top of page

Recherche

76 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Intelligence artificielle et fin des temps : faut-il craindre un lien avec l’Apocalypse?

    Série : Comment vivre ma foi dans le siècle présent - Partie 8B Article rédigé à partir du message des pasteurs David Naud et Roxan Lemire, résumé par ChatGPT L’intelligence artificielle (IA) fait beaucoup parler d’elle. Certains y voient une révolution technologique sans précédent, d’autres une menace existentielle. Dans le monde chrétien, une question revient régulièrement : l’IA a-t-elle un lien avec la fin des temps ?  Est-elle un signe annoncé par l’Apocalypse ou le livre de Daniel ? La réponse biblique sera nuancée : non, il n’y a pas de lien direct et explicite entre l’IA et la fin des temps. Mais il existe des raisons pour lesquelles certains croyants nourrissent ces craintes. Cet article propose d’examiner pas à pas ces inquiétudes, à la lumière des Écritures. 1. La connaissance augmentera-t-elle à la fin des temps? L’argument le plus souvent avancé est tiré de Daniel 12.4  : « Toi, Daniel, tiens secrètes ces paroles, et scelle le livre jusqu’au temps de la fin. Plusieurs alors le liront, et la connaissance augmentera. » Pour beaucoup, cette prophétie s’accomplit aujourd’hui par l’explosion des découvertes scientifiques, l’accès massif à l’information et le développement de technologies comme l’IA. Mais en lisant attentivement le contexte du passage, l’interprétation change. Au verset 8, Daniel reçoit cette explication : « Plusieurs seront purifiés, blanchis et épurés ; les méchants feront le mal, et aucun des méchants ne comprendra, mais ceux qui auront de l’intelligence comprendront. » Ici, la « connaissance » ne renvoie pas à la science ni à la technologie, mais à une compréhension spirituelle . À la fin des temps, le peuple de Dieu comprendra plus profondément les prophéties, le salut et l’œuvre de Christ. De plus, dans toute la Bible, chaque fois que l’on parle d’une augmentation de la connaissance, il s’agit toujours de la connaissance de Dieu, et non d’une progression technique. Il est donc risqué d’associer directement Daniel 12.4 à l’IA. 2. L’IA facilitera-t-elle un gouvernement mondial antichrist? Un autre sujet de crainte est celui du gouvernement mondial , souvent relié à la bête de l’Apocalypse ou aux visions de Daniel et d’Ézéchiel. Beaucoup imaginent que les technologies numériques, l’IA en particulier, permettront d’installer une dictature planétaire contrôlant tous les aspects de la vie humaine. Mais là encore, examinons attentivement les Écritures. Le Nouveau Testament, en dehors de l’Apocalypse, ne mentionne jamais explicitement un gouvernement mondial terrestre  qui combattrait Dieu. Ce qu’il affirme en revanche, c’est qu’il existe déjà un gouvernement spirituel mondial  dirigé par Satan. Jésus appelle Satan « le prince de ce monde » (Jean 12.31 ; 14.30). Paul parle du « dieu de ce siècle » qui a aveuglé l’intelligence des incrédules (2 Corinthiens 4.4). 1 Jean 5.19 déclare : « Le monde entier est sous la puissance du malin. » En d’autres mots, la domination mondiale existe déjà, mais elle est spirituelle  et provisoire. Nous pouvons préciser également que cette puissance du malin est déjà agissante dans différentes coalitions de ce monde comme ce fut le cas lorsque Ponce Pilate et les Juifs se sont ligués contre Jésus-Christ (Psaume 2, Actes 4.24…). Elle se manifestera jusqu’au retour de Christ, moment où toute autorité ennemie sera anéantie (1 Corinthiens 15.24-25). L’IA peut servir de moyen de contrôle, mais elle n’est pas en soi l’instauration d’un « gouvernement mondial » prophétisé. Ce gouvernement existe déjà dans la sphère spirituelle, et sa défaite est déjà scellée à la croix. 3. L’IA et la marque de la bête Probablement l’association la plus courante : l’IA faciliterait la marque de la bête . Apocalypse 13 parle d’une image animée qui séduit le monde et d’une marque sans laquelle nul ne peut acheter ni vendre. Aujourd’hui, avec les deepfakes, les faux discours générés par IA et les puces électroniques, certains voient une correspondance évidente. Mais il faut distinguer l’outil  (qui peut produire le vrai comme le faux) de l’interprétation biblique . Dans l’Apocalypse, la marque de la bête ne représente pas une marque physique. Elle est spirituelle . C’est l’adhésion volontaire au système du monde opposé à Dieu. Jean utilise d’ailleurs le même vocabulaire de « transaction » dans Apocalypse 3.18, où Jésus invite à « acheter » de lui de l’or purifié et des vêtements blancs – une image spirituelle du salut acquis par la foi en lui. Si la marque de Dieu, rarement mentionnée mais pourtant présente également dans l’Apocalypse (Ap. ch. 7;9;14;22) est invisible mais réelle (le sceau du Saint-Esprit sur nous ne se voit pas, Éphésiens 1.13), alors la marque de la bête l’est aussi. Elle se manifeste par des vies soumises au péché, à l’idolâtrie et à l’esprit de ce monde. Une conséquence logique et théologique s’impose : un geste physique, une puce ou un tatouage, ne peut pas annuler le salut offert par Jésus.  Pierre a renié Jésus publiquement, mais il a été pardonné et restauré. Même ceux qui ont pratiqué l’occultisme et fait alliance avec le diable peuvent être sauvés s’ils se repentent. Alors l’Évangile garde sa puissance au-delà de tout outil technologique. 4. Babylone et l’IA Un dernier lien souvent fait concerne Babylone, symbole de l’Apocalypse. Certains imaginent que l’IA pourrait incarner ou gouverner Babylone, en contrôlant l’économie mondiale et en séduisant les nations. Mais qu’est-ce que Babylone ? Trois grandes interprétations existent : Un symbole historique  : pour plusieurs exégètes anciens, Babylone désigne Rome, centre de l’Empire idolâtre et persécuteur. Un principe spirituel  : Babylone incarne le système du monde sans Dieu – religieux, économique et culturel. C’est la lecture la plus répandue et cohérente. Une entité future  : pour certains dispensationalistes, Babylone sera reconstruite littéralement en Irak. L’Apocalypse décrit Babylone comme une prostituée séduisant les nations par ses richesses, ses plaisirs et sa fausse religion. Autrement dit, Babylone n’est pas une machine ni un programme informatique. Elle est le système de ce monde  : orgueil, idolâtrie, matérialisme et rejet de Dieu. L’IA peut être utilisée par Babylone comme par l’Église, comme l’imprimerie ou Internet avant elle. Mais elle ne les incarne pas. La bonne nouvelle, c’est que la chute de Babylone est certaine : « Sortez du milieu d’elle, mon peuple afin de ne pas vous associer à ses péchés et de ne pas être victimes de ses fléaux. » (Apocalypse 18.4). L’appel de Dieu est clair : vivre dans ce monde, mais ne pas lui appartenir. 5. Faut-il craindre l’IA? Après avoir parcouru ces textes, une conclusion s’impose : il n’existe aucun lien biblique direct entre l’IA et la fin des temps. La connaissance qui augmente selon Daniel est spirituelle. Le gouvernement mondial mentionné est déjà spirituellement présent sous l’autorité du diable. La marque de la bête est une allégeance spirituelle, non une puce technologique. Babylone est le système de ce monde, non une invention numérique. Alors, faut-il craindre l’IA ? Pas plus que l’imprimerie, la radio ou Internet. Chaque technologie peut être utilisée pour le bien ou pour le mal. L’enjeu est moins l’outil que l’usage que nous en faisons . 6. Comment vivre en chrétiens à l’ère de l’IA? Plutôt que de céder à la peur, la Bible nous invite à : Rester fermes dans l’espérance  : notre salut est assuré en Jésus, non menacé par des machines. Discerner  : l’IA peut créer des mensonges, mais aussi aider à diffuser l’Évangile et approfondir la connaissance biblique. Sortir de Babylone  : ne pas se laisser séduire par l’esprit du monde – luxe, orgueil, idolâtrie – mais vivre selon les valeurs du Royaume. Se consacrer à Dieu  : renoncer à soi-même, porter sa croix et suivre Jésus jour après jour. Le vrai enjeu n’est pas de savoir si une technologie mènera au chaos, mais si nos cœurs sont soumis à Christ. Ce n’est pas de savoir si Babylone existera encore et sera jugée, mais est-ce que tu as détruit la Babylone de ton cœur ? Conclusion : confiance et espérance L’intelligence artificielle soulève de vraies questions éthiques et spirituelles. Elle peut servir d’instrument de séduction, comme d’outil pour le bien. Mais en elle-même, elle n’est ni la bête, ni la marque, ni Babylone. La Bible est claire : la victoire finale appartient déjà à Jésus-Christ.  Par sa mort et sa résurrection, il a dépouillé les dominations spirituelles. Son retour mettra définitivement fin au règne provisoire du malin. En attendant, notre appel est simple : ne pas craindre, mais vivre dans la foi, l’espérance et la fidélité.  Ne pas céder à l’esprit de Babylone, mais marcher dans la lumière de Christ. Utiliser les outils de ce monde pour la gloire de Dieu et l’avancement de son Royaume. Ainsi, même à l’ère de l’IA, le message reste le même : « Celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement. »  (1 Jean 2:17)

  • Se donner corps et âme : la consécration chrétienne aujourd’hui (inspiration de Daniel)

