Jésus est prophète… et bien plus qu’un prophète
- David Naud
- il y a 10 minutes
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Série : Le Messie en 3D - Partie 1
En ce dimanche, l’Église entre dans une nouvelle série de Noël : “Le Messie en 3D”. L’objectif est simple, mais profond : redécouvrir Jésus-Christ dans toute sa plénitude, dans trois grandes dimensions bibliques qui décrivent sa mission et son identité. Pendant trois messages, nous contemplerons Jésus dans ses trois fonctions : Prophète, Prêtre et Roi. Aujourd’hui, nous commençons avec la première dimension : Jésus, le Prophète.
Dès l’ouverture, une conviction est posée : voir Jésus, c’est voir Dieu. Jésus n’est pas seulement un homme inspiré : il est Dieu incarné. Ainsi, lorsqu’il parle, ce n’est pas simplement une opinion religieuse ou une parole sage : c’est Dieu qui parle.

Une présentation complète de Jésus
Il y a plus de 1500 ans que l’Église confesse que Jésus remplit ces trois offices. Mais cette manière de l’exprimer s’est particulièrement structurée dans l’histoire, notamment à travers Jean Calvin (1559), qui a mis en évidence que l’on ne peut pas “réduire” Jésus à une seule facette. Jésus ne vient pas accomplir une partie du salut : il accomplit tout.
Une image simple aide à comprendre : la recette. Si tu n’as que la farine, tu n’as pas la tourtière. Si tu n’as que la viande ou seulement les épices, tu n’as pas le plat complet. Pour goûter pleinement ce que Dieu a préparé, il faut tenir ensemble tout ce que Jésus est : Prophète, Prêtre et Roi. Parce que croire partiellement en Jésus, c’est risquer une foi incomplète : chercher seulement la guérison, ou seulement le pardon, ou seulement la direction — sans recevoir la totalité de son œuvre.
La réalité est sérieuse : c’est une question de vie ou de mort. Jésus ne vient pas seulement aider nos vies : il vient sauver nos âmes.
Jésus, le Nouvel Adam : il réussit là où nous avons échoué
Le message fait ensuite un lien puissant avec la Genèse. Dès la création, Adam reçoit une vocation qui porte déjà ces trois dimensions :
Transmettre la parole de Dieu (dimension prophétique),
Garder et cultiver un lieu saint (dimension sacerdotale),
Dominer la terre (dimension royale).
Mais Adam échoue. Et par Adam, l’humanité hérite d’une incapacité profonde : nous sommes inclinés au péché, fragiles, et incapables par nous-mêmes de restaurer la communion avec Dieu. Voilà pourquoi nous ne pouvons pas placer notre espérance dans notre nature humaine.
C’est ici que Jésus apparaît comme le Nouvel Adam : parfait, obéissant, victorieux. Il accomplit ce que l’homme a manqué. En lui, nous trouvons notre salut, notre restauration, notre identité.
Toute la Bible pointe vers Jésus
Le message inclut ensuite une illustration marquante : la Bible n’est pas une collection d’histoires dispersées, mais un seul grand récit qui converge vers une personne : Jésus-Christ.
Chaque figure biblique annonce quelque chose de lui : un “meilleur Adam”, un “meilleur Abraham”, un “meilleur Moïse”, un “meilleur David”, un “meilleur Jonas”… jusqu’à cette déclaration centrale : Jésus est le vrai temple, le vrai prophète, le vrai prêtre, le vrai roi, le vrai sacrifice, la vraie lumière. Ce rappel mène à l’adoration : si tout converge vers Jésus, alors il mérite notre louange totale.
Noël : les cadeaux des mages et le Messie en 3D
Mais certains pourraient demander : “Quel est le lien avec Noël ?” Le message répond avec une clarté frappante, en nous conduisant dans Matthieu 2.
Les mages offrent à Jésus trois cadeaux : l’or, l’encens, la myrrhe. Et ces cadeaux ne sont pas choisis au hasard. Ils correspondent exactement aux catégories de l’adoration antique — et aux trois fonctions du Messie :
L’or : symbole de la royauté, du trône, de la couronne → Jésus est Roi,
L’encens : lié au temple, aux prêtres, au culte → Jésus est Prêtre,
La myrrhe : associée à l’onction, à la souffrance, aux funérailles → Jésus est Prophète, le serviteur souffrant annoncé.
Noël, ce n’est pas seulement une naissance attendrissante : Jésus est né pour être le Messie, celui qui sauve par une mission complète — annoncée dès sa venue.
