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Une Église agréable : vivre l’unité selon le Psaume 133

il y a 1 minute
6 min de lecture

Qu’est-ce qui rend une église agréable ? Pour certains, c’est une musique entraînante, une ambiance chaleureuse ou une prédication encourageante. Pour d’autres, c’est de retrouver leurs amis et de se sentir à l’aise. Ces attentes peuvent avoir leur place. Mais suffisent-elles à définir ce que Dieu désire pour son Église ?


Le Psaume 133 nous invite à regarder plus profondément. L’unité dans l’Église et la communion fraternelle sont au cœur d’une vie communautaire qui plaît à Dieu. Nous sommes appelés à découvrir la joie d’appartenir à une famille, d’aimer et d’être aimés, de grandir et de servir ensemble.


Notre rapport à l’Église est-il surtout individuel, centré sur ce que nous recevons ? Ou sommes-nous prêts à construire des relations qui feront aussi du bien aux autres ?


Le Psaume 133 : la joie de demeurer ensemble


qu’il est agréable, qu’il est doux pour des frères de demeurer ensemble

Le psaume commence par cette déclaration :

« Voici, oh ! qu’il est agréable, qu’il est doux pour des frères de demeurer ensemble ! » — Psaume 133.1

Ce texte appartient aux chants des montées, un ensemble de psaumes associés aux pèlerinages vers Jérusalem. Des personnes venues de différents endroits se retrouvaient pour adorer le même Dieu. Leur rassemblement exprimait une appartenance commune.


Cette perspective nous interroge dès le trajet vers l’église. Avec quelle disposition arrivons-nous ? Sommes-nous ouverts à rencontrer Dieu et à accueillir les personnes qu’il place sur notre chemin ? Une conversation, une prière ou une parole de sagesse d’un frère peuvent devenir un moyen par lequel Dieu nous encourage.


Dans l'hébreu, le mot traduit par « agréable » est le même mot utilisé dans le récit de la création, en Genèse. Chaque jour, après avoir créé quelque chose, Dieu constate que « cela est bon ». Et lorsqu'il crée l'être humain, à son image, il déclare que « cela est très bon ». Ce mot porte l'idée de ce qui est juste, approprié et bénéfique.


Le second mot, traduit par « doux », se rapproche davantage de notre notion moderne du plaisant, voire du délicieux. C'est quelque chose d'intensément relationnel, que l'on ne peut réellement vivre que lorsque l'amour de Dieu habite en nous et que nous sommes connectés les uns aux autres dans cet amour.


Le psaume réunit ces deux dimensions : ce qui est bon et ce qui est agréable. Certaines choses sont bénéfiques sans être plaisantes sur le moment. D’autres procurent une satisfaction immédiate sans être bonnes. La communion fraternelle véritable réunit les deux : elle correspond au désir de Dieu et nourrit notre joie.


La communion fraternelle dépasse la présence du dimanche


Demeurer ensemble suppose davantage qu’une proximité physique. Une famille peut partager un toit tout en étant profondément divisée. Une assemblée peut chanter les mêmes chants et écouter la même prédication sans vivre de relations profondes.


La communion fraternelle prend forme lorsque nous apprenons à nous connaître, à porter les fardeaux les uns des autres et à partager nos joies. Elle nous permet de traverser les épreuves avec un soutien réel. Elle nous donne aussi l’occasion de mettre au service des autres ce que Dieu nous a confié.


Une expérience, un don, une sagesse acquise dans la souffrance : tout cela peut devenir une bénédiction pour quelqu’un. Mais ces richesses circulent difficilement lorsque nous restons inconnus les uns des autres.


Nous n’avons pas besoin de connaître intimement chaque personne de l’assemblée. Nous pouvons toutefois développer quelques relations fidèles. Lorsque chacun prend soin de ceux qui l’entourent, toute la communauté en bénéficie.


Aimer au-delà de nos ressemblances


Nous allons facilement vers ceux qui partagent notre âge, notre langue, notre culture ou notre manière de voir le monde. La familiarité rassure. Pourtant, elle peut aussi limiter notre ouverture.


Une réflexion tirée du livre de mon ami pasteur Emmanuel Diafwila, « ET SI LE PROBLÈME N’ÉTAIT PAS GOLIATH, m ais ce que Goliath t’a appris des autres ? » nous invite à examiner nos préjugés. Une première impression peut devenir une étiquette, puis nous empêcher de découvrir une personne. Nous croyons la connaître alors que nous ne connaissons parfois même pas son nom.


Certaines pensées entretiennent cette distance : ma façon de faire serait la seule bonne ; mon opinion serait forcément biblique ; je n’aurais rien à apprendre de cette personne. Ces attitudes creusent des fossés au sein de la famille de Dieu.


Notre fraternité repose sur notre appartenance à Jésus-Christ. Nous avons le même Père et nous dépendons de la même grâce. Cette réalité nous appelle à dépasser nos affinités pour accueillir aussi ceux qui nous déstabilisent.


En 1 Pierre 1.22, l’apôtre appelle les croyants à s’aimer ardemment, de tout leur cœur. Cet amour sincère nous pousse à poser des questions, à écouter et à reconnaître ce que Dieu peut nous apprendre par l’autre.