    Article rédigé à partir du message du pasteur David Naud, résumé par ChatGPT   Et si la vraie liberté n’était pas de « faire ce qui me plaît », mais de me donner corps et âme à Dieu ? Ce message explore la consécration  : non pas un effort épuisant, mais une vie transformée par la Parole, portée par l’exemple de Daniel , équilibrée par le repos  (physique et intérieur) et mise en mouvement par la compassion  de Jésus. Objectif : que chaque croyant passe du « correct » au meilleur , en vivant pour la gloire du Roi. 1) Pourquoi parler de consécration aujourd’hui ? De la tentation du divertissement… à l’appel plus grand Honnêtement, les loisirs ne manquent pas  : séries, films d’action, sports (le hockey !), jeux de société, réseaux sociaux. Rien de « mal » en soi. Mais au fond, l’Esprit souffle un appel plus grand : « Tu es destiné à davantage ; vis une vie consacrée à Dieu » . La consécration n’éteint pas la joie ; elle la réoriente . Elle t’aide à discerner ce qui nourrit réellement  ton âme et ce qui occupe simplement ton temps. Daniel, un modèle dans la tourmente Pendant un temps de jeûne de Daniel , la prière devient claire : « Seigneur, rends-moi davantage consacré à toi ». Daniel a maintenu la prière , les bonnes priorités , la confiance en Dieu  et une sagesse spirituelle  pour « lire les temps » — et cela malgré les menaces . Sa vie illustre qu’une consécration quotidienne  vaut mieux que des élans sporadiques. Viser une vie qui compte La consécration ne signifie pas forcément « marquer l’histoire du monde » ; parfois, c’est marquer l’histoire de ta famille , de ton équipe, de ta communauté. Dieu confie à chacun une portion . Ce qui compte : vivre pleinement , avec intégrité et passion , pour sa gloire. 2) La consécration chrétienne, c’est quoi ? Définition  : Acte par lequel une personne, mise à part par Dieu et pour Dieu , s’engage à lui appartenir entièrement, à vivre dans la sainteté et à le servir sans partage . C’est vraiment se donner corps et âme . AT vs NT : acte rituel et œuvre intérieure Ancien Testament  : accent sur l’ acte (onction, sacrifice, vœu, mise à part). Nouveau Testament  : accent sur la sanctification , œuvre progressive  de l’Esprit dans le croyant. Ces deux dimensions s’embrassent : il y a un engagement clair  (je suis à Dieu) et un processus (Dieu me transforme). Une consécration intégrale La Bible présente l’humain comme un tout  : esprit, âme et corps . La consécration touche chaque domaine , des habitudes secrètes à l’agenda, de l’usage des écrans à la manière de travailler, des paroles aux relations. Elle n’est pas seulement « spirituelle » au sens étroit ; elle est incarnée . 3) Notre part et la part de Dieu Tension féconde : Dieu sanctifie  (il est fidèle à achever son œuvre), et nous progressons par l’obéissance. Autrement dit : réponds  à la grâce. Avance. Fais « un pas de plus ». La perfection n’est pas de ce monde, mais la progression l’est. La consécration est autant une position  (je suis à Dieu) qu’un chemin (je deviens comme Christ). 4) La Parole : la vérité qui nous met à part « Sanctifie-les par ta vérité ; ta Parole  est la vérité. » La consécration passe  par la Parole. Dans un monde saturé d’opinions, la Bible n’est pas une voix parmi d’autres : elle est la norme  qui sépare le mensonge de la vérité, qui révèle qui est Dieu  et qui nous sommes . Sans elle, on invente notre propre idée de la sainteté ; avec elle, Dieu  définit ce qui lui plaît. Applications concrètes Lire  (régularité humble > grands « coups » isolés) Méditer  (laisser la Parole descendre du mental au cœur) Obéir  (sans obéissance, la lecture reste théorique) Filtrer  (évaluer nos choix : est-ce selon la Parole ?) Consécration = Parole + obéissance . C’est simple, exigeant, mais libérant. 5) Exceller pour le Roi : l’excellence chrétienne « Tout ce que vous faites, faites-le de tout votre cœur, comme pour le Seigneur  et non pour des hommes… » L’excellence biblique n’est pas la performance mondaine  (comparaison, ego, pression), mais un don de soi  motivé par l’amour  : je sers Christ  dans chaque tâche — de la gestion des poubelles aux gros projets. Cette perspective transforme l’ordinaire en offrande . Discerner « le meilleur » La prière n’est pas « Seigneur, donne-moi plus à faire », mais « apprends-moi à discerner les choses meilleures » . Le croyant consacré apprend à choisir le meilleur plutôt que le simplement bon  : ce qui a valeur d’éternité , pas seulement un plaisir éphémère . Exemple d’église Former les musiciens, structurer les équipes, développer les dons — pas pour briller, mais pour servir bien . Chaque ministère, chaque métier, chaque saison de vie peut viser la qualité « comme pour le Seigneur ». 6) Consécration ≠ épuisement : le double repos Beaucoup associent consécration à surmenage . En réalité, le don de soi, s’il n’est pas habité  par Dieu, épuise . La Bible révèle deux « respirations » complémentaires : a) Le repos physique Dieu a inscrit dans la création un rythme  : pauses, sabbat, sommeil. Honorer son corps, c’est obéir . Oui, il faut stopper , se récréer , veiller à l’ hygiène de vie . La sagesse consiste à ne pas confondre zèle  et frénésie . b) Le repos de l’âme (le « dépôt divin ») Il arrive d’être « à jour » de sommeil et pourtant lourd  intérieurement. Là, Christ invite : « Venez à moi… et je vous donnerai du repos . »  Ce repos spirituel n’est pas l’inactivité, mais la confiance  : au contact de Dieu (prière, louange, Parole), il dépose  sa paix, renouvelle la perspective et allège le fardeau. Témoignage parlant : en mission, peu de sommeil, mais beaucoup de présence de Dieu  — et le cœur repart rechargé . Ce n’est pas de l’adrénaline ; c’est la grâce agissante . Entrer dans le repos… avec empressement Le peuple d’Israël a manqué le repos à cause de l’ incrédulité . À nous, maintenant, d’entrer par la foi dans le repos en Christ . Image forte : « Dieu s’est reposé le 7ᵉ jour pour que tu te reposes en lui  tous les jours. » Résultat : une consécration durable , parce que équilibrée  et habitée . 7) Un style de vie distinct : vases d’honneur « Si quelqu’un se conserve pur… il sera un vase d’honneur , sanctifié, utile au Maître, propre à toute bonne œuvre. » La consécration a un visage concret  : s’éloigner du mal (que notre conscience connaît généralement très bien), non par moralisme , mais pour mieux appartenir . L’objectif n’est pas de dresser une liste sans fin, mais de devenir utile au Maître . Image biblique : dans une maison, il y a des vases pour les usages ordinaires… et des vases d’honneur . La consécration, c’est choisir d’être réservé pour les usages nobles de Dieu. Rechercher les choses d’en haut « Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, recherchez les choses d’en haut… Attachez-vous aux réalités d’en haut, et non à celles de la terre. » Concrètement, cela interroge nos priorités  hebdomadaires : ce qui occupe nos pensées, notre argent, nos soirées. Beaucoup d’activités sont « correctes », mais sans fruit durable . À l’inverse, servir, prier, être généreux, aimer, témoigner — cela marque l’éternité . 8) Les « mathématiques » de Dieu : penser sur la durée Fais l’exercice : si je continue exactement ma vie telle quelle (emploi du temps, dépenses, écrans, investissements), qu’est-ce que cela produira  dans 1 an ? 5 ans ? 10 ans ? Serai-je plus  passionné pour Dieu ? Aurai-je développé  les dons reçus ? Y aura-t-il un impact  sur les autres ? La compétence  (Proverbes) naît de la consécration . Dieu élève des femmes et des hommes habiles , fiables , consacrés . 9) La compassion : moteur caché de la consécration Le Nouveau Testament répète que Jésus fut « ému de compassion  ». Le terme grec suggère un mouvement des entrailles  : l’amour qui bouscule . Cette compassion : voit  les foules languissantes, guérit  les malades, nourrit  les affamés, touche  l’exclu, console  la veuve, accueille  le fils prodigue. Quand la compassion de Christ remplit notre cœur, il devient difficile de vivre tranquille , centré sur nos loisirs. On ne peut plus ignorer : les démunis , les sans-abris , les personnes aux prises avec les addictions ou la souffrance mentale , les jeunes en quête d’ espérance , les aînés qui méritent respect . La compassion pousse  à la consécration. Elle oriente nos soirées, notre budget, notre énergie vers ce qui compte  vraiment. Elle rend la consécration joyeuse , car aimer ressemble à Jésus. 10) Itinéraire pratique : comment avancer cette semaine ? Habitudes de base Parole  : choisis un livre biblique et lis 1 chapitre/jour , note 1 vérité  et 1 obéissance . Prière  : 10–15 min de présence réelle (remercier, confesser, demander, écouter). Repos  : planifie 1 vrai sabbat  (sans culpabilité), vise 7–8 h  de sommeil. Écrans  : fixe un quota  hebdo, remplace 1 h d’écran par 1 service  concret. Choix « meilleurs » vs « bons » Identifie 2–3 activités « bonnes » mais peu fécondes  à réduire. Choisis 2 actes « meilleurs** » (prière avec quelqu’un, visite, générosité ciblée, mentorat d’un jeune). Compassion focalisée Vois  une personne ou un groupe que Dieu met sur ton cœur. Agis  : un geste clair (appel, repas, don, temps offert, prière). Persévère  : fixe-toi un rythme (hebdomadaire / mensuel). 11) Témoins qui inspirent Des hommes et des femmes ont décidé de ne pas limiter  ce que Dieu pouvait faire de leur vie. Leur consécration n’a pas été parfaite, mais réelle . Retenons surtout ceci : la joie  la plus profonde se trouve quand on est entièrement consacré  au service de Dieu. Cette joie est accessible  à quiconque répond aujourd’hui : « Me voici. » 12) Conclusion : un oui simple, total et joyeux La consécration n’est pas d’abord « faire plus » ; c’est appartenir  davantage. Elle ne te vole pas la vie ; elle te donne la vraie . Parole  : la vérité qui libère. Excellence  : pour le Roi, pas pour les regards. Repos  : physique et intérieur, pour durer. Compassion  : le moteur qui pousse à l’action. Jésus s’est donné corps et âme — sur la terre et à la croix. Répondons  en nous donnant à lui, pour lui, avec lui. Prière proposée Jésus, merci de t’être donné entièrement pour moi. Je te donne ma vie et je reçois ton Esprit. Renverse en moi tout raisonnement qui s’oppose à ta connaissance. Donne-moi ta paix et ta force. Apprends-moi à discerner les choses meilleures. Fais de moi un vase d’honneur, utile à ton service. Je veux me donner corps et âme à toi — aujourd’hui. Amen. FAQ 1) La consécration est-elle réservée aux « super-spirituels » ? Non. C’est l’appel normal  du disciple. Elle commence par un oui simple à Dieu et se nourrit de petits pas  d’obéissance. 2) Comment éviter l’épuisement tout en servant ? Honore le repos physique  (rythme, sommeil) et cherche le repos de l’âme  auprès de Christ (prière, louange, Parole). La consécration durable est habitée par Dieu. 3) Quelle est la différence entre consécration et sanctification ? La consécration : l’ engagement  d’appartenir à Dieu. La sanctification : l’ œuvre  de l’Esprit qui nous transforme progressivement  à l’image de Christ. 4) Que faire de mes loisirs ? Ils peuvent être bons . Mais demande-toi : est-ce meilleur  pour ma foi, ma famille, mon appel ? Ajuste le dosage  pour viser le fruit . 5) Comment savoir si je progresse ? Demande à Dieu (et à des proches) : où vois-tu du fruit ?  Garde des repères (journal, objectifs modestes), et célèbre chaque pas . Appel à l’action Partage  cet article à quelqu’un qui désire « plus de Dieu ». Choisis  aujourd’hui un acte de compassion concret. Planifie  ton sabbat  de la semaine et un temps de Parole  quotidien. Écris  dans les commentaires : quel « meilleur » Dieu t’invite-t-il à choisir ?

