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Soyez patients. Jésus revient bientôt.

il y a 5 minutes
6 min de lecture
un jeune homme qui attend avec un bagage

Attendre le retour de Jésus sans perdre courage

Le retour de Jésus-Christ nourrit l’espérance chrétienne. Mais comment garder cette espérance vivante quand l’injustice dure, que la souffrance s’installe et que Dieu semble tarder ? Jacques 5.7-11 nous invite à une patience active, enracinée dans la compassion du Seigneur.


« Je reviens bientôt » : une promesse qui nous fait attendre

Lorsque j’ai donné ma vie à Jésus, le 14 octobre 1979, j’ai découvert avec joie que son histoire ne s’arrêtait pas à sa mort et à sa résurrection. Il reviendrait. Cette promesse donnait un horizon nouveau à ma vie.


À l’époque, certains annonçaient même une année précise pour son retour : 1988. Cette date est passée. Beaucoup d’autres aussi. L’attente peut alors devenir embarrassante. Que faire de la promesse de Jésus lorsqu’on a l’impression qu’elle tarde à s’accomplir ?


La réponse n’est pas de trouver une meilleure date. Jésus ne nous a pas demandé de calculer son retour, mais de vivre prêts à le rencontrer. L’espérance chrétienne repose sur sa fidélité, non sur nos prévisions. Nous pouvons donc prier « Viens, Seigneur Jésus ! » sans prétendre connaître le jour de sa venue.


Cette espérance compte particulièrement lorsque la vie devient difficile. Elle ne supprime ni la douleur ni les questions. Elle nous rappelle que la souffrance et l’injustice n’auront pas le dernier mot.


Jacques écrit à des croyants éprouvés

Dans Jacques 5, l’appel à la patience arrive après une dénonciation sévère. Des riches ont retenu le salaire de leurs ouvriers et vécu dans le luxe aux dépens d’autrui (Jacques 5.1-6). Jacques ne demande pas aux personnes lésées de faire comme si le mal n’existait pas. Il affirme que leurs cris sont parvenus aux oreilles du Seigneur.


C’est dans ce contexte qu’il écrit :

« Soyez donc patients, frères et sœurs, jusqu’à la venue du Seigneur » (Jacques 5.7).


Le « donc » est essentiel. Jacques parle à des personnes qui ont de vraies raisons de demander justice. Leur patience n’est pas une approbation de l’exploitation. Elle exprime leur confiance que Dieu voit ce qui se passe et qu’il jugera avec justice.


La question reste actuelle. Quand une épreuve se prolonge, quand un tort n’est pas réparé ou quand une prière semble sans réponse, nous pouvons demander : « Jusqu’à quand, Seigneur ? » La Bible fait une place à ce cri. Jacques nous invite à le porter devant Dieu tout en tenant ferme.


Premier piège : vouloir forcer la récolte

Jacques compare l’attente du croyant à celle d’un cultivateur. Celui-ci prépare la terre, sème et prend soin de son champ. Puis il attend les pluies et le fruit de son travail. Il peut agir avec diligence, mais il ne peut pas faire pousser une récolte en tirant sur les plants.


Cette image décrit bien notre vie avec Dieu. Nous pouvons prier pour la guérison, chercher un emploi, prendre des décisions responsables ou parler de Jésus à un proche. Nous pouvons demander de l’aide et saisir les occasions qui s’ouvrent. Pourtant, nous ne maîtrisons ni tous les résultats, ni leur calendrier.


La patience biblique n’est donc pas l’inaction. Elle consiste à faire fidèlement ce qui nous revient, tout en laissant à Dieu ce que nous ne pouvons pas contrôler.


Cela ne veut pas dire que chaque difficulté survient exactement comme Dieu la souhaite, ni que nous comprendrons toujours pourquoi elle se produit. Le mal demeure un mal. L’histoire de Joseph le montre : ses frères lui ont fait du tort, et leur geste ne devient pas bon parce que Dieu en a tiré du bien (Genèse 50.20). Elle montre plutôt que Dieu peut agir au cœur même d’une histoire marquée par l’injustice.


Dans quel domaine essayes-tu aujourd’hui de forcer la récolte ? Y a-t-il une démarche juste à entreprendre, puis une part de l’issue à confier au Seigneur ?


Deuxième piège : laisser son cœur s’effondrer

Jacques poursuit : « Affermissez vos cœurs, car la venue du Seigneur est proche » (Jacques 5.8). Une attente prolongée peut user le courage. On continue d’avancer, mais intérieurement, le doute et le découragement gagnent du terrain.