L’huile précieuse : une bénédiction qui se répand


C'est comme l'huile précieuse versée sur la tête qui descend sur la barbe, sur la barbe d'Aaron

Pour décrire la beauté de l’unité, le Psaume 133 présente l’image d’une huile précieuse versée sur la tête d’Aaron, qui descend sur sa barbe et sur le col de ses vêtements.


Aaron était consacré au service de Dieu. L’huile évoque ainsi une réalité sainte, précieuse, liée à cette consécration. Le mouvement décrit attire également notre attention : l’huile coule et se répand avec abondance.


Cette image nous aide à comprendre que la communion fraternelle est un don à recevoir. Nous pouvons organiser des rencontres et multiplier les activités, mais l’amour profond qui unit les croyants prend sa source en Dieu.


Voilà pourquoi notre relation avec lui demeure essentielle. Nous avons besoin que son Esprit travaille notre cœur, transforme notre regard et nous rende capables d’aimer. Les gestes concrets comptent, et ils trouvent leur force dans cet amour reçu.


La rosée de l’Hermon : un rafraîchissement pour nos vies


C'est comme la rosée de l'Hermon qui descend sur les hauteurs de Sion.

Le psaume compare ensuite l’unité à la rosée de l’Hermon qui descend sur les montagnes de Sion. Cette image poétique évoque la fraîcheur, la fertilité et le renouvellement.


Nous connaissons tous des périodes où notre vie intérieure semble s’assécher. La fatigue s’accumule, les difficultés pèsent et l’enthousiasme diminue. Dans ces moments, Dieu peut nous renouveler à travers la présence de nos frères et sœurs.


Quelqu’un prie avec nous. Une personne prend le temps d’écouter. Un encouragement nous aide à persévérer. Une conversation nous rappelle une vérité que nous avions perdue de vue.


La communion fraternelle devient alors un lieu de rafraîchissement spirituel. En nous ouvrant aux autres, nous découvrons des grâces que nous aurions difficilement reçues en restant seuls. Et nous pouvons, à notre tour, apporter cette fraîcheur à une personne fatiguée.


Là où Dieu accorde sa bénédiction


Le Psaume 133 se termine en affirmant que c’est là que l’Éternel accorde la bénédiction, la vie pour l’éternité. Sion évoque ici le lieu choisi par Dieu, où son peuple se rassemble devant lui.


La bénédiction a donc sa source en Dieu. La bonne entente humaine ne suffit pas à l’expliquer. Le peuple reçoit de lui la vie et la joie de lui appartenir.


Il faut toutefois éviter de transformer ce psaume en formule automatique : une église unie ne sera pas nécessairement épargnée par les épreuves. Le texte nous invite à reconnaître et à goûter la bénédiction de Dieu dans la communion avec lui et avec son peuple.


La fraternité est elle-même un cadeau. Pouvoir prier ensemble, recevoir du soutien, pardonner et être accueilli nous fait déjà expérimenter quelque chose de cette vie que Dieu donne.


Une unité enracinée en Jésus-Christ


L’unité biblique laisse une place aux différences. Nos parcours, nos sensibilités et certaines de nos convictions secondaires peuvent varier. Nous apprenons à vivre ensemble autour d’un centre commun : Jésus-Christ, notre Seigneur et Sauveur.


Cette unité ne demande pas de sacrifier la vérité. Elle nous appelle à revenir aux fondements de notre foi et à marcher dans l’humilité. Nous sommes sauvés par l’œuvre de Jésus, et nous avons tous besoin de sa grâce pour grandir.


À l’Église Fusion, notre histoire porte cette conviction : trois églises se sont réunies pour servir Dieu ensemble. Notre vision, « Unis pour un impact », continue de nous engager à vivre cette unité dans la diversité.


En Jean 17.20-21, Jésus prie pour que ceux qui croiront en lui soient un, afin que le monde croie que le Père l’a envoyé. L’amour entre chrétiens fait donc partie de notre témoignage. Nos relations rendent visible quelque chose de l’Évangile que nous annonçons.


Quelle sera votre prochaine étape ?


Dans Actes 2.46-47, les premiers croyants se retrouvent avec persévérance, partagent leurs repas avec joie et simplicité de cœur, et louent Dieu. Leur foi se vit dans des relations quotidiennes.


Nous sommes invités à faire de même. La prochaine étape peut être simple : apprendre le nom de trois personnes et prier pour elles cette semaine. Prendre des nouvelles de quelqu’un qui traverse une épreuve. Demander pardon pour une parole blessante. Proposer un repas ou accepter une invitation.


Peut-être est-ce aussi le moment de rejoindre un groupe-vie, de suivre un cours ou de servir selon vos dons. À Fusion, l’Espace Bienvenue et une rencontre avec un pasteur peuvent vous aider à avancer. Le baptême, l’engagement comme membre et le service offrent également des occasions de prendre votre place dans la communauté.


Choisissez une action précise et faites-lui une place dans votre semaine. La communion fraternelle grandit lorsque notre désir d’aimer devient une présence, une écoute et un engagement.


Qu’est-ce qui rend une Église agréable ? Des frères et sœurs qui apprennent, par la grâce de Dieu, à demeurer ensemble dans l’amour. Demandons au Seigneur de renouveler en nous cette joie et de nous aider à la partager.




Message du pasteur David Naud résumé par ChatGPT

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