  • Majesté

    Article rédigé à partir du message du pasteur Raymond Lesage Dieu seul est notre roi et pasteur Raymond Lesage nous invite avec un titre de message sans équivoque, « La majesté de Dieu », à nous placer dans le bon contexte dès le départ.  Connaissant son grand amour pour Dieu et son sens de l’humour, il y va d’un « Make God great again » pour appuyer le titre de son message. La majesté de Dieu Le mot majesté signifie grandeur. Reconnaître la majesté de quelqu’un, c’est lui démontrer du respect et reconnaître sa grandeur. Pour nous, chrétiens, la majesté est celle de Dieu, notre Créateur et Sauveur. Il est au-dessus de tout. La Bible nous fournit des exemples de ce que ça représente.  Dans le psaume 93, on dit que Dieu est revêtu de majesté, exprimant ainsi sa toute-puissance. Puis, dans 2 Pierre 1.16, l’apôtre rappelle qu’il a vu de ses propres yeux la majesté de Jésus lors de sa transfiguration, révélant ainsi son identité divine. Nous avons donc un Dieu au-dessus de tout, au-dessus de nous, digne de notre adoration et de notre respect. En plus de le connaître via les Écritures, on se doit de le connaître personnellement.   Important de 0 à 10 Jusqu’à quel point je connais Dieu, jusqu’à quel point est-Il important ? Chaque chrétien devrait se poser la question. En utilisant un score de 0 à 10, imageons l’importance relative qu’on accorde à ce qui nous entoure. Et surtout demandons-nous pourquoi on accorde une importance plus grande à tel objet, telle personne. Un score de 5 à 10 est prévisible pour un chrétien relativement à l’importance qu’il accordera à Dieu. 5-6 parce qu’il le connaît peu, 7-8 parce qu’il a vécu des expériences positives avec lui, 9-10 si un chrétien place son lien avec Dieu au premier plan, devant les aspects difficiles de la vie. Il connaît intimement Dieu.   Savoir ou connaître Distinguons d’abord savoir de connaître. Savoir des choses à propos de Dieu et connaître Dieu. Connaître Dieu est supérieur à savoir des choses sur Lui.  Le savoir nous permet d’avoir une foule d’informations sur Lui ; le connaître, c’est d’intégrer ces savoirs, les vivre. Par exemple, lire la Bible nous permet de savoir, mettre en pratique ce que la Bible nous indique pour nos choix de vie, c’est connaître. Revenons à l’image du score de 0 à 10, et maintenant quelle valeur attribuez-vous à Jésus ? Comment le voyez-vous ? Jusqu’à quel point le connaissez-vous ? Sur le chemin de la connaissance de notre Seigneur Jésus, on doit connaître de nombreuses caractéristiques de sa personne. Pensons à sa divinité, son éternité, sa présence, son pouvoir, sa Parole, son amour, sa grâce… pour ne nommer que celles-ci. La liste est longue et elle reflète bien la véritable majesté de notre Sauveur. À nos yeux est-Il aussi précieux qu’Il l’est en réalité ? Est-Il un trésor inestimable, notre plus grand trésor ? Par Jésus, nous pouvons être sauvés, transformés, nos péchés peuvent être pardonnés. Le trésor n’est pas simplement ce qu’on reçoit, mais Jésus Lui-même. Lui seul peut nous faire vivre dans la joie malgré nos souffrances. Il mérite tout de nous. Les obstacles à la connaissance de Dieu Est-ce que c’est nécessairement facile d’arriver à cette connaissance de Jésus ? cette relation dans laquelle on le reconnaît pour tout ce qu’Il est et ce qu’Il représente ? Non, bien sûr ! Des obstacles se dressent entre nous et Lui. Quels sont les plus grands ? D’abord la colère de Dieu et le péché qui nous entoure. Hébreux 12.1 Nous donc aussi, puisque nous sommes entourés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau et le péché qui nous entoure si facilement, et courons avec persévérance l’épreuve qui nous est proposée. Par nous-mêmes, cette épreuve est trop difficile, mais en gardant nos yeux dirigés vers Jésus, cela devient possible. Ensuite, le confort trop attrayant. Les difficultés nous font tendre vers l’évitement de la souffrance, des contraintes de notre vie de chrétiens. Vouloir vivre comme un croyant, c’est être prêt à affronter et prêt aussi à recevoir ce que seul Dieu peut nous offrir dans ces moments de difficultés. Matthieu 5.10-12 Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux leur appartient! Heureux serez-vous lorsqu’on vous insultera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal à cause de moi. Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense sera grande au ciel. En effet, c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés. Tout est possible pour Dieu, il nous accompagne à travers notre épreuve.   Conclusion Nous sommes précieux aux yeux de Dieu, il nous offre de nous sauver, nous transformer, ne pas nous laisser comme nous étions. C’est un privilège immense. Répondre à son offre est le chemin qui nous mène à le connaître, à vivre entouré de sa majesté .

