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- La foi de Daniel dans un monde aveugle
Article rédigé à partir du message du pasteur David Naud La Bible présente le siècle présent, la société sans Jésus-Christ, comme un monde hostile à la foi, opposé à Dieu, une génération perverse et corrompue. Mais la grâce de Dieu nous soutient et nous rend capables de vivre une foi vivante et d’exprimer l’amour de Dieu aux autres malgré l’hostilité, la rébellion et l’impiété de ce monde. Dieu nous amène à donner un exemple d’obéissance dans un monde rebelle. Il nous ouvre les yeux, malgré un monde aveugle. L’histoire du prophète Daniel nous donne un modèle inspirant de discernement, de vision malgré l’aveuglement de son entourage. Le dieu de ce siècle a aveuglé l’intelligence L’apôtre Paul nous dit en 2 Corinthiens 4, 3-4 : Si notre Évangile est encore voilé, il l’est pour ceux qui périssent, pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l’intelligence , afin qu’ils ne vissent pas briller la splendeur de l’Évangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu. Le dieu de ce siècle (Satan) est celui qui gère son monde de convoitise et d’orgueil. Dans le Nouveau Testament, le mot tuphloo en grec signifie : aveugler le discernement, assombrir l’esprit. Un chrétien qui a les yeux ouverts sait différencier le bien et le mal : l’injustice du diable et la sainteté de Dieu. Le diable aveugle les gens afin qu’ils vivent selon les principes charnels décrits en 1 Jean 2, 16-17 : En effet, tout ce qui est dans le monde la convoitise qui est dans l’homme, la convoitise des yeux et l’orgueil dû aux richesses – vient non du Père, mais du monde. Or le monde passe, sa convoitise aussi, mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement. L’aveuglement apporte confusion dans notre société Notre société se mobilise sur des sujets sans savoir réellement pourquoi elle milite ; ou se bat contre quelque chose où le débat est mal fondé. Prenons par exemple l’homophobie. Ce que la société considère comme l’homophobie face à des péchés est un discours confus, aveuglé, qui manque de discernement. Tu peux demander à bien des québécois : « Pourquoi es-tu d’accord avec telle pensée des médias ? » La réponse est souvent : « Je ne sais pas… ». Tu demandes : « Pourquoi crois-tu que cela est homophobe ? » Leur réponse ressemblera à : « Je n’y ai pas pensé » ou « Les chrétiens haïssent les gais ». Et c’est là particulièrement qu’il y a de la confusion entre le fait de ne pas approuver un comportement et ce qu’on appelle des propos haineux. La définition de l’homophobie est la suivante : L'homophobie est la discrimination, le mépris, la haine ou l'hostilité envers les personnes homosexuelles, lesbiennes, bisexuelles, transgenres et intersexuées (LGBTQI+) ou perçues comme telles. Elle se manifeste par des attitudes négatives, des préjugés, des comportements discriminatoires et parfois même des actes de violence. Le terme homophobie, apparu dans les années 1970, vient de « homo », abréviation de « homosexuel », et de « phobie », du grec phobos qui signifie crainte. Il désigne le mépris, le rejet, l'exclusion et/ou la haine envers des personnes, des pratiques ou des représentations homosexuelles ou supposées l'être. Les personnes victimes ne sont pas seulement homosexuelles, elles sont aussi les personnes dont l'apparence ou le comportement dérogent aux représentations traditionnelles de la féminité et de la masculinité. Est considéré comme homophobe, toute organisation ou individu rejetant l'homosexualité et les homosexuel·les, et ne leur reconnaissant pas les mêmes droits qu'aux hétérosexuel·les [1] . Les chrétiens ne sont pas appelés à rejeter les LGBTQ+, mais à leur révéler le plan de Dieu pour leur vie comme à toute autre personne. Ils sont des humains, alors ils doivent certainement avoir les mêmes droits que les hétérosexuels. On n’a pas besoin de les approuver pour cela, simplement les reconnaître dans leur humanité. Il ne s’agit pas d’accepter une tendance, mais de pouvoir aborder le sujet dans la paix et l’amour de Dieu. On a qu’à se rappeler de la position que Jésus a prise quand on lui a amené la femme adultère. Il n’était certes pas en accord avec ce qu’elle faisait, mais avec amour il lui a répondu : « Va et ne pèche plus ». Les chrétiens ne sont pas appelés à rejeter les gens, mais à leur révéler le plan de Dieu pour leur vie. Tout ça doit et peut se dire dans l’amour, la grâce et la vérité, aucune haine n’est nécessaire. Il y a confusion et aveuglement dans notre monde. Jésus disait cela des pharisiens, et l’on pourrait dire la même chose de nos philosophes et grands penseurs qui ne connaissent pas Dieu et sa Parole, et qui influencent les valeurs de notre société. Jésus dit dans Luc 10, 21… Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. Oui, Père, je te loue de ce que tu l'as voulu ainsi. Dieu nous permet de faire sa connaissance par la repentance, de le découvrir dans la simplicité de la révélation de sa Parole. Attention ! de qui tu t’entoures. Attention ! de qui tu te laisses influencer et guider dans ta vie. Toi qui vois, conduis un aveugle vers Jésus afin qu’il voie ! Pourquoi certains ne voient pas Dieu ? Peut-être parce qu’ils sont : Aveuglés par la colère ? Par une blessure ? Aveuglés par un péché, une dépendance dont on ne veut pas se détacher… Aveuglés par le dieu argent ou le dieu ego qui t’amènent à l’égocentrisme et l’orgueil. Ce qui amène à poser cette autre question : « Comment voir Dieu si on ne fait que se regarder ou regarder ce que les autres pensent de soi ? » La foi de Daniel dans un monde aveugle Le livre de Daniel n’a jamais cessé de susciter l’intérêt. Les premiers chapitres racontent les expériences vécues par Daniel et ses trois amis amenés en captivité à Babylone. Leur fidélité à Dieu, exprimé par leur refus de se laisser séduire par le monde païen de l’époque a eu pour effet qu’ils soient délivrés par Dieu dans chacune des épreuves que le roi de Babylone Nebucadnetsar leur a fait subir. Ce dernier se voit humilié jusqu’à ce qu’il réalise que la providence de Dieu contrôle même la vie des monarques. L’épisode de la main qui écrit sur le mur, révélant le péché d’arrogance envers Dieu dont le roi Belschatsar se rendit coupable, entraîna la mort et la défaite certaines. Le livre de Daniel souligne des points toujours d’actualité. Même si écrit il y a des centaines d’années, on y voit les effets qu’ont le matérialisme et le paganisme (religions qui ne vénèrent pas Dieu) à vouloir engloutir sans cesse les enfants de Dieu. Malgré l’assimilation en terre étrangère, Dieu continue son œuvre parmi eux et les nations. Il a choisi des héros de la foi pour faire une différence. Le but était de « Babyloniser » les jeunes Israélites de haut rang afin de mieux contrôler le peuple d’Israël. Davantage aujourd’hui, Il faut rester attentif afin de ne pas nous laisser influencer par la société, de ne pas nous laisser éduquer de façon à devenir des incroyants avec des valeurs contraires à la Bible. La tactique du dieu de ce siècle est de vous garder aveuglés sur la sagesse de Dieu. Ne vous laissez pas aveugler par comment vous pensez, parlez, ou vous vous comportez. S’il n’y a pas de différence entre toi et un non chrétien, c’est que tu as été « babylonisé » ! Il y a une bonne nouvelle, c’est qu’il y a un « débabylonisateur », un seul, et c’est Jésus qui t’ouvre les yeux sur les vérités de Dieu ! C’est pourquoi Daniel est si spécial à son époque avec ses trois amis. Il voit ce que les autres ne voient pas. Dieu lui a donné la vision spirituelle, la science et son intelligence pour discerner et voir ce que Dieu voit. Il est rendu capable d’interpréter des rêves qui sont voilés aux autres. La foi de Daniel dans un monde aveugle…il ne fait pas comme les autres, car lui, il voit ! La Bible dit : « Daniel prit la ferme décision de ne pas se souiller en consommant les plats servis à la table du roi et le vin de ses banquets. Il demanda alors au chef des eunuques de ne pas l’obliger à se souiller. Dieu gagna à Daniel la bienveillance et la compassion du chef des eunuques. » (Daniel 1, 8-9) Ce jeune Daniel nous donne tout un exemple de clairvoyance. Il ne se conformait pas aux mœurs de son temps. Encore aujourd’hui, il est très difficile pour plusieurs de ne pas céder à la pression de faire pareil comme les autres. Je veux t’encourager à cette pratique : si tu sais que quelque chose est impure pour Dieu, même si tout le monde trouve ça normal, toi qui vois, ne fais pas comme les autres, fais comme Dieu ! Ne fais pas comme les autres si toi tu vois ce que les autres ne voient pas ! Fais comme Dieu te montre dans sa Parole ! Ce ne sont pas les efforts de Daniel seuls qui ont fait la différence, mais la grâce que Dieu lui a accordée. Dieu lui avait ouvert les yeux. Il voyait ce que les autres ne voyaient pas. Cherche Dieu sincèrement au travers son Fils Jésus-Christ et tu le verras ! Dans Apocalypse 3, 17-18, Jésus nous donne ce conseil : 17.En effet, tu dis : Je suis riche, je me suis enrichi et je n'ai besoin de rien, et tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu,18. je te conseille donc d'acheter chez moi de l'or purifié par le feu afin que tu deviennes vraiment riche, des vêtements blancs afin que tu sois habillé et qu’on ne voit plus la honte de ta nudité, ainsi qu’un remède à appliquer sur tes yeux, afin que tu voies. Allez dire à ceux qui doutent dans ce monde et qui sont aveugles : « Avec Jésus, les aveugles voient… ». Viens et vois ! Seigneur, guéris mes yeux afin que je voie ce que toi tu vois. Ouvre les yeux de mon cœur, donne-moi sagesse et discernement. [1] https://www.sos-homophobie.org/informer/definitions/homophobie
