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L’acédie

Série : Les blues de l'âme - Partie 3


Certaines vérités sont difficiles à recevoir. L’un des passages marquants du Pentateuque est celui qui dit : 


Vous observerez et vous mettrez en pratique tous les commandements que je vous prescris aujourd’hui, afin que vous viviez, que vous multipliiez, et que vous entriez en possession du pays que l’Éternel a juré de donner à vos pères. Souviens-toi de tout le chemin que l’Éternel, ton Dieu, t’a fait faire pendant ces quarante années dans le désert, afin de t’humilier et de t’éprouver, pour savoir quelles étaient les dispositions de ton cœur et si tu garderais ou non ses commandements. Il t’a humilié, il t’a fait souffrir de la faim, et il t’a nourri de la manne, que tu ne connaissais pas et que n’avaient pas connue tes pères, afin de t’apprendre que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais que l’homme vit de tout ce qui sort de la bouche de l’Éternel. (Deutéronome 8.1-3)

           

Dieu nous est présenté comme l’auteur du chemin que nous parcourons. Il est aussi l’auteur d’événements pénibles. Son but : nous enseigner l’une des plus importantes vérités, celle qui touche l’essence de ce que nous sommes, des êtres créés qui dépendent de lui. C’est pourquoi le processus d’acquisition de cette vérité est tout aussi important que le résultat.


En tant qu’enfants de Dieu, nous devons comprendre plusieurs choses.

Premièrement, rien de ce qui nous arrive n’est étranger à sa volonté.

Deuxièmement, la souffrance est inévitable et elle fait partie intégrante de l’expérience humaine.

Troisièmement, nous n’avons pas besoin de tout comprendre pour faire confiance à Dieu. Enfin, nous avons le pouvoir de choisir comment nous percevons les événements qui nous arrivent.


Ce contexte est d’autant plus important lorsqu’un croyant est pour ainsi dire frappé d’acédie, qui est une sorte de découragement ou dépression religieuse. Cette sorte de dépression a été constatée chez les moines au 11e siècle. La prière, les disciplines spirituelles, l’église et tout ce qui s'y rapporte ne sont plus des priorités. Il s’installe dans la pensée du croyant une sorte de dissonance entre la réalité et sa foi, de sorte qu’il expérimente un désenchantement religieux. En d’autres mots, ses attentes ne correspondent plus à ce qu’il vit.


Une femme dépressive

Puisque la dissonance (ce qui sonne faux) est une question de perception, les discours intérieurs (ce qui se passe dans nos têtes) jouent un rôle très important et surtout exercent une influence gigantesque sur notre rapport à la réalité. Tous, on se parle à soi-même ! C’est un fait reconnu par tout le domaine de la santé mentale. De plus, je peux influencer ce que je me dis à moi-même.


Si tel est le cas, je peux donc choisir mes dialogues intérieurs. Pour contrer l’acédie religieuse :

1) Il me faut accepter que j’ai la capacité de choisir quoi me dire face à toutes les situations ou conditions dans lesquelles je me trouve. J’ai donc le pouvoir des contraires. Je peux choisir de croire le contraire de mon discours intérieur négatif (2Co 10.5; 1Pi 4.1).

2) Il me faut accepter le combat des pensées. Changer volontairement une pensée mauvaise n’est pas un acte d’une seule fois. Les pensées négatives que j’ai entretenues pendant des années reviennent au galop. Je dois donc répéter l’exercice plusieurs fois au début. De quel exercice parlons-nous ?

i) Reconnaître la pensée et dire « STOP »,

ii) Déclarer (à haute voix s’il le faut) que c’est un mensonge,

iii) Affirmer la vérité au nom du Seigneur Jésus, et finalement

iv) Répéter l’exercice autant de fois qu’il le faut.

Un exemple :

  • La pensée : Personne ne m’aime. STOP.

  • Déclaration : C’est un mensonge.

  • Déclaration : Dieu m’aime, mon épouse, Paul, Antoine m’aiment, etc. Vérité : Au nom de Jésus mon Seigneur, je suis aimé.

3) Ici, c’est le point le plus important, il me faut croire (la foi). Il me faut croire que ce processus, avec l’assistance du Saint-Esprit, formera en moi l’habitude d’une pensée saine qui me protégera de l’acédie (la dépression religieuse).



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