  • Six clés pour comprendre et apprécier les prophètes de l’Ancien Testament

    Enseignement du pasteur David Naud, résumé par ChatGpt Introduction et première clé Lire l’Ancien Testament, et plus particulièrement les prophètes, n’est pas toujours facile. Beaucoup se demandent pourquoi un prophète parle à telle nation ou déclare tel jugement. L’objectif de cet enseignement est donc d’apporter six clés pratiques afin de mieux comprendre, apprécier et appliquer ces textes. La première clé  est de connaître Lévitique 26 et surtout Deutéronome 28 . Le Deutéronome représente une répétition de la Loi donnée par Moïse et constitue le fondement de l’alliance entre Dieu et Israël. Les prophètes ne parlent pas “dans le vide” : leurs messages reposent toujours sur cette base. Ainsi, lorsqu’ils annoncent bénédictions ou malédictions, ils s’appuient sur ce que Dieu avait déjà déclaré dans la Loi. Ce point montre que les jugements prononcés par les prophètes ne reflètent pas un Dieu capricieux ou méchant, mais la justice d’un Dieu fidèle à son alliance. Les bénédictions sont promises en cas d’obéissance, tandis que les malédictions suivent la désobéissance. Même dans les périodes les plus sombres, Dieu rappelle toujours la possibilité de repentance et de restauration. Cette constante illustre Sa compassion et Son désir de bénir un peuple obéissant. Deutéronome 28 Les 14 premiers versets annoncent des bénédictions : prospérité dans les familles, abondance agricole, victoire militaire, abondance économique, position d’influence (“la tête et non la queue”). À partir du verset 15, la longue liste des malédictions expose les conséquences de la désobéissance : maladies, famine, sécheresse, défaites militaires, oppression par d’autres nations, jusqu’à l’exil. Ces textes fournissent la clé de lecture des prophètes : quand Israël se détourne de Dieu, les prophètes rappellent ces avertissements. Quand le peuple reste fidèle, ils proclament les bénédictions promises. Les événements historiques – comme la déportation à Babylone – s’expliquent par cette logique d’alliance. Ainsi, comprendre les prophètes suppose de garder à l’esprit que leurs messages s’enracinent dans la Loi de Moïse. Leurs déclarations trouvent leur légitimité et leur cohérence dans les engagements contractés par Israël. Cela permet aussi de saisir pourquoi les prophètes répètent si souvent les thèmes de jugement et de restauration. Deuxième et troisième clés : contexte et destinataires La deuxième clé  consiste à identifier le contexte spirituel et historique  du prophète. Chaque prophète parle dans une situation précise : avant, pendant ou après l’exil, au royaume du Nord ou au royaume du Sud. Cette connaissance permet de mieux comprendre la sévérité ou la patience de Dieu face aux fautes accumulées. Certaines pratiques idolâtres – comme le sacrifice d’enfants – étaient des offenses majeures qui expliquent l’ampleur des jugements. La troisième clé  est de rechercher qui sont les rois ou les nations en question . Beaucoup de prophètes interviennent sous le règne de plusieurs rois. Identifier ces souverains, leurs alliances et leurs fautes permet de suivre la progression du récit prophétique. De même, les prophètes annoncent des jugements contre des nations voisines (comme Édom, descendant d’Ésaü). Comprendre leur origine et leurs relations conflictuelles avec Israël éclaire le sens des oracles. Des outils simples comme une concordance biblique ou même une recherche rapide sur Google ou Chatgpt permettent de situer ces peuples et d’enrichir la lecture. Cette démarche rend la lecture vivante, en reliant les textes aux réalités géographiques, politiques et familiales. Quatrième et cinquième clés : visions et Christ annoncé La quatrième clé  est de chercher les interprétations possibles des visions reçues . Certains passages sont hautement symboliques (visions d’Ézéchiel, de Daniel, ou encore l’Apocalypse). Ces visions apocalyptiques utilisent des images (bêtes, os desséchés, chars célestes) qui peuvent dérouter. S’arrêter pour consulter des commentaires bibliques en ligne ou des résumés de chapitres et du contenu d’une vision aide à en saisir la portée. Il suffit d’écrire sur Google : « Que signifie le contenu de tel chapitre dans tel livre de la Bible ». Vous comparez certaines découvertes et cela devient éclairant. Certaines prophéties ont aussi une “double visée” : un accomplissement immédiat pour Israël et un sens messianique pour l’Église. Par exemple, la vision des ossements desséchés (Ézéchiel 37) concerne à la fois le retour d’Israël de l’exil et la résurrection spirituelle en Christ. La cinquième clé  est de voir le Christ dans certaines prophéties . L’Ancien Testament annonce à plusieurs reprises la venue du Messie. Dans Daniel 2, la pierre qui détruit la statue symbolise le royaume éternel de Dieu, interprété comme une référence à Jésus-Christ. Dans Daniel 7, le “fils de l’homme” annonce une figure divine recevant un règne éternel, titre repris par Jésus dans les évangiles. Ces liens renforcent la foi chrétienne en montrant la cohérence entre Ancien et Nouveau Testament. Sixième clé et conclusion Enfin, la sixième clé  consiste à chercher les applications personnelles . Lire les prophètes ne doit pas rester un exercice intellectuel. Chaque passage peut interpeller sur la repentance, la fidélité, la confiance en Dieu. Certaines paroles encouragent à corriger des comportements, d’autres rappellent le caractère fidèle et compatissant de Dieu, source de consolation. Le croyant est invité à demander au Saint-Esprit de lui révéler les aspects concrets à appliquer dans sa vie : se détourner des idoles modernes, persévérer dans l’obéissance, ou saisir les promesses de restauration. En conclusion, voici un résumé des six clés : Connaître Lévitique 26 et Deutéronome 28. Identifier le contexte spirituel et historique. Rechercher les rois ou nations concernés. Comprendre les visions et leurs interprétations. Voir le Christ dans certaines prophéties. Tirer des applications pour sa propre vie. L’objectif final est de renouveler l’amour pour la Parole de Dieu, de motiver la lecture des prophètes, et d’en tirer un encouragement spirituel concret. Chacun de nous sommes invités à laisser le Saint-Esprit éclairer nos lectures afin de découvrir la fidélité, la justice et la compassion de Dieu à travers ces textes souvent méconnus.

  • La vérité vous rendra libres

    Article rédigé à partir du message du pasteur Gilles Adams Nous vivons dans une ère où toutes les limites s’abattent, les frontières sont détruites et les principes moraux sont bafoués.  La société confond liberté et absence de contraintes alors qu’en réalité, elle tombe dans une autre forme d’esclavage.  C’est dans ce contexte que les paroles de Jésus viennent ébranler les pensées.  « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres » (Jean 8.32) .  Comment comprendre que Jésus nous parle d’une vérité qui rend libre?  Quelle est cette vérité et de quoi nous libère-t-elle?   Reportons-nous dans le temps, à l’époque où Jésus est au milieu de son ministère public.  Il a fait des miracles, prêché à plusieurs reprises, déclaré qu’il vient de Dieu et qu’il est le pain de vie.  N’appréciant pas ce qu’il représente, les Pharisiens veulent le faire arrêter mais les soldats refusent, considérant que personne n’a jamais parlé comme lui.  Plusieurs croient en lui.   Dans Jean 8.31-36, on lit : « Alors il dit aux Juifs qui avaient cru en lui : « Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples, vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. Ils lui répondirent : Nous sommes la descendance d'Abraham et nous n'avons jamais été esclaves de personne. Comment peux-tu dire : vous deviendrez libres? En vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, toute personne qui commet le péché est esclave du péché. Or, l'esclave ne reste pas pour toujours dans la famille; c'est le fils qui y reste pour toujours. Si donc le Fils vous libère, vous serez réellement libres. »    Dans ce passage, Jésus qui est la Vérité et la Vie, réfère à une liberté intérieure et non physique.  À ce moment, peu le comprennent.   Comprendre la vérité   Qu’est-ce que la vérité?   La Bible décrit la vérité non pas comme quelque chose d’abstrait mais comme une personne réelle .  « La Parole a été faite chair, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père. » (Jean 1.14) .    Il est venu pour convaincre l’humanité de péché et apporter une libération.  Cette liberté ne consiste pas à faire tout ce qui nous plaît mais à être libérés du pouvoir du péché qui nous tient captifs.   Comme toujours, les juifs ne comprennent pas le sens du mot liberté.  Dans le texte original, Jésus utilise le verbe grec eleutheroo qui signifie délivrer, affranchir; le mot que les juifs utilisent dans leurs répliques réfère à  eleutheros , qui veut dire simplement « libre » au sens de ne pas être esclave.  Cette liberté extérieure cache l’enchainement intérieur.  C’est dans cette nuance que réside la profondeur de l’enseignement de Jésus.  On peut se sentir libre tout en étant sous l’emprise du péché.    L’illusion de la liberté   Jésus ne leur parlait pas de l'esclavage physique, mais d'une forme d'esclavage beaucoup plus grave, c'est-à-dire l'esclavage du péché.  D’une manière subtile, elle se traduit sous diverses formes de dépendances.  Drogue, alcool, tabac, pornographie… nous procurant au début une sensation de bien-être et de liberté.   Pour illustrer cela, nous pourrions comparer le péché à des menottes; on s’y habitue et pourtant elles limitent nos mouvements.  De la même manière, le péché et notre manière de penser limitent notre développement spirituel.   Dieu veut nous libérer.  Non pour nous limiter mais pour que nous nous épanouissions pleinement.   Le rôle du raisonnement La Bible nous invite à penser, à réfléchir mais nous met en garde contre tout excès de rationalisation (Proverbes 3.13-15).  Il existe plusieurs types de compréhension.   Mathématique : purement logique (2+2=4)   Scientifique  : hypothèses démontrées par expérience.  Par exemple, l’eau bout à 100 ° C au niveau de la mer.   Expérientielle ou émotionnelle  : basée sur le vécu personnel.  Par exemple, un baiser.   Chacun de ces types de compréhension est valide lorsqu’utilisé dans le contexte qui lui est propre.  Par exemple, il ne serait pas logique de décrire l’expérience du baiser de façon mathématique.   Dieu est personnel ! On ne prouve pas Dieu, on l'expérimente.  Il ne peut être démontré de façon rationnelle.  Job le reconnait :  « mon oreille avait entendu parler de toi, mais maintenant mon œil t’a vu! » Job (42.5) .  L’expérience de Dieu rend la vérité vivante.  Si le raisonnement et la compréhension sont précieux, ils doivent être guidés par la foi, l’humilité et la sagesse de Dieu, et non appuyés uniquement sur la logique humaine.   La dévalorisation   La dévalorisation est un autre type d’esclavage intérieur.  Dans l’épître aux Romains, l’apôtre Paul nous exhorte : « N’ayez pas de vous-mêmes une trop haute opinion, mais ayez des sentiments modestes » (Romains 1 2.3 ) Chacun de nous a reçu des dons particuliers qui mis ensemble contribuent à former le corps de Christ.  La vérité nous libère de l’esprit de comparaison et du manque d’estime de soi.   Le Seigneur vous dit : « Je t’aime d’un amour éternel. C’est pourquoi je te conserve ma bonté. » (Jérémie 31.3)   Le verset précise que même de loin, Dieu se montre à toi à cause de Son amour.  Alors, même quand tu t’éloignes de Lui, Dieu continue de t’aimer.   La victimisation Beaucoup vivent sous l’emprise de la victimisation.  Ce type de problème se retrouve souvent chez la personne souffrant de carences affectives et de frustration découlant d'un milieu familial marqué par l’abus physique ou psychologique.  Elle entretient donc la croyance que la vie est difficile et que souffrir est le seul moyen de se sentir normale.  D’ailleurs, elle se retrouve aisément dans des situations qui contribuent à raffermir cette croyance.   Pour le chrétien, ce syndrome peut être présent par une mauvaise compréhension de l’appel divin à supporter les épreuves ou à aimer ses ennemis.  La réalité, c’est que Dieu nous a donné tout ce qui contribue à la vie et la piété.   2 Pierre 1.3-4 : « Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu, lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses »   Dieu transforme notre perspective et nous rend libres. Les deux perspectives   Face à nos « géants » intérieurs, deux visions s’opposent.  Un exemple biblique intéressant serait celui de David devant Goliath :   Il est tellement imposant, comment pourrais-je le vaincre? Il est tellement imposant, comment pourrais-je le manquer?   Notre foi nous permet de faire face aux obstacles de la vie à travers la puissance de Dieu.   Conclusion   « Le Fils de Dieu est apparu afin de détruire les œuvres du diable » (1 Jean 3.8) Nous ne sommes pas appelés à vivre sans contraintes mais à être libérés du péché.  Ce que quelqu'un a été n'est pas important; c’est ce qu'il est devenu.   Nous avons tous un choix à faire : demeurer prisonnier de nos habitudes ou de recevoir la libération que Christ offre.  Choisir une relation vivante avec Jésus et dire comme Job : « Mon oreille avait entendu parler de toi mais maintenant mon œil t’a vu. »

