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Jésus est avec vous, pour vous : ce que le Psaume 22 révèle sur la croix et la résurrection

Il y a des textes bibliques qui, une fois qu'on les a vraiment regardés, ne se referment plus jamais de la même façon. Le Psaume 22 en fait partie. Écrit par le roi David près de mille ans avant la naissance de Jésus, ce psaume décrit avec une précision troublante les souffrances du Christ sur la croix — bien avant que la crucifixion n'existe même comme méthode d'exécution. Dans ce message, nous allons explorer comment ce texte prophétique nous aide à comprendre une vérité simple mais puissante : Jésus est avec vous, et Jésus est pour vous.


Les psaumes messianiques : l'Évangile caché dans l'Ancien Testament

On associe souvent les prophéties sur le Messie aux livres des prophètes, mais les psaumes contiennent eux aussi des annonces remarquablement précises de la vie de Jésus. Le Psaume 2 le présente comme le Fils et le Roi. Le Psaume 16 annonce sa résurrection, un texte que l'apôtre Pierre citera directement dans le livre des Actes. Le Psaume 45 le décrit comme le Roi divin dont le trône est éternel. Le Psaume 69 parle de son zèle pour la maison de Dieu. Le Psaume 110 l'identifie à la fois comme Roi et Prêtre. Le Psaume 118 annonce qu'il sera la pierre rejetée par les bâtisseurs qui deviendra la pierre principale.


Et puis il y a le Psaume 22, qui décrit le Messie souffrant et rejeté. C'est ce texte que Jésus lui-même citera au moment le plus sombre de son existence terrestre.


Une question mérite d'être posée avant d'aller plus loin : le roi David était-il un prophète ? La réponse biblique est oui. Dans le livre des Actes, Pierre affirme que David parlait en tant que prophète lorsqu'il annonçait la mort et la résurrection du Messie, fils de David. Et dans l'évangile de Matthieu, l'auteur cite directement le Psaume 22 en l'attribuant à une parole prophétique. Ce n'est donc pas une lecture rétrospective forcée : les premiers témoins de Jésus reconnaissaient eux-mêmes que David, des siècles plus tôt, avait déjà décrit ce qui allait se passer.


main de Jésus tendue vers la main d'une femme

Emmanuel : Dieu avec nous

Le nom Emmanuel signifie « Dieu avec nous », et cette vérité traverse toute l'Écriture. Dans la lettre aux Hébreux, on lit que Jésus a partagé notre condition humaine en tout point, qu'il a été tenté comme nous le sommes, sans pourtant commettre de péché. Cela signifie qu'il peut compatir à nos faiblesses, parce qu'il les a lui-même traversées. Il n'est pas un Dieu lointain qui observe nos difficultés de loin ; il est un grand-prêtre rempli de compassion, capable de secourir ceux qui sont tentés, capable de nous comprendre de l'intérieur.


Il existe une expression africaine simple et puissante : « On est ensemble. » C'est exactement le message d'Emmanuel. Jésus est venu sur terre pour nous dire que Dieu ne nous a pas laissés seuls face à nos combats.


« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » Jésus est avec nous.

C'est au verset 2 du Psaume 22 que Jésus puise les mots qu'il prononcera sur la croix, rapportés dans l'évangile de Matthieu. Ce cri soulève une question théologique profonde : Jésus a-t-il réellement été abandonné par son Père ?


La réponse demande de la nuance. Dans son humanité, portant seul le poids des péchés du monde, Jésus a réellement ressenti l'abandon. Mais quelques instants plus tard, sur cette même croix, il dira : « Père, je remets mon esprit entre tes mains », preuve que la relation entre le Père et le Fils n'était pas rompue. Avant même sa passion, Jésus avait déjà annoncé : « Vous me laisserez seul ; mais je ne suis pas seul, car le Père est avec moi. »


L'explication la plus profonde de ce cri se trouve sans doute dans le fait que Jésus portait notre péché. Le prophète Ésaïe l'avait annoncé : l'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous. L'apôtre Paul écrira que celui qui n'a point connu le péché a été fait péché pour nous. Jésus ne devient pas pécheur — il demeure innocent — mais il porte judiciairement la condamnation due au péché, qui produit ultimement séparation, jugement et mort.


On entend parfois dire que Dieu, trop saint pour regarder le péché, aurait détourné les yeux de Jésus sur la croix. Cette idée s'appuie souvent sur Habacuc 1.13, mais ce verset, en contexte, ne dit pas que Dieu est incapable de regarder quelqu'un portant le péché — le prophète demande justement pourquoi Dieu semble regarder les méchants agir. Ce qui est bibliquement plus solide, c'est que le Père a livré le Fils au jugement et à la mort, un jugement que le Fils a accepté volontairement de porter pour nous.


Il y a d'ailleurs quelque chose de fascinant dans ce psaume même : après le cri de détresse du verset 2, on lit plus loin, au verset 25, que Dieu « n'a ni mépris ni dédain pour les peines du misérable » et qu'il « l'écoute quand il crie à lui ». Le texte lui-même refuse l'idée d'un rejet définitif. Dans la piété juive de l'époque, citer le premier verset d'un psaume évoquait souvent le psaume entier — et ce psaume, qui commence dans la détresse la plus extrême, s'achève dans la confiance et la louange victorieuse.