Affermir son cœur ne signifie pas se convaincre que tout va bien. C’est revenir régulièrement à ce qui soutient notre foi. La prière nous permet de dire franchement à Dieu: « Je suis fatigué. J’ai besoin de sagesse. Aide-moi à tenir aujourd’hui. » La lecture des Écritures nous rappelle qui il est et ce qu’il a promis, même lorsque nos émotions racontent une autre histoire.


Ces pratiques prennent aussi leur place dans la vie de l’Église. Nous avons besoin de frères et de sœurs qui prient avec nous, nous écoutent et nous aident concrètement. Une personne éprouvée n’a pas simplement besoin qu’on lui dise d’être patiente. Elle peut avoir besoin d’un repas, d’un accompagnement, d’une aide financière ou de quelqu’un qui l’aide à faire face à une injustice.


Le Nouveau Testament ne promet pas aux disciples une vie sans épreuves. Pierre leur dit de ne pas considérer la souffrance liée à leur foi comme une chose étrange (1 Pierre 4.12-13). Il les oriente vers la joie de la révélation future de Christ. Cela n’oblige personne à aimer souffrir. Cela signifie que la souffrance présente ne définit pas la fin de leur histoire.


Troisième piège : retourner sa frustration contre les autres

L’attente met nos relations sous pression. Lorsque nous sommes blessés ou épuisés, il devient facile de déverser notre amertume sur les personnes les plus proches. Jacques le sait : « Ne vous plaignez pas les uns des autres, frères et sœurs » (Jacques 5.9).


Il ne condamne pas toute plainte. Les victimes de l’injustice ont besoin d’être entendues, et les torts doivent être nommés. Jacques vise ici une autre réaction : faire de nos frères et sœurs les cibles de notre irritation. À force de murmurer, nous risquons d’abîmer la communion dont nous avons justement besoin pour traverser l’épreuve.


Avant de répéter un reproche, nous pouvons nous demander : ai-je parlé directement à la personne concernée ? Est-ce que je cherche une solution, de l’aide ou simplement quelqu’un avec qui partager mon amertume ? Ai-je d’abord ouvert mon cœur devant Dieu ?


Jacques ajoute que « le juge se tient à la porte ». Cette parole nous appelle à la fois à la confiance et à l’humilité. Dieu rendra justice ; nous devons aussi prendre garde à la manière dont nous traitons les autres pendant que nous l’attendons.


Des exemples de fidélité dans l’épreuve

Pour encourager ses lecteurs, Jacques rappelle les prophètes et Job (Jacques 5.10-11). Les prophètes ont parlé au nom du Seigneur, souvent au prix de l’opposition. Job, lui, a traversé une souffrance qu’il ne comprenait pas. Il a posé des questions difficiles et exprimé sa détresse. Sa persévérance n’avait rien d’une sérénité de façade.


Ces exemples nous empêchent de confondre patience et silence. Nous pouvons pleurer, questionner, chercher de l’aide et continuer à nous tourner vers Dieu. Jacques conclut en rappelant le caractère du Seigneur : il est « plein de compassion et de miséricorde ». C’est vers lui que nous attendons, pas vers un Dieu indifférent.


Une espérance qui change la vie présente

Pourquoi patienter jusqu’au retour de Jésus ? Parce que sa venue accomplira ce que nous attendons encore : la justice de Dieu, la victoire définitive sur le mal et la vie renouvelée auprès de lui. L’espérance chrétienne regarde vers la résurrection et vers la nouvelle création, où Dieu essuiera toute larme (Apocalypse 21.1-4).


Cette promesse nous aide à vivre aujourd’hui. Celui qui espère la justice apprend à la pratiquer. Celui qui attend la compassion du Seigneur cherche à faire preuve de compassion. Celui qui croit que le temps présent compte continue de prier, de servir, d’aimer et d’annoncer l’Évangile.


Le retour de Jésus est aussi une invitation à examiner notre relation avec lui. Au cœur de la foi chrétienne se trouve la bonne nouvelle de sa mort et de sa résurrection. Nous pouvons venir à lui avec nos péchés, nos questions et notre besoin de pardon, puis apprendre à le suivre.


Nous ignorons quand Jésus reviendra. Nous savons toutefois vers qui nous tourner pendant l’attente. Alors, faisons aujourd’hui ce qui nous est confié. Demandons l’aide dont nous avons besoin. Soutenons ceux qui souffrent. Et gardons vivante cette prière de l’Église :

« Viens, Seigneur Jésus ! »



Message du pasteur Raymond Lesage résumé par ChatGPT.

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