouchables comme les lépreux, les démoniaques, il attirait les enfants, il mangeait avec les collecteurs d’impôts. Que faisait-il? Il gagnait des âmes et leur donnait une nouvelle vie. Facile? Non. Mais avec Dieu tu peux faire des exploits. Plusieurs ici ont eu des parcours extrêmement difficiles.  Qui est allé les chercher? Une personne qui voulait accomplir le plan de Dieu.  Afin que tous soient sauvés, que tous soient gagnés et parviennent à la connaissance de la vérité.  Il n’y a personne ici qui devrait se dire en sortant d’ici : « Je ne veux pas gagner, je veux juste participer. » Le Seigneur a besoin de personnes qui veulent gagner. Parce que c’est notre appel. Notre mission  est de faire des disciples, de les baptiser et de leur enseigner tout ce que le Seigneur a prescrit. Présenter Jésus comme la seule solution  à tous les maux de notre société en mal de vivre et qui désespère.  Bref, toi, eux et Dieu. Autant Dieu t’a préparé, t’a touché et sauvé, autant il prépare ses futurs disciples à être touchés et sauvés. L’Éternel est celui qui t’a choisi de toute éternité, il t’appelle, toi, il te sauve parfaitement, te prépare et t’envoie avec une mission précise. Une seule. Va à la pêche plus souvent en comptant sur LUI. Va avec ce que tu es, avec les yeux que tu as, avec les dons que tu as reçus de lui.  Tu te diras peut-être « Oui, mais moi je n’ai pas ce qu’il faut ».  Il te répondra « Oui, tu as tout ce qu’il faut, Je suis avec toi ».  Les conditions seront peut-être difficiles mais possibles. Dans Jean 3.16-17, Jésus dit : Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle.  Dieu, en effet, n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu'il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

  • Me voici ! Envoie-moi !

    Série : La mission, c’est quoi ? - Partie 3 Article rédigé à partir du message de Devon Wigston Devon Wigston Au cours des nombreux voyages missionnaires qu’il a vécus dans différents pays, Devon Wigston a été marqué par des expériences profondes qui ont forgé son identité. Dieu l’a guidé depuis sa première mission alors qu’il n’avait que 17 ans et il le guide toujours alors qu’il est maintenant un des responsables de Jeunesse en Mission à Dunham en tant que directeur de formation auprès des futurs missionnaires.  Il a vécu et expérimenté différents moyens pour rejoindre les habitants des pays visités et contribuer à transformer leur vie. On nous présente l’évangélisation vécue par un missionnaire expérimenté, mais possible pour tous.  On y retrouve à la fois un témoignage et un message qui nous incitent à la réflexion et à passer à l’action. Mission court terme vs mission long terme On peut distinguer deux types principaux de missions : la mission à court terme et la mission à long terme.  La première se caractérise surtout par une présence auprès d’une église locale ou de missionnaires locaux. La durée est normalement de quelques semaines à quelques mois, contrairement à la mission à long terme qui se mesure habituellement en années. Dans les deux cas, il faut faire preuve de patience et tenir compte des gens sur place. Les coutumes et le mode de vie peuvent être très différents d’un pays à un autre… Enfin, il faut surtout faire confiance à Dieu pour que des impacts surviennent ; même si on ne voit pas nous-mêmes les fruits, Dieu est à l’œuvre. Que dit la Bible au sujet de la mission ? On peut trouver dans différents passages de la Bible des références au désir de Dieu que la Bonne Nouvelle soit connue de tous. Le cœur de Dieu est pour toutes les nations, toutes les ethnies. On le retrouve dès le livre de la Genèse, dans : Genèse 1.28a « Dieu les bénit et leur dit : « Reproduisez-vous, devenez nombreux, remplissez la terre et soumettez-la! ... » (À Adam et Ève) Et dans Genèse 12.3b « …toutes les familles de la terre seront bénies en toi. » (À Abram) Jésus mentionne spécifiquement aux apôtres que toutes les nations (ethnies) sont concernées, notamment dans Matthieu 28.18-20, Marc 16.15, Actes 1.8 et Actes 13.47. Aller vers les nations, les baptiser et en faire des disciples tout en pouvant compter sur la présence de Jésus, c’est ce qui représente le cœur de la mission pour les apôtres et cela sert de référence aujourd’hui