La grâce scandaleuse : quand Dieu pardonne l'impardonnable
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Des scandales qui font jaser
Récemment, une jeune femme de Laval était arrêtée pour avoir volé jusqu'à 90 000 $ à des personnes âgées en à peine neuf mois.
Des scandales, nous en connaissons. Ils choquent, ils divisent, ils font jaser.
Mais dans ce blog, je veux vous parler d'un autre scandale. Un scandale d'un genre tout à fait différent. Un scandale non pas de corruption ou de violence, mais de grâce. Un scandale merveilleux.
La grâce scandaleuse.

Le roi le plus méchant de Juda
Dans le deuxième livre des Chroniques, chapitre 33, vous y trouverez le portrait de Manassé — probablement le roi le plus méchant que Juda ait jamais connu.
Manassé avait 12 ans lorsqu'il devint roi. Il régna 55 ans à Jérusalem. Et pendant une grande partie de ce règne, il fit tout ce qui est mal aux yeux de l'Éternel.
Le bilan est accablant : il rebâtit les hauts lieux que son père avait renversés, il éleva des autels aux Baals, il se prosterna devant l'armée des cieux, il plaça une idole sculptée dans le temple de Dieu lui-même, il fit passer ses propres fils par le feu dans la vallée de Ben-Hinnom, il s'adonna à la magie et à la sorcellerie. L'Éternel lui parla, et Manassé n'y fit point attention.
Regardez un film sur Manassé, et vous vous dites : Est-ce possible d'être aussi méchant ?
Et pourtant...Dieu lui accorda quand même la grâce.
Leçon 1 : On peut venir d'une bonne famille et faire de mauvais choix
Voici ce qui rend l'histoire encore plus frappante : le père de Manassé, c'était Ézéchias. Et Ézéchias n'était pas n'importe quel roi — c'était l'un des meilleurs. La Bible dit de lui qu'« il se confia en l'Éternel, le Dieu d'Israël. »
Ézéchias avait purifié le temple, détruit les idoles, rétabli le culte à Jérusalem, brisé le serpent d'airain — ce symbole qui était devenu une cause d'idolâtrie — et appelé le peuple à revenir à Dieu. Il avait même vu mourir 185 000 soldats assyriens en une seule nuit par l'intervention directe de Dieu. Il avait prié devant la mort imminente et Dieu lui avait accordé 15 années supplémentaires de vie.
C'est précisément dans ces 15 années supplémentaires que Manassé est probablement né. Un enfant du miracle. Le fils du meilleur roi. Élevé dans un environnement spirituel exceptionnel.
Et pourtant.
La foi ne coule pas dans les veines. Elle entre dans le cœur.
Jean 1 :12-13 l'enseigne clairement : ceux qui deviennent enfants de Dieu ne le deviennent pas « du sang, ni de la volonté de la chair, mais de Dieu. » La filiation biologique ne remplace jamais la nouvelle naissance spirituelle.
« Dieu n'a pas de petits-enfants. Il n'a que des enfants. »
Un bon environnement aide. Il inspire, il protège. Mais il ne sauve pas. Caïn lui-même avait grandi dans le meilleur environnement qui soit — avec Adam et Ève, dans un monde que Dieu venait de créer bon. Et pourtant, il a assassiné son frère.
J'aimerais dire à certains jeunes : ne jouez pas avec votre foi. La foi de vos parents ne remplace pas la vôtre. Et pour ceux qui viennent de familles difficiles — bonne nouvelle : vous n'êtes pas condamnés parce que vos parents n'aiment pas Dieu. Chaque personne doit choisir sa propre relation avec le Seigneur.
Leçon 2 : Le péché nous rend sourds à Dieu
Ce qui frappe dans le récit de Manassé, ce n'est pas seulement la gravité de ses actes. C'est cette phrase terrible : « L'Éternel parla à Manassé et à son peuple, mais ils n'y firent point attention. »
Le péché ne fait pas seulement tomber. Il rend sourd.
Au début, on sait encore ce qui est mal. Mais tranquillement, insidieusement, le péché nous enduit d'une carapace. Hébreux 3 :13 nous avertit : « Exhortez-vous les uns les autres chaque jour, afin qu'aucun de vous ne s'endurcisse par la séduction du péché. »
Le péché est trompeur. On commence à accepter des choses qu'on n'aurait jamais acceptées auparavant. La voix de Dieu ne disparaît pas — mais nos cœurs deviennent de moins en moins conscients.
