Es-tu allé derrière le voile ?
- Danielle Boudrias
- 13 janv.
- 5 min de lecture
Série : Le Messie en 3D - Partie 2
Lire la Bible pour chercher Dieu, pas soi-même
Plus je lis et j’étudie la Bible, plus mon admiration pour Dieu grandit. Pourtant, il fut un temps où la lecture biblique me semblait ardue, peu stimulante. Avec le recul, je comprends pourquoi : je lisais la Bible en me cherchant moi-même, au lieu de chercher Dieu.
La Bible n’est pas un recueil de récits héroïques destiné à nous donner des modèles de performance spirituelle. Elle est avant tout la révélation de Dieu à l’humanité (2 Timothée 3.16). Il n’existe pas une méthode parfaite pour la lire, mais il existe une posture juste : un cœur humble qui cherche sincèrement le seul vrai Dieu (Psaume 25.9).

Derrière le voile : quand Dieu brise le silence
L’Évangile de Luc s’ouvre sur un événement saisissant. Après environ 400 ans de silence prophétique, depuis Malachie (Malachie 4.5-6), Dieu parle à nouveau. Et il le fait derrière le voile du temple, à un homme nommé Zacharie.
Zacharie est prêtre. Un jour, alors qu’il accomplit son service, il est désigné par le sort pour entrer dans le temple du Seigneur et offrir le parfum, tandis que le peuple prie à l’extérieur (Luc 1.8-10).
Ce détail est fondamental : une seule personne, choisie par le sort, une seule fois par année, pouvait entrer dans le lieu très-saint, là où se manifestait la présence de Dieu (Lévitique 16.2, 29-34).
C’est dans ce contexte que Dieu annonce à Zacharie que sa femme Élisabeth, pourtant stérile et avancée en âge, donnera naissance à un fils (Luc 1.13). Cette annonce met fin à une stérilité physique, mais aussi à quelque chose de bien plus profond : la stérilité de la Loi, incapable de restaurer pleinement la relation entre Dieu et l’humanité (Romains 8.3).
Le même ange annoncera plus tard la venue du Messie à Marie (Luc 1.26-38). Élisabeth deviendra pour elle une confirmation vivante que « rien n’est impossible à Dieu » (Luc 1.37).
Luc établit ensuite clairement l’identité messianique de Jésus à travers une généalogie remontant jusqu’à Adam, fils de Dieu (Luc 3.23-38). Tout est intentionnel. Tout est lié.
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Un Dieu qui persiste à communiquer
Cette histoire d’une femme stérile qui enfante miraculeusement n’est pas nouvelle. Sarah (Genèse 21.1-2), Rebecca (Genèse 25.21), Rachel (Genèse 30.22), Anne (1 Samuel 1.19-20)… Dieu agit souvent là où toute solution humaine semble impossible.
À travers ces récits, nous voyons un Dieu qui persiste à entrer en relation avec l’humanité, qui agit même à travers ce qui ressemble au hasard (Proverbes 16.33).
Et si tu lis ces lignes aujourd’hui, ce n’est pas une coïncidence. Le Dieu de l’univers désire encore se révéler et communiquer son amour (Jean 3.16).
L’encens, le temple et Jésus
L’encens, offert par les mages (Matthieu 2.11), est souvent associé à la fonction sacerdotale. Mais il touche en réalité à trois réalités indissociables : le temple, le prêtre et le sacrifice. Et Jésus est les trois à la fois.
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1. Jésus, le Temple : Dieu parmi nous
Le sens du temple
Dans la pensée biblique, le temple est le lieu où Dieu choisit de faire résider sa présence (1 Rois 8.10-11). On y vient pour adorer, offrir des sacrifices et se repentir.
L’accès est cependant strictement organisé : cour des nations, cour des femmes, lieu saint, puis le lieu très-saint, séparé par un voile (Exode 26.31-33). Cette structure illustre une tension : Dieu veut être proche, mais le péché empêche l’accès direct (Ésaïe 59.2).