encore pour nous. Jésus a même révélé à Jean la vision d’une foule immense venant de toute nation, toute tribu, de tout peuple et de toute langue qui se trouvait devant le trône de Dieu. (Apocalypse 7.9) Quelle devrait être votre réponse ? Considérant ce que la Bible nous enseigne, quelle devrait être notre réponse ? Dieu veut que toutes les nations soient rejointes et nous avons tous un rôle à jouer. C’est une incitation à penser moins à soi et plus aux autres. Comme le mentionne Matthieu (voir Matthieu 25.34-40), Jésus rappelle le lien direct entre ce qu’on fait pour les autres, surtout ceux qui sont plus vulnérables, et ce que ça lui apporte. Être malade, faible, en danger – c’est être vulnérable. Ne pas connaître Jésus, l’est aussi et même plus ! Se questionner sur son identité face à la mission Il faut se poser la question suivante dans notre rôle face à la mission : « Est-ce que je suis un missionnaire ? ». Ce rôle semble plus évident pour ceux qui occupent des fonctions officielles dans les églises ou les organisations missionnaires, mais c’est aussi le rôle de chaque croyant. Cela fait partie de nos responsabilités. Bien entendu, il faut être prêt à vivre des inconforts, des défis et même faire face à des pertes. Jésus n’a jamais dit que ce serait facile, au contraire. Donc, peu importe notre statut social, notre emploi, etc., nous pouvons contribuer. Il faut rechercher sa mission, car les formes sont très variées. Et il faut d’abord commencer comme l’a fait Ésaïe en se montrant disponible, prêt à l’action. Ésaïe 6.8 J’ai entendu le Seigneur dire : « Qui vais-je envoyer et qui va marcher pour nous ? ». J’ai répondu : « Me voici ! Envoie-moi! ». Qu’est-ce qui t’en empêche ? On peut faire une longue liste de ce que l’on considère des excuses, des « bonnes raisons » de ne pas s’impliquer dans un rôle missionnaire (pas les ressources, le temps, la formation, la peur de perdre son travail). Quelles sont nos excuses, surtout si on ressent l’appel ? Car Dieu appelle ceux qu’il veut former. Il faut aussi être prêt à renoncer à certains de nos choix, de nos désirs pour répondre « oui » à Jésus. Selon Devon Wigston : « Il n’y a rien de plus beau que de dire oui à Jésus pour l’appel qu’il a pour ta vie. »

  • La Bible et la Mission

    Série : La mission, c'est quoi ? - Partie 6 Nous savons tous que la Bible est primordiale pour le christianisme. Elle est une parole de Dieu révélée, inspirée, écrite par le moyen de personnes choisies. Comme elle est une révélation progressive, elle annonce ce qui doit arriver. Nous comprenons par elle le déroulement du plan du salut que Dieu avait formé en lui-même avant la fondation du monde. Toutefois, la compréhension de cette révélation divine a subi d’énormes conflagrations dans l’histoire de la pensée. Durant une longue période de l’histoire de l’Église, la Bible était considérée comme étant la parole de Dieu  (200 à 1700 apr. J.-C.). Lors de la période des lumières et des siècles qui ont suivi (1700 à 1970 apr. J.-C.) elle est devenue un livre comme les autres. Depuis cette période jusqu’à nos jours, pour la grande majorité littéraire, la Bible est une entité flottante dont le sens ne dépend plus de l’auteur, mais du lecteur. Toutefois, nous qui sommes sauvés, nous croyons à l’inspiration des Écritures. Elle est nécessaire pour l’accomplissement de notre mission. C’est pourquoi nous affirmons : 1. Selon la Bible, la mission est intrinsèque au plan progressif de Dieu. Elle seule nous informe sur ce que Dieu a fait dans le passé (AT) ce qu’il fait en ce moment (NT) et ce qu’il fera. Notre prédication repose ainsi sur une compréhension du passé, du présent et du futur.   2. Selon la Bible, le message salvateur est circonscrit, limité. Nous avons appris par les paroles du Seigneur Jésus et ses apôtres qu’il n’y a de salut qu’en lui. Il est impossible d’accéder à la vie éternelle par un autre moyen. Tout autre message n’est que mensonge et ne peut produire le pardon des péchés et la vie par le Saint-Esprit. En d’autres mots, « Nous l’avons dit précédemment, et je le répète à cette heure: si quelqu’un vous annonce un autre Évangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème! » (Ga 1.9).   