- La foi dans un monde rebelle
Série : Comment vivre ma foi dans le siècle présent ? – Partie 2 Article rédigé à partir du message du pasteur David Naud Comment vivre notre foi chrétienne dans le siècle présent? Comment vivre sa foi dans un monde séculier, corrompu, hostile et rebelle? « …afin que vous soyez irréprochables et purs, des enfants de Dieu sans défaut au milieu d'une génération perverse et corrompue , c’est comme des flambeaux dans le monde que vous brillez parmi eux en portant la parole de vie . Je pourrai alors être fier , le jour de Christ, de n'avoir pas couru ni travaillé pour rien » (Philippiens 2.15-16). Le siècle présent chez l'apôtre Paul n'est pas le 21e siècle, mais la société gouvernée par l'influence du péché, par des valeurs anti-bibliques, anti-chrétiennes. Le présent siècle mauvais (Romains 12.2) désigne le système mondial actuel qui est corrompu, ou la manière de vivre loin de Dieu (Galates 4.3). Jérémie et Ézéchiel nous enseignent comment vivre notre foi dans le monde présent, car ils vivaient dans des cultures bien différentes, dans le contexte de l'ancienne alliance, mais dans le même monde déchu. Noé, Abraham, Isaac, Jacob, Joseph, Moïse, Josué, les juges, les prophètes ont tous été environnés de gens mauvais, pervers, hostiles. Ces héros de la foi se sont battus pour leur vie, luttant contre l’orgueil et l’idolâtrie. Ils ont marché par la foi, même si plusieurs personnes de leur entourage étaient rebelles à Dieu. Jésus et les apôtres, à leur tour, ont dû faire face aux persécutions des Romains et des Grecs. Alors, ne nous attendons pas à ce que notre foi chrétienne soit vécue sans obstacles ! Une foi profonde dans un monde rebelle La gloire de Dieu se manifeste au milieu d’un monde hostile et rebelle. Tremblons devant Dieu, afin de ne pas trembler devant ce monde, mais d’être triomphants en Jésus-Christ! Se soumettre aux autorités dans un monde rebelle Ce qui est particulier des prophètes de l’Ancien Testament et de l’attitude de Jésus et des apôtres dans le Nouveau Testament, c’est de voir combien ils sont sévères envers les chefs religieux juifs et combien ils sont paisibles et évangéliques envers les autorités païennes. Il est bon de chercher la paix et le respect des autorités, tout en gardant nos convictions chrétiennes. Jérémie 27.9 : Et vous, n'écoutez pas vos prophètes, vos devins, vos rêves, vos astrologues, vos sorciers, ceux qui vous affirment que vous ne serez pas asservis au roi de Babylone! …12 : J'ai adressé exactement les mêmes paroles à Sédécias, roi de Juda: « Soumettez-vous au roi de Babylone, servez-le, lui et son peuple, et vous resterez en vie… ». L'application de la soumission aux autorités est mentionnée dans la Bible plusieurs fois et exigée dans tous les domaines de nos vies. Car ne pas se soumettre à une autorité, c'est ne pas se soumettre à Dieu directement : Que chacun se soumette aux autorités qui nous gouvernent, car toute autorité vient de Dieu, et celles qui existent ont été établies par Dieu. C’est pourquoi celui qui s’oppose à l’autorité résiste à l’ordre que Dieu a établi , et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes (Romains 13.1-2). Apprendre dès notre jeune âge à se soumettre au gouvernement, à notre employeur, à notre mari, à nos parents, à nos enseignants, à nos pasteurs, c'est apprendre à se soumettre à Dieu! L'obéissance à Dieu, c'est l'essentiel de ce qu'il nous demande et ce qui nous apporte sa bénédiction! Oui, nous vivons dans une démocratie et nous avons le droit de manifester notre désaccord sur plusieurs choses, mais puisque le chrétien vit dans une théocratie, si nous le faisons, faisons-le avec grand respect. Le pouvoir est à Dieu et il demande la soumission à toutes sortes d’autorité. Alors, comme chrétiens, qu’aucune parole déshonorante ne sorte de notre bouche envers des autorités, même non chrétiennes. Rappelez-vous que les autorités du temps de Jérémie et de Paul n’étaient pas fondées sur la Bible, mais elles faisaient régner l’ordre. Jérémie et Paul ordonnaient au peuple de Dieu de leur être soumis, car en fin de compte, c’était à Dieu qu’ils étaient soumis en le faisant. Les trois exceptions notables où les croyants ne se sont pas soumis aux autorités étaient en lien avec la demande d’adorer ou de prier le roi de Babylone ou de Perse (Daniel 3 et 6) et l’interdiction aux apôtres de prêcher au nom de Jésus-Christ (Actes 4). En dehors de cela, les croyants de l’Ancien comme du Nouveau Testament étaient soumis aux autorités, mêmes celles qui ne reconnaissaient pas le seul vrai Dieu. Voilà un puissant témoignage de foi dans un monde rebelle ! L’autorité est l’ordre de Dieu dans la société L'obéissance à Dieu et aux parents (Éphésiens 5.22 et 6.1) est le plus grand héritage que vous pouvez laisser à vos enfants et la plus grande paix qu'ils puissent ressentir de savoir que Dieu est l'autorité suprême de leur vie et qu’il contrôle toutes choses. Reconnaître l’autorité en général pour tout le monde, épouse envers mari, enfant envers parents, employé envers employeur, tous envers Dieu (Éphésiens 5.21 et 6.5), l'accepter et l'appliquer dans nos vies apportent une paix dans le chaos, un ordre dans le désordre, une grâce de Dieu et une bénédiction dans un monde rebelle! Voici 3 éléments pour aider à comprendre et vivre l’obéissance aux autorités : 1) L’autorité est voulue et placée par Dieu. 2) L’autorité assure un ordre dans la société (tandis que l’anarchie mène au chaos et à la malédiction). 3) Les autorités portent des responsabilités pesantes et seront jugées plus sévèrement (ayons compassion et reconnaissance envers eux). En considérant ces trois éléments, cela peut nous aider à laisser fléchir nos cœurs devant les autorités et à garder une attitude respectueuse qui plait à Dieu. Et dans un monde entouré de gens rebelles ayant le cœur endurci face à Dieu et à son Évangile, il est essentiel de se rappeler la grâce que Dieu nous a faite, puisque : « Nous aussi nous étions autrefois rebelles ! » « Rappelle-leur de se soumettre aux magistrats et aux autorités , ... Nous aussi, en effet , nous étions autrefois stupides, rebelles , ... Mais lorsque la bonté de Dieu notre Sauveur et son amour pour les hommes ont été révélés , il nous a sauvés… conformément à sa compassion… par Jésus-Christ notre Sauveur. Ainsi, déclarés justes par sa grâce… conformément à l'espérance de la vie éternelle . » (Tite 3.1,3-7). Soyons compatissants envers les non-croyants rebelles. Nous étions comme eux. Ils ont besoin de voir en nous des modèles d’obéissance à Dieu et des chrétiens humbles qui se rappellent leur condition passée, avant de connaître le Seigneur. Encore une fois, ceci donne un puissant témoignage de notre foi chrétienne et démontre la différence que notre foi fait dans notre vie. La fin d’une vie rebelle Il y aura toujours de la rébellion dans ce monde, mais nous pouvons respecter les autorités, demander à Dieu d’être fermes dans nos convictions et d’avoir la vraie perspective de Dieu. Jésus a toujours respecté l’autorité en place (Matthieu 22.21 et 23.2-3). Prenons cet engagement : Citoyens, soumettez-vous au gouvernement. Employés, soumettez-vous à vos employeurs. Chrétiens, soumettez-vous aux responsables d'église. Épouses, soumettez-vous à votre mari. Enfants, obéissez à vos parents. Étudiants, soumettez-vous à vos professeurs… Comme les héros de la foi, jadis, ne craignons pas les gens rebelles. En Église, nous pouvons surmonter quelconque défi présent en nous confiant en Dieu et en donnant un témoignage authentique de foi et de soumission à Dieu.