Pourquoi Jésus est prophète
Le cœur du message s’ouvre : Jésus est prophète parce qu’il révèle Dieu. Il transmet le message de Dieu, et plus encore : il est le message.
Dans un monde saturé de bruit, d’opinions, de confusion et de fausses voix, Jésus se présente comme celui qui parle avec une autorité unique. Il annonce le salut : l’amour divin et la justice divine se rencontrent dans l’Évangile. Dieu dit en substance : “Je vous aime, mais votre péché vous sépare de moi. Alors j’ai envoyé mon Fils pour vous sauver.”
Le message est direct : sans Jésus, c’est la mort éternelle. Avec Jésus, c’est la vie, le pardon, la guérison spirituelle, la restauration.
Les trois marques du prophète : prodige, prière, persécution
Le message souligne ensuite trois caractéristiques fréquentes chez les prophètes bibliques :
Prodiges : le message s’accompagne de signes,
Prière : les prophètes sont des hommes et des femmes d’intercession,
Persécution : le message dérange, appelle à la repentance, expose l’hypocrisie.
Jésus remplit ces trois marques :
Il accomplit de nombreux miracles.
Il se retire souvent pour prier, écouter le Père, puis enseigner avec puissance.
Il est persécuté, frappé, crucifié — non parce qu’il a échoué, mais parce qu’il porte notre châtiment.
Cependant, une nuance essentielle est ajoutée : le plus grand miracle n’est pas physique — c’est le salut. Une guérison du corps ne garantit pas une guérison de l’âme. Les dix lépreux guéris en sont un exemple : un seul est revenu remercier. Les prodiges peuvent ouvrir le cœur, mais le but ultime est plus grand : passer de la mort à la vie en Jésus-Christ.
Prophète… mais plus qu’un prophète
Jésus est dans la continuité des prophètes, mais il est aussi infiniment supérieur. Aucun prophète n’a pu dire : “Il a été dit… mais moi je vous dis.” Jésus parle ainsi parce qu’il n’est pas seulement messager : il est la Parole incarnée.
La confession de Pierre en Matthieu 16 le confirme : les gens voient Jésus comme un prophète (Jean-Baptiste, Jérémie…), mais Pierre déclare : “Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant.” Et Jésus souligne que cette reconnaissance n’est pas seulement intellectuelle : c’est une révélation.
Puis le message culmine dans Hébreux 1 : autrefois Dieu parlait par les prophètes, mais maintenant il parle par le Fils. Jésus est présenté comme héritier de toute chose, créateur du monde, reflet de la gloire de Dieu, empreinte parfaite de sa personne, celui qui purifie les péchés et siège à la droite de la majesté. Et dans ce passage, on voit même les trois dimensions : prophète (Dieu a parlé), prêtre (purification des péchés), roi (assis à la droite de la majesté).
L’Église est prophétique : prolonger l’annonce
La conclusion du message ramène l’enseignement dans notre identité. Si Jésus est le Prophète parfait, l’Église reçoit un rôle prophétique : non pas pour rivaliser avec Jésus, mais pour annoncer Jésus.
Prophétiser, dans ce sens, c’est :
proclamer fidèlement la Parole de Dieu,
discerner la vérité dans un monde rempli de mensonges,
édifier, exhorter, consoler (1 Corinthiens 14),
annoncer l’Évangile jusqu’au retour de Christ.
Le message aborde aussi le débat sur la cessation des dons (1 Corinthiens 13). Il souligne que “le parfait” renvoie plus naturellement au retour de Jésus, lorsque nous verrons “face à face”, et non simplement à la complétion du canon biblique. Ainsi, les dons spirituels demeurent utiles pour l’Église : Dieu parle, guide, console, confirme — toujours en soumission à l’Écriture, sans jamais ajouter une “nouvelle révélation” qui remplacerait Jésus.
Un appel : ouvrir son cœur à la voix de Jésus
Le message se termine dans la prière. Peu importe ton parcours, tu peux commencer par une démarche simple : ouvrir ton cœur.
“Seigneur Jésus, s’il y a quelque chose que tu veux me dire, je veux l’entendre.”
Jésus est la lumière quand tout est flou. Il ne vient pas pour écraser, mais pour libérer. Même un petit pas vers lui compte. L’important n’est pas la taille du pas, mais sa direction : vers Jésus.
Enfin, l’Église est encouragée à se préparer, à inviter, à s’attendre à Dieu : poursuivre cette série, s’ouvrir à l’action du Saint-Esprit, et surtout proclamer le message le plus grand : Jésus est vivant, il parle encore, et il sauve.
Message du pasteur David Naud résumé par ChatGPT




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