3. Selon la Bible, la mission est apologétique. Il n’y a pas que l’Évangile de Jésus qui est proposé comme message de salut. L’orient avec son idolâtrie se propose à la société occidentale comme message de salut. La confrontation entre l’Évangile de Christ et l’hérésie cosmique est inévitable. Notre mission adopte aussi un caractère apologétique. L’apôtre Pierre lui-même nous dit : « Mais sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur, étant toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous... (1P 3.15). De plus, Paul, l’apôtre des non juifs nous dit aussi : « Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses. Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ (2Co 10.4-5). L’amour pour nos frères humains qui ont l’intelligence obscurcie exige que nous confrontions avec amour les mensonges qui les empêchent de voir l’Évangile de Christ, afin qu’ils soient sauvés.   4. Selon la Bible, la mission est confrontation entre les démons et l’Église. Comme chrétiens, nous participons à une guerre cosmique impliquant l’univers visible et invisible. Le monde a de la haine pour Christ et pour ses enfants. Cependant, le combat que nous menons s’étend à la sphère surnaturelle. Les démons et leur grand chef Satan sont voués à la destruction de tout ce qui appartient à Dieu. Il nous est impossible d’éviter le combat. Au moyen des armes que Dieu nous a données, nous combattons le mal par le bien et le bien que nous prêchons, c’est la vie éternelle par le sacrifice et la résurrection du Christ Jésus.   Conclusion Que l’Église s’attache sans réserve à la Parole révélée de Dieu, qu’elle s’affectionne aux paroles de la vérité. De plus, qu’elle cherche constamment à se parfaire dans sa compréhension de la Parole révélée de Dieu, dans son éthique, afin d’offrir un Évangile à la fois proclamé et vécu.

  • La mission, c’est aussi faire des disciples

    Série : La mission, c'est quoi ? - Partie 5 Article rédigé à partir du message du pasteur Gilles Adams Si nous voulons vraiment répondre à l’appel de Jésus-Christ, il est essentiel de comprendre que la mission ne s’arrête pas à être soi-même un disciple . Elle va bien plus loin. La mission, c’est aussi faire des disciples. Trop souvent, nous réduisons la vie chrétienne à une appartenance ou à une croyance. Mais suivre Jésus, ce n’est pas seulement croire en Lui : c’est marcher avec Lui, apprendre de Lui, vivre pour Lui… et le faire connaître aux autres . L’un des athées les plus réputés de notre temps, le philosophe britannique, Antony Flew (1923-2010) a été banni par d’autres athées parce qu’il a déclaré après des années de recherches qu’il est impossible que le monde actuel existe sans qu’il n’y ait un Créateur. Il a écrit un livre qui s’intitule «  There is a God   » dans lequel   il explique pourquoi il y a forcément quelqu’un qui est l’auteur de ce monde. Peut-on être chrétien sans être disciple ? Oui, malheureusement. Il est possible de porter le nom de chrétien, de venir à l’église, et même de croire sincèrement sans pourtant vivre un engagement profond et transformateur. À l’inverse, on peut être disciple sans forcément être chrétien, car le mot “disciple” s’utilise dans bien d’autres contextes : on peut être disciple d’un philosophe, d’un courant spirituel, d’un enseignant. Mais le véritable discipulat chrétien, lui, commence dans la rencontre avec Jésus et se manifeste dans une vie transformée et un engagement actif pour la cause de notre Sauveur Jésus-Christ. Alors, c’est quoi un vrai disciple ? Voici trois traits d’un vrai chrétien : 1. Le disciple apprend Un disciple, c’est un apprenant. Pas un simple auditeur du dimanche. Il cherche à connaître Dieu, à comprendre Sa Parole, à se laisser former, corriger, transformer. Proverbes 9:10 nous dit ceci : "La crainte de l’Éternel est le commencement de la sagesse, et la connaissance de Dieu est l’intelligence." Nous devons chercher de tout notre cœur à connaitre Dieu. C’est ça la vraie intelligence et le début de la sagesse.Le disciple ne se contente pas de ce qu’il sait déjà. Il a faim de vérité, soif de sagesse. Il veut grandir. Il étudie, il écoute, il médite. Il se laisse enseigner. Il apprend pour vivre selon la volonté de Dieu.   2. Le disciple s’éprend L’apprentissage seul ne suffit pas. Il faut développer une relation profonde , sincère et passionnée avec le Seigneur. Le disciple aime aussi l’Église, car il comprend qu’il fait partie d’un corps. Il cultive l’amour fraternel , il vit dans la communion avec ses frères et sœurs. 