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Le plus important : se glorifier de la croix et vivre comme une nouvelle création

il y a 4 heures
7 min de lecture

Série : Galates, l'Évangile sans compromis - Partie 16


Certaines doctrines chrétiennes font l’objet de débats légitimes. Des croyants sincères peuvent diverger sur le parler en langues, le millénium, certaines formes de louange ou d’autres questions secondaires, tout en demeurant unis en Jésus-Christ.


Mais toutes les convictions ne sont pas secondaires. Certaines vérités appartiennent au cœur même de la foi chrétienne : la Trinité, la divinité de Jésus-Christ, sa mort et sa résurrection, le salut par la grâce au moyen de la foi. Les abandonner, ce n’est pas simplement changer d’opinion; c’est altérer l’Évangile.


À la fin de sa lettre aux Galates, l’apôtre Paul revient précisément à ce qui est le plus important. Dans Galates 6.11-16, il oppose deux manières de vivre la religion : chercher à impressionner les autres ou placer toute sa confiance dans la croix de Jésus-Christ. Puis il résume l’identité chrétienne par une déclaration capitale :

« Car ce n’est rien que d’être circoncis ou incirconcis; ce qui est quelque chose, c’est d’être une nouvelle créature. »— Galates 6.15

Voilà le cœur du christianisme : non pas une apparence religieuse à préserver, mais une nouvelle création produite par Dieu.


Les grandes lettres de Paul : une conclusion à ne pas manquer


Paul écrit : « Voyez avec quelles grandes lettres je vous ai écrit de ma propre main » (Galates 6.11). Certains ont supposé qu’il souffrait d’un problème de vision. D’autres y voient simplement une façon de souligner l’importance de ses dernières paroles.


Dans un monde où les textes étaient normalement confiés à des secrétaires, Paul prend lui-même la plume. Ses grandes lettres agissent presque comme des caractères gras : prêtez attention à ce qui suit.


Après avoir défendu la justification par la foi, la liberté chrétienne et la vie par l’Esprit, Paul condense son message en quelques phrases décisives. Il veut que les Galates retiennent l’essentiel : notre salut ne dépend pas de la loi de Moïse, de la circoncision ou de notre performance religieuse. Il repose entièrement sur Jésus-Christ et sur ce qu’il a accompli.


Quand la religion devient un spectacle


Le mot « hypocrisie » vient du vocabulaire du théâtre grec. À l’origine, il désignait le fait de jouer un rôle. Avec le temps, il en est venu à décrire une personne qui dissimule ses véritables intentions sous une apparence de vertu.


C’est exactement ce que Paul dénonce chez les adversaires de l’Évangile :

« Tous ceux qui veulent se rendre agréables selon la chair vous contraignent à vous faire circoncire, uniquement afin de n’être pas persécutés pour la croix de Christ. »— Galates 6.12

Ces enseignants voulaient présenter une image religieuse respectable. Ils insistaient pour que les croyants non juifs soient circoncis, mais leurs motivations n’étaient pas pures. Ils cherchaient à éviter la persécution et à pouvoir se glorifier du nombre de personnes ralliées à leur position.


Ils se servaient des autres pour renforcer leur propre réputation.


Cette tentation existe encore. On peut prêcher, servir, diriger ou défendre des valeurs chrétiennes pour être admiré. On peut critiquer chez les autres des comportements que l’on tolère dans sa propre vie. On peut employer le vocabulaire de la foi tout en cherchant surtout l’approbation humaine.


Le problème n’est donc pas seulement ce que nous faisons, mais ce que nous cherchons à obtenir. Voulons-nous glorifier Jésus-Christ ou bâtir notre propre image?


Une seule raison de se glorifier : la croix


Paul se place à l’opposé des faux enseignants :

« Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ. »— Galates 6.14

Aux yeux du monde antique, la croix représentait la honte, la souffrance et l’échec. Elle était un scandale pour les Juifs et une folie pour les Grecs. Pourtant, Paul affirme qu’elle constitue son unique sujet de fierté.


Pourquoi? Parce que la croix est le lieu où Dieu a répondu à la révolte humaine. C’est là que Jésus-Christ a porté nos péchés, subi notre condamnation et brisé la puissance du mal. C’est par la croix que Dieu réconcilie avec lui ceux qui mettent leur foi en son Fils.


La croix nous enlève toute possibilité de nous attribuer le mérite du salut. Aucun rite, effort moral, accomplissement religieux ou statut social ne pouvait nous réconcilier avec Dieu. Ce que nous étions incapables d’accomplir, Jésus l’a accompli pour nous.


La croix n’est donc pas un simple symbole chrétien. Elle est le centre de l’œuvre de Dieu et le lieu où Dieu vient à la rencontre de l’être humain pécheur.


Le chrétien peut dire : « Dieu m’a rencontré dans la croix de Jésus-Christ. » Là, mon péché a été jugé, mon pardon a été acquis et une nouvelle vie m’a été donnée.


Crucifié au monde avec Jésus-Christ


Paul poursuit :

« Par [la croix] le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde. »— Galates 6.14

Que signifie cette affirmation?


Dans ce passage, « le monde » ne désigne pas la création matérielle, la nature ou les êtres humains que Dieu nous appelle à aimer. Il désigne le système présent organisé dans la rébellion contre Dieu : ses valeurs, ses convoitises, son orgueil et son opposition au règne de Christ.


Être crucifié au monde signifie que notre relation avec ce système a radicalement changé. Nous vivons toujours dans le monde, mais nous ne lui appartenons plus. Son approbation n’est plus notre maître et ses valeurs ne définissent plus notre identité.