  • De Révélation en révélation

    Série : Comment vivre ma foi dans le siècle présent - Partie 7 Article rédigé à partir du message du pasteur David Naud Une foi qui progresse Vivre sa foi aujourd'hui n'est pas toujours simple. Entre doutes, distractions et pression sociale, il est facile de stagner ou même de reculer. Mais Dieu nous appelle à avancer, pas seuls, mais de révélation en révélation. Ce message du pasteur David Naud nous rappelle que la foi est un chemin vivant, nourri par des rencontres profondes avec Dieu. Pourquoi avons-nous besoin de révélation ? Beaucoup de croyants connaissent les faits sur Dieu, mais leur cœur reste aveugle. La révélation, c'est ce moment où ce que l'on sait devient réel, vivant, personnel. Paul priait pour les chrétiens d'Éphèse : Éphésiens 1:17-18 : “ Je prie que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ [...] vous donne un esprit de sagesse et de révélation, qu'il illumine les yeux de votre cœur .” Mais que signifie "révélation" exactement ? Le mot vient du grec apokalupsis , qui signifie littéralement dévoilement  ou lever le voile . C’est le même mot utilisé pour le livre de l’Apocalypse, qui est la "Révélation de Jésus-Christ" (Ap 1.1). Il ne s’agit donc pas d’une simple information, mais d’un éclairage spirituel : Dieu nous montre quelque chose qui était jusque-là caché, même si nous l’avions sous les yeux. La révélation nous permet de voir ce que Dieu veut faire en nous, et à travers nous. Elle transforme notre compréhension en conviction, et notre connaissance en relation vivante. Comment Dieu nous parle-t-il aujourd'hui ? Dieu nous parle encore aujourd'hui, et il le fait de bien des manières. Il ne s'agit pas toujours d'une voix audible, mais souvent d'un éclairage intérieur, d'une conviction, ou d'une parole qui vient toucher notre cœur au bon moment. Cela peut se faire par la lecture de la Bible : un verset saute aux yeux et prend soudain tout son sens pour notre situation. Cela peut aussi venir d'une prédication, d'un chant ou d'un témoignage : ce que l'on entend à l'Église ou ailleurs vient confirmer ce que Dieu nous montre déjà. Parfois, Dieu utilise un rêve, une vision, ou une circonstance de la vie pour attirer notre attention. Il nous parle dans les détails comme dans les tempêtes. Il peut aussi le faire dans la prière : un moment d'intimité où Dieu vient apaiser, corriger ou encourager notre cœur. Et il arrive que la révélation soit douloureuse, car Dieu met le doigt sur quelque chose à changer. Mais même là, c’est pour notre bien. Il veut nous faire grandir, pas nous écraser.  1 Corinthiens 2:9-10: “ Ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, [...] Dieu l’a révélé par son Esprit .” Ce que l'Apocalypse nous enseigne : 7 messages clairs Dans son message, le pasteur David a présenté les sept lettres adressées aux Églises dans l’Apocalypse comme autant de révélations divines. Ces messages ne sont pas réservés au passé : ils nous parlent encore aujourd’hui. Chaque Église représente un état spirituel que Dieu peut utiliser pour nous interpeller personnellement. Éphèse  – L’Église fidèle mais froide : malgré ses œuvres et sa rigueur doctrinale, elle a perdu l’amour passionné du début. Dieu l’appelle à se souvenir, se repentir et revenir à son premier amour. Smyrne  – L’Église persécutée : elle souffre, mais reste fidèle. Jésus ne la reprend pas, il l’encourage à tenir bon, même jusqu’à la mort. Une puissante leçon de persévérance pour ceux qui traversent des épreuves. Pergame  – L’Église tolérante envers l’erreur : fidèle en apparence, mais compromise par des influences doctrinales corrompues. L’appel est clair : se repentir et revenir à la vérité. Thyatire  – L’Église active mais influencée : malgré son amour, sa foi et son service, elle tolère un enseignement destructeur. Dieu veut purifier ce qui est bon et rejeter ce qui est toxique. Sardes  – L’Église endormie : elle a la réputation d’être vivante, mais elle est spirituellement morte. L’Esprit appelle à se réveiller, à affermir ce qui reste et à revenir à l’authenticité. Philadelphie  – L’Église persévérante : faible aux yeux du monde, mais riche en fidélité. Dieu ouvre devant elle des portes que personne ne peut fermer. Un encouragement pour ceux qui avancent avec peu de moyens mais un cœur sincère. Laodicée  – L’Église tiède : autosuffisante, aveugle à son propre état. Jésus frappe à la porte, appelant à une relation vraie. L’appel est fort : se repentir et raviver sa flamme. Ces sept messages sont comme un miroir spirituel. Ils nous invitent à nous examiner : À quel type d’Église ressemblons-nous ? Quelle révélation Dieu veut-il nous adresser aujourd’hui ? À travers ces lettres, il veut réveiller, corriger, encourager… et surtout, nous ramener à lui. La clé : une relation vivante avec Dieu Dieu ne veut pas seulement nous parler une fois. Il veut une relation continue, où il peut nous conduire de révélation en révélation. Plus on se rapproche de lui, plus il se révèle. C'est ce que vit Jean sur l'île de Patmos : Apocalypse 1.12: “ Je me retournai pour savoir quelle était la voix [...] et je vis… ” Voir Dieu demande souvent qu'on se retourne, qu'on s'arrête, qu'on cherche. C'est une relation intime qui transforme. Et toi, quelle est ta prochaine révélation ? Dieu veut te conduire plus loin. Il ne veut pas que tu restes bloqué, sec, ou confus. Il veut t'ouvrir les yeux. Et parfois, cette révélation fera mal. Mais elle sera bonne. Elle te libérera. 2 Corinthiens 3:16-18: “ Lorsque quelqu’un se convertit, le voile est enlevé [...] Nous sommes transformés à son image, de gloire en gloire .” Alors prions : "Seigneur, ouvre mes yeux. Parle-moi. Transforme-moi."

  • L'amour intelligent

    Série : Comment vivre ma foi dans le siècle présent - partie 7 Phil. 1.9 Et ce que je demande dans mes prières, c’est que votre amour augmente de plus en plus en connaissance et en pleine intelligence. Il est à noter que le premier indice que nous constatons, c’est que ce verset est une prière. La prière sous-entend une demande de l’action divine. Ce que Paul demande pour le développement de l’église de Philippe est une croyance dans l’amour qui ne peut qu’impliquer la personne de l’Esprit, comme ce fut le cas dans l’église des Colossiens (1.8). Le but de la prière c’est la croissance de l’amour. Il est évident que l’amour peut augmenter ou diminuer. Paul connaissait l’importance de l’amour. Toutefois, ce passage unique en son genre propose une croissance intellectuelle de l’amour. C’est rare que l’amour soit pensé de cette manière. L’intelligence, dont l’apôtre parle, est intimement liée à la compréhension de l’œuvre accomplie de Jésus-Christ et des bénéfices qui en découlent (Ép 1.15-20). En des mots plus québécois : « L’amour, ça commence dans tête ; ce n’est jamais sans la tête ; et ça se continue dans tête. » Il faut croire que cette dimension plus cognitive de l’amour se comprend à l’égard de sa raison d’être. L’amour de l’intelligence permet de distinguer ce qui est vraiment important, essentiel et ce qui est le mieux. Ce discernement nous permet de rechercher les œuvres de justice qui seront évaluées par le Seigneur au retour de Christ. Soyons encouragés, car nos œuvres présentes produisent pour nous « un poids éternel de gloire » (2 Co 4.17).