1 Pierre 1:22 dit : "Ayant purifié vos âmes en obéissant à la vérité pour avoir un amour fraternel sincère, aimez-vous ardemment les uns les autres, de tout votre cœur." Voilà ce que je vois chez un vrai disciple : un cœur qui aime Dieu ardemment, un cœur qui aime l’Église fidèlement . Et cet amour le pousse à donner, à servir, à se rendre disponible pour les autres.   3. Le disciple se répand Enfin, un disciple ne garde pas pour lui ce qu’il a reçu . Il se répand. Il partage, il témoigne, il se donne. Il reproduit ce que Dieu a fait en lui. C’est exactement ce que Paul enseigne à Timothée dans 2 Timothée 2:2 : "Ce que tu as entendu de moi en présence de nombreux témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres." Un vrai disciple devient formateur de disciples . Il s’engage dans la mission, non pas seulement pour prêcher, mais pour accompagner, former, aimer. Il met sa foi en action, comme le dit Jacques : "Montre-moi ta foi sans les œuvres, et moi, je te montrerai la foi par mes œuvres."  (Jacques 2:18)   Le discipulat : une mission pour tous Faire des disciples n’est pas réservé aux pasteurs, aux leaders ou aux anciens. C’est l’appel de chaque croyant. Dans Matthieu 28 :19-20, il est écrit : «  Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde.  »   Le discipulat, c’est notre mission commune. Il commence dans la vie personnelle, dans nos maisons, dans nos conversations, dans notre exemple. Il ne s’agit pas de faire de grands discours, mais de vivre l’Évangile au quotidien , d’incarner l’amour de Jésus, de transmettre la foi, un cœur à la fois. En conclusion Frères et sœurs, la mission que Jésus nous a confiée, c’est de faire des disciples . Des hommes et des femmes transformés par Sa grâce, passionnés par Sa Parole, engagés dans Son œuvre. Je prie que chacun de vous puisse devenir ce disciple qui apprend, qui s’éprend, et qui se répand. Non par obligation, mais par amour. Par réponse à l’appel de Celui qui a donné Sa vie pour nous. Marchons ensemble dans ce chemin. Soyons des disciples qui font des disciples. Et que toute la gloire revienne à Jésus-Christ.

  • L’apôtre Paul répond à quatre questions

    Comprendre l’œuvre de Christ est essentiel pour celui ou celle qui désire enraciner son pèlerinage ici-bas dans une spiritualité à la fois libératrice et féconde. C’est pour cette raison que l’apôtre Paul s’efforçait de conduire tout homme à la perfection (maturité, Col 1.28). Cette maturité est le fruit, du moins en partie, de l’acquisition de la connaissance approfondie de l’œuvre du Seigneur Jésus. Les chapitres 6 à 8 de la lettre aux Romains nous permet d’acquérir une telle connaissance de l’œuvre de Dieu en Jésus-Christ. La structure de ces chapitres se formule autour de quatre questions dont les réponses fondent notre relation avec Dieu. Celles-ci se trouvent aux versets 6.1, 6.15, 7.7 et 7.24. Un peu de contexte Du chapitre 5.12 à la fin, l’apôtre compare deux grands personnages de l’histoire, Adam et Jésus, ainsi que l’influence et les conséquences qu’ils ont engendrées. Adam a introduit le péché et par le péché la mort. Ainsi toute l’humanité a été plongée dans la mort et l’esclavage du péché. Jésus, considéré comme le deuxième Adam, a introduit le don de la grâce et la vie éternelle, ouvrant la porte à une nouvelle race d’humains, ceux qui sont sous la grâce. Le chapitre 5 termine avec ce texte sublime : 20 Or, la loi est intervenue pour que l’offense abondât, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé, 21 afin que, comme le péché a régné par la mort, ainsi la grâce régnât par la justice pour la vie éternelle, par Jésus-Christ notre Seigneur (Rom 5.20-21). PREMIÈRE QUESTION Naturellement, les adversaires de Paul l’accusaient de faire fi de la loi et d’ouvrir la porte à la production du mal. Le mal fait-il abonder la grâce ? Alors, pourquoi ne pas faire le mal, pour qu’il y ait plus de grâce ? Voilà la raison de notre première question  : « Que dirons-nous donc ? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? » (Rom 6.1). La réponse de l’apôtre Paul à cette question est non seulement brillante, elle est profondément théologique et spirituelle. Sa réponse : «  Loin de là ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ? » (Rom 6.2). Cette première question est pour ainsi dire la thèse de l’apôtre : comment un mort peut-il vivre dans la non-mort  (dans notre existence) ? Les versets 3-4 nous présentent l’union avec Christ . Nous avons été unis à la mort et à la résurrection du Seigneur Jésus. Cette union a engendré une nouvelle manière de vivre qui n’est plus sous la gouverne du péché. L’apôtre le dit bien : «  En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection » (Rom 6.5).  La coupure du lien entre le péché, son esclavage et nous, n’est pas le résultat de notre poursuite de la sanctification, mais elle résulte de l’œuvre accompli à la croix et à la résurrection, et de notre union avec cette œuvre salvatrice. Les versets qui suivent, décrivent plus clairement la réalité de cette union : S achant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché ; 7 car celui qui est mort est libre du péché  (Rom 6.6-7). Le vieil homme c’est l’humanité, l’Adam représentatif de toute l’humanité. Celui-ci a été crucifié en la personne de Christ, qui, par l’incarnation avait revêtu notre humanité. La crucifixion avait pour but non seulement la libération du pouvoir du péché, mais de mettre au monde une nouvelle humanité, le nouvel homme. L’apôtre le dit si bien : «  celui qui est mort est libre du péché.  » Voilà pourquoi nous ne pouvons plus continuer à vivre dans le péché afin que la grâce abonde. Nous ne sommes plus dans la sphère de sa domination, parce que le lien entre la sphère du péché et nous a été rompue par notre union en sa mort. Les versets 8 à 10 sont la conclusion de cette première question (6.1).  8 Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui, 9 sachant que Christ ressuscité des morts ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui. 10 Car il est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes ; il est revenu à la vie, et c’est pour Dieu qu’il vit (Rom 6.8-10). Une fois ressuscité, il n’y a plus de mort ! Et s’il n’y a plus de mort, ce passage de la mort à la vie engendre « vivre pour Dieu ». Ce n’est plus le pouvoir du péché qui est notre maître, par le moyen de l’union avec Christ en sa mort et sa résurrection nous vivons sous un nouveau régime, celui de l’Esprit. Que devons penser ? Si je suis ressuscité avec Christ, alors  je suis mort au péché et vivant pour Dieu.  Voilà ce que je dois croire ! Cette vérité ne repose pas sur une performance personnelle quelconque, mais sur ce que Dieu a fait en Christ Jésus. C’est là l’expression de sa grâce. Dieu a décidé que la mort et la résurrection seraient le fondement de notre salut. Le salut est l’expression d’un acte divin. Par la foi j’ai été uni à la mort de Christ de sorte que je suis mort avec lui au pouvoir du péché. De plus, lorsque Christ est ressuscité, je suis ressuscité avec lui. Je suis passé de la mort à la vie éternelle. Tout cela par la foi. Demeurer dans le péché, certes non ! (6.1). Ce que Christ a fait, je l’ai fait par lui. Maintenant, je vis pour Dieu ! Crois-le, car nos faiblesses et péchés actuels ne sauraient briser notre union avec Christ et son œuvre. «  Que dirons-nous donc à l’égard de ces choses ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?  » (Rom. 8.31).   DEUXIÈME QUESTION Après avoir établi que la nouvelle vie du croyant est le fruit d’une union salvatrice avec la personne et l’œuvre de Jésus-Christ, une deuxième question se pose : si nous ne sommes plus sous le pouvoir du péché et que celui-ci ne peut plus nous gouverner, alors quelle relation avons-nous avec la Loi de Dieu ? L’importance de cette question est en lien avec la mixité des cultures (Juifs et Païens) qui engendrait une confusion déstabilisante dans la communion des églises. Pour plusieurs, l’importance de la loi et de ses exigences était primordiale. Selon la pensée juive, on ne peut pas effacer 1400 ans d’histoire. C’est pourquoi, cette prochaine question comprend trois éléments : la loi, le péché et la grâce. L’apôtre introduit le sujet suite à la conclusion de la première partie du chapitre 6 : Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce (Rom 6.14). Cette conclusion entraîne cette autre question : «  Quoi donc ! Pécherions-nous, parce que nous sommes, non sous la loi, mais sous la grâce ?  » (Rom 6.15). Naturellement, la réponse est « Loin de là ! ». La grâce ne peut conduire à la pratique du péché. Il est important de noter que l’introduction de la loi dans la deuxième question laisse présager une discussion future que l’apôtre reprendra au chapitre 7. Alors, «  Pécherions-nous, parce que nous sommes, non sous la loi, mais sous la grâce ?  » Notons premièrement qu’être sous une chose, la loi, un roi, un gouvernement, sous-entend la subordination.  Nous sommes tous comme Canadiens soumis aux lois qui gouvernent notre pays. La désobéissance entraine les conséquences énoncées par la loi. De même, être sous la loi mosaïque et être sous la grâce entraine des conséquences inévitables. Pour montrer l’importance de cette réalité, l’apôtre utilise la métaphore de l’esclavage. Selon lui, il n’existe que deux régimes : être sous la loi  ou être sous la grâce . Le régime de la loi entraine inévitablement la condamnation. Nous verrons plus loin qu’il y a chez Paul une quadrilogie : la loi, le péché, la mort et la chair. Ces quatre composantes constituent la sphère d’existence dans laquelle naissent tous les humains. C’est pour cette raison que le mot sous  transporte l’idée d’un régime dont la dictature est imposée sur les sujets et qui les plongent dans l’esclavage. De même, la métaphore de l’esclavage est aussi appliquée au régime de la grâce, bien que ce dernier ne fonctionne pas comme la dictature du régime de la loi. Le régime de la grâce est associé à l’Esprit, la vie et la justice de Dieu. En recevant Christ comme sauveur, nous l’avons aussi reçu comme Maître (Kurios/Seigneur). Ainsi, il a tous les droits sur nous. Son autorité dicte notre manière de vivre. Les versets 6.17-18 confirment ce présent statut : 17 Mais grâces soient rendues à Dieu de ce que, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de cœur à la règle de doctrine dans laquelle vous avez été instruits. 18 Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice .  Cette justice est celle que Dieu a accomplie par l’œuvre de Christ. Ce changement d’esclavage (usage métaphorique) menant à un changement de vie, conduit inévitablement à des résultats diamétralement opposés. Les fruits de notre ancienne relation avec la puissance du péché ne pouvaient que produire la mort, mais nous avons été affranchis, l’apôtre le dit bien : «  Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle » (Rom 6.22). La rupture spirituelle en Christ Jésus a produit un clivage des affections et des comportements. Nous vivons maintenant pour Dieu et nous produisons des fruits dignes de celui qui nous libère. Alors, «  Pécherions-nous, parce que nous sommes, non sous la loi, mais sous la grâce ?  » L’apôtre répond : «  Loin de là !  » Nous sommes maintenant des esclaves de Christ, sous le régime de la grâce et de l’Esprit.   TROISIÈME QUESTION La réflexion de l’apôtre aborde maintenant le rôle de la loi mosaïque. Si par notre union avec Christ, nous ne sommes plus sous la loi mais sous la grâce, alors pourquoi la loi ? J’imagine que ce sujet devait être déroutant pour les Juifs croyants. Toute leur éducation avait été organisée autour de la loi. L’apparition de Jésus-Christ dans l’histoire exigeait un changement de pensée à l’égard de la loi. Plusieurs Juifs croyants, pour qui la loi était le facteur déterminant qui les démarquait du reste du monde, n’arrivaient plus à se situer. Tout leur système d’interprétation de la réalité était empreint de la loi. Comment expliquer la vie sans la loi ? La réponse de Paul entrainait de sérieuses conséquences pour l’avenir des observateurs de la loi. Comment répondre à cette question ? Dès le début du chapitre 7, la réponse de l’apôtre pose les premières pensées de son argumentaire. La première proposition de son raisonnement est : 1) tant qu’une personne est en vie, elle est sous le régime de la loi, mais si elle meurt, la loi n’a plus de pouvoir sur elle. Il démontre la vérité de cette proposition en utilisant le mariage. 