Cette séparation ne provient pas d’abord de notre discipline personnelle. Elle résulte de notre union avec Jésus-Christ. Par la foi, nous sommes unis à sa mort et à sa résurrection. Paul l’avait déjà déclaré :

« J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi. »— Galates 2.20

Nous n’avons évidemment pas été cloués physiquement sur une croix. Paul parle de notre participation spirituelle à ce que Jésus a accompli. Sa mort devient la fin de notre ancienne existence sous le règne du péché, et sa résurrection inaugure pour nous une vie nouvelle.


Un événement produit donc deux résultats : le monde est crucifié pour le croyant, et le croyant est crucifié pour le monde. Le lien d’appartenance est rompu.


Une nouvelle création, pas une simple amélioration


Paul fait ensuite sa deuxième grande affirmation :

« Ce qui est quelque chose, c’est d’être une nouvelle créature. »

Le christianisme n’est pas un programme destiné à rendre l’ancienne personne légèrement meilleure. Dieu ne se contente pas de corriger quelques comportements ou d’ajouter une dimension spirituelle à notre vie. En Jésus-Christ, il fait de nous une nouvelle création.


« Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles » (2 Corinthiens 5.17).

Cela signifie que le croyant reçoit une nouvelle identité, une nouvelle appartenance et une nouvelle espérance. Il est adopté dans la famille de Dieu, habité par le Saint-Esprit et rendu héritier de la promesse. Il appartient déjà au siècle à venir, même s’il vit encore au milieu du siècle présent.


Le monde marqué par le péché, la mort et la rébellion est appelé à disparaître. Le royaume de Dieu, inauguré par Jésus-Christ, demeurera. Pour le moment, les croyants vivent à la rencontre de ces deux réalités : dans le monde présent, mais citoyens du royaume à venir.


C’est pourquoi notre salut est actuellement vécu par la foi. Un jour, au retour de Jésus-Christ, il sera pleinement manifesté : nouveaux cieux, nouvelle terre, corps ressuscités et création délivrée du mal. Ce que nous croyons aujourd’hui, nous le verrons alors dans toute sa plénitude.


Regarder à Christ plutôt qu’à soi-même


Homme qui regarde à la croix de Christ plutôt qu'à lui-même

Cette vérité est essentielle lorsque nous constatons nos propres faiblesses. Le chrétien demeure capable de pécher, de perdre patience, de se décourager ou de prononcer des paroles regrettables. Il doit confesser ses fautes et poursuivre concrètement la sanctification. La grâce n’est jamais une permission de faire la paix avec le péché.


Cependant, nos luttes ne doivent pas nous faire chercher notre identité en nous-mêmes.


Lorsque nous fixons constamment les yeux sur notre performance, nous trouvons toujours des raisons de nous condamner : « Je ne suis pas assez bon. Je ne suis pas assez fort. Je n’avance pas assez vite. » Cette introspection sans Évangile conduit au découragement.


Notre assurance ne repose pas sur ce que nous sommes par nous-mêmes, mais sur ce que Dieu a fait de nous en Jésus-Christ. La question déterminante n’est pas : « Suis-je déjà parfait? », mais : « Suis-je uni à Jésus-Christ par la foi? »


La Bible nous appelle réellement à la sainteté et à la maturité. Mais cette transformation découle de notre union avec Christ; elle n’en est pas la cause. Nous ne devenons pas enfants de Dieu parce que nous réussissons à vivre parfaitement. Nous apprenons à vivre comme ses enfants parce qu’en Christ, il nous a déjà reçus dans sa famille.


Apprendre à voir les autres avec grâce


Cette perspective transforme aussi nos relations dans l’Église. Les autres croyants ne sont pas encore parvenus à la pleine perfection, pas plus que nous. Nous allons parfois nous irriter, nous décevoir et même nous offenser.


Cela ne justifie ni l’hypocrisie, ni les abus, ni le refus de confronter le péché. Mais cela nous interdit de réduire un frère ou une sœur à ses faiblesses du moment.


Dieu travaille encore en chacun de ses enfants. Nous devons donc apprendre à regarder les croyants à la lumière de ce qu’ils sont en Jésus-Christ : des personnes rachetées, habitées par l’Esprit et destinées à être pleinement transformées.


La patience chrétienne ne consiste pas à nier les fautes. Elle consiste à croire que la grâce de Dieu n’a pas terminé son œuvre.


Ce qui est réellement le plus important


À la fin de Galates, Paul nous ramène à l’essentiel. Ni les apparences religieuses, ni les traditions, ni l’approbation des autres ne peuvent produire la vie de Dieu.


Ce qui compte, c’est la croix de Jésus-Christ.

Ce qui compte, c’est d’être uni à lui dans sa mort et sa résurrection.

Ce qui compte, c’est d’être une nouvelle création.


Le monde présent continue de nous exposer au mal, aux injustices et aux tentations. Nous constatons encore notre imperfection. Pourtant, ces réalités ne peuvent annuler ce que Jésus-Christ a accompli.


Si vous êtes en Christ, votre ancienne appartenance a été brisée. Vous avez été transporté du royaume des ténèbres dans le royaume du Fils. Vous êtes devenu enfant de Dieu et héritier de sa promesse.


Ne fondez donc pas votre assurance sur votre image, votre performance ou vos sentiments du jour. Glorifiez-vous de la croix. Marchez par l’Esprit. Et recevez par la foi cette vérité qui change tout : en Jésus-Christ, vous êtes une nouvelle création.




Message du pasteur Serge Pinard résumé par ChatGPT

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