- La foi de Tite
Série : Comment vivre ma foi dans le siècle présent – Partie 3 Article rédigé à partir du message du pasteur Gilles Adams La foi de Tite nous montre que vivre sa foi dans le présent siècle n’est pas une simple question de croyance, mais un véritable appel au courage, à la constance, et à la transformation intérieure. Le dimanche 13 juillet, le pasteur Gilles Adams nous a conduits dans une puissante exploration de la foi de Tite, compagnon de l’apôtre Paul, pour nous montrer comment cette figure biblique peu connue devient un modèle saisissant de foi agissante dans un monde hostile. La foi de Tite née dans l’opposition Tite, grec de naissance, n’était pas un personnage de premier plan dans les Actes, mais son influence dans les lettres de Paul est profonde. Appelé « mon véritable enfant selon notre foi commune » (Tite 1:4), il a été au cœur de moments stratégiques du ministère de Paul : du concile de Jérusalem à la mission en Crète. Sa foi n’est pas théorique. Elle est née dans l’action, forgée dans le feu des conflits et affinée par la grâce de Dieu. Tite est l’incarnation de ce que Paul dit dans Romains 12:2 : « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés… » Il vit sa foi dans un monde cynique, dur, rempli d’opposition religieuse et morale, et pourtant il reste fidèle. La grâce nous enseigne à vivre différemment Le cœur du message de ce dimanche se trouve dans Tite 2:11-14, un condensé vibrant de la pédagogie divine : « Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne à renoncer… à vivre… et à attendre… » Trois verbes simples mais puissants, qui balisent le chemin de toute foi authentique : 1. Renoncer : une clé de la foi de Tite Renoncer, c’est tourner le dos à ce qui semble nous définir : nos impulsions, nos vieilles habitudes, nos ambitions égocentriques. Le pasteur Gilles nous a rappelé avec passion que lorsqu’on devient chrétien, on réalise qu’on ne peut plus faire confiance à notre chair pour nos décisions. Hébreux 12:1-2 Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d'une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l'ignominie, et s'est assis à la droite du trône de Dieu. 2. Vivre pleinement selon la foi de Tite « Vivre » selon Dieu, ce n’est pas seulement respirer. C’est marcher, avancer, se laisser guider par l’Esprit. Le mot grec zao implique une vie active, enracinée dans l’obéissance. Galates 5: 22-25 Mais le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance; la loi n'est pas contre ces choses. Ceux qui sont à Jésus Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. Si nous vivons par l'Esprit, marchons aussi selon l'Esprit. Tite a incarné cela. À Corinthe, il a été l’homme que Paul envoya pour ramener l’ordre, encourager les croyants et apaiser les tensions. Sa vie était un témoignage vivant de ce que signifie – suivre Christ. 3. Attendre avec foi et espérance comme Tite Enfin, « attendre ». Le mot grec prosdechomai évoque l’acceptation, la patience et l’espérance. C’est une attente active. Le pasteur nous a dit : « Ce n’est pas facile ce que vous vivez, mais espérez, anticipez, acceptez… et faites confiance à Dieu. » Jude 1: 20-21 Pour vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, et priant par le Saint Esprit, maintenez-vous dans l'amour de Dieu, en attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus Christ pour la vie éternelle. Tite attendait, dans l’espérance de voir Dieu agir, même au milieu de l’adversité, même quand il devait affronter les menteurs, les insoumis, les controverses. Un appel pour aujourd’hui Le message se termine avec une invitation directe : Si toi aussi tu vis dans un monde dur, entouré de cynisme, de tentations ou d’épreuves exigeantes, souviens-toi que Dieu ne t’a pas abandonné . Tite 2:11-14 Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne à renoncer à l'impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété, en attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus Christ, qui s'est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes œuvres. Ce n’est pas une foi faible, une « tite foi » comme l’a dit le pasteur avec humour. C’est une foi fondée sur la grâce, nourrie par la Parole, affermie dans l’espérance. Alors comme Tite, renonce, vis, attends… et marche avec confiance dans ce siècle présent.
- Une foi vivante grâce à un cœur réanimé
Article rédigé à partir du message du pasteur Alain Aghedu En visite à notre église, le pasteur Alain Aghedu nous propose sa vision de l’importance de garder son cœur ouvert, disponible et vibrant pour Dieu. Peu importe notre situation, surtout si nous sommes passés à un mode de vie calme et plutôt passif ou si nous nous sommes éloignés de Dieu ; Dieu a encore quelque chose de prévu pour nous et nous pouvons le servir, répondre présents aux différents besoins qui se présentent dans notre famille, notre communauté, notre église. L’exemple des disciples d’Emmaüs La lecture de l’évangile de Luc au chapitre 24, nous permet de connaître un court moment de la vie de Jésus. C’est la rencontre de deux disciples qui retournaient dans leur ville, Emmaüs, après leur séjour à Jérusalem qui s’était terminé avec la crucifixion de Jésus. Que retenir de ce passage ? Dans la perspective de garder un cœur brûlant pour Dieu, l’attitude des deux disciples est un bon exemple de passer d’un niveau où on a baissé les bras à un niveau où le cœur est brûlant pour Dieu et que l’on passe à l’action pour le servir avec conviction et joie. Même à notre époque, ce texte nous incite à voir et à comprendre que Dieu veut nous ramener à quelque chose de perdu en chemin dans notre vie chrétienne. Il veut nous ramener à un plus haut niveau d’intimité et de relation avec Lui, contrairement à ce que certains vivent en ayant perdu en partie ce qu’ils vivaient dans ce lien au profit d’une vie chrétienne enrobée de routine et de religiosité. 25 Alors Jésus leur dit : O hommes sans intelligence, et dont le cœur est lent à croire tout ce qu'ont dit les prophètes ! 26 Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ces choses, et qu'il entrât dans sa gloire ? 27 Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Écritures ce qui le concernait. 28 Lorsqu'ils furent près du village où ils allaient, il parut vouloir aller plus loin. 29 Mais ils le pressèrent, en disant : Reste avec nous, car le soir approche, le jour est sur son déclin. Et il entra, pour rester avec eux. 30 Pendant qu'il était à table avec eux, il prit le pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna. 31 Alors leurs yeux s'ouvrirent, et ils le reconnurent; mais il disparut de devant eux. 32 Et ils se dirent l'un à l'autre : Notre coeur ne brûlait-il pas au dedans de nous, lorsqu'il nous parlait en chemin et nous expliquait les Écritures? 33 Se levant à l'heure même, ils retournèrent à Jérusalem, et ils trouvèrent les onze, et ceux qui étaient avec eux, assemblés 34 et disant : Le Seigneur est réellement ressuscité, et il est apparu à Simon. 35 Et ils racontèrent ce qui leur était arrivé en chemin, et comment ils l'avaient reconnu au moment où il rompit le pain. Luc 24.25-35 Notre vie chrétienne est souvent parsemée d’embûches qui peuvent causer des soucis ou même de l’angoisse. Ce sont des conditions favorables pour rendre notre cœur sec et endurci, moins sensible à ce que Dieu nous dit et nous montre. L’exemple des disciples d’Emmaüs reste bon et on peut y ajouter l’exemple de Jacob qui avait le cœur froid à l’annonce par ses fils que son fils Joseph était vivant malgré qu’il le croyait mort. Mais Dieu est là même si notre cœur n’est plus aussi brûlant, même si nous avons vacillé. Un cœur brûlant pour Dieu Si le cœur n’est plus brûlant, si la foi a vacillé, c’est peut-être qu’elle n’était pas centrée sur l’essentiel. L’exemple de ceux qui se basent sur leur expérience personnelle, le miraculeux vécu ou espéré, leurs émotions vécues lors de moments plus intenses, etc. peut nous indiquer une faiblesse : qu’arrive-t-il à leur relation avec Dieu si ce n’est plus ce qu’ils vivent ? Et que dire si nous traversons des difficultés, si un projet important en cours, qu’il soit personnel ou pour notre église, rencontre des obstacles ? N’avons-nous pas encore plus besoin de mettre notre confiance en Dieu et de garder notre foi vivante ? Encore une fois, pensons aux disciples avec lesquels Jésus a marché sur la route d’Emmaüs. Jésus leur a consacré, patiemment, du temps pour leur parler des Écritures. Par ce rappel, Il a généré une foi véritable qui a embrasé leur cœur. Cela équivaut, pour nous aussi, à un rappel de l’importance qu'a la lecture de la Parole pour chacun de nous. Non seulement il faut la lire, mais aussi passer du temps à la méditer, à la laisser nous nourrir. Par la suite, au moment où Jésus a pris un repas avec eux et voyant ses mains avec la marque des clous, leurs yeux se sont ouverts et ils ont réalisé que le Christ était avec eux. La lumière s’est faite dans leur esprit. Jésus venait de jumeler deux aspects indissociables pour la foi : les Écritures et la Croix. Conclusion Nous vivons tous des moments de découragement, de colère, de déception… mais le Seigneur est là pour venir nous chercher ; comme il l’a fait pour les disciples d’Emmaüs. Même si notre cœur est refroidi, même si on s’est éloigné, on peut demander à notre Seigneur de ranimer notre foi de raviver le lien qui nous unit à Lui. Il est là pour tous ceux qui veulent le rencontrer.