Il faut donc distinguer l'abandon réellement vécu par Jésus — le Père ne le délivre pas de ses ennemis, ne le fait pas descendre de la croix — de l'abandon définitif. Car comme le dira Pierre en citant le Psaume 16, le Messie « n'a pas été abandonné dans le séjour des morts ». Si vous vous sentez abandonné aujourd'hui, sachez que Jésus l'a vécu pleinement : il vous comprend, et son exemple montre que Dieu ne vous abandonne pas réellement, même lorsque son intervention se fait attendre.


Méprisé, moqué, et souffrant, Jésus est pour nous

Le Psaume 22 continue avec une description bouleversante du mépris subi par le Messie :

« Je suis un ver et non un homme, la honte de l'humanité, celui que le peuple méprise. » Ce texte trouve son accomplissement dans l'évangile de Matthieu, où trois groupes distincts se moquent de Jésus sur la croix : les passants ordinaires, les chefs religieux qui connaissaient pourtant les Écritures par cœur, et même les brigands crucifiés à ses côtés — ceux-là mêmes pour qui il était venu donner sa vie. Ces moqueries injustes, il les a subies à notre place, afin qu'au jour du jugement nous n'ayons pas à recevoir des moqueries justifiées.


Le psaume décrit ensuite les souffrances physiques avec une précision saisissante : des forces qui s'en vont comme l'eau, des os disloqués, un cœur qui se liquéfie, une langue qui s'attache au palais. Ces images correspondent exactement à ce que vivait un corps soumis à la crucifixion — épuisement extrême, déshydratation, tension corporelle insoutenable. Jésus lui-même dira sur la croix : « J'ai soif. » Le psaume va plus loin encore, jusqu'à la mort elle-même : « Tu me réduis à la poussière de la mort » — une phrase où le psalmiste reconnaît, derrière ses ennemis, la souveraineté ultime de Dieu.


Puis viennent des détails encore plus précis : « Ils ont percé mes mains et mes pieds… ils se partagent mes vêtements, ils tirent au sort mon habit. » Écrit des siècles avant l'invention de la crucifixion romaine, ce texte décrit un mode d'exécution qui n'existait pas encore à l'époque de David. Toutes ces souffrances et sa mort, il les a vécues pour nous. Il a été puni à notre place, pour nos péchés. Merci Jésus, je crois que je suis pardonné en toi de tous mes péchés !


La résurrection déjà annoncée

Ce qui rend le Psaume 22 si extraordinaire, c'est qu'il ne s'arrête pas à la mort. Après avoir décrit un homme encerclé par des forces plus puissantes que lui — taureaux, lion rugissant, meute de chiens — le psaume bascule soudainement : « Tu m'as répondu ! » Le reste du texte devient une louange éclatante, annonçant que toutes les nations de la terre se souviendront de l'Éternel et se tourneront vers lui. Jésus, dans son humanité, devait mourir sur la croix pour nous, mais il était impossible que le Fils de Dieu reste captif de la mort.



Du Psaume 22 à la Cène : « Ceci est mon corps, donné pour vous »

Quelques heures avant de vivre ce que le Psaume 22 décrit, Jésus partageait son dernier repas avec ses disciples, un moment raconté dans l'évangile de Luc. Il leur confie avoir vivement désiré manger cette Pâque avec eux avant de souffrir — un désir intense, parce que ce repas marquait l'accomplissement de toute sa mission.


Pendant des siècles, Israël célébrait la Pâque en regardant en arrière, vers la délivrance de l'esclavage en Égypte : un agneau sacrifié, du sang, un jugement évité, un peuple libéré. Ce soir-là, Jésus prend ce même repas et le transforme : « Ceci est mon corps, qui est donné pour vous… Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est versé pour vous. » L'Exode devient ainsi le modèle d'une délivrance encore plus grande. À partir de cette nuit, ses disciples ne regarderont plus seulement en arrière vers l'Exode, mais en avant, vers la croix.


Jésus regarde en réalité dans trois directions à la fois : vers le passé, la Pâque et l'Exode ; vers le présent, sa mort imminente et la nouvelle alliance ; et vers l'avenir, l'accomplissement dans le royaume de Dieu — car il déclare qu'il ne boira plus du fruit de la vigne jusqu'à ce que ce royaume soit venu. Même au seuil de la souffrance, Jésus voit au-delà de la croix : la souffrance n'est pas la destination finale, le royaume l'est.


Prendre la Cène dans la reconnaissance

Le corps décrit comme brisé dans le Psaume 22 est précisément ce même corps que Jésus, dans l'évangile de Luc, déclare volontairement « donné pour vous ». Prendre part à la Cène, c'est un acte de reconnaissance, de foi et d'espérance : une réponse à son sacrifice, une annonce prophétique de sa mort jusqu'à son retour, et une communion à ses souffrances et à sa résurrection. Merci Jésus pour ton corps puni à ma place, pour le pardon de mes péchés. Merci Jésus pour ton sang versé qui me purifie ! Tu me fais entrer en nouveauté de vie, par ta grâce, dans la nouvelle alliance en ton sang !


En pensant à Jésus quotidiennement, que notre reconnaissance à son égard augmente dans nos cœurs ! Que vous traversiez une période difficile financièrement, dans votre couple ou avec vos enfants, la reconnaissance envers Jésus a un pouvoir concret et immédiat : elle vous ramène à l'essentiel, elle garde vos yeux fixés sur ce qui est déjà accompli en lui, et elle vous donne accès à une paix qui surpasse toute intelligence. Merci Jésus, tu es avec nous, et tu es pour nous.



Message du pasteur David Naud résumé par Claude

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