  • Le discernement

    Série : Comment vivre ma foi dans le siècle présent - Partie 5 Bien que nous vivions dans un monde hostile, la haine du monde contre le christianisme en occident n’est pas encore à sa pleine manifestation. Elle est latente. Un jour, elle émergera comme dans d’autres pays. Selon Genèse 15.16, Dieu limite la progression du mal jusqu’à ce que la limite de sa patience soit atteinte. Ensuite, il juge. La présence de cette hostilité à l’égard du christianisme ne doit pas empêcher les croyants de marcher dans la sainteté, car Dieu ne veut pas à ce point-ci que les croyants sortent du monde (Jn 17.15). Nous sommes la lumière du monde et cette luminosité se doit de briller devant les hommes (Mt 5.14,16). C’est pour cette raison que nous sommes encouragés à acquérir un discernement aiguisé pour saisir la différence entre le bien et le mal. La lettre aux Hébreux met en évidence la grande différence entre les enfants dans la foi et ceux qui sont parvenus à la maturité. Ceux-ci diffèrent en ce qu’ils ont l’expérience de la Parole du juste en raison d’un entraînement moral particulier. Ayant dépassé les enseignements préliminaires des nouveaux croyants (Héb. 6.1), ces personnes mûres (qui ont la maturité) ont acquis par l’exercice (5.13) un jugement exercé, de sorte qu’étant exposées aux diverses situations conflictuelles, leurs facultés morales, nourries par la Parole de Dieu, sont capables de faire immédiatement la différence entre le bien et le mal. Il ne suffit pas d’avoir la connaissance seulement. C’est l’application de cette parole aux diverses rencontres avec le mal qui met en évidence la présence de cette maturité spirituelle. C’est pourquoi, apprendre à penser avec la Bible est de toute importance. Je t’encourage premièrement à acquérir non seulement une plus grande compréhension du salut que tu as reçu, mais à découvrir toutes les implications qui en découlent. Deuxièmement, prends le temps d’écouter ta vie, c’est-à-dire de réfléchir sur l’action passée de Dieu dans ta vie. L’action de Dieu dans nos vies passées est un trésor de sagesse. Et, troisièmement, assume la responsabilité de ta croissance spirituelle. Dieu nous a donné une capacité extraordinaire de « choisir ». Une grande partie de la qualité de notre vie dépend de cette capacité. Alors, assume cette responsabilité et l’Esprit te transformera, car il agit avec notre action.

  • La foi de Daniel dans un monde aveugle

    Article rédigé à partir du message du pasteur David Naud La Bible présente le siècle présent, la société sans Jésus-Christ, comme un monde hostile à la foi, opposé à Dieu, une génération perverse et corrompue. Mais la grâce de Dieu nous soutient et nous rend capables de vivre une foi vivante et d’exprimer l’amour de Dieu aux autres malgré l’hostilité, la rébellion et l’impiété de ce monde.   Dieu nous amène à donner un exemple d’obéissance dans un monde rebelle. Il nous ouvre les yeux, malgré un monde aveugle.  L’histoire du prophète Daniel nous donne un modèle inspirant de discernement, de vision malgré l’aveuglement de son entourage.   Le dieu de ce siècle a aveuglé l’intelligence L’apôtre Paul nous dit en 2 Corinthiens 4, 3-4 : Si notre Évangile est encore voilé, il l’est pour ceux qui périssent, pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l’intelligence , afin qu’ils ne vissent pas briller la splendeur de l’Évangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu. Le dieu de ce siècle (Satan) est celui qui gère son monde de convoitise et d’orgueil. Dans le Nouveau Testament, le mot tuphloo  en grec signifie : aveugler le discernement, assombrir l’esprit. Un chrétien qui a les yeux ouverts sait différencier le bien et le mal : l’injustice du diable et la sainteté de Dieu.  Le diable aveugle les gens afin qu’ils vivent selon les principes charnels décrits en 1 Jean 2, 16-17 : En effet, tout ce qui est dans le monde la convoitise qui est dans l’homme, la convoitise des yeux et l’orgueil dû aux richesses – vient non du Père, mais du monde. Or le monde passe, sa convoitise aussi, mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement. L’aveuglement apporte confusion dans notre société Notre société se mobilise sur des sujets sans savoir réellement pourquoi elle milite ; ou se bat contre quelque chose où le débat est mal fondé. Prenons par exemple l’homophobie. Ce que la société considère comme l’homophobie face à des péchés est un discours confus, aveuglé, qui manque de discernement. Tu peux demander à bien des québécois : « Pourquoi es-tu d’accord avec telle pensée des médias ? » La réponse est souvent : « Je ne sais pas… ». Tu demandes : « Pourquoi crois-tu que cela est homophobe ? » Leur réponse ressemblera à : « Je n’y ai pas pensé » ou « Les chrétiens haïssent les gais ». Et c’est là particulièrement qu’il y a de la confusion entre le fait de ne pas approuver un comportement et ce qu’on appelle des propos haineux. La définition de l’homophobie est la suivante : L'homophobie est la discrimination, le mépris, la haine ou l'hostilité envers les personnes homosexuelles, lesbiennes, bisexuelles, transgenres et intersexuées (LGBTQI+) ou perçues comme telles. Elle se manifeste par des attitudes négatives, des préjugés, des comportements discriminatoires et parfois même des actes de violence. Le terme homophobie, apparu dans les années 1970, vient de « homo », abréviation de « homosexuel », et de « phobie », du grec phobos qui signifie crainte. Il désigne le mépris, le rejet, l'exclusion et/ou la haine envers des personnes, des pratiques ou des représentations homosexuelles ou supposées l'être. Les personnes victimes ne sont pas seulement homosexuelles, elles sont aussi les personnes dont l'apparence ou le comportement dérogent aux représentations traditionnelles de la féminité et de la masculinité. Est considéré comme homophobe, toute organisation ou individu rejetant l'homosexualité et les homosexuel·les, et ne leur reconnaissant pas les mêmes droits qu'aux hétérosexuel·les [1] . Les chrétiens ne sont pas appelés à rejeter les LGBTQ+, mais à leur révéler le plan de Dieu pour leur vie comme à toute autre personne. Ils sont des humains, alors ils doivent certainement avoir les mêmes droits que les hétérosexuels. On n’a pas besoin de les approuver pour cela, simplement les reconnaître dans leur humanité. Il ne s’agit pas d’accepter une tendance, mais de pouvoir aborder le sujet dans la paix et l’amour de Dieu. On a qu’à se rappeler de la position que Jésus a prise quand on lui a amené la femme adultère. Il n’était certes pas en accord avec ce qu’elle faisait, mais avec amour il lui a répondu : « Va et ne pèche plus ». Les chrétiens ne sont pas appelés à rejeter les gens, mais à leur révéler le plan de Dieu pour leur vie. Tout ça doit et peut se dire dans l’amour, la grâce et la vérité, aucune haine n’est nécessaire. Il y a confusion et aveuglement dans notre monde. Jésus disait cela des pharisiens, et l’on pourrait dire la même chose de nos philosophes et grands penseurs qui ne connaissent pas Dieu et sa Parole, et qui influencent les valeurs de notre société.   Jésus dit dans Luc 10, 21…  Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. Oui, Père, je te loue de ce que tu l'as voulu ainsi.   Dieu nous permet de faire sa connaissance par la repentance, de le découvrir dans la simplicité de la révélation de sa Parole. Attention ! de qui tu t’entoures. Attention ! de qui tu te laisses influencer et guider dans ta vie. Toi qui vois, conduis un aveugle vers Jésus afin qu’il voie !   Pourquoi certains ne voient pas Dieu ?   Peut-être parce qu’ils sont : Aveuglés par la colère ? Par une blessure ? Aveuglés par un péché, une dépendance dont on ne veut pas se détacher… Aveuglés par le dieu argent ou le dieu ego qui t’amènent à l’égocentrisme et l’orgueil.   Ce qui amène à poser cette autre question : « Comment voir Dieu si on ne fait que se regarder ou regarder ce que les autres pensent de soi ? » La foi de Daniel dans un monde aveugle Le livre de Daniel n’a jamais cessé de susciter l’intérêt. Les premiers chapitres racontent les expériences vécues par Daniel et ses trois amis amenés en captivité à Babylone. Leur fidélité à Dieu, exprimé par leur refus de se laisser séduire par le monde païen de l’époque a eu pour effet qu’ils soient délivrés par Dieu dans chacune des épreuves que le roi de Babylone Nebucadnetsar leur a fait subir. Ce dernier se voit humilié jusqu’à ce qu’il réalise que la providence de Dieu contrôle même la vie des monarques.  L’épisode de la main qui écrit sur le mur, révélant le péché d’arrogance envers Dieu dont le roi Belschatsar se rendit coupable, entraîna la mort et la défaite certaines.   Le livre de Daniel souligne des points toujours d’actualité. Même si écrit il y a des centaines d’années, on y voit les effets qu’ont le matérialisme et le paganisme (religions qui ne vénèrent pas Dieu) à vouloir engloutir sans cesse les enfants de Dieu.   Malgré l’assimilation en terre étrangère, Dieu continue son œuvre parmi eux et les nations. Il a choisi des héros de la foi pour faire une différence. Le but était de « Babyloniser » les jeunes Israélites de haut rang afin de mieux contrôler le peuple d’Israël. Davantage aujourd’hui, Il faut rester attentif afin de ne pas nous laisser influencer par la société, de ne pas nous laisser éduquer de façon à devenir des incroyants avec des valeurs contraires à la Bible. La tactique du dieu de ce siècle est de vous garder aveuglés sur la sagesse de Dieu.     Ne vous laissez pas aveugler par comment vous pensez, parlez, ou vous vous comportez. S’il n’y a pas de différence entre toi et un non chrétien, c’est que tu as été « babylonisé » ! Il y a une bonne nouvelle, c’est qu’il y a un « débabylonisateur », un seul, et c’est Jésus qui t’ouvre les yeux sur les vérités de Dieu ! C’est pourquoi Daniel est si spécial à son époque avec ses trois amis. Il voit ce que les autres ne voient pas. Dieu lui a donné la vision spirituelle, la science et son intelligence pour discerner et voir ce que Dieu voit. Il est rendu capable d’interpréter des rêves qui sont voilés aux autres.   La foi de Daniel dans un monde aveugle…il ne fait pas comme les autres, car lui, il voit ! La Bible dit : «  Daniel prit la ferme décision de ne pas se souiller en consommant les plats servis à la table du roi et le vin de ses banquets. Il demanda alors au chef des eunuques de ne pas l’obliger à se souiller. Dieu gagna à Daniel la bienveillance et la compassion du chef des eunuques.  » (Daniel 1, 8-9) Ce jeune Daniel nous donne tout un exemple de clairvoyance. Il ne se conformait pas aux mœurs de son temps. Encore aujourd’hui, il est très difficile pour plusieurs de ne pas céder à la pression de faire pareil comme les autres. Je veux t’encourager à cette pratique :  si tu sais que quelque chose est impure pour Dieu, même si tout le monde trouve ça normal, toi qui vois, ne fais pas comme les autres, fais comme Dieu !   Ne fais pas comme les autres si toi tu vois ce que les autres ne voient pas ! Fais comme Dieu te montre dans sa Parole ! Ce ne sont pas les efforts de Daniel seuls qui ont fait la différence, mais la grâce que Dieu lui a accordée. Dieu lui avait ouvert les yeux. Il voyait ce que les autres ne voyaient pas.   Cherche Dieu sincèrement au travers son Fils Jésus-Christ et tu le verras !   Dans Apocalypse 3, 17-18, Jésus nous donne ce conseil : 17.En effet, tu dis : Je suis riche, je me suis enrichi et je n'ai besoin de rien, et tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu,18. je te conseille donc d'acheter chez moi de l'or purifié par le feu afin que tu deviennes vraiment riche, des vêtements blancs afin que tu sois habillé et qu’on ne voit plus la honte de ta nudité, ainsi qu’un remède à appliquer sur tes yeux, afin que tu voies.   Allez dire à ceux qui doutent dans ce monde et qui sont aveugles : « Avec Jésus, les aveugles voient… ». Viens et vois ! Seigneur, guéris mes yeux afin que je voie ce que toi tu vois. Ouvre les yeux de mon cœur, donne-moi sagesse et discernement.         [1]   https://www.sos-homophobie.org/informer/definitions/homophobie

  • La foi dans un monde rebelle

    Série : Comment vivre ma foi dans le siècle présent ? – Partie 2 Article rédigé à partir du message du pasteur David Naud Comment vivre notre foi chrétienne dans le siècle présent? Comment vivre sa foi dans un monde séculier, corrompu, hostile et rebelle? « …afin que vous soyez irréprochables et purs, des enfants de Dieu sans défaut au milieu d'une génération perverse et corrompue , c’est comme des flambeaux dans le monde que vous brillez parmi eux en portant la parole de vie .  Je pourrai alors être fier , le jour de Christ, de n'avoir pas couru ni travaillé pour rien » (Philippiens 2.15-16).   Le siècle présent chez l'apôtre Paul n'est pas le 21e siècle, mais la société gouvernée par l'influence du péché, par des valeurs anti-bibliques, anti-chrétiennes. Le présent siècle mauvais (Romains 12.2) désigne le système mondial actuel qui est corrompu, ou la manière de vivre loin de Dieu (Galates 4.3).   Jérémie et Ézéchiel nous enseignent comment vivre notre foi dans le monde présent, car ils vivaient dans des cultures bien différentes, dans le contexte de l'ancienne alliance, mais dans le même monde déchu. Noé, Abraham, Isaac, Jacob, Joseph, Moïse, Josué, les juges, les prophètes ont tous été environnés de gens mauvais, pervers, hostiles. Ces héros de la foi se sont battus pour leur vie, luttant contre l’orgueil et l’idolâtrie. Ils ont marché par la foi, même si plusieurs personnes de leur entourage étaient rebelles à Dieu. Jésus et les apôtres, à leur tour, ont dû faire face aux persécutions des Romains et des Grecs. Alors, ne nous attendons pas à ce que notre foi chrétienne soit vécue sans obstacles !   Une foi profonde dans un monde rebelle La gloire de Dieu se manifeste au milieu d’un monde hostile et rebelle. Tremblons devant Dieu, afin de ne pas trembler devant ce monde, mais d’être triomphants en Jésus-Christ!     Se soumettre aux autorités dans un monde rebelle Ce qui est particulier des prophètes de l’Ancien Testament et de l’attitude de Jésus et des apôtres dans le Nouveau Testament, c’est de voir combien ils sont sévères envers les chefs religieux juifs et combien ils sont paisibles et évangéliques envers les autorités païennes.   Il est bon de chercher la paix et le respect des autorités, tout en gardant nos convictions chrétiennes. Jérémie 27.9  : Et vous, n'écoutez pas vos prophètes, vos devins, vos rêves, vos astrologues, vos sorciers, ceux qui vous affirment que vous ne serez pas asservis au roi de Babylone! …12 : J'ai adressé exactement les mêmes paroles à Sédécias, roi de Juda: « Soumettez-vous au roi de Babylone, servez-le, lui et son peuple, et vous resterez en vie… ». L'application de la soumission aux autorités est mentionnée dans la Bible plusieurs fois et exigée dans tous les domaines de nos vies.   Car ne pas se soumettre à une autorité, c'est ne pas se soumettre à Dieu directement : Que chacun se soumette aux autorités qui nous gouvernent, car toute autorité vient de Dieu, et celles qui existent ont été établies par Dieu. C’est pourquoi celui qui s’oppose à l’autorité résiste à l’ordre que Dieu a établi , et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes (Romains 13.1-2). Apprendre dès notre jeune âge à se soumettre au gouvernement, à notre employeur, à notre mari, à nos parents, à nos enseignants, à nos pasteurs, c'est apprendre à se soumettre à Dieu!   L'obéissance à Dieu, c'est l'essentiel de ce qu'il nous demande et ce qui nous apporte sa bénédiction! Oui, nous vivons dans une démocratie et nous avons le droit de manifester notre désaccord sur plusieurs choses, mais puisque le chrétien vit dans une théocratie, si nous le faisons, faisons-le avec grand respect. Le pouvoir est à Dieu et il demande la soumission à toutes sortes d’autorité. Alors, comme chrétiens, qu’aucune parole déshonorante ne sorte de notre bouche envers des autorités, même non chrétiennes. Rappelez-vous que les autorités du temps de Jérémie et de Paul n’étaient pas fondées sur la Bible, mais elles faisaient régner l’ordre. Jérémie et Paul ordonnaient au peuple de Dieu de leur être soumis, car en fin de compte, c’était à Dieu qu’ils étaient soumis en le faisant. Les trois exceptions notables où les croyants ne se sont pas soumis aux autorités étaient en lien avec la demande d’adorer ou de prier le roi de Babylone ou de Perse (Daniel 3 et 6) et l’interdiction aux apôtres de prêcher au nom de Jésus-Christ (Actes 4). En dehors de cela, les croyants de l’Ancien comme du Nouveau Testament étaient soumis aux autorités, mêmes celles qui ne reconnaissaient pas le seul vrai Dieu. Voilà un puissant témoignage de foi dans un monde rebelle ! L’autorité est l’ordre de Dieu dans la société L'obéissance à Dieu et aux parents (Éphésiens 5.22 et 6.1) est le plus grand héritage que vous pouvez laisser à vos enfants et la plus grande paix qu'ils puissent ressentir de savoir que Dieu est l'autorité suprême de leur vie et qu’il contrôle toutes choses. Reconnaître l’autorité en général pour tout le monde, épouse envers mari, enfant envers parents, employé envers employeur, tous envers Dieu (Éphésiens 5.21 et 6.5), l'accepter et l'appliquer dans nos vies apportent une paix dans le chaos, un ordre dans le désordre, une grâce de Dieu et une bénédiction dans un monde rebelle!   Voici 3 éléments pour aider à comprendre et vivre l’obéissance aux autorités : 1)      L’autorité est voulue et placée par Dieu. 2)      L’autorité assure un ordre dans la société (tandis que l’anarchie mène au chaos et à la malédiction). 3)      Les autorités portent des responsabilités pesantes et seront jugées plus sévèrement (ayons compassion et reconnaissance envers eux). En considérant ces trois éléments, cela peut nous aider à laisser fléchir nos cœurs devant les autorités et à garder une attitude respectueuse qui plait à Dieu. Et dans un monde entouré de gens rebelles ayant le cœur endurci face à Dieu et à son Évangile, il est essentiel de se rappeler la grâce que Dieu nous a faite, puisque : «  Nous aussi nous étions autrefois rebelles ! » « Rappelle-leur de se soumettre aux magistrats et aux autorités , ... Nous aussi, en effet , nous étions autrefois stupides, rebelles , ... Mais lorsque la bonté de Dieu notre Sauveur et son amour pour les hommes ont été révélés , il nous a sauvés… conformément à sa compassion…  par Jésus-Christ notre Sauveur. Ainsi, déclarés justes par sa grâce… conformément à l'espérance de la vie éternelle .  » (Tite 3.1,3-7). Soyons compatissants envers les non-croyants rebelles. Nous étions comme eux. Ils ont besoin de voir en nous des modèles d’obéissance à Dieu et des chrétiens humbles qui se rappellent leur condition passée, avant de connaître le Seigneur. Encore une fois, ceci donne un puissant témoignage de notre foi chrétienne et démontre la différence que notre foi fait dans notre vie.   La fin d’une vie rebelle Il y aura toujours de la rébellion dans ce monde, mais nous pouvons respecter les autorités, demander à Dieu d’être fermes dans nos convictions et d’avoir la vraie perspective de Dieu. Jésus a toujours respecté l’autorité en place (Matthieu 22.21 et 23.2-3). Prenons cet engagement : Citoyens, soumettez-vous au gouvernement. Employés, soumettez-vous à vos employeurs. Chrétiens, soumettez-vous aux responsables d'église. Épouses, soumettez-vous à votre mari. Enfants, obéissez à vos parents. Étudiants, soumettez-vous à vos professeurs…   Comme les héros de la foi, jadis, ne craignons pas les gens rebelles. En Église, nous pouvons surmonter quelconque défi présent en nous confiant en Dieu et en donnant un témoignage authentique de foi et de soumission à Dieu.