- La fusion thermonucléaire divine
Article rédigé à partir du message du Rév. Dia Mbwangi Diafwila Au fil du temps, en plus des énergies primaires et fossiles, les êtres humains ont découvert qu’ils pouvaient produire de l’énergie par fission thermonucléaire ou par fusion thermonucléaire. Il s’agit de l’union (fusion) de plusieurs noyaux atomiques légers en un seul. Le mot fusion est un mot très scientifique que l’on retrouve dans la Bible par l’Alliance de Dieu avec nous. Tout d’abord l’alliance de Dieu avec les patriarches de l’Ancien Testament pour nous amener à l’alliance que nous avons aujourd’hui avec Dieu par l’entremise de son Fils Jésus-Christ à la croix. Le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont en fusion. Le monde a besoin d'énergie et son existence en dépend. Dieu a créé l'énergie et la force. Il n'a pas créé l'Église pour qu'elle soit faible mais pour que le faible devienne fort. Satan veut que l'Église soit faible. Aucun être humain ne peut servir Dieu et combattre les forces maléfiques et le péché par ses propres forces. Dieu a prévu, pour rendre l’être humain plus que vainqueur, une source inépuisable d’énergie spirituelle, le Saint-Esprit. C’est la seule source de puissance pour sauver le monde et pour donner le pouvoir et l’autorité à ses serviteurs et à ses servantes. C’est pourquoi quand Dieu le Père, le Fils et le Saint-Esprit viennent dans notre cœur, ils viennent avec la force surnaturelle éternelle qu'ils injectent en nous pour nous rendre comme ils sont, comme Dieu est. C'est ce que Jésus a promis aux apôtres avant de quitter ce monde. Dans Actes 1:8, Jésus dit : mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre . L’accès à cette source inépuisable d’énergie et d’autorité divine est l’union ou la fusion en un seul corps des fils et des filles de Dieu en Christ. Cette fusion s’appelle dans la Bible l’alliance de Dieu et avec Dieu. L’alliance de Dieu est enracinée dans son amour envers nous. La fusion réfère à une union étroite et intime avec Dieu. Elle ne peut exister sans la foi, l’espérance et l’amour. Éphésiens 4:4-6; Jean 17:19-23; Jean 15:9-12; Romains 5:5 Dans la Bible, nous retrouvons trois démonstrations historiques de la fusion comme canal du feu glorieux de Dieu et de sa puissance. - Le Tabernacle dans le désert - Le Temple de Salomon à Jérusalem - Le Jour de la Pentecôte à Jérusalem Reculons dans le temps et référons-nous au récit de Moïse . Il s’était enfui de l’Égypte pour se retrouver dans le pays de Madian. De prince qu’il était, il était devenu gardien d’animaux. Pendant qu’il se trouvait là, il vivait un découragement mais ressentait un appel à libérer les enfants d’Israël. C’est à cette période que Dieu se révèle à lui dans le buisson ardent : L'ange de l'Éternel lui apparut dans une flamme de feu, au milieu d'un buisson. Moïse regarda; et voici, le buisson était tout en feu, et le buisson ne se consumait point. Exode 3:2 Après avoir été en présence de ce feu, Moïse dégageait lui-même cette énergie qui s’est transmise à Aaron, aux anciens et au peuple d’Israël. Ce feu est devenu puissance parce qu’il y a eu fusion. P our la première fois les enfants d'Israël ont fait la volonté de Dieu tous au même moment, tous unis autour de leur leader qui était Moïse. Nous sommes alors en présence de cette fusion entre Dieu et son peuple. Ce même feu qui a causé le miracle de la traversée de la mer Rouge. À moins que l’on accepte que le principe d'unité soit un principe divin, on ne peut pas avoir la fusion entre nous et voir la gloire de Dieu. LA FUSION ET LA GLOIRE DE DIEU DANS LE TEMPLE DE JÉRUSALEM Le premier livre des Chroniques commence par une description de la généalogie d’Adam jusqu’aux douze tribus d’Israël. Dieu veut rassembler toute l'humanité depuis la création en Israël pour que toute l'humanité soit sauvée par le lion de la tribu de Juda. Dans le deuxième livre des Chroniques, nous arrivons au temps de Salomon où nous avons la construction du temple. Salomon ne l'a pas fait seul. Il a réuni tous les chefs des tribus, les princes et même d'autres rois qui ont donné pour construire le Temple d'Israël. Comme au temps de Moïse dans Exode 40, à l’inauguration du tabernacle, le feu de Dieu est descendu après que Salomon eut terminé de prier lors de l'inauguration du Temple de Jérusalem. « Lorsque Salomon eut achevé de prier, le feu descendit du ciel et consuma l’holocauste et les sacrifices, et la gloire de l’Éternel remplit la maison. Les sacrificateurs ne pouvaient entrer dans la maison de l’Éternel, car la gloire de l’Éternel remplissait la maison de l’Éternel. » 2 Chroniques 7:1-2 Pourquoi la gloire de l’Éternel remplissait-elle la maison de l’Éternel? Parce qu’il eut fusion du roi Salomon avec tous les chefs des tribus, les chefs des familles, toutes les tribus d’Israël et même les étrangers en Israël. Qui dit fusion dit amour de l’Éternel, AGAPE. Pas d’AGAPE, pas de fusion, pas de puissance, pas de gloire de l’Éternel, pas de ministère puissant ni de témoignage percutant. LA FUSION DE LA PENTECÔTE À JÉRUSALEM « Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d’un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. » Actes 2:1-2 Tous ensemble, un centre thermonucléaire de Dieu en Christ, dans le même lieu. Tous unis, en communion les uns avec les autres, les petits et les grands, même Marie était avec eux. Tout à coup, le ciel descendit sur la terre, le trône de Dieu était au milieu d’eux. Le Père Créateur, la Parole vivante Fils de Dieu, l’Esprit vivificateur dans une maison pleine de la gloire de l’Éternel. « Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d’eux. » Actes 2:3 Des langues, pas n’importe quelles langues, mais des langues semblables à des langues de feu, apparurent à chacun, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d’eux. Des langues de feu sur chaque langue. « Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer ». Actes 2:4 Tous sans exception furent remplis du Saint-Esprit. Tous sans exception se mirent à parler en d’autres langues, selon le don de l’Esprit à chacun. Ils étaient en fusion spirituelle, pleins d’amour, de foi, d’espérance et d’assurance. Ils étaient tellement en fusion dans l’Esprit saint que tous les fêtards qui étaient en train de célébrer la Pentecôte sur le mont du temple à Jérusalem entendaient ces galiléens parler dans leurs propres langues maternelles. L’évangélisation était très puissante ce jour-là. À travers la bouche de l’apôtre Pierre, le feu de Dieu brûlait puissamment. Environ 3000 hommes convertis, sans compter leurs femmes. Actes 2:41 LA FUSION ET LA PUISSANCE DE LA PRIÈRE « Quand ils eurent prié, le lieu où ils étaient assemblés trembla; ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et ils annonçaient la parole de Dieu avec assurance. » Actes 4:31 « La multitude de ceux qui avaient cru n’était qu’un cœur et qu’une âme. Nul ne disait que ses biens lui appartinssent en propre, mais tout était commun entre eux. » Actes 4:32 La fusion spirituelle est un canal de puissance illimitée dans l’Église du Seigneur Dieu. La puissance illimitée du Père en Jésus-Christ n’est accessible qu’à travers la fusion des fils et des filles de Dieu, jamais dans la fission. Jean 17:19-23 LA FUSION ET LA MISSION « Il y avait dans l’Église d’Antioche des prophètes et des docteurs: Barnabas, Siméon appelé Niger, Lucius de Cyrène, Manahen, qui avait été élevé avec Hérode le tétrarque, et Saul. » Actes 13:1 Tous ces leaders de l’église étaient en fusion et formaient ensemble le corps du Christ, une armée d’hommes et de femmes de foi et d’espérance, pleins d’amour les uns pour les autres. « Pendant qu’ils servaient le Seigneur dans leur ministère et qu’ils jeûnaient, le Saint-Esprit dit: Mettez-moi à part Barnabas et Saul pour l’œuvre à laquelle je les ai appelés. » Actes 13:2 Grâce à la fusion, ces leaders pouvaient entendre la voix du Saint-Esprit concernant l’appel missionnaire de Barnabas et de Saul, leurs pasteurs titulaires et associés. « Alors, après avoir jeûné et prié, ils leur imposèrent les mains, et les laissèrent partir. Barnabas et Saul, envoyés par le Saint-Esprit, descendirent à Séleucie, et de là ils s’embarquèrent pour l’île de Chypre. » Actes 13:3-4 Fusion spirituelle - gloire et puissance de l’Éternel - plénitude du Saint-Esprit - prières puissantes - manifestations des signes et des prodiges au nom de Jésus-Christ - mission des envoyés du Saint-Esprit. L’ÉGLISE FUSION Ce que nous lisons dans la Bible est plus qu’un récit. Peut-être ne vivons-nous pas les manifestations divines de manière aussi spectaculaire mais nous sommes habités du même Esprit Divin. Nous portons la même mission qui est d’annoncer Christ le Sauveur. Que notre Église soit : · Fusion du Seigneur Dieu le Père avec son Fils béni, sa parole vivante et son Saint-Esprit. Tu es une création du Seigneur Dieu pour éclairer son Église. · Fusion des ministres de Dieu, de tous les serviteurs et de toutes les servantes de Dieu. Lève-toi et brille. · Fusion des jeunes avec les enfants et les aînés en Christ. Ta lumière arrive. · Fusion dans l’amour, la foi et l’espérance. L’Éternel Dieu t’envoie dans le monde pour témoigner de ce qu’il a fait ici à Granby.