Moïse l'avait prévu dans le Deutéronome, chapitre 8 : « Lorsque ton peuple sera rassasié, prospère et fier, fais attention d'oublier Dieu. »
Mes amis québécois : on mange bien au Québec. On est bien au Québec. Certains chiâlent même quand la tempête de verglas n'est pas aussi forte qu'annoncée. Mais attention — ne laissez pas votre frigo plein, votre véhicule et votre chalet vous faire oublier le Dieu qui vous aime tant.
Quand les gens commencent à vivre pour le plaisir, pour le pouvoir, pour les idoles du moment, Dieu devient secondaire. L'Éternel parla à Manassé — et Manassé ne fit point attention.
Toi aussi, tu peux oublier Dieu. Mais Dieu, lui, ne t'oublie jamais.
Leçon 3 : La grâce de Dieu peut encore nous atteindre si nous nous humilions
Et voici la partie qui scandalise les rabbins.
Certains ont refusé de croire que Manassé ait pu être vraiment pardonné. Ils ont dit : « Il a fait trop d'erreurs. Dieu est juste. Il ne peut pas pardonner ça. » Ils préféraient croire que Manassé avait peut-être été pardonné sur terre, mais certainement pas au ciel.
Mais le texte est clair.
L'armée du roi d'Assyrie — la plus cruelle armée de l'antiquité — saisit Manassé, le lia de chaînes d'airain, et l'emmena en captivité à Babylone. Et c'est là, dans cette prison, dans la détresse la plus profonde, que quelque chose se brise en lui.
« Lorsqu'il fut dans la détresse, il implora l'Éternel son Dieu et il s'humilia profondément devant le Dieu de ses pères. »
Et alors — et c'est là que ça devient scandaleux :
L'Éternel se laissa fléchir.
Il exauça ses supplications, le ramena à Jérusalem dans son royaume. Et Manassé reconnut que l'Éternel est Dieu.
La crise n'était pas là pour le détruire. Elle était là pour le réveiller.
Dieu utilise parfois les crises pour rouvrir des portes que le péché avait fermées. La prison de Manassé est devenue le lieu de sa conversion. Comme la porcherie du fils prodigue qui l'a amené à « rentrer en lui-même ». Certaines personnes ont besoin du ministère de la porcherie.
Peut-être que tu vis une crise en ce moment. Un problème économique, une rupture, un deuil, une maladie. J'aimerais te dire : quelle que soit la crise, accroche-toi à Jésus. Les crises ne sont pas là pour t'emmener au suicide. Elles sont là pour t'emmener à Dieu.
Qu'est-ce que la grâce — et ce qu'elle n'est pas
La grâce biblique, c'est l'amour immérité de Dieu. Une faveur, un don, une générosité que tu n'as pas gagnée et que tu ne mérites pas.
J'ai eu une promotion au travail un jour. Un collègue m'a dit : « Lui ? Ce n’est pas mérité. » J'ai été le voir et je lui ai dit : « Tu as raison. C'est la faveur de Dieu dans ma vie. »
La grâce, c'est plus qu'une promotion. C'est Dieu qui t'aime avant que tu mérites quoi que ce soit. Qui pardonne vraiment — pas de ce pardon conditionnel qui surveille tes prochains pas. La grâce qui vient vers des personnes brisées, coupables et honteuses. Et qui dit non seulement « tu es pardonné », mais « tu peux devenir nouveau ».
Mais attention : la grâce n'est pas une permission de pécher en paix.
La grâce est gratuite, mais elle a tout coûté à Jésus et dans un sens elle te coûte tout aussi. Elle te coûte ta vie — parce que quand tu réalises ce qu'on t'a donné, tu veux tout donner en retour. La grâce n'est pas l'absence de vérité ni de conséquences. Elle n'est pas une logique pour banaliser le mal.
La grâce est l'action de Dieu. La repentance est notre réponse.
Conclusion : Un scandale merveilleux
Si Dieu a pardonné Manassé — le roi le plus méchant de Juda — alors il peut te pardonner, toi.
Un ami d'école m'a reconnu un jour alors que je prêchais. Il s'est levé et m'a dit, incrédule : « Toi, tu es rendu prédicateur ? Non, pas toi. » Il avait raison. À 100 %. C'est un miracle. Si Dieu est capable de me changer, il peut changer n'importe qui.
La grâce est scandaleuse parce qu'elle ne devrait pas exister. Et pourtant, elle existe. Elle t'a aimé avant que tu sois aimable. Elle t'a cherché avant que tu cherches.
Alors aujourd'hui, si tu t'es éloigné — reviens. Si tu es dans la détresse — implore. Si tu es enchaîné — humilie-toi.
L'Éternel se laisse fléchir.
Message du pasteur Emmanuel Diafwila résumé par Claude.




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