Le tabernacle : un Dieu mobile
Lorsque Moïse reçoit les instructions pour le tabernacle, Dieu déclare : « Ils me feront un sanctuaire, et j’habiterai au milieu d’eux » (Exode 25.8-9). Dieu choisit d’habiter avec son peuple, même dans le désert. Lorsque le tabernacle est achevé, la gloire de l’Éternel le remplit au point que Moïse ne peut y entrer (Exode 40.34-35).
Jésus, le tabernacle vivant
Jean affirme que « la Parole s’est faite chair, et elle a habité parmi nous » (Jean 1.14). Le verbe utilisé signifie littéralement « tabernacler ». À Bethléem, le temple a pris forme humaine. Jésus est le lieu où la gloire de Dieu est pleinement révélée (Colossiens 2.9). Lorsqu’il déclare : « Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai » (Jean 2.19), il parle de son corps (Jean 2.21).
Le temple de pierre sera détruit en l’an 70, mais le Christ ressuscité demeure éternellement (Hébreux 13.8). Aujourd’hui encore, les croyants deviennent à leur tour le temple du Saint-Esprit (1 Corinthiens 6.19).
2. Jésus, le Prêtre : l’accès restauré
Un accès perdu… et protégé
Depuis la chute (Genèse 3), l’humanité aspire à retrouver une relation avec Dieu. La Loi et les sacrifices servaient de médiation, mais restaient insuffisants (Hébreux 10.1-4).
Avec le temps, ces moyens sont devenus une fin en soi. Une inscription retrouvée sur le temple interdisait l’accès aux non-Juifs, sous peine de mort. Jésus s’est opposé fermement à cette fermeture de l’accès à Dieu (Matthieu 21.12-13).
Un seul médiateur
Jésus vient simplifier radicalement les choses : « Il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme » (1 Timothée 2.5-6). Les rituels et les fonctions sacerdotales étaient l’ombre des choses à venir (Colossiens 2.16-17). Le Messie est annoncé comme prêtre éternel selon l’ordre de Melchisédek (Psaume 110.4). L’épître aux Hébreux affirme : « Nous avons un souverain sacrificateur… ministre du sanctuaire et du véritable tabernacle » (Hébreux 8.1-2).
Il intercède pour nous
Le voile symbolisait une séparation infranchissable. Mais la bonne nouvelle est claire :
« Christ est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous » (Romains 8.34).
Dans sa prière sacerdotale, Jésus prie pour ses disciples et pour tous ceux qui croiront en lui (Jean 17.20). Il exprime ce désir profond : « Père, je veux que là où je suis, ceux que tu m’as donnés soient aussi avec moi » (Jean 17.24).
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3. Jésus, le Sacrifice : le voile déchiré
Le prêtre devient l’offrande
Lors de la présentation de Jésus au temple, Siméon annonce à Marie : « Une épée te transpercera l’âme » (Luc 2.33-35). Jean-Baptiste l’avait proclamé dès le début : « Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde » (Jean 1.29).
La séparation abolie
À la mort de Jésus, le voile du temple se déchire de haut en bas (Matthieu 27.51). Dieu lui-même ouvre l’accès. Jésus s’offre une fois pour toutes (Hébreux 7.26-27), et sa résurrection confirme son autorité divine (Romains 1.4).
Un choix personnel
Par la croix, Christ a réconcilié Juifs et non-Juifs avec Dieu (Éphésiens 2.16-19). L’accès est désormais ouvert par le même Esprit. Les excuses tombent : trop de fautes, trop de distance, trop d’instabilité…
Es-tu allé derrière le voile ?
Jésus a été :
•             le temple, pour que nous devenions le temple du Saint-Esprit ;
•             le prêtre, pour que nous soyons consacrés en lui ;
•             le sacrifice, pour que nous vivions libres du péché.
« Christ est venu comme souverain sacrificateur… il est entré une fois pour toutes dans le lieu très-saint, ayant obtenu une rédemption éternelle » (Hébreux 9.11-12).
La question demeure : Es-tu allé derrière le voile ? Qu’attends-tu ? Les conditions parfaites n’existeront jamais. C’est précisément pour cela que Jésus est venu (Romains 5.8).
Le voile est déchiré.
L’accès est libre.
Dieu est là .
Message de la pasteure Danielle Boudrias résumé par ChatGPT.