- Joseph… ou l’épreuve de notre foi
Article rédigé à partir du message du pasteur Gilles Adams Joseph âgé de dix-sept ans, faisait paître le troupeau avec ses frères... Il rapportait à leur père leurs mauvais propos. Israël l’aimait plus que ses autres fils, parce qu’il l’avait eu dans sa vieillesse; et il lui fit même une tunique de plusieurs couleurs. Ses frères virent que leur père l’aimait plus qu’eux tous, et ils prirent Joseph en haine. Ils ne pouvaient lui parler avec amitié. (Genèse 37.1-4) Le texte semble sous-entendre que Joseph se savait aimé de son père et se sentait un peu comme la vedette de la famille ! Joseph reçut des songes et les raconta à sa famille, qui ne le détesta que davantage (v.5). Un jour, son père l’envoie s’enquérir de ses frères qui sont partis faire paître les troupeaux (v.14). 1- L’épreuve de notre foi dans « Le puit de la solitude » Ses frères le virent arriver de loin et complotèrent de le faire mourir. Ils décidèrent de lui arracher sa tunique et de le jeter dans un puit (v.18-24). A. Au fond d’un puit, nous pouvons nous sentir seul. Joseph, seul au fond de la fosse, devait se demander où était Dieu. Il devait ressentir l’absence de son père, la trahison de ses frères, leur haine, leur envie. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait. De même qu’il peut nous arriver à tous de se sentir au fond d’un puit ; nous sentant seul, abandonné, parfois même trahi. Mais sachons que nous ne sommes pas seul, Dieu est avec nous, il veut notre bien, il veut nous préparer à ses rêves ! Dieu nous réconforte en disant : « … Je ne te laisserai pas, je ne t’abandonnerai pas ». (Héb.13.5) B. Au fond d’un puit, nous pouvons douter. Joseph s’est possiblement interrogé sur le fait que Dieu lui ait donné deux rêves et qu’il se retrouvait au fond du gouffre… avec ses rêves ! Il n'y a rien de mal à demander à Dieu « Pourquoi ? ». Jésus l'a fait : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » (Mat. 27.46) Plutôt que de demander des explications à Dieu, demandons-lui de se révéler à nous dans sa puissance et sa grandeur. La foi, c’est de garder les yeux fixés sur Jésus malgré : Les circonstances Le silence La noirceur Le danger imminent Les échecs en apparence 2- L’épreuve de notre foi dans « La prison de l’injustice » Un espoir surgit, les frères de Joseph le sortent du puit, mais pour le vendre comme esclave. Joseph se retrouve donc en Égypte (Gen. 37.28). Il est vendu à Potifar, officier de Pharaon. Le Seigneur est avec Joseph. Il se voit confié la responsabilité de tout ce que Potifar possède (Gen. 39.1-5). Mais la femme de Potifar le trouve à son goût. La Bible est très claire sur ses intentions, elle veut coucher avec lui. Un jour, elle attrape Joseph par son vêtement et lui demande de coucher avec elle ; il refuse, il lui laisse son vêtement et s’enfuit dehors (Gen. 39.11-12). Après que Potifar eu écouté le compte-rendu de sa femme, il le plaça injustement dans la prison du roi, non parmi les criminels les plus endurcis, parce qu’il aimait Joseph (Gen. 39.19-20). Mais l’amour humain est instable, variable et balloté par les émotions, tandis que l’amour de Dieu est stable et inébranlable. Voilà une bonne raison de « demeurer dans son amour » (Jn 15.9). Ce qui détermine notre valeur n’est pas ce que nous ou les autres pensent de nous. En réalité, Dieu a offert le meilleur du ciel (Jésus) pour nous. Nous sommes aimés non par ce que nous faisons, mais à cause de ce que Jésus a fait pour nous à la croix. Son amour pour nous dépasse notre compréhension et nos incompréhensions . Alors que nous ne l’aimions pas, il est intervenu à la croix pour nous. Maintenant que nous l’aimons, il ne manquera pas d’intervenir. Gardons la foi dans son amour pour nous lorsque : - Nous ne le ressentons pas, car son amour pour nous ne change pas . - Nous nous disons : « Pourquoi Dieu n’intervient-il pas dans cette situation ? » - Nous avons l’impression qu’il nous a oublié. « Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein » (Rom. 8.28). En d’autres termes : Tant que l’injustice subie ne concourt pas à notre bien, nous devons continuer à nous attendre à lui. Joseph voyait d’une manière très partielle, mais il était en train d’être préparé à ce que Dieu avait pour lui. Nous pouvons lire cette histoire en quelques minutes. Mais lui, il l’a vécu de jour en jour, d’heure en heure, de minute en minute. J’irais jusqu’à dire... d’injustice en injustice !!! Ne laissons pas Satan utiliser l’injustice pour tenter de nous faire croire un mensonge. Rappelons-nous plutôt que Dieu nous aime d’un grand amour. 3- L’épreuve de notre foi dans « La gloire du pardon » Joseph se voit rassuré quand il sort de prison, se faire offrir le commandement de tout le pays d’Égypte à trente ans, fonder une famille et gérer le pays pendant une famine (Gen. 41.41-57). Joseph se retrouve dans la gloire. Dieu ne l’a pas oublié. Le rideau tombe. Fin ! Le rideau se relève et on voit apparaître les frères de Joseph qui viennent demander de la nourriture. Le suspense est à son comble. Joseph en face de ses agresseurs, environ vingt ans plus tard. Tout est en place pour une finale épique. Il questionne ses frères, leur parle durement et les met en prison (Gen. 42.6-17). Une fois qu’il les a mis à l’épreuve plus d’une fois (Gen. Chapitres 42-44), Joseph nous rappelle que le pardon n’est pas tombé dans l’oubli : « … Je suis Joseph, votre frère, que vous avez vendu pour être mené en Égypte » (Gen. 45.4). Ses yeux ne sont pas sur l’offense, ils sont sur le résultat ! Il réalise que c’est Dieu qui l’a placé là où il devait vivre des épreuves pour faire fructifier sa foi et sauver sa famille de la famine (Gen. 45.7-8). Jésus, dans le livre de Matthieu, nous commande de pardonner à ceux qui nous offensent (Mat. 6.12). Clairement, les frères de Joseph avaient attaqué son honneur, sa dignité. Gérer l’offense appartient autant à Joseph qu’à nous. Cela dépend de la façon dont nous gérons les émotions qui sont provoquées par l’acte que l’autre a commis envers nous. Il faut donc apprendre à reconnaitre, à identifier les émotions provoquées par l’offense et se questionner sur les raisons qui font que ces émotions viennent en surface « Pourquoi ça me fait aussi mal ? ». Est-ce que ça éveille un sentiment de rejet, une blessure d’enfance, un sentiment d’injustice, une impression de non-mérité. Une fois la réflexion faite et la faiblesse ciblée, il faut simplement la remettre au Seigneur, prier et chercher la délivrance. La conclusion de l’épreuve de notre foi Après le décès d’Israël (Jacob), Joseph ne s’est pas vengé comme ses frères le craignaient (Gen. 50.19-21). Il a regardé comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles il a été exposé, sachant que l’épreuve de sa foi a produit la patience . Puis sa patience a accompli parfaitement son œuvre , afin qu’il soit parfait et accompli, sans faillir en rien (Jc 1.2-4). Je me suis donné la liberté de lui approprier ce texte biblique, mais cela nous concerne tous, bien entendu. Quand Dieu vous appelle à quelque chose, il ne vous appelle pas toujours à réussir ; il vous appelle toujours à obéir ! Le succès de l’appel dépend de lui ; l’obéissance dépend de vous. - David Wilkerson
- Vivre ma foi dans un monde hostile
Série : Comment vivre ma foi dans le siècle présent ? - Partie 1 Article rédigé à partir du message du pasteur David Naud Qu’est-ce qu’un monde hostile ? Un monde hostile est un monde qui manifeste de l’agressivité, qui se comporte en ennemi, qui présente des conditions de vie difficiles. L’apôtre Paul dans Romains 12.2 nous dit : Ne vous conformez pas au siècle présent mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. Il dit également dans Galates 1.4 que Jésus s’est donné lui-même pour nos péchés afin de nous arracher du présent siècle mauvais selon la volonté de notre Dieu et Père. L’ouvrage intitulé Nouveau commentaire biblique nous dit ceci : « Le présent siècle mauvais désigne le système mondial actuel qui est corrompu, ou la manière de vivre loin de Dieu (Ga 4.3,9 ; 1 Jn 2.15-17). La délivrance est la délivrance du pouvoir du monde, non l’enlèvement hors du monde (Jn 17.15 ; Col 2.13). En finir avec le péché, c’est nous en arracher. L’action de délivrance qui se manifeste dans notre vie complète l’action d’expiation qui enlève nos péchés. Le fait que l’affirmation du verset 4 est comprise dans l’introduction est significatif. L’importance de la mort du Christ pour le salut des hommes est proclamée dès le début, pour combattre l’erreur des judaïsants qui enseignaient que les œuvres des hommes pouvaient sauver. » Il y a au Québec une fracture entre la religion et l’État qui démontre en partie l’hostilité en question. Cela se manifeste par : 1. La laïcité de l'État : Le Québec a choisi de se définir comme un État laïque, ce qui implique la neutralité de l'État en matière de religion. Cela signifie que l'État ne doit pas privilégier ni discriminer aucune religion, et que les institutions publiques doivent être libres de toute influence religieuse. 2. La séparation de l'Église et de l'État : L'État doit agir de manière indépendante et ne pas être soumis aux directives ou aux pressions de l'Église. 