  • La foi de Tite

    Série : Comment vivre ma foi dans le siècle présent – Partie 3 Article rédigé à partir du message du pasteur Gilles Adams La foi de Tite nous montre que vivre sa foi dans le présent siècle n’est pas une simple question de croyance, mais un véritable appel au courage, à la constance, et à la transformation intérieure. Le dimanche 13 juillet, le pasteur Gilles Adams nous a conduits dans une puissante exploration de la foi de Tite, compagnon de l’apôtre Paul, pour nous montrer comment cette figure biblique peu connue devient un modèle saisissant de foi agissante dans un monde hostile. La foi de Tite née dans l’opposition Tite, grec de naissance, n’était pas un personnage de premier plan dans les Actes, mais son influence dans les lettres de Paul est profonde. Appelé « mon véritable enfant selon notre foi commune » (Tite 1:4), il a été au cœur de moments stratégiques du ministère de Paul : du concile de Jérusalem à la mission en Crète. Sa foi n’est pas théorique. Elle est née dans l’action, forgée dans le feu des conflits et affinée par la grâce de Dieu. Tite est l’incarnation de ce que Paul dit dans Romains 12:2 : « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés… » Il vit sa foi dans un monde cynique, dur, rempli d’opposition religieuse et morale, et pourtant il reste fidèle. La grâce nous enseigne à vivre différemment Le cœur du message de ce dimanche se trouve dans Tite 2:11-14, un condensé vibrant de la pédagogie divine : « Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne à renoncer… à vivre… et à attendre…  » Trois verbes simples mais puissants, qui balisent le chemin de toute foi authentique : 1. Renoncer : une clé de la foi de Tite Renoncer, c’est tourner le dos à ce qui semble nous définir : nos impulsions, nos vieilles habitudes, nos ambitions égocentriques. Le pasteur Gilles nous a rappelé avec passion que lorsqu’on devient chrétien, on réalise qu’on ne peut plus faire confiance à notre chair pour nos décisions. Hébreux 12:1-2 Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d'une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l'ignominie, et s'est assis à la droite du trône de Dieu. 2. Vivre pleinement selon la foi de Tite « Vivre » selon Dieu, ce n’est pas seulement respirer. C’est marcher, avancer, se laisser guider par l’Esprit. Le mot grec zao  implique une vie active, enracinée dans l’obéissance. Galates 5: 22-25 Mais le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance; la loi n'est pas contre ces choses. Ceux qui sont à Jésus Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. Si nous vivons par l'Esprit, marchons aussi selon l'Esprit. Tite a incarné cela. À Corinthe, il a été l’homme que Paul envoya pour ramener l’ordre, encourager les croyants et apaiser les tensions. Sa vie était un témoignage vivant de ce que signifie – suivre Christ. 3. Attendre avec foi et espérance comme Tite Enfin, « attendre ». Le mot grec prosdechomai  évoque l’acceptation, la patience et l’espérance. C’est une attente active. Le pasteur nous a dit : « Ce n’est pas facile ce que vous vivez, mais espérez, anticipez, acceptez… et faites confiance à Dieu. » Jude 1: 20-21 Pour vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, et priant par le Saint Esprit, maintenez-vous dans l'amour de Dieu, en attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus Christ pour la vie éternelle. Tite attendait, dans l’espérance de voir Dieu agir, même au milieu de l’adversité, même quand il devait affronter les menteurs, les insoumis, les controverses. Un appel pour aujourd’hui Le message se termine avec une invitation directe : Si toi aussi tu vis dans un monde dur, entouré de cynisme, de tentations ou d’épreuves exigeantes, souviens-toi que Dieu ne t’a pas abandonné . Tite 2:11-14 Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne à renoncer à l'impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété, en attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus Christ, qui s'est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes œuvres. Ce n’est pas une foi faible, une « tite foi » comme l’a dit le pasteur avec humour. C’est une foi fondée sur la grâce, nourrie par la Parole, affermie dans l’espérance. Alors comme Tite, renonce, vis, attends… et marche avec confiance dans ce siècle présent.

  • Une foi vivante grâce à un cœur réanimé

    Article rédigé à partir du message du pasteur Alain Aghedu En visite à notre église, le pasteur Alain Aghedu nous propose sa vision de l’importance de garder son cœur ouvert, disponible et vibrant pour Dieu. Peu importe notre situation, surtout si nous sommes passés à un mode de vie calme et plutôt passif ou si nous nous sommes éloignés de Dieu ; Dieu a encore quelque chose de prévu pour nous et nous pouvons le servir, répondre présents aux différents besoins qui se présentent dans notre famille, notre communauté, notre église. L’exemple des disciples d’Emmaüs La lecture de l’évangile de Luc au chapitre 24, nous permet de connaître un court moment de la vie de Jésus. C’est la rencontre de deux disciples qui retournaient dans leur ville, Emmaüs, après leur séjour à Jérusalem qui s’était terminé avec la crucifixion de Jésus. Que retenir de ce passage ? Dans la perspective de garder un cœur brûlant pour Dieu, l’attitude des deux disciples est un bon exemple de passer d’un niveau où on a baissé les bras à un niveau où le cœur est brûlant pour Dieu et que l’on passe à l’action pour le servir avec conviction et joie. Même à notre époque, ce texte nous incite à voir et à comprendre que Dieu veut nous ramener à quelque chose de perdu en chemin dans notre vie chrétienne. Il veut nous ramener à un plus haut niveau d’intimité et de relation avec Lui, contrairement à ce que certains vivent en ayant perdu en partie ce qu’ils vivaient dans ce lien au profit d’une vie chrétienne enrobée de routine et de religiosité. 25  Alors Jésus leur dit : O hommes sans intelligence, et dont le cœur est lent à croire tout ce qu'ont dit les prophètes ! 26  Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ces choses, et qu'il entrât dans sa gloire ? 27  Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Écritures ce qui le concernait. 28  Lorsqu'ils furent près du village où ils allaient, il parut vouloir aller plus loin. 29  Mais ils le pressèrent, en disant : Reste avec nous, car le soir approche, le jour est sur son déclin. Et il entra, pour rester avec eux. 30  Pendant qu'il était à table avec eux, il prit le pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna. 31  Alors leurs yeux s'ouvrirent, et ils le reconnurent; mais il disparut de devant eux. 32  Et ils se dirent l'un à l'autre : Notre coeur ne brûlait-il pas au dedans de nous, lorsqu'il nous parlait en chemin et nous expliquait les Écritures? 33  Se levant à l'heure même, ils retournèrent à Jérusalem, et ils trouvèrent les onze, et ceux qui étaient avec eux, assemblés 34  et disant : Le Seigneur est réellement ressuscité, et il est apparu à Simon. 35  Et ils racontèrent ce qui leur était arrivé en chemin, et comment ils l'avaient reconnu au moment où il rompit le pain. Luc 24.25-35 Notre vie chrétienne est souvent parsemée d’embûches qui peuvent causer des soucis ou même de l’angoisse. Ce sont des conditions favorables pour rendre notre cœur sec et endurci, moins sensible à ce que Dieu nous dit et nous montre.  L’exemple des disciples d’Emmaüs reste bon et on peut y ajouter l’exemple de Jacob qui avait le cœur froid à l’annonce par ses fils que son fils Joseph était vivant malgré qu’il le croyait mort. Mais Dieu est là même si notre cœur n’est plus aussi brûlant, même si nous avons vacillé. Un cœur brûlant pour Dieu Si le cœur n’est plus brûlant, si la foi a vacillé, c’est peut-être qu’elle n’était pas centrée sur l’essentiel. L’exemple de ceux qui se basent sur leur expérience personnelle, le miraculeux vécu ou espéré, leurs émotions vécues lors de moments plus intenses, etc. peut nous indiquer une faiblesse : qu’arrive-t-il à leur relation avec Dieu si ce n’est plus ce qu’ils vivent ? Et que dire si nous traversons des difficultés, si un projet important en cours, qu’il soit personnel ou pour notre église, rencontre des obstacles ? N’avons-nous pas encore plus besoin de mettre notre confiance en Dieu et de garder notre foi vivante ? Encore une fois, pensons aux disciples avec lesquels Jésus a marché sur la route d’Emmaüs. Jésus leur a consacré, patiemment, du temps pour leur parler des Écritures. Par ce rappel, Il a généré une foi véritable qui a embrasé leur cœur. Cela équivaut, pour nous aussi, à un rappel de l’importance qu'a la lecture de la Parole pour chacun de nous. Non seulement il faut la lire, mais aussi passer du temps à la méditer, à la laisser nous nourrir. Par la suite, au moment où Jésus a pris un repas avec eux et voyant ses mains avec la marque des clous, leurs yeux se sont ouverts et ils ont réalisé que le Christ était avec eux. La lumière s’est faite dans leur esprit.  Jésus venait de jumeler deux aspects indissociables pour la foi : les Écritures et la Croix. Conclusion Nous vivons tous des moments de découragement, de colère, de déception… mais le Seigneur est là pour venir nous chercher ; comme il l’a fait pour les disciples d’Emmaüs. Même si notre cœur est refroidi, même si on s’est éloigné, on peut demander à notre Seigneur de ranimer notre foi de raviver le lien qui nous unit à Lui. Il est là pour tous ceux qui veulent le rencontrer.

bottom of page