7.1 La loi exerce son pouvoir sur l’homme aussi longtemps qu’il vit ? 2 Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu’il est vivant ; mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari. Cet argument est ensuite appliqué à la loi : «  De même, mes frères, vous aussi vous avez été, par le corps de Christ, mis à mort en ce qui concerne la loi  » (Rom 7.4). La loi de Moïse ne détermine plus notre vision du monde et elle n’est plus la mesure du statut du croyant. C’est ici que l’apôtre introduit la troisième question : «  Que dirons-nous donc ? La loi est-elle péché ?  » (Rom 7.7). La réponse de l’apôtre porte à confusion pour les croyants de notre temps. Plusieurs pensent que Paul parle de sa condition de chrétien et du combat intérieur qu’il vit. Pourtant, ce n’est pas le sujet dont il parle. Paul explique la condition de celui qui est sous la loi. Pour nous les croyants, l’apôtre a déjà dit que nous ne plus sous la loi (6.15). De plus, celui dont parle l’apôtre est dans une condition précaire en ce qui concerne le salut puisqu’il dit : «  Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle; mais moi, je suis charnel, vendu au péché  »   (Rom 7.14). Cette condition ne peut pas être celle d’un croyant en union avec Christ. Nous ne sommes plus sous le pouvoir du péché, alors comment serions-nous encore vendus au péché ? C’est du Juif sous la loi dont il parle. Si la loi est spirituelle et bonne (v.12) où est le problème ? Dans la chair, nous dit l’apôtre. La loi conduit à la connaissance du péché (v.7). La présence du péché conduit à la mort (v.8, cf. 5.12). La présence du péché engendre l’impossibilité de suivre la loi (vv.17-23). L’apôtre conclut en disant : «  Moi, le Juif, qui essaie de plaire à Dieu, j’ai en moi une loi plus forte que la loi de Moïse, celle de la chair, je fais le mal que je ne veux pas et je ne peux m’en empêcher !  (7.23). J’ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien  » (v.18).  Cette condition est irrévocable. Au verset 8.3 l’apôtre ajoute : «  Car chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force.  » Alors, «  Que dirons-nous donc ? La loi est-elle péché ? »  (Rom 7.7). Certes non, mais elle ne peut que condamner ceux qui sont sous sa gouvernance. Il est illusoire de croire que la loi peut éliminer le mal, car le problème réside non pas dans la loi, mais dans la nature humaine. La loi dicte, mais elle est incapable de changer le cœur. QUATRIÈME QUESTION Après avoir démontré que la loi est l’outil du péché et que la mort est son fruit, l’apôtre s’écrie «  Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort ?  » (Rom 7.24). C’est ici que l’argumentaire de l’apôtre atteint son apogée. Il y a une délivrance ! « Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur! 1 Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. 2 En effet, la loi de l’Esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort  » (Rom 8.1-2). La grâce de Dieu est supérieure à la loi de Moïse, parce la loi de l’Esprit engendre la vie émanant de l’œuvre accomplie de Jésus-Christ. Cette délivrance comprend l’affranchissement de la loi qui mène au péché et du péché qui mène à la mort. Christ a accompli le salut et l’Esprit l’applique. Il est impossible d’avoir la vie éternelle sans l’action du Saint-Esprit. CONCLUSION Rassemblons les éléments de la pensée de l’apôtre. Nous ne pouvons pas vivre dans le péché parce que nous avons participé à la mort et à la résurrection de Christ. Nous sommes maintenant morts au péché et vivants pour Dieu (6.1-15). Cette participation à l’œuvre accomplie par Christ nous a libérés du régime de la loi. Nous sommes maintenant sous la grâce et la sainteté est notre bannière (Rom 6.15-23). La loi qui produit la connaissance du péché mène inévitablement à la mort. Elle est incapable de changer le cœur (7.7-23). Où trouve-t-on la délivrance ? La loi de l’Esprit de vie en Jésus-Christ nous a affranchi de la loi du péché et de la mort (Rom 8.1-4). Maintenant, nous les enfants de Dieu, nous marchons en nouveauté de vie et nos œuvres sont la démonstration de notre union avec Christ en sa mort et sa résurrection.

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