3. La liberté de conscience et de religion : Je ne sais pas pour vous, mais même si on a la liberté de conscience et de religion, on sent l’hostilité malgré tout au Québec ; que ce soit par une juge qui a dit récemment que le christianisme est terminé au Québec ; ou des professeurs dans les écoles qui se moquent de la foi chrétienne ; de plusieurs médias qui réussissent toujours à présenter les Évangéliques soit de façon fanatique, soit exagérée, hors contexte ou de façon malicieuse. Et c’est la même chose en France, je regardais dernièrement un reportage d’une conférence de milliers de jeunes chrétiens réunis, et ce que les médias trouvaient à faire ressortir c’est que ces jeunes chrétiens revenaient à des valeurs arriérées, que c’était pour se faire soutirer de l’argent, et que c’était que de l’émotion à cause des réactions pendant les temps d’appel au salut. Il n’y avait aucune mention de jeunes libérés par l’Évangile de différentes dépendances, remplis d’amour et de paix dans la présence divine, pardonnés et pardonnant, convaincus de se soumettre aux autorités, guéris, encouragés, ayant trouvé un sens à leur vie, désirant prendre soin des pauvres, fiers de Jésus et de son Église. Pourtant, c’était certainement le cas de milliers de ces jeunes. C’est une des formes d’hostilité que l’on vit au Québec : entretenir volontairement l’ignorance, la désinformation, se faire réduire à une image de gens peu éduqués parce qu’on est créationniste, ne parlant pratiquement jamais des scientifiques chrétiens ou que notre foi est raisonnable. L’hostilité se voit quand on se fait qualifier d’ultra conservateurs ou de gens qui font reculer les valeurs de la société, car on croit à l’abstinence avant le mariage et au mariage entre un homme et une femme. Cette hostilité provient entre autres de leurs standards – mais qui dit qu’ils ont les bons standards ? Nous, nos standards viennent de la Bible, la Parole de Dieu, et il se faut rappeler – le ciel et la terre passeront, mais la Parole de Dieu demeure éternellement ! S’encourager en l’Éternel Jérémie dans son monde hostile est allé s’encourager en Dieu comme on peut le lire dans Jérémie chapitre 15. Le piège qui est tendu par l’hostilité de ce monde est que ça peut devenir décourageant. Lorsque Jérémie a vu pendant des années son peuple s’endurcir à la voix de Dieu et à ses commandements, et à le menacer de se taire ou de le tuer, il a fini par se décourager. Mais il n’en est pas resté là. Il en a parlé à Dieu de tout son cœur et Dieu l’a encouragé ! Jérémie 15 verset 16 nous dit : « Tes paroles se sont présentées à moi, et je les ai dévorées. Ta parole a provoqué mon allégresse, elle a fait la joie de mon cœur, car je suis appelé de ton nom, Éternel, Dieu de l’univers ! » Et le verset 20 nous montre la parole qu’il a reçue de Dieu pour le fortifier : « ils ne l’emporteront pas sur toi, car je serai moi-même avec toi pour te sauver et te délivrer, déclare l’Éternel. » Allez vous encourager en l’Éternel afin de tenir bon dans la foi malgré un monde hostile. Ne pas écouter les soi-disant prophètes… La foi de Jérémie dans un monde hostile nous donne également le conseil de ne pas écouter les soi-disant prophètes qui annoncent que de bonnes choses, mais de se fier à la Parole de Dieu. En effet, Dieu avait dit à Jérémie que son peuple allait être en exil à Babylone pendant 70 ans à cause de leurs péchés, mais qu’après cela Dieu les ramènerait à Jérusalem. Cependant, les faux prophètes disaient qu’après seulement 2 ans de punition, le peuple reviendrait au bercail… N’écoutez pas ceux qui disent que le paradis devrait déjà être sur terre en tous points au nom de Jésus… Ceux qui parlent seulement de prospérité, de succès et de guérison sans jamais parler de jugement à venir, ni que Dieu travaille aussi dans la souffrance. N’écoutez pas non plus ceux qui disent que la vie chrétienne n’est que souffrance ici-bas. La réalité, comme on le voit dans les Actes des Apôtres, se situe entre les deux extrêmes. Fiez-vous à la Bible, interprétée rigoureusement et sagement dans son contexte. Se rappeler les promesses de Dieu Finalement, la foi de Jérémie dans un monde hostile se voit dans le rappel des promesses de Dieu. Jérémie subit les conséquences des péchés de son peuple et leur hostilité, mais il entrevoit également la restauration de son peuple. Il espère dans les promesses de Dieu ! Dans Jérémie 31, on retient que Dieu rappelle toujours ses promesses dans le monde hostile qui nous entoure et qu’il est à nos côtés : 1 A ce moment-là, déclare l’Eternel, je serai le Dieu de toutes les familles d’Israël, et eux, ils seront mon peuple. 2 Voici ce que dit l’Eternel: Il a trouvé grâce dans le désert, le peuple des rescapés de l’épée. Israël marche vers son lieu de repos. 3 De loin, l’Eternel s’est montré à moi: « Je t’aime d’un amour éternel, c’est pourquoi je te conserve ma bonté. » 4 Je te rétablirai encore et tu seras rétablie, jeune fille d’Israël! Tu resplendiras encore avec tes tambourins et tu te mêleras aux danses de ceux qui manifestent leur joie… Dans un monde hostile, marchons avec cette foi de Jérémie : Encourageons-nous en l’Éternel. Faisons confiance à la Parole de Dieu. Rappelons-nous les promesses de Dieu au sein même des difficultés !
- L'Église est créée pour adorer Dieu !
Série : L'Église - Partie 5 Article rédigé à partir du message du pasteur David Naud On est dans cette continuité de la série sur l'Église avec ce message « L'Église est créée pour adorer Dieu ». Je veux d'abord rappeler que l'Église est une création de Dieu. Suivre des prédications et des enseignements en ligne ne suffit pas. Il vient un temps où Dieu te montre l'engagement dans ta foi et l'engagement envers une famille chrétienne, l'Église, parce que nous sommes faits pour adorer Dieu ensemble. Le baptême est justement un acte de foi démontrant que tu t'intègres à l'Église. La définition simple de l'Église, c'est partout où il y a des croyants en Jésus-Christ qui se rassemblent pour placer ensemble leur confiance en Christ pour leur salut. C'est pourquoi c'est essentiel de parler sur l'Église et d'approfondir la compréhension de qui nous sommes, de notre but. Le but de l'Église, fondamentalement, c'est d'adorer Dieu. Alors, si votre enfant vous dit dimanche matin : « Ça ne me tente pas d'aller à l'église ! », rappelez-lui qu'on n'y va pas pour nous, premièrement, mais pour adorer Dieu, pour lui donner la gloire qu'il mérite. Si votre époux ou votre épouse dit : « J'ai travaillé fort cette semaine, je suis trop fatigué(e) pour aller à l'église. », rappelez-lui que Dieu mérite son adoration pour le travail qu'il lui a donné et la force qu'il lui a donnée de travailler cette semaine. Quelqu’un disait : « L'adoration, c'est la qualité de ta relation et non la qualité de ta prestation. » « Adorer c’est attribuer de la valeur ou du mérite à Dieu. Nous appelons cette attribution de valeur un honneur. Nous honorons celui qui s’est révélé digne d’une attention et d’une affirmation particulières; il a réalisé quelque chose que nous considérons comme inestimable. » (R.C. Sproul) Appliquons cela de façon générale, non seulement dans la louange du dimanche, mais dans la façon qu'on se comporte, dans la façon qu'on met tout notre cœur pour honorer Dieu dans chaque aspect de nos vies de tous les jours. L'adoration que le Seigneur recherche, c'est la qualité de notre relation avec lui et pas juste des performances, pas juste des moments où on a bien paru, où on a bien agi. Quand nous sommes absolument convaincus que Dieu seul mérite la gloire, alors notre adoration est de tout notre cœur ! L'adoration est centrale pour Dieu. Rappelez-vous que Dieu a fait sortir d'Égypte son peuple de l'esclavage pour l'emmener dans le désert. Dans quel but? Quelle était la raison? C'était pour qu'il aille lui rendre un culte, qu’il aille lui rendre une adoration. Et quand son peuple s'est mis à adorer des idoles, d'autres dieux, il l'a puni, il l'a repris sévèrement parce que Dieu est un dieu jaloux, qui demande l’adoration à lui seul, le seul vrai Dieu. Dans Ésaïe 43, aux versets 11-13, on peut lire : « C'est moi, moi qui suis l'Éternel et hors de moi il n'y a point de sauveur. C'est moi qui ai annoncé, sauvé, prédit, ce n'est point parmi vous un Dieu étranger. Vous êtes mes témoins de l'Éternel, c'est moi qui suis Dieu, je le suis dès le commencement et nul ne délivre de ma main, j'agirai, qui s'y opposera ? » Et Jésus, lorsqu'il est venu, a dit « Je suis l'incarnation de l'Éternel ». Jésus vient être Dieu sur terre, il représente humainement Dieu et il est digne d’adoration. À la fête de la Pentecôte, on voit l'Esprit de Dieu qui se déverse pour former la première église chrétienne, formée de nations qui entendent dans leur langue les louanges du Seigneur. Comprenez-vous que du début à la fin, le peuple de Dieu de l'Ancien Testament et l'Église du Nouveau Testament, c'est l'assemblée de Dieu ? L'Église est créée pour la gloire de Dieu. Éphésiens 1 nous dit : « En lui, Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui. Il nous a prédestinés à son amour, à être ses enfants d'adoption par Jésus Christ. » Juste là, il y a tellement de belles raisons de louer le Seigneur. Merci Seigneur pour ton amour, merci d'avoir fait de nous des enfants de Dieu par adoption, selon le bon plaisir de ta volonté, pour célébrer la gloire de ta grâce, dont tu nous as favorisés. On a été fondés par le Seigneur, on a été voulus, on a été créés dans cette intention-là de célébrer sa gloire. On le loue, on l'adore pour cela, parce qu'il nous a pardonné, parce qu'il a été et il demeure l'agneau de Dieu qui ôte tous les péchés du monde. On sert un Dieu qui est vivant, il est à nos côtés et pourvoit à tous nos besoins. Les cantiques nouveaux viennent à partir de nouvelles expériences que l’on a avec le Seigneur. Ils traduisent la qualité de notre relation avec Dieu. Plus on est près de lui et on le laisse diriger nos vies, et plus nos louanges sont authentiques.Qui sont les vrais adorateurs dans l’Église ?Jean 4, 23 : Mais l’heure vient, et elle est déjà là, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité. En effet, ce sont là les adorateurs que recherche le Père. Les vrais adorateurs savent qu’on doit adorer Dieu à l’église mais aussi dans le quotidien en impliquant tout notre cœur. Plus on connait Dieu, plus on l’adore véritablement. On sait ce qu’on chante, on vit ce qu’on chante, on l’adore de tout notre être. En conclusion, pensons aux fruits d’une adoration véritable : 1. Nous prenons plaisir en Dieu 2. Dieu prend plaisir en nous 3. Nous nous approchons de Dieu 4. Dieu s’approche de nous 5. Dieu nous fortifie 6. Dieu nous délivre de nos ennemis 7. Les non-croyants savent qu’ils sont dans la présence de Dieu Que l’Église du Seigneur Jésus-Christ l’adore de tout son cœur et que la gloire de Dieu éclate au milieu d’elle !
- Un proverbe pour la vie
Nous utilisons souvent ce que nous appelons « des généralités ». Celles-ci peuvent être bonnes ou mauvaises. Par exemple, les Baptistes connaissent la Bible écrite, mais ils sont ignorants quant à l’expérience de l’Esprit. Il est évident qu’il s’agit d’une mauvaise généralisation. Une bonne généralisation serait : Tous les croyants habités du Saint-Esprit sont de véritables chrétiens. Dans le texte de Jacques 1.16-20, l’apôtre fait plusieurs généralisations : - Tout ce qui est bon provient de Dieu Jc 1.17 - Tous les enfants de Dieu sont le résultat de l’action divine (la nouvelle naissance) Jc 1.18 - L’outil universel : la parole de vérité Jc 1.18 - La colère de l’homme (humanité) n’accomplit pas la justice de Dieu Jc 1.20 Une maxime est aussi une généralisation Ainsi, que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère ; car la colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu. 1. Jacques débute par un impératif : Ainsi, que tout homme soit Un impératif fait appel à la volonté. 2. Dans le verset, "prompt et lent" sont des adjectifs . Ils qualifient le sens du verbe qu’ils accompagnent. 3. "Prompt à écouter" : Représente une attitude intérieure qui est au contrôle de celui ou celle qui doit choisir d’écouter. 4. Ce qu’il faut écouter : - Ce qui se cache derrière nos croyances et nos convictions. Parfois, nos motifs engendrent de fausses croyances. - Écouter les bonnes croyances sur de mauvais motifs. a. Croyances et convictions sont toujours accompagnées par des attitudes, donc, sois en conscient. b. L'écoute de soi par soi, c’est une chose. Il y a aussi l’écoute de soi par les autres. c. L'écoute de Dieu et de sa Parole a la priorité sur tout. Conclusion En bout de ligne, l’écoute, c’est quelque chose qu’on choisit !
- Le Titanic a été en péril, jamais l’Église
Série : L'Église - Partie 6 Article rédigé à partir du message du pasteur David Naud Plusieurs voient l'Église comme un bateau qui est en train de couler. Nous sommes témoins de la vente de plusieurs bâtiments d’églises catholiques au Québec, mais l’église évangélique elle, est en croissance dans le monde entier. Et le Seigneur est au contrôle de son Église, elle ne sera jamais en péril malgré les tempêtes. Tout comme l'arche de Noé, l'Église est le seul bateau insubmersible dont Jésus est le capitaine. Jésus représente d’ailleurs le bateau lui-même, car tous ceux qui sont dans l'arche sont sauvés du jugement à venir ! Il est vrai que l'Église a souffert au cours de l'histoire et va encore souffrir, mais jamais elle ne sera en péril car le Seigneur est maître de son Église. Au fil du temps, les nombreuses persécutions qu’elle a subies ont eu pour effet qu’elle a continué de se multiplier par la puissance de Dieu ! Avec l’influence du monde dans lequel nous vivons, quelle image avons-nous de l'Église ? Pour certains, elle est une famille, un lieu d'enseignement sur Dieu et la vie chrétienne. « D’autres pensent que l’Église est un hôpital qui passe l’essentiel de son temps à soigner les blessés de la vie. Pour d’autres, elle est comme un bistrot de quartier où chacun peut venir déverser ses états d’âme et recevoir sans jugement une écoute compatissante [1] . » Ces métaphores contemporaines de l’Église possèdent toutes une part de vérité. Mais reflètent-elles le désir profond de Dieu ? Sont-elles suffisantes pour définir son rôle et ses priorités ? Ensemble, voyons cinq autres images bibliques de l'Église pour préciser son essence : L’Église comme Peuple de Dieu La promesse du peuple était faite dès Adam et Ève et Abraham, mais la concrétisation s'est faite avec Israël. Si Israël existe comme peuple, c’est parce qu’il a été choisi par Dieu (Dt 4,20 ; 7,6-8) et appelé par Lui (És 48,12), non pas en raison de sa puissance ou de ses mérites (Dt 8,17 ; 9,4), mais par amour. Cette élection sera scellée dans l’Alliance (l’ancienne), acte fondateur du peuple élu, pacte scellé dans le sang d’un sacrifice par lequel les douze tribus s’engagent à accomplir la Loi (Ex 24, 4-8). Ainsi, Dieu est le Dieu d’Israël, Israël est le peuple de Dieu (Dt 29,12 ; Lv 26,12 ; Jr 7,23 ; Ez 11,20, etc.). Un peuple saint, consacré au Seigneur, dédié à son service, témoin du Dieu unique (És 44,8). Cependant, si Israël jouit de tels privilèges, ce n’est pas pour lui seul. Toutes les nations y sont appelées (És 2,2 ; Ps 46,10) pour glorifier Dieu (És 45,23) et avoir part aux bénédictions d’Abraham (Gn 12,3 ; Jr 4,2 ; Sir 44,21) [2] . Aujourd’hui, par Jésus (la nouvelle Alliance), on devient membre, non pas par la naissance physique, mais en « naissant d’en haut… d’eau et d’Esprit » (Jn 3,3-5), c’est-à-dire par la foi au Christ. Le baptême d’eau en est le témoignage et l'engagement. L'Église n'est pas une parenthèse ni un remplacement d'Israël, elle est la continuité du plan de Dieu pour son peuple, annoncé depuis toujours. Dans 1 Pi 2, 9-10, Pierre écrivant à l’Église affirme ceci : 9. Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière,10. vous qui autrefois n'étiez pas un peuple, et qui maintenant êtes le peuple de Dieu, vous qui n'aviez pas obtenu miséricorde, et qui maintenant avez obtenu miséricorde. Faisant partie du peuple de Dieu, nous sommes unis en une famille spirituelle, un lieu où l’on cultive des relations fraternelles authentiques, où chacun a la possibilité de cheminer et d’exercer ses dons pour le bien des autres. C’est une famille unie autour d’un même Père, d’un même Seigneur (Jésus-Christ) et animée par un même Esprit [3] . Éphésiens 2, 18 À travers lui, en effet, nous avons les uns et les autres accès auprès du Père par le même Esprit.19 Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers ni des résidents temporaires; vous êtes au contraire concitoyens des saints, membres de la famille de Dieu. L’Église comme la Vigne de Dieu L’Église est la terre de culture, le champ de Dieu (1 Co 3,9), l a vigne y étant souvent citée en exemple. Dans l'AT, il y a un parallèle entre Israël et la vigne...malheureusement il n'y avait pas de bons fruits. Dans Osée 10, 1 : Israël est semblable à une vigne qui dégénère, il ne produit du fruit que pour lui-même. Plus il a eu de fruit, plus il a édifié d’autels. Plus sa terre était belle, plus il embellissait les stèles pour ses divinités.2 Leur cœur est faux, mais ils vont maintenant devoir payer leurs fautes. Dans Jean 15, 1-6, Jésus rappelle l'image de la vigne pour son Église de façon positive, il l’appelle à porter du fruit pour la gloire de Dieu... Lui-même étant le cep (tronc) et nous les sarments (branches). L'image de la vigne rappelle à l'Église que le Seigneur s’attend à ce que l'on porte du fruit ! Notre prière comme Église est que le Seigneur continue de nous émonder afin de porter encore plus de fruits. L’Église comme le Corps Le corps montre l’unité de l’Église dans sa diversité ! Dans 1 Co 12, 27, nous lisons : Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part . Paul cite l'utilité de chaque membre sans exception, car l’image du corps était souvent utilisée à son époque. L’image du corps de Christ pour signifier l’Église nous parle d’unité, de diversité, d’interdépendance. Personne ne se suffit à lui-même ! L'unité dans la diversité sans chercher à être comme les autres, mais plutôt, cherchez la complémentarité. L’Église est pleinement efficace quand chacun joue son rôle selon ses dons. L’Église comme le Troupeau Trop souvent, cet aspect de l’image de l’Église est tourné au ridicule. Les propos souvent entendus comparent les chrétiens à des suiveux, à des moutons. Pourtant, cette image de l’Église provient des Écritures. Dans l’Ancien Testament, au Psaume 23,1, David, lui-même un berger, y réfère : L’Éternel est mon berger je ne manquerai de rien ! Au chapitre 10 de l’évangile de Jean, Jésus utilise cette même image, lui-même étant le bon berger. Jésus t’a appelé par ton nom et tu as reconnu sa voix. C’est pourquoi tu es rassemblé avec les autres brebis du Seigneur pour former l’Église ! Jean 10, 27-28 : 27 Mes brebis écoutent ma voix, je les connais et elles me suivent.28 Je leur donne la vie éternelle. Elles ne périront jamais et personne ne pourra les arracher à ma main. C’est pourquoi parlons de Jésus autour de nous, afin que d’autres viennent à connaître le bon berger et à recevoir la vie éternelle ! L’Église comme le Temple de Dieu L’image de l’édifice, Jésus étant la pierre angulaire, le Temple du Saint-Esprit. Les prophètes avaient cependant annoncé la venue d’un temple nouveau et définitif dans une perspective messianique et universaliste : « Car ma maison sera appelée ‘maison de prière‘ pour tous les peuples » (És 56,7). Le Nouveau Testament proclame l’accomplissement de cette promesse dans le nouveau peuple. Le Christ parle de son propre corps comme d’un temple (Jn 2,21 ; cf. He 9,11), se comparant à la pierre rejetée par les bâtisseurs qui est devenue la pierre angulaire, (Mt 21,42 ; cf. Ac 4,11 ; 1 P 2,7 ; Ps 117,22). Dans 1 Co 3, 16-17, Paul déclare que nous sommes le « temple de l’Esprit Saint » : 16. Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous ? 17. Si quelqu'un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est saint, et c'est ce que vous êtes. Cette structure est décrite par divers termes : « édifice de Dieu » (1 Co 3,9), « maison de Dieu » qui est « l’Église du Dieu vivant, colonne et soutien de la vérité (1 Tm 3,15), « demeure de Dieu en Esprit » (Ep 2,19-22), « maison de Dieu parmi les mortels » (Ap 21,3), « temple du Dieu vivant » (2 Co 6,16 ; cf. 1 Co 3,16-17 ; Ep 2,21), dont nous sommes les « pierres vivantes » (1 P 2,5), « ville sainte, Jérusalem nouvelle » que Jean voit en vision descendre du ciel d’auprès de Dieu à l’heure où le monde sera renouvelé (Ap 21,1 et suiv.) [4] . Approchez-vous de Christ, la pierre vivante rejetée par les hommes mais choisie et précieuse devant Dieu, et vous-mêmes, en tant que pierres vivantes, laissez-vous édifier pour former une maison spirituelle … (1 Pi 2, 4-5) En tant que pierres vivantes formant le Temple de Dieu, cherchez à grandir dans la foi et à édifier les autres par de simples gestes et paroles dans l’amour ! En conclusion, rappelez-vous qui est à la tête de l’Église. Nous pouvons être confiants. Jésus est l’agneau qui ôte le péché du monde, il nous justifie. Il est le roi, le lion de Juda et il anéantira l’ennemi ! [1] https://evangile21.thegospelcoalition.org/essais/la-pertinence-des-images-de-leglise-dans-le-nouveau-testament/ . [2] https://www.christianunity.va/content/dam/unitacristiani/Relazioni%20ecumeniche/Sezione_orientale/Chiesaassira/The_Images_of_the_Church/LES%20IMAGES%20DE%20L_EGLISE%2025.02.2023.pdf [3] https://evangile21.thegospelcoalition.org/essais/la-pertinence-des-images-de-leglise-dans-le-nouveau-testament/ [4] https://www.christianunity.va/content/dam/unitacristiani/Relazioni%20ecumeniche/Sezione_orientale/Chiesaassira/The_Images_of_the_Church/LES%20IMAGES%20DE%20L_EGLISE%2025.02.2023.pdf
- Jésus, Seigneur de tout l'univers
Série : L'Église - Partie 4 Dieu est le créateur et il maintient et soutient l'existence de tout ce qui existe dans l’univers visible et invisible. C’est pour cette raison que Jésus-Christ est appelé « le Seigneur ». Comme il est à la fois au-delà de sa création et dans sa création, il est toujours présent pour exercer son autorité et contrôler tout, entièrement tout ce qui est dans sa création, puisqu’elle dépend de lui en tout. 1. Ces trois caractéristiques autorité, contrôle et présence constituent la nature de sa seigneurie L’autorité lui donne le droit de faire tout ce qu’il veut (Mt 28.18) ; Le contrôle n’est rien d’autre que l’exercice de sa puissance (Ps 115.3) ; Sa présence est sa participation à sa création et la garantie du succès de l’accomplissement de son plan et de ses promesses (Héb 6.13-20). 2. Les implications de la Seigneurie pour l’Église Aucun pasteur, comité, gouvernement d’Église n’est l’ultime autorité de l’Église ; Toute décision, doctrine, conduite éthique doit être en harmonie avec la personne et l’œuvre de Jésus-Christ le SEIGNEUR ; L’Église et chaque personne qui la compose doivent adorer en parole et en acte le Seigneur Jésus. Conclusion Choisis de vivre pour le Seigneur Jésus-Christ dans tout ce que tu fais, dans toutes tes souffrances présentes et futures et, par-dessus tout, NE FLÉCHIS LE GENOU (moralement et en actions) QUE DEVANT LE SEIGNEUR JÉSUS.
- L’Église et le Royaume, les différences
Série : L'Église - Partie 2 Article rédigé à partir du message du pasteur David Naud Dans la série portant sur l’Église, pasteur David Naud trace un portrait des différences entre l’Église et le Royaume de Dieu. Il identifie quatre différences importantes à connaître et explique pourquoi c’est important de les connaître. Afin de mieux comprendre ces différences, il faut aussi connaître les liens qui les unissent. Matthieu 16.13 Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples : Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme ? 14 Ils répondirent : Les uns disent que tu es Jean-Baptiste ; les autres, Elie ; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes. 15 Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis ? 16 Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. 17 Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. 18 Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise , et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. 19 Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. Ce passage permet de mieux cibler ce qui distingue l’Église et le Royaume. Définition de l’Église : Partout où il y a des croyants en Jésus-Christ qui se rassemblent pour placer ensemble leur confiance en Christ pour leur salut. Définition du Royaume : L’autorité royale dynamique de Dieu et la sphère dans laquelle s’exerce cette autorité. L’Église est constituée de croyants (nous) et est gouvernée par l’autorité du Royaume de Dieu. L’Église est la communauté du Royaume, mais pas le Royaume en lui-même. Le Royaume est le règne de Dieu. Mathieu 7.20 C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. 21 Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Comment reconnaître les vrais disciples de Christ ? Pas seulement parce qu’ils invoquent le nom du Seigneur et qu’ils viennent à l’Église, mais par leurs fruits et leur obéissance à la volonté de Dieu le Père. Maintenant, les quatre différences…sans qu’il y ait opposition entre les deux : 1ère différence - L’Église n’est pas le Royaume On le voit d’abord par l’utilisation que Jésus faisait des paraboles. Il y décrivait le Royaume et non l’Église. Jésus a dit : « Le royaume s’est approché de vous » et non l’Église s’est approchée de vous. L’Église est le peuple du royaume, jamais ce royaume en lui-même. Ce qui est encourageant, c’est que notre entrée dans le royaume n’est pas déterminée par les humains qui composent l’Église. C’est le roi qui détermine cela ! 2e différence - Le Royaume crée l’Église Dans Mathieu 13 il est écrit qu’un tri sera fait à la fin. Il y aura les héritiers et les autres. Jésus a lancé l’invitation pour entrer dans le Royaume. Quand on répond à cette invitation, on devient un héritier du Royaume, ainsi nous contribuons à créer l’Église et à la garder à l’image de ce que Dieu souhaite. De plus, il ne faut jamais perdre de vue qu’en tant qu’héritiers du Royaume, un héritage si précieux nous attend – Dieu nous permet de passer l’éternité en sa présence. 3e différence - L’Église témoigne du Royaume L’Église doit témoigner du Royaume. Elle doit constamment le faire verbalement et le démontrer premièrement par une attitude marquée par l’humilité et la capacité de pardonner, car le pardon est au cœur du message du Royaume. Deuxièmement, l’Église se doit d’offrir des services à ses membres, mais elle doit surtout s’assurer que ses membres bénéficient des bénédictions du règne de Dieu, de la puissance et de l’autorité divine. C’est-à-dire que lorsque les disciples étaient envoyés par Jésus en mission pour proclamer le Royaume, il ne parlait pas seulement du royaume divin, il témoignait de sa puissance par des guérisons et des délivrances. 4e différence - L’Église est la gardienne du Royaume Mt 16. 18 : Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise , et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. 19 Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. Les clés sont données à Pierre, non pas pour dire que de lui viendront les papes, mais plutôt en tant que représentant de l’Église. Les clés servent à barrer ou débarrer une porte, ouvrir ou fermer la porte du royaume. L’Église a donc la responsabilité de proclamer la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu afin que ceux qui croient en Jésus-Christ y entrent ! Et l’Église a la responsabilité comme gardienne du Royaume de s’assurer que ceux qui entrent, vivent selon les principes du Royaume en leur enseignant la Parole de Dieu et en formant des disciples qui sont disciplinés. Proclamons cette Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu ! Conclusion En résumé… l’Église est la communauté des croyants, une réalité visible qui a pour mission de poursuivre l’œuvre de Jésus. Le Royaume de Dieu est une réalité spirituelle et divine qui dépasse le monde visible. Il est autant présent aujourd’hui que source d’espoir pour le futur, car c’est tout ce que Dieu représente et qui nous habite comme chrétiens. Pourquoi d’ailleurs, comme chrétien, a-t-on besoin de savoir tout cela ? 1. Question de salut : entrer dans l’Église n’est pas entrer dans le Royaume nécessairement. 2. Question de puissance et d’espoir : si vos yeux sont seulement sur l’Église, vous serez déçus par les humains, mais la puissance et l’espoir sont dans le chef de l’Église, le roi du Royaume, Jésus-Christ ! Pensons à travailler pour le Royaume quand on travaille à l’Église. 3. Nous sommes mandatés à proclamer la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu !











