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  • L’acédie

    Série : Les blues de l'âme - Partie 3 Certaines vérités sont difficiles à recevoir. L’un des passages marquants du Pentateuque est celui qui dit :  Vous observerez et vous mettrez en pratique tous les commandements que je vous prescris aujourd’hui, afin que vous viviez, que vous multipliiez, et que vous entriez en possession du pays que l’Éternel a juré de donner à vos pères. Souviens-toi de tout le chemin que l’Éternel, ton Dieu, t’a fait faire pendant ces quarante années dans le désert, afin de t’humilier et de t’éprouver, pour savoir quelles étaient les dispositions de ton cœur et si tu garderais ou non ses commandements. Il t’a humilié, il t’a fait souffrir de la faim, et il t’a nourri de la manne, que tu ne connaissais pas et que n’avaient pas connue tes pères, afin de t’apprendre que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais que l’homme vit de tout ce qui sort de la bouche de l’Éternel.  (Deutéronome 8.1-3)             Dieu nous est présenté comme l’auteur du chemin que nous parcourons. Il est aussi l’auteur d’événements pénibles. Son but : nous enseigner l’une des plus importantes vérités, celle qui touche l’essence de ce que nous sommes, des êtres créés qui dépendent de lui.  C’est pourquoi le processus d’acquisition de cette vérité est tout aussi important que le résultat. En tant qu’enfants de Dieu, nous devons comprendre plusieurs choses. Premièrement, rien de ce qui nous arrive n’est étranger à sa volonté. Deuxièmement, la souffrance est inévitable et elle fait partie intégrante de l’expérience humaine. Troisièmement, nous n’avons pas besoin de tout comprendre pour faire confiance à Dieu. Enfin, nous avons le pouvoir de choisir comment nous percevons les événements qui nous arrivent. Ce contexte est d’autant plus important lorsqu’un croyant est pour ainsi dire frappé d’ acédie , qui est une sorte de découragement ou dépression religieuse . Cette sorte de dépression a été constatée chez les moines au 11 e  siècle. La prière, les disciplines spirituelles, l’église et tout ce qui s'y rapporte ne sont plus des priorités. Il s’installe dans la pensée du croyant une sorte de dissonance entre la réalité et sa foi, de sorte qu’il expérimente un désenchantement religieux. En d’autres mots, ses attentes ne correspondent plus à ce qu’il vit. Puisque la dissonance (ce qui sonne faux) est une question de perception, les discours intérieurs (ce qui se passe dans nos têtes) jouent un rôle très important et surtout exercent une influence gigantesque sur notre rapport à la réalité. Tous, on se parle à soi-même ! C’est un fait reconnu par tout le domaine de la santé mentale. De plus, je peux influencer ce que je me dis à moi-même. Si tel est le cas, je peux donc choisir mes dialogues intérieurs. Pour contrer l’acédie religieuse : 1) Il me faut accepter que j’ai la capacité de choisir quoi me dire face à toutes les situations ou conditions dans lesquelles je me trouve. J’ai donc le pouvoir des contraires. Je peux choisir de croire le contraire de mon discours intérieur négatif (2Co 10.5; 1Pi 4.1). 2) Il me faut accepter le combat des pensées. Changer volontairement une pensée mauvaise n’est pas un acte d’une seule fois. Les pensées négatives que j’ai entretenues pendant des années reviennent au galop. Je dois donc répéter l’exercice plusieurs fois au début. De quel exercice parlons-nous ? i) Reconnaître la pensée et dire « STOP », ii) Déclarer (à haute voix s’il le faut) que c’est un mensonge, iii) Affirmer la vérité au nom du Seigneur Jésus, et finalement iv) Répéter l’exercice autant de fois qu’il le faut. Un exemple : La pensée : Personne ne m’aime. STOP. Déclaration : C’est un mensonge. Déclaration : Dieu m’aime, mon épouse, Paul, Antoine m’aiment, etc. Vérité : Au nom de Jésus mon Seigneur, je suis aimé. 3) Ici, c’est le point le plus important, il me faut croire  (la foi). Il me faut croire que ce processus, avec l’assistance du Saint-Esprit, formera en moi l’habitude d’une pensée saine qui me protégera de l’acédie (la dépression religieuse).

  • La vallée de l'incompréhension : quand le blues rencontre la foi (Habakuk 3)

    Série : Les blues de l'âme - Partie 2 En novembre, les jours raccourcissent, le ciel devient gris, les arbres se dépouillent… et parfois nos cœurs aussi. Même ceux qui aiment Dieu peuvent traverser des saisons de fatigue intérieure, de confusion, de “blues spirituel”. Et si ces moments n’étaient pas seulement des pièges, mais aussi des portes de croissance avec Dieu ? Dans cet article, on va explorer la vallée de l'incompréhension  à partir du prophète Habakuk et du témoignage bouleversant d’une femme qui a vécu des années de dépression majeure avant de trouver, pas une vie parfaite, mais un chemin de consolation, de guérison et d’espérance. Dépression, incompréhension et foi : un vrai enjeu spirituel Les études le confirment : dans les pays nordiques comme le Canada, les épisodes de dépression sont plus fréquents en hiver, notamment de décembre à février . Au Québec, on estime qu’ entre 8 et 12 % de la population vivra un épisode dépressif majeur au cours de sa vie. Et ce ne sont que les cas déclarés. Beaucoup souffrent en silence, sans consulter, sans être diagnostiqués, parfois même sans oser mettre un mot sur ce qu’ils vivent. La dépression ne vient jamais d’une seule cause. C’est souvent un cocktail de facteurs  : fatigue, stress, traumatismes; isolement, saison sombre, manque de lumière; blessures familiales, professionnelles, relationnelles; facteurs biologiques et héréditaires; sécheresse spirituelle, impression que Dieu est loin. À cette liste, on oublie souvent d’ajouter un facteur invisible mais puissant : l’incompréhension , les doutes  et les remises en question obsessionnelles . Quand je ne comprends plus : pourquoi les choses tournent mal, pourquoi Dieu semble silencieux, pourquoi la souffrance s’acharne, il se crée à l’intérieur un sentiment de perte de contrôle, de confusion, de stress continu, qui peut mener au découragement profond… parfois jusqu’à la dépression. Les doutes  en soi ne sont pas mauvais. Ils peuvent même être sains : ils nous poussent à chercher, à prier, à creuser. Mais lorsqu’ils deviennent envahissants , qu’ils tournent en boucle dans notre tête, ils génèrent anxiété, perte de confiance en soi, en les autres, et même en Dieu. On s’épuise intérieurement. Et les remises en question constantes  – “Est-ce que je vaux quelque chose ? Est-ce que Dieu est déçu de moi ? Pourquoi je suis comme ça ?” – finissent par miner l’estime de soi, nourrir la culpabilité et vider notre énergie émotionnelle. C’est là que la fatigue cognitive et spirituelle peut ouvrir une porte à la dépression. Mais la bonne nouvelle, c’est que ce qui nous fait mal peut aussi devenir, entre les mains de Dieu, une porte de croissance . Du désespoir à la lumière : le témoignage d’une femme relevée Imaginons le parcours d’une femme qui, dès son enfance, pleure souvent sans savoir pourquoi. Dans sa famille, on parle de “folie”, on ne comprend pas. Pour éviter d’être jugée, elle invente des raisons à ses larmes. Très jeune, elle apprend à se dissocier  d’elle-même pour ne plus sentir cette douleur intérieure permanente. À l’adolescence, elle se marie. La douleur, elle, ne la quitte pas. Des épisodes de plus en plus longs de profonde tristesse l’engloutissent. Dans sa famille maternelle, il y a des antécédents : dépression saisonnière, dépression majeure, isolement, irritabilité, démence… sans que tout cela soit vraiment nommé. La souffrance est là, mais elle reste dans l’ombre. À 22 ans, elle donne sa vie à Jésus. Elle sait qu’elle a besoin d’espoir, de vie éternelle. Elle commence à passer du temps seule avec Dieu tôt le matin : elle lit la Bible, elle loue, elle médite. C’est son seul moment de paix. Mais le reste de la journée, elle vit à plein régime pour ne pas penser, pour fuir cette douleur qui crie en elle. Puis arrive un divorce douloureux. En plus de la rupture, elle vit le rejet de certains croyants autour d’elle. Elle se met même à croire que Dieu lui-même la rejette . C’est le point de rupture. Tout éclate. Enfin, des proches l’accompagnent chez un médecin : pour la première fois, elle reçoit un diagnostic de dépression majeure  et un traitement adéquat. Elle n’est pas “folle”. Elle est malade… et elle peut commencer un chemin de soin. Cela ne règle pas tout, mais la médication l’aide à voir plus clair, à ne plus tout dramatiser. À partir des années 90, elle alterne périodes de mieux-être et rechutes, suivies par des médecins. Puis vient une étape décisive : la thérapie avec un accompagnement chrétien . Un thérapeute lui apprend à : parler à Jésus seule à seul  de toutes ses souffrances, reconnaître que ses larmes ont une raison, identifier le déni  qui l’empêchait de voir sa douleur, mettre des mots sur les blessures profondes. Elle comprend que son passé, ses pertes, ses idoles (des lettres, des souvenirs qui la détruisaient chaque fois qu’elle les relisait) l’enchaînent. Un jour, elle comprend qu’il faut détruire ces idoles  pour avancer. Elle réalise qu’ elle aussi  a le droit d’être guérie, renouvelée, pas seulement les autres. Un autre tournant vient lorsqu’une femme de son église lui dit :“Je vois la souffrance en toi… et je peux t’aider.” Cette fois, ce ne sont pas que des paroles : quelqu’un l’accompagne réellement , l’écoute, marche avec elle. Petit à petit, elle apprend à : reconnaître les signes avant-coureurs d’une rechute, ne plus rester seule dans sa souffrance, mettre en lumière  ce qu’elle vit en en parlant à des personnes de confiance, refuser de laisser l’ennemi agir dans le secret, courir vers la Parole, la louange, la prière dès qu’une déception ou une blessure surgit. Depuis 2004, elle ne prend plus de médication. Cela ne veut pas dire qu’elle n’a plus de douleur ni de défis, mais qu’elle a développé, avec Dieu et des relations saines, une “hygiène émotionnelle et spirituelle” qui lui permet de rester debout. Aujourd’hui, cette même femme qui a connu des années de dépression majeure, des pensées de mort, des rejets, est debout, restaurée, en feu pour Dieu , prête à servir, à témoigner, à encourager. Son histoire devient un psaume moderne : “Éternel, mon Dieu, j’ai crié à toi, et tu m’as guéri… Tu as changé mon deuil en allégresse” (cf. Psaume 30). Habakuk : le prophète qui chante le blues de la foi Le livre d’Habakuk, dans l’Ancien Testament, est étonnamment actuel. Il ressemble à un chant de blues  : il commence dans la plainte, traverse les questions, la colère, l’incompréhension, et se termine dans une foi qui ose chanter au milieu du désastre. Chapitre 1 – Quand Dieu semble silencieux et injuste Habakuk regarde son peuple : violence, corruption, injustice, loi méprisée. Il crie : “Jusqu’à quand, Éternel, crierai-je à toi, sans que tu écoutes ? Pourquoi me fais-tu voir l’iniquité ?” (Ha 1.2-3) Il n’accuse pas Dieu directement, mais il ne comprend plus comment Dieu administre sa justice. Et quand Dieu répond, c’est encore plus déroutant : il annonce qu’il va utiliser un peuple ennemi, encore plus injuste – les Babyloniens – pour juger Juda. Habakuk est choqué : “Seigneur, comment peux-tu te servir d’eux ?” On se reconnaît facilement en lui :“Seigneur, pourquoi cette personne-là, pourquoi cette injustice-là, pourquoi ce timing-là ? Tu aurais pu faire autrement…” Habakuk nous apprend quelque chose de précieux : Tu peux dire à Dieu ce que tu n’oses dire à personne. Dieu n’a pas peur de nos questions. Il préfère une foi honnête à un silence religieux. Chapitre 2 – Attendre, écouter, écrire Dans le chapitre 2, Habakuk adopte une autre posture : “Je veux être à mon poste et me tenir sur la tour ; je veux veiller pour voir ce que l’Éternel me dira…” (Ha 2.1) Il se fait guetteur. Il a parlé, il a crié… maintenant il attend. Dieu lui demande d’écrire la vision et lui rappelle que Sa justice viendra en son temps. C’est là qu’apparaît une phrase clé : “Le juste vivra par sa foi.” (Ha 2.4) Ce verset sera repris trois fois dans le Nouveau Testament (Romains 1, Galates 3, Hébreux 10). Il pose un fondement : le juste ne vit pas d’explications, mais de foi. Pas une foi naïve, mais une foi qui décide de faire confiance à Dieu même quand tout n’est pas clair, même quand la justice semble retardée. Le silence de Dieu n’est pas une absence. C’est souvent une préparation. Chapitre 3 : le blues qui se transforme en louange Dans le chapitre 3, Habakuk compose un chant. On pourrait l’appeler “les blues d’Habakuk”  : un mélange de lamentation et d’espérance. Il reconnaît la gravité de la situation : l’économie va s’effondrer, la guerre arrive, les récoltes seront détruites. Il ne nie pas la réalité. Et pourtant, il ose une déclaration qui tranche : “En effet, le figuier ne fleurira pas, la vigne ne produira rien, le fruit de l’olivier manquera, les champs ne donneront pas de nourriture, les brebis disparaîtront du pâturage, il n’y aura plus de bœufs dans les étables. Mais moi, je me réjouirai en l’Éternel, je tressaillirai de joie à cause du Dieu de mon salut. L’Éternel, le Seigneur, est ma force ; il rend mes pieds semblables à ceux des biches, et il me fait marcher sur mes hauteurs.” (Ha 3.17-19) Il décrit un effondrement total … puis il choisit la louange. Ce n’est pas du déni. C’est un acte de résistance spirituelle . Habakuk ne se réjouit pas de ce qui arrive. Il se réjouit en Dieu , au cœur de ce qui arrive. Les circonstances disent : tout est perdu. La foi répond : Dieu est encore là . L’économie s’écroule. Mais le Dieu du salut reste fidèle. Habakuk ne comprend pas tout. Mais il sait qui  est Dieu. Et cela lui suffit pour traverser. Grandir dans la vallée de l'incompréhension : pistes concrètes pour notre vie Que faire quand nous aussi, nous sommes dans la vallée ? Voici quelques pistes qui ressortent à la fois de l’histoire de cette femme restaurée et du livre d’Habakuk : Ose nommer ta souffrance. Ne minimise pas ce que tu vis. La dépression, l’anxiété, l’épuisement ne sont pas des caprices. Parles-en à Dieu avec sincérité. Parles-en aussi à des personnes de confiance. Mets en lumière ce que tu traverses. L’ennemi agit dans le secret. Parler à un médecin, à un pasteur, à un ami mûr dans la foi, peut déjà briser une partie de la puissance du mensonge et de la honte. Cherche une aide appropriée. Si c’est sérieux : consulte un professionnel de la santé. Si c’est spirituel et émotionnel : ouvre ton cœur à un accompagnement chrétien, à un groupe de partage, à un ministère de prière. Cultive des pauses de vraie présence. Notre époque fuit l’ennui à coups de téléphone, d’écrans, de réseaux sociaux. Pourtant, c’est souvent dans le silence, le vide, que le cœur peut se déposer et que Dieu parle. Prends des temps sans écran, sans distraction : marche, médite un psaume, reste en silence devant Dieu. Alimente ta foi par la Parole et la louange. Lis régulièrement des passages comme les Psaumes, Habakuk 3, Philippiens 4. Écris des vérités bibliques sur Dieu et sur ta nouvelle identité en Christ, et relis-les chaque jour. Souviens-toi que la justice de Dieu n’est jamais annulée, seulement différée. Peut-être que tu ne vois pas encore la réponse, la réparation, la restauration. Mais Dieu est juste. Il est maître du temps. Et il utilise même les saisons sombres pour te faire grandir et te rapprocher de lui. Un Dieu qui reconstruit des vies et des familles La dépression ne définit pas ta valeur. La vallée de l’incompréhension n’est pas la fin de ton histoire. Le Dieu d’Habakuk est le même aujourd’hui : il prend des vies qui semblent “scrap” au bord de la route et il les recycle  pour en faire des témoignages de grâce. Il peut : te relever dans ton âme, t’apprendre à pleurer avec  lui plutôt que seul, t’apprendre à chanter un blues de foi  : un chant où l’on ne nie pas la douleur, mais où l’on choisit de se tourner vers le Dieu de notre salut. Alors, même si le figuier de ta vie ne fleurit pas encore, même si les champs sont vides et ton cœur fatigué, tu peux murmurer avec Habakuk : “Mais moi, je me réjouirai en l’Éternel. Je tressaillirai de joie à cause du Dieu de mon salut.” Et dans ce choix-là, dans ce “mais moi”, commence déjà une œuvre profonde de guérison. Message du pasteur David Naud résumé par ChatGPT

  • Les blues d'Élie

    Série : Les blues de l'âme - Partie 1 Surmonter les « blues » de novembre : comprendre l’anxiété et retrouver l’espérance Chaque année, novembre revient avec ses journées courtes, son ciel gris et une atmosphère qui semble appuyer sur nos épaules. Pour beaucoup, ce mois représente un pic d’anxiété, de découragement, et parfois même, de détresse émotionnelle. La pression financière des Fêtes, la solitude, l’épuisement accumulé ou simplement le manque de lumière contribuent à ce sentiment collectif de lourdeur qu’on appelle, avec raison, les blues de novembre .   Dans une série de trois prédications consacrées à ce thème, la première porte sur un sujet qui touche presque tout le monde : l’anxiété . Pas celle que l’on ressent quelques minutes avant un examen ou lorsqu’il neige et qu’on doit pelleter. Non, l’anxiété profonde, paralysante, celle qui nous éloigne de nous-mêmes, des autres et parfois même de Dieu. Cet article propose une relecture de ce message sous forme d’un guide accessible, pratique et enrichi, pour aider chacun à mieux comprendre l’anxiété et à retrouver une perspective d’espérance. 1. Inquiétude ou anxiété : une différence essentielle Nous utilisons souvent les mots inquiétude  et anxiété  comme s’ils étaient interchangeables. Pourtant, la Bible comme la psychologie moderne font une distinction importante. L’inquiétude : une réaction normale et ciblée L’inquiétude est liée à un événement précis , quelque chose de concret que l’on peut généralement gérer : « Il neige, je vais devoir pelleter. » « J’ai une présentation demain, j’espère que ça se passera bien. » C’est temporaire, ponctuel, souvent rationnel et même utile. L’inquiétude peut nous pousser à agir, à planifier, à trouver des solutions. L’anxiété : vague, persistante et souvent irrationnelle L’anxiété est différente. Elle amplifie tout, exagère tout, dramatise tout. Par exemple :« Je dois pelleter, je vais me blesser. Si je me blesse, je ne pourrai plus travailler. Si je perds mon travail, je ne pourrai plus payer la maison. Je finirai dans la rue… » Ce qui était une simple pelletée de neige se transforme en catastrophe existentielle. L’anxiété devient : persistante, disproportionnée, difficile à contrôler, accompagnée de symptômes physiques (tremblements, vertige, nausée…). 92 % de ce qui nous inquiète n’arrivera jamais. C’est dire combien l’anxiété peut déformer la réalité. 2. Quand la Bible parle d’anxiété Dans l’Évangile de Luc, Jésus dit : « Ne vous inquiétez pas pour votre vie… Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie ? » Le mot grec utilisé ici, merimnao , désigne non pas l’inquiétude ponctuelle, mais l’inquiétude obsessive , celle qui dévore la paix du cœur. La Bible ne banalise donc pas l’anxiété : elle la reconnaît, la nomme et offre une réponse spirituelle profonde — non pas de la culpabilité, mais une invitation à déposer ce qui nous dépasse. 3. Les blues d'Élie : l’histoire d’un homme qui craque Pour comprendre comment un être humain peut passer en quelques heures de la victoire à la détresse, l’histoire du prophète Élie est l’un des récits les plus parlants. Élie, un homme de miracles Dans les chapitres 17 à 19 du premier livre des Rois, on découvre un homme qui a vécu une succession ininterrompue de miracles : Il annonce une sécheresse qui dure 3 ans et demi, Il est nourri par des corbeaux, Il multiplie la farine et l’huile d’une veuve, Il ressuscite le fils de cette même veuve, Il fait descendre le feu du ciel, Il voit Dieu mettre fin à la sécheresse par la pluie. Avec un tel CV spirituel, on pourrait croire qu’Élie ne douterait jamais de Dieu. Et pourtant… Une seule menace suffit pour le faire fuir Quand la reine Jézabel apprend que ses 450 prophètes de Baal ont été exécutés, elle promet de faire subir le même sort à Élie. Et Élie fuit. Il s’écroule. Il demande la mort. Il se sent seul, inutile, épuisé. C’est cela, les blues d'Élie : la chute soudaine après un trop-plein de stress, de fatigue et de pression. Même les plus forts peuvent tomber. Même les plus spirituels peuvent craquer. Même les plus croyants peuvent perdre pied. 4. Quand nos propres blues nous rattrapent Comme Élie, plusieurs traversent des périodes où l’anxiété prend toute la place. Le texte original partage un témoignage touchant : celui d’un homme chrétien, engagé, positif par nature, mais qui s’est retrouvé enfermé dans un bureau à pleurer, incapable d’affronter la journée, au point de comprendre comment certains en arrivent à perdre totalement espoir. L’anxiété ne choisit pas ses victimes : chrétien ou non, fort ou vulnérable, jeune ou âgé, encouragé ou épuisé. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Dieu ne nous abandonne pas au désert. Comme Élie, chacun peut recevoir un murmure doux et léger qui le ramène à la vie. 5. Trois pistes pour traverser l’anxiété L’article (comme la prédication) se conclut par trois conseils pratiques, simples mais puissants. 1. Utilise l’Église : ne traverse jamais ça seul L’ennemi de l’âme travaille dans l’isolement. Dieu, lui, travaille dans la communion. Une Église en santé n’est pas d’abord un bâtiment, une doctrine ou une structure. C’est un lieu où l’on ressent : l’amour, l’accueil, l’écoute, le soutien, la présence solidaire des autres. La Bible le répète : « Aimez-vous les uns les autres. » « Portez les fardeaux les uns des autres.» Une bonne parole, un geste simple, un regard attentif peut littéralement « réjouir le cœur », comme dit Proverbes 12:25, là où l’anxiété « aggrave et fait plier ». Si tu souffres, demande de l’aide. Ne te cache pas. Ne reste pas seul dans ta caverne. 2. Utilise ta situation : laisse Dieu y travailler Paul chantait en prison. Écrivait des lettres en captivité qui sont devenues bibliques. Était mordu par un serpent sans en être affecté. La foi ne nous empêche pas de traverser des tempêtes, mais elle transforme la manière dont nous les vivons. Tout ce que nous vivons — bon ou mauvais — peut devenir un lieu de transformation. Élie s’est enfui… mais c’est dans sa fuite que Dieu l’a rejoint. Parfois, nous voulons que Dieu change notre situation, alors qu’il veut se servir de notre situation pour nous changer. 3. Utilise Dieu : écoute la bonne voix Dans l’anxiété, les voix sont nombreuses : celle de la peur, celle du découragement, celle de la comparaison, celle de l’auto dévalorisation. Mais ce ne sont pas les voix que tu entends qui déterminent ta vie. Ce sont celles que tu choisis de croire . Jésus dit : « Mes brebis entendent ma voix… et elles me suivent. ». La paix de Dieu ne vient pas du bruit, du feu ou du tremblement de terre. Elle vient du murmure doux et léger. C’est parfois dans le silence, dans l’immobilité, dans la nuit intérieure que Dieu parle le plus clairement. 6. Quand Dieu nous conduit au désert… pour y parler à notre cœur La parole qui a transformé le cœur du prédicateur est tirée d’Osée 2:16 : « C’est pourquoi je veux l’attirer et la conduire au désert, et je parlerai à son cœur. » Le désert n’est pas une punition. C’est un lieu de rendez-vous. Un endroit où Dieu enlève le bruit pour faire entendre sa voix. Dans notre désert : Dieu donne une porte d’espérance, Dieu redonne le chant, Dieu redonne la confiance, Dieu redonne la paix, Dieu garde notre départ et notre arrivée. 7. Quand on ne voit plus rien devant soi… restons guidés par la Parole Une image illustre bien ce principe : conduire dans une tempête où la neige cache toute visibilité, ne laissant voir qu’un mur blanc devant. Dans ces moments, seul un GPS permet d’anticiper les virages, les courbes, les dangers. La Parole de Dieu est exactement ce GPS. Elle éclaire les pas même quand tout semble obscur. Elle montre les courbes avant qu’on ne les voie. Elle guide quand nos émotions nous paralysent. Conclusion : ton anxiété n’est pas une fin, mais un chemin L’anxiété n’est pas une honte. Elle n’est pas un signe de faiblesse spirituelle. Elle n’est pas une identité. C’est souvent un passage , un désert , où Dieu travaille silencieusement et profondément. Retiens ceci : Utilise l’Église  : marche avec les autres. Utilise ta situation  : Dieu s’en sert pour te façonner. Utilise Dieu  : sa voix est plus forte que celle de la peur. Ton histoire ne s’arrête pas à ton moment de détresse. Ce que tu vis aujourd’hui est un processus de transformation. Et dans chaque désert, il y a une porte d’espérance. Message du pasteur Gilles Adams résumé par ChatGPT

  • La mort et la vie en Christ Jésus

    Série : Romains 6 - Partie 2 La vérité salvatrice qui fait vivre le croyant c’est sa participation à la mort et à la résurrection du Christ Jésus. Cette union permet l’identification, la participation et l’incorporation à l’œuvre accomplie du Seigneur Jésus. Ce qu’il a fait, le croyant l’a fait avec lui.   Le sixième chapitre de la lettre aux Romains nous décrit la vérité de l’union avec Christ avec un réalisme saisissant. Nous avons été baptisés et ensevelis avec Christ en sa mort (v.3). Nous sommes devenus une même plante avec lui (v.4). Le vieil homme (l’Adam) a été crucifié avec lui (v.6). Le corps du péché a été rendu inopérant (v.6).   Le croyant vit maintenant les bénéfices qui résultent de son union avec Christ. En raison de notre mort et de notre résurrection avec Christ, nous marchons en nouveauté de vie (v.4). La résurrection du corps nous est assurée (v.5). Nous ne sommes plus esclaves du péché (v.6) de sorte que nous vivons une liberté qui nous rend capables de vivre pour Dieu (vv.7-10).   De cette grande bénédiction, nous pouvons nous regarder comme morts au péché et comme vivants pour Dieu. Cette dernière affirmation ne vise pas l’action, mais l’identité réelle du croyant. Ce n’est pas ce que je fais, mais ce que je suis ! Ici, la foi joue un rôle maximal. En dépit de tout ce qui me déçoit de moi-même, rien ne peut changer ce que je suis : je suis mort au péché et vivant pour Dieu en Christ !   C’est pourquoi à la fin du passage, l’apôtre exhorte le croyant à croire et à livrer à Dieu son corps pour le bien, car maintenant la grâce de Dieu prédomine sur sa personne et sur sa vie (vv.12-14).

  • Le divorce et le remariage chez les chrétiens : comprendre un sujet sensible à la lumière des Évangiles

    Série : Éthique chrétienne - Partie 3 Parler de divorce et de remariage dans l’Église chrétienne est l’un des sujets les plus chargés d’émotion et de souffrance. Chaque pasteur, chaque Église, chaque croyant finit par être touché, de près ou de loin, par la complexité des relations brisées. Derrière chaque situation de divorce se cachent des larmes, des blessures, des conflits, des regrets… et souvent beaucoup d’incompréhension spirituelle. Ce sujet, pourtant, ne peut être ignoré : il est profondément humain, profondément biblique et profondément actuel. Dans une série sur l’éthique chrétienne — après avoir posé les bases avec l’identité et la fondation biblique — un thème s’impose : quel est le sens du mariage pour Dieu, et que dit réellement la Bible au sujet du divorce et du remariage ? Ce blogue propose une synthèse claire, structurée et respectueuse des Évangiles pour aider les croyants à comprendre ce que Jésus dit… et ce qu’il ne dit pas. 1. Le poids spirituel du mariage : une alliance avant tout Avant même de parler de divorce, il faut comprendre le mariage selon Dieu. Dans la Genèse, trois vérités fondatrices sont établies : Dieu existe. Dieu parle. Dieu structure. Et c’est précisément dans ce troisième principe que s’enracine le mariage. « L’homme quittera son père et sa mère, s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. » Ainsi, le mariage n’est pas d’abord un sentiment, ni un contrat légal, ni un arrangement culturel. C’est une alliance sacrée , volontairement conclue par un homme et une femme devant Dieu et devant les autres . Ce qui distingue un mariage de la simple cohabitation (concubinage) n’est pas la durée, ni la stabilité, ni la sexualité :👉 c’est l’alliance. Une promesse de vie, signée devant Dieu. Le mariage est donc enraciné dans la structure même de la création. Et c’est pourquoi Jésus dira plus tard : « Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni. » Cela pose le cadre : le mariage n’est jamais juste “un papier”. C’est une procédure terrestre avec une signature céleste. 2. Pourquoi le sujet du divorce est si difficile dans l’Église Ce thème est douloureux parce que la manière dont il a été traité a blessé énormément de croyants. Certains ont été jugés sévèrement. D’autres ont quitté l’Église. D’autres ont carrément abandonné la foi. Certains pensent qu’ils doivent rester célibataires à vie. D’autres se remarient librement en croyant que « le divorce efface le premier mariage ». La confusion, la culpabilité et la douleur sont omniprésentes. Pourquoi autant de chaos ? Parce que les textes sont courts (seulement 4 ou 5 versets dans les Évangiles), mais ont donné lieu à des interprétations radicalement opposées  dans l’histoire de l’Église. 3. Ce que disent Marc et Luc : le divorce n’efface pas le mariage Les Évangiles de Marc et de Luc donnent les enseignements les plus “stricts” de Jésus. Marc 10:11–12 « Celui qui répudie sa femme et en épouse une autre commet un adultère envers la première. Et si une femme répudie son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère. » Deux points majeurs : Marc est le seul à dire qu’une femme peut divorcer. L’emphase n’est pas sur “être divorcé”, mais sur initier un divorce pour se remarier . Voici ce qui est crucial : 👉 Selon Jésus, le divorce n’efface pas automatiquement le mariage. Pourquoi ? Parce que l’adultère ne peut exister que si le premier lien matrimonial est encore valide. S’il n’y avait plus de mariage, Jésus n’utiliserait pas le mot adultère , mais fornication . Donc selon Marc : Divorcer = pas nécessairement un péché. Se remarier après avoir initié un divorce = adultère. Luc 16:18 Luc ajoute une nuance importante : « Celui qui répudie sa femme et en épouse une autre commet un adultère, et celui qui épouse une femme répudiée par son mari commet un adultère. » Ici, même la personne qui épouse  un divorcé devient adultère. Pourquoi ? 👉 Parce que le premier mariage est toujours considéré comme valide. Marc + Luc établissent donc un principe clair : Le divorce civil ne dissout pas automatiquement le mariage aux yeux de Dieu. Aïe. Oui, c’est dur. Mais c’est le texte nu, tel qu’il est. 4. L’apport de Matthieu : l’unique “clause d’exception” Matthieu introduit quelque chose que les deux autres n’ont pas :👉 une exception. Matthieu 5:31–32 ; 19:8–9 « Celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité , l’expose à devenir adultère. Et celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère. » C’est ce qu’on appelle la clause d’exception  : sauf pour infidélité . Le mot grec utilisé est porneia , qui inclut l’adultère sexuel. Deux grandes interprétations existent : Interprétation A — L’exception s’applique à tout le passage Dans ce cas : L’adultère permet le divorce . Et l’adultère permet le remariage . C’est l’interprétation majoritaire chez les érudits évangéliques. Interprétation B — L’exception ne s’applique qu’au divorce, pas au remariage Ceux qui adoptent cette interprétation disent : L’adultère permet le divorce. MAIS le remariage est interdit dans tous les cas. Cette position a souvent détruit des vies : chrétiens condamnés à rester seuls à 24 ans pour “respecter la Bible", alors que leurs conjoints les ont abandonnés. C’est une lecture théologiquement possible, mais pastoralement dévastatrice. 5. Alors, que dit la Bible en résumé ? A. Le mariage est sacré et structurel C’est Dieu qui signe l’alliance. Deux personnes + Dieu = mariage. B. Le divorce est permis, mais pas banal Permis en cas d’infidélité. Permis sans  adultère selon Marc et Luc (ils ne condamnent pas le divorce, mais le remariage après un divorce initié). C. Le remariage n’est légitime que si le lien matrimonial est rompu Selon l’interprétation majoritaire : 🔹 Le lien est rompu par l’adultère .🔹 Le lien n’est pas  rompu par un divorce civil seul. D. En absence d’infidélité, se remarier = adultère C’est dur, mais c’est littéralement ce que dit Jésus. 6. La compassion doit accompagner la vérité L’un des points les plus importants du message original est la sensibilisation au cœur des pasteurs : On ne peut pas manipuler des vies. On ne peut pas condamner sans compassion. On ne peut pas enfermer des gens dans des relations abusives. On ne peut pas appliquer des versets sans tenir compte du péché, des blessures, des situations réelles. Jésus dit la vérité… Mais Jésus guérit aussi. Jésus confronte… Mais Jésus relève. Une éthique chrétienne du mariage ne peut exister sans : ✔ Vérité ✔ Miséricorde ✔ Sagesse ✔ Compassion 7. Une parole finale pour les couples, les célibataires et les divorcés Cet enseignement n’a pas pour but : ❌ de condamner ❌ de stigmatiser ❌ d’emprisonner les gens dans la culpabilité Il vise à : ✔ comprendre la vision de Dieu ✔ honorer la structure divine du mariage ✔ protéger les couples ✔ accompagner ceux qui souffrent ✔ éviter les décisions irréversibles prises à la légère Le mariage chrétien est un engagement sacré et sérieux. Mais l’Église doit aussi être un refuge pour les brisés. Conclusion Le divorce et le remariage demeurent des sujets difficiles, parce que les réalités humaines sont douloureuses et complexes. Mais Jésus nous donne un cadre clair : le mariage est une alliance profonde, structurelle, signée par Dieu; le divorce n’efface pas automatiquement cette alliance; l’adultère est la seule raison explicite qui rompt ce lien dans les Évangiles. Mais au-delà des règles, Jésus nous appelle à la compassion, à la miséricorde et à la vérité. C’est seulement en tenant ensemble ces trois réalités que l’Église peut accompagner les couples, les époux blessés, les divorcés et ceux qui cherchent à reconstruire leur vie. Message du pasteur Serge Pinard résumé par ChatGPT

  • Aide médicale à mourir : un combat pour la dignité… ou pour la vie?

    Série : Éthique chrétienne - Partie 6 Au Québec, l’aide médicale à mourir (AMM) fait maintenant partie du paysage. Beaucoup d’entre nous connaissent quelqu’un qui y a eu recours ou qui y pense sérieusement. Le sujet est lourd, délicat, émotif. Mais justement parce qu’il touche à ce qu’il y a de plus précieux – la vie humaine – les chrétiens ne peuvent pas se taire. Ce message propose un regard biblique et pastoral sur la dignité humaine, la fin de vie et l’AMM. Non pas pour juger ceux qui souffrent, mais pour éclairer nos consciences, fortifier notre espérance et nous appeler à être une Église qui accompagne jusqu’au bout. 1. La vraie dignité commence avec l’image de Dieu Dans le débat public, on parle beaucoup de « mourir dans la dignité ». Mais qu’est-ce que la dignité, au juste? Selon la Bible, la dignité humaine ne se définit ni par la performance, ni par l’autonomie, ni par l’absence de souffrance. Elle repose sur une vérité beaucoup plus profonde : « Dieu créa l’homme à son image ; il le créa à l’image de Dieu, homme et femme il les créa. » (Genèse 1.27) Être à l’image de Dieu, c’est : Être créé par Dieu, voulu par lui Avoir une intelligence, une volonté, une conscience morale Être capable de relation avec Dieu : le connaître, lui parler, l’aimer Être créé pour la communion, l’amour, la parole, la réciprocité Les animaux sont créés par Dieu, mais seuls les êtres humains portent son image. Chaque personne – jeune ou âgée, en santé ou malade, autonome ou dépendante – est porteuse de cette image. C’est ce qui fonde sa dignité inaliénable. Même le péché n’a pas détruit cette image. Elle est ternie, mais non effacée. Et en Jésus-Christ, elle est restaurée : le salut n’est pas seulement un pardon, c’est une recréation « à l’image du Fils ». Dieu nous transforme « de gloire en gloire ». Et l’incarnation de Jésus vient confirmer de manière éclatante la valeur du corps humain. Dieu a pris chair. Il a assumé une vie humaine, un corps humain, une mort humaine. En mourant pour tous, il montre que chaque être humain a une valeur suffisante pour que Dieu donne sa vie pour lui. Voilà la dignité selon Dieu. Rien à voir avec la capacité de se laver seul, de monter les escaliers ou de ne pas souffrir. 2. Mourir dans la dignité : que veut-on dire? Dans le langage courant, « mourir dans la dignité » est souvent associé à l’idée de pouvoir choisir le moment et la manière de sa mort. L’AMM est alors présentée comme un « geste de dignité », un dernier contrôle sur sa vie. Mais aux yeux de Dieu, souffrir ou être infirme ne rend personne indigne. Si la dignité vient de l’image de Dieu, aucune souffrance, aucune faiblesse, aucune dépendance ne peut la retirer. Mourir dignement, du point de vue biblique, ce n’est pas : Choisir l’heure de sa mort Éviter à tout prix la souffrance Mourir dignement, c’est plutôt : Recevoir des soins adéquats pour soulager la douleur Être entouré d’amour, de présence, de prière Glorifier Dieu jusqu’au bout, dans la foi et l’espérance Laisser Dieu rester souverain sur le moment et la manière de notre départ L’apôtre Paul le disait ainsi : « Christ sera glorifié dans mon corps, avec une pleine assurance, soit par ma vie, soit par ma mort. » (Philippiens 1.20) La dignité, pour le chrétien, c’est vivre et mourir pour Jésus, dans la confiance, l’obéissance et l’espérance – pas dans le contrôle absolu de sa propre fin. 3. Un cadre légal qui s’élargit… mais pas forcément moral Sur le plan juridique, tout a changé très vite. Avant 2016  : euthanasie et suicide assisté étaient des actes criminels. 2016 – Loi C-14  : dépénalisation et encadrement de l’AMM pour les adultes aptes, atteints d’une maladie grave et irrémédiable, en déclin avancé, avec une mort « raisonnablement prévisible ». 2021 – Loi C-7  : la mort n’a plus besoin d’être prévisible. L’AMM devient accessible à des personnes avec maladies ou handicaps graves et persistants, même hors phase terminale. En parallèle  : introduction des demandes anticipées, obligation pour les maisons de soins palliatifs d’offrir l’AMM, réflexion en cours sur l’inclusion des troubles psychiatriques comme seule condition (reportée, mais toujours à l’étude). Le résultat? Au Québec, entre 2018 et 2023, la proportion de décès par AMM est passée d’environ 1,9 % à près de 6,8 %. Des milliers de Québécois meurent chaque année par AMM, et la courbe continue de monter. Important : Ce n’est pas parce qu’une chose est légale qu’elle est morale et bibliquement juste. Le cannabis, les changements de genre, certaines formes de sexualité… et maintenant l’AMM : la loi change, mais la Parole de Dieu reste la même. 4. Euthanasie, suicide assisté, soins palliatifs : bien distinguer Pour y voir clair, il faut distinguer plusieurs réalités : Euthanasie active  : un médecin ou une infirmière administre volontairement une substance qui provoque la mort. Euthanasie passive  : arrêt d’un traitement qui ne fait plus que prolonger artificiellement la vie (machines, alimentation artificielle, etc.), pour laisser la mort suivre son cours. Cela peut être, dans certains cas, éthiquement acceptable : on ne tue pas, on cesse de s'acharner. Suicide assisté  : la personne se donne elle-même la mort, avec les moyens fournis par un professionnel de la santé. Soins palliatifs  : accompagnement global qui vise à soulager la douleur, apaiser la souffrance, soutenir la personne et ses proches, sans chercher ni à hâter, ni à retarder la mort. Les soins palliatifs sont profondément compatibles avec la foi chrétienne. Soulager la douleur, entourer la personne, accompagner avec compassion, c’est très différent de provoquer intentionnellement la mort. Déjà dans la Bible, on voit l’idée de soulager la souffrance des mourants, par exemple avec des boissons fortes comme analgésique primitif (Prov 31.6). Il ne s’agit pas de banaliser l’ivresse, mais de reconnaître que calmer la douleur peut être un geste de compassion. 5. Les grands enjeux éthiques de l’aide médicale à mourir Plusieurs enjeux majeurs se cachent derrière l’acceptation grandissante de l’AMM : Autonomie versus protection des vulnérables On invoque le droit de décider de sa fin. Mais une demande est-elle vraiment libre quand la personne est en détresse, dépressive, isolée, ou se sent comme un fardeau pour sa famille? Valeur de la vie versus “qualité de vie” Qui décide qu’une vie n’est plus « digne d’être vécue »? Le critère de « qualité de vie » est extrêmement subjectif et glissant. Le rôle du médecin : soignant ou celui qui donne la mort? Traditionnellement, le médecin est là pour soigner, soulager, guérir. L’AMM bouleverse ce rôle. Beaucoup de professionnels vivent un profond malaise moral. Le glissement progressif (effet “porte de garage”) On commence avec des critères stricts, puis on les élargit : phase terminale → maladies graves → handicaps → éventuellement troubles psychiatriques. Une fois la porte ouverte, elle s’ouvre souvent de plus en plus. Justice et équité Si les soins palliatifs sont insuffisants, l’AMM peut devenir la « solution » par défaut pour les plus pauvres, les plus isolés, les moins bien servis dans le réseau de la santé. C’est profondément injuste. Impact culturel Plus l’AMM devient courante, plus elle se banalise. On en vient à voir les personnes âgées, malades ou handicapées comme « moins utiles »… et donc potentiellement « mieux mortes ». Ça tue, silencieusement, notre sens du sacré de la vie. Double demande : AMM et don d’organes Lorsque la même personne est candidate à l’AMM et donneuse d’organes, une nouvelle pression peut apparaître : « ce serait mieux si… ». Même subtile, cette pression pose un réel problème éthique. 6. L’éthique chrétienne : la vie est sacrée, Dieu est souverain La Bible est claire : la vie humaine appartient à Dieu. « C’est moi qui fais vivre et qui fais mourir. » (Deutéronome 32.39) « Tu ne commettras pas de meurtre. » (Exode 20.13) Nous ne sommes pas propriétaires de nous-mêmes. Nous appartenons à Dieu, deux fois : par la création par la rédemption en Jésus-Christ Paul va jusqu’à dire : « Si nous vivons, c’est pour le Seigneur que nous vivons ; et si nous mourons, c’est pour le Seigneur que nous mourons. » (Romains 14.7–8) La foi chrétienne affirme que : La vie humaine est sacrée du début à la fin. Nous n’avons pas l’autorité morale de choisir d’en finir nous-mêmes. Même la mort peut être un lieu où Christ est glorifié par notre confiance, notre persévérance, notre espérance. La mort n’est pas le bout de l’histoire : Jésus prépare une place pour les siens, et la résurrection est notre espérance ultime. Dans cette perspective, l’AMM apparaît comme une usurpation de la souveraineté de Dieu au moment ultime. 7. Le rôle de l’Église : présence, compassion, espérance Dire non à l’euthanasie ne suffit pas. L’éthique chrétienne dit surtout oui  à une présence fidèle, aimante et porteuse d’espérance. Concrètement, cela signifie : Visiter les malades et les personnes en fin de vie Briser la solitude et l’isolement Prier pour la guérison quand c’est possible – et pour la paix quand la guérison ne vient pas Offrir des paroles de vie, de courage, de consolation Soutenir les familles épuisées Défendre l’accès à de bons soins palliatifs pour tous Porter la lumière de l’Évangile dans les débats publics, par des lettres, des pétitions, de l’engagement social Jésus a dit : « J’étais malade et vous m’avez visité. » La parabole du bon Samaritain reste notre modèle : voir, être ému de compassion, se rapprocher, soigner, prendre en charge, accompagner. « Va, et toi, fais de même. » Que ce soit aussi l’appel adressé à nos églises aujourd’hui. 8. Redécouvrir l’« art de bien mourir » Au 15ᵉ siècle, en pleine peste noire, les chrétiens ont développé ce qu’on a appelé l’Ars moriendi , l’art de bien mourir. Des petits manuels simples aidaient les croyants à vivre leurs derniers jours dans la foi, la paix et l’espérance. On y parlait : des tentations du mourant (désespoir, impatience, incrédulité, etc.) des vertus à cultiver (foi, patience, humilité, détachement) des questions à poser pour affermir la foi des prières de préparation à la mort de l’imitation de Christ dans sa passion et sa mort Bien mourir, selon cette tradition chrétienne, c’est : être réconcilié avec Dieu se détacher des biens terrestres espérer la miséricorde de Dieu pardonner et chercher la paix avec les autres Et la bonne nouvelle, c’est qu’on n’a pas besoin d’attendre le dernier moment pour vivre cela. Se réconcilier avec Dieu, demander pardon, pardonner, mettre de l’ordre dans nos relations… tout cela peut (et doit) commencer maintenant. Conclusion : choisir la vie, la dignité et l’espérance Face à l’aide médicale à mourir, l’éthique chrétienne : Refuse l’idée que la solution à la souffrance soit de provoquer la mort Affirme la dignité de toute personne, quelle que soit sa condition Proclame que la vie et la mort appartiennent à Dieu Propose une espérance plus forte que la souffrance et la mort Appelle l’Église  à devenir une communauté de présence, de soins, de compassion et d’espérance La loi permet l’AMM. Mais personne n’est obligé d’y recourir. En Christ, nous avons d’autres voies : la sainteté, la confiance, la solidarité, les soins, l’espérance. Que le peuple de Dieu choisisse la vie. Que nos églises deviennent des lieux où on accompagne jusqu’au bout, où on porte les fardeaux les uns des autres, où on rappelle que la mort n’est pas le dernier mot. Et que, jusqu’à notre dernier souffle, nous puissions dire : « Seigneur, ma vie et ma mort sont à toi. Que tout en moi, même ma manière de mourir, te glorifie. » Message du pasteur David Naud résumé par ChatGPT

  • 🕊️ Répondre à l’appel de Dieu

    Quand la voix du ciel rejoint le cœur humain Il y a, dans la vie de chaque croyant, un moment où le cœur perçoit un appel qui dépasse la routine et le connu. Cet appel n’est pas une simple émotion spirituelle : c’est la voix même de Dieu qui invite à quitter le rivage de la sécurité pour marcher sur les eaux de la foi. Dans son message passionné, le pasteur Luc Dumont  nous entraîne dans cette dynamique de l’appel divin : une voix qui dérange, qui déplace, mais surtout, qui transforme. 🔥 Dieu n’appelle pas les qualifiés, il qualifie ceux qu’il appelle Dès les premières minutes, le message résonne d’une vérité puissante : Dieu ne cherche pas des héros parfaits, mais des cœurs disponibles. Luc Dumont rappelle que chaque appel de Dieu commence souvent dans la faiblesse, comme pour Moïse, Gédéon ou Jérémie. « Dieu ne te demande pas ce que tu as, mais ce que tu es prêt à Lui donner. » L’appel n’est pas un diplôme spirituel, mais un acte de confiance. C’est dans la vulnérabilité que la grâce se déploie, dans l’obéissance que la puissance se manifeste. Répondre à l'appel de Dieu, c’est accepter d’être façonné, corrigé, transformé pour un dessein plus grand que soi. 🙌 L’appel commence toujours par une rencontre Avant l’envoi, il y a la rencontre. Dieu ne confie pas une mission sans d’abord se révéler. Chaque grand serviteur biblique — Abraham, Moïse, Ésaïe, Pierre ou Paul — a vécu un face-à-face avec la gloire de Dieu. « Tu ne peux pas parler pour Dieu si tu ne L’as pas entendu. » L’appel ne se trouve pas dans l’activisme religieux, mais dans l’intimité. Ce n’est pas le bruit du monde, mais le murmure de Sa présence qui allume le feu du ministère. Cette rencontre brise les ambitions humaines et fait naître une passion pure. On ne répond pas à Dieu par habitude, mais par révélation. 🚶‍♂️ Répondre, c’est marcher sans voir tout le chemin La foi authentique ne reçoit pas de carte complète. Dieu montre une étape, pas tout le parcours. Il nous apprend à dépendre de Lui, pas de nos plans. « Quand Dieu t’appelle, Il ne te donne pas toutes les réponses. Il te dit juste : suis-Moi. » Répondre à l’appel, c’est quitter la peur du contrôle. Comme Abraham quittant son pays sans savoir où il allait, celui qui dit oui à Dieu accepte de marcher dans l’inconfort. L’appel n’est pas un contrat rassurant, mais une aventure divine — une marche de foi, jour après jour, où la fidélité vaut plus que la compréhension. 💔 Le prix de l’appel : renoncer pour mieux recevoir Suivre Dieu a un coût. Répondre à Son appel, c’est parfois quitter une carrière, un confort, une réputation. Mais c’est pour trouver un trésor bien plus précieux : Sa présence et Son approbation. « Tu ne peux pas dire oui à Dieu et rester là où tu es. » Chaque “non” à soi-même devient un “oui” plus fort à Sa volonté. C’est dans la vallée du renoncement que Dieu révèle Sa fidélité. Ce que l’on perd pour Lui n’est jamais perdu ; c’est semé pour une moisson plus grande. 🌍 L’appel personnel devient une bénédiction collective L’appel de Dieu ne concerne jamais seulement celui qui le reçoit. Quand un homme ou une femme se lève dans l’obéissance, d’autres trouvent la lumière. L’obéissance individuelle déclenche des percées collectives. « Ton appel n’est pas un privilège personnel, c’est une mission pour le monde. » Ainsi, répondre à Dieu, c’est participer à Son plan rédempteur. C’est devenir un canal par lequel Sa grâce atteint les autres. 💫 Conclusion : Quand Dieu appelle, la seule bonne réponse est “oui” Le pasteur Luc Dumont termine avec douceur et feu : le moment est venu de dire à nouveau “me voici". Répondre à l’appel de Dieu, c’est oser avancer même quand tout semble incertain. C’est choisir l’obéissance plutôt que la peur , la foi plutôt que la logique . Car au fond, il n’y a rien de plus grand que de marcher dans le plan du Créateur. Quand on dit “oui”, le ciel s’ouvre, la paix descend, et la vie trouve enfin son sens. 💬  « L’appel de Dieu n’est pas réservé aux pasteurs ou aux missionnaires ; il s’adresse à chaque cœur qui veut Le servir. Là où tu es, avec ce que tu as, commence simplement à dire oui. » Article rédigé par ChatGPT à partir du message du pasteur Luc Dumont

  • Le premier moment de la grâce

    L’union avec Christ est l’une des vérités qui fondent tous les rapports avec Dieu. D’ailleurs, l’acte de Dieu qui nous joint à Christ et à ce qu’il a accompli est la seule opération de l’Esprit qui permet au pécheur de vivre une transformation qui régénère et oriente ses affections vers le divin. C’est pour cette raison que les croyants doivent saisir cette vérité qui non seulement fonde le rapport salvateur avec Dieu, mais devient une source formidable pour affronter tout ce qui peut s’opposer au croyant, tout au long de son pèlerinage ici-bas. Le passage de la lettre aux Romains 6. 1-14 devient une véritable révélation pour tous ceux et celles dont la foi repose sur cette compréhension de notre union avec Christ.   Pour nous, afin de bien comprendre les deux premiers versets du chapitre 6, il nous faut saisir les vérités du chapitre 5.12-21. Les voici :   Tous les êtres humains participent au péché d’Adam sous une forme ou une autre (romains 5.12-14). La grâce ne fonctionne pas comme le péché : un seul péché et tous sont morts. La grâce et le don de la grâce sont efficaces même s’il y a eu plusieurs péchés (Romains 5.15-17). Le péché d’Adam a produit le règne du péché. L’obéissance du deuxième Adam a produit le règne de la justice (romains 5.18-19). La loi produit la mort. La grâce produit la vie éternelle (Romains 5.20-21).   Deux grandes questions :   Romains 6.1 Que dirons-nous donc? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde? Romains 6.2  Loin de là! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché?   La première question est rhétorique. Elle fonctionne comme une hypothèse qui a pour but d’introduire le problème. La deuxième question est la réponse, une réponse qui mérite notre attention.   La réponse paulinienne contient une révélation du premier moment de la grâce, « nous qui sommes morts ». Cette affirmation n’est pas la proposition d’une action, mais une allégation au sujet de la condition du croyant. Paul ne nous laisse pas dans l’ambiguïté face à la mort. Ce n’est pas la mort naturelle dont parle l’apôtre, mais la mort au péché qui nous est présenté comme un roi régnant sur une sphère, un domaine. Dans l’union avec Christ, en sa mort, nous avons coupé le lien qui nous gardait dans le règne du péché. Maintenant, le péché ne peut plus imposer son règne aux croyants.   De même que la mort naturelle sépare le mort de tout contact avec notre réalité, notre union avec Christ en sa mort produit une coupure radicale avec le règne du péché. Bien que le croyant pèche encore, il n’appartient plus à ce règne des ténèbres. Il est sous la gouvernance de la grâce.   Saisir cette vérité produit une sécurité inaltérable, qu’on ne peut révoquer, car l’union avec le Christ ne dépend pas du croyant, mais de Dieu seul, qui, par sa grâce, nous fait ce don si merveilleux. Je suis mort au péché une fois pour toutes.   Que Dieu nous accorde de bien saisir les implications de cette bénédiction sécurisante.

  • Les fondements de l’éthique

    Série : Éthique chrétienne - Partie I Je pense que nous sommes tous d’accord pour dire que ceux et celles qui ont expérimenté la nouvelle naissance, qui ont été régénérés, qui sont saints, qui sont justifiés et qui ont reçu le Saint-Esprit « ne peuvent plus vivre selon les croyances et la conduite morale du monde en rébellion contre Dieu » (1Pi 1.18-19; 4.2; Ép 4.17-24) .  Nous ne le pouvons plus parce que nous avons vécu la régénération spirituelle qui est l’acte de Dieu par lequel le Saint-Esprit installe le nouveau principe de vie, de sorte que les dispositions gouvernantes de notre cœur sont réorientées vers la sainteté et l’amour pour Dieu. Ainsi, le pécheur pardonné et régénéré est rendu capable de vivre pour Dieu en toute circonstance (2Pi 1.3).   Puisque nous avons la vie de Dieu en nous par le Saint-Esprit, nous devons vivre dans ce monde à la lumière de notre expérience de Dieu. Les questions morales et le souci de bien comprendre la volonté de Dieu sur plusieurs sujets sont devenus d’une très grande importance en raison du déraillement moral de notre société québécoise qui impose de plus en plus des valeurs immorales aux Québécois. Ainsi, connaître ce qui fonde notre éthique évangélique est primordial.   La prédication ce matin n’a pas pour but de fournir aux croyants la réponse à toutes les questions d’éthique sur divers sujets, mais de comprendre ce qui fonde notre éthique chrétienne. Pour ce faire, trois prémices seront mises de l’avant.   1. Le premier fondement : Dieu existe (Gen 1.1) La Bible ne prouve pas l’existence de Dieu. Elle déclare son existence. Puisque Dieu n’est pas un être matériel dans son essence, il est impossible de le concevoir comme un objet quelconque. Encore moins, la science ne peut l’examiner puisqu’il est impossible de soumettre Dieu au microscope. C’est ici que la foi joue un rôle nécessaire. L’apôtre Jean a écrit dans son Évangile : Si quelqu'un veut faire sa volonté, il connaîtra si cet enseignement vient de Dieu, ou si mes paroles viennent de moi-même  (7.17). Rechercher Dieu précède la connaissance de Dieu et non recevoir la connaissance Dieu pour ensuite le chercher. La foi précède le connaître. Dieu n’est pas prouvable. Il a choisi de se révéler suivant notre désir de le connaître. L’existence de Dieu détermine l’issue de l’Éthique. Qui dicte ce qui est bien ou mal si Dieu n’existe pas ? Il ne reste que l’homme et sa relativité.   2. Le deuxième fondement : Dieu a parlé (Gen 1.3) Le texte génésique dit : Dieu dit: Que la lumière soit! Et la lumière fut. C’est le mot « dit » qui prédomine dans ce texte. Dieu a parlé ! Il n’a pas pointé du doigt ni fait un signe de la tête. Dieu A PARLÉ ! La parole prononcée est en fait un acte performatif qui revient à réaliser l’action qu’il exprime. Parler est plus que dire des mots, c’est l’expression de sa volonté et l’actualisation de son intention. Il parle et la chose arrive, se crée. Ça c’est de la puissance ! De plus, le Deutéronome dit : L’Eternel écrivit sur les tables ce qui avait été écrit sur les premières, les dix paroles qu’il vous avait dites  sur la montagne, du milieu du feu, le jour de l’assemblée … (10.4). Notons en plus que ce que Dieu dit est vrai ne peut être mensonge. L’auteur de 2 Samuel affirme en disant : «  Seigneur Eternel, tu es Dieu, et tes paroles sont vérité  » (2Sam 7.28). Alors, tout ce que Dieu nous a révélé dans sa parole écrite, la Bible, est la vérité. Lorsqu’il a parlé sur l’argent, le mariage, le sexe, le gouvernement, la vie, les relations humaines, etc., c’est la vérité. Même si les hommes retiennent la vérité captive (Rom 1.18), ils ne peuvent pas la changer.   3. Le troisième fondement : Gen 1.1 Au commencement Dieu CRÉA le ciel et la terre. (Gen 1.1). La Genèse nous dit que la terre était informe et vide (Gen 1.2) et lorsque Dieu a commencé à parler, il a commencé à structurer la terre. Structurer signifie que la matière et la non-matière ont pris la forme de l’intention de Dieu, de sa volonté. Il s’en est suivi que tout ce qui existe dans son essence signifie ce que Dieu a signifié. La vérité est le sens que Dieu a donné à sa création. Le péché a resignifié mauvaisement la création de Dieu dans l’acte de désobéissance des premiers parents. Maintenant, l’argent, le mariage, le sexe, le gouvernement, la vie, les relations humaines ne portent plus le sens du divin. Cependant, pour nous les croyants, par le moyen de la Parole de Dieu écrite et l’influence du Saint-Esprit et après avoir vécu l’expérience régénératrice, nous avons une connaissance de Dieu qui nous permet de retrouver le véritable sens de tout ce que notre Dieu a créé.   Alors, notre éthique ne peut plus être comme celle du monde qui ne connaît pas les intentions du divin.   Mémorisons ces trois petites expressions : Dieu existe Dieu a parlé Dieu a structuré Elles sont le fondement de notre raison de vivre et de notre conduite.

  • Développer ton attachement avec Dieu

    Article rédigé à partir du message de René Laframboise Lors d’une rencontre avec un groupe d’hommes de notre église, René Laframboise nous a présenté sa vision du concept de l’attachement à Dieu sous l’angle incontournable du lien Père-fils (aussi valable pour le lien Père-fille). Au-delà de la compréhension de ce concept, l’importance de toucher le cœur de chaque homme présent a guidé notre conférencier invité.   Résumé Le thème « Développer ton attachement avec Dieu »  aborde la question fondamentale de ce à quoi nous nous attachons dans la vie : ce qui donne sens, valeur, sécurité et plénitude à notre existence. L’attachement est ce qui nous rend heureux, ce qui comble notre besoin d’appartenance et de reconnaissance. À l’inverse, le manque d’attachement adéquat crée un vide intérieur, une insatisfaction et un malaise profond.   1. La construction de la personne : quitter et s’attacher La Bible enseigne, dans Genèse 2:24, que « l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme  ». Ce verset illustre les étapes de la construction d’une personne adulte : quitter  et s’attacher .   Quitter  signifie se détacher de la dépendance envers nos parents ou toute figure d’appui extérieur, afin de devenir autonome et responsable. Ce n’est pas se lancer dans le vide, mais apprendre à voler de ses propres ailes. On ne se détache pas parce qu’on se marie, mais pour  être capable d’aimer et de s’attacher sainement .   La deuxième étape, essentielle pour l’équilibre de l’adulte, est de s’attacher à Dieu . Comme le dit le Psaume 63:8 : « Mon âme est attachée à toi ; ta droite me soutient.  » Cet attachement permet de découvrir son identité véritable et de développer une sécurité intérieure. Le bonheur se trouve d’abord seul, en Dieu, avant de pouvoir être partagé. Enfin, pour celui qui se marie, il y a un troisième attachement , celui à l’autre, mais toujours avec Dieu au centre . Cet équilibre permet une relation conjugale solide, où la dépendance affective laisse place à une interdépendance saine , fondée sur la communion et la complicité.   2. Le processus d’attachement à Dieu Beaucoup d’hommes vivent une carence intérieure liée à « l’absence du père », qu’elle soit terrestre ou spirituelle. L’auteur Guy Corneau, dans Père manquant, fils manqué , décrit ce vide comme un manque de structure interne : sans la figure paternelle, plusieurs hommes peinent à se sentir solides, à définir leurs objectifs ou à savoir ce qui est bon pour eux. On retrouvera également chez ces hommes de l’insécurité et des idées confuses. Cette absence engendre une fragilité, souvent masquée par une carapace extérieure.   Chez les femmes, cette blessure se manifeste autrement. Monique Brillon, dans Ces pères qui ne savent pas aimer , décrit des femmes qui peinent à aimer ou à se sentir aimées, en raison d’un sentiment d’abandon hérité de leur enfance. Reconnaître nos manques familiaux aide à mieux « quitter » ce passé et à s’attacher à Dieu. Toute identité construite ailleurs qu’en Lui finit par créer une dépendance.   Considérer d’où je viens pour mieux quitter, puis m’attacher à Dieu.   3. Les signes d’un manque d’attachement : les béquilles Quand Dieu n’est pas au centre, l’homme cherche inconsciemment à combler son vide intérieur par des substituts  : dépendances affectives, sexuelles, matérielles ou comportementales. Ces béquilles peuvent être : Les dépendances relationnelles ou affectives, où l’on cherche chez autrui la validation que seul Dieu peut donner. Ex. Les dépendances à la pornographie, souvent liées non au désir sexuel, mais au besoin de confirmation et de valeur personnelle. On trouvera un bon exemple dans le passage relatant la discussion de Jésus avec la femme Samaritaine. Le travail, l’activisme, la renommée, le succès, les possessions : autant de moyens d’alimenter artificiellement le sentiment d’exister. Mais ces appuis deviennent des chaînes : « Tout m’est permis, mais je ne me laisserai asservir par quoi que ce soit  » (1 Corinthiens 6:12). Dieu reproche à Israël d’avoir abandonné la source d’eau vive pour se creuser « des citernes crevassées  » (Jérémie 2:13).   4. L’attachement à Dieu : se libérer de nos dépendances S’attacher à Dieu, c’est entrer dans une relation vivante avec un Père qui construit notre homme intérieur  (Éphésiens 3:14-17). Nous ne nous découvrons jamais seuls, mais dans la relation : d’abord avec nos parents, puis avec Dieu.   14 A cause de cela, je fléchis les genoux devant le Père,  15 duquel tire son nom toute famille dans les cieux et sur la terre,  16 afin qu’il vous donne, selon la richesse de sa gloire, d’être puissamment fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur,  17 en sorte que Christ habite dans vos cœurs par la foi; afin qu’étant enracinés et fondés dans l’amour, …   Le Père céleste veut combler nos carences , remplacer l’absence du père terrestre  par Sa présence aimante, et restaurer notre identité . Il console (2 Corinthiens 1:3-5), et crée de nouveau (Jean 10:10), par Sa Parole (Jean 1:1-3 ; Deutéronome 8:3). Par Sa parole, Dieu nourrit et fortifie notre être intérieur :   Il nous aime  d’un amour éternel (Jérémie 31:3) Il nous valorise  et nous approuve (Ésaïe 43:4 ; Genèse 1:31) Il nous guide  (Psaume 32:8) Il veille  sur nous (Ésaïe 41:10,13) Il nous rend capables  et courageux (Josué 1:9 ; Philippiens 4:13)   Recevoir ces vérités avec foi transforme notre perception de nous-mêmes et renforce notre attachement à Lui.   Quand Dieu parle, il remplit.   5. Cultiver la communion avec Dieu Cet attachement se développe à travers une vie de communion  : L’adoration , qui consiste à offrir à Dieu tout ce que nous avons de plus précieux. Adorer, c’est placer Dieu à la première place et renoncer à nos idoles. La Parole , méditée jour et nuit (Psaume 1:2), nourrit notre âme et nous garde enracinés dans la vérité.   L’adoration authentique, comme celle évoquée dans Jean 4, nous relie au Père et nous libère de nos dépendances. C’est une question de cœur.   Conclusion et application Seul le Père céleste  peut remplir notre intérieur. Il veut restaurer notre identité de fils et de filles aimés, afin que nous vivions libres de toute dépendance. Sa plénitude nous permet de remettre à leur juste place toutes les bonnes choses qu’Il nous donne.   Questions à méditer : Quelles béquilles ou dépendances m’empêchent de vivre pleinement mon attachement à Dieu ? Quelles carences mon Père céleste veut-il combler ? Quelles démarches concrètes puis-je entreprendre pour approfondir ma communion avec Lui ?   Ainsi, développer son attachement à Dieu, c’est apprendre à quitter nos appuis humains, pour découvrir en Lui la source de notre valeur, de notre paix et de notre véritable identité. Il nous invite à une relation de Père-fils avec Lui.   Réactions Les réactions qui ont suivi ce message démontrent la pertinence du sujet et l’impact qu’il a eu sur le cœur des hommes présents.  Notre Dieu est relationnel et veut que nous le soyons avec Lui, nous l’avons vécu lors de cette rencontre.

  • Paul et le divorce

    Série : Éthique chrétienne - Partie 4 Les Évangiles ne sont pas les seuls documents qui abordent le sujet du divorce et du remariage. Ce thème est également traité dans quelques passages de l’apôtre Paul. Le chapitre 7 de la première lettre aux Corinthiens nous informe de situations dont les Évangiles ne parlent pas. L’apôtre écrit en raison de questions posées par les Corinthiens eux-mêmes. Il y avait donc une situation qui incitait les croyants à poser de telles questions. 1 Corinthiens 7 Les croyants et le divorce Paul écrit au sujet des croyants qui pensent au divorce ou qui sont de fait divorcés. Les couples de croyants qui sont divorcés ne doivent pas se remarier. Sans adultère ou fornication, bien que les époux soient divorcés, le lien du mariage est encore valable. La répudiation n’entraîne pas automatiquement l’annulation de la relation conjugale. Les non-croyants et le divorce Ensuite, l’apôtre s’adresse à ceux et celles qui ont des conjoints non-croyants. Si ce dernier accepte de rester dans la relation, le croyant ne doit pas mettre fin à la relation. Par contre, si l’incroyant ne veut plus de cette relation et qu’il divorce, le croyant est libre de se remarier. 1 Timothée 5.8 Prendre soin de sa famille Finalement, il y a le texte de la première lettre à Timothée 5.8 qui dit : «  Si quelqu’un n’a pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu’un infidèle.  » Ce verset est un principe universel qui condamne le fait de négliger/abandonner les responsabilités familiales, et affirme que le refus des responsabilités familiales est un reniement de la foi et place cette personne dans la catégorie des « pires que les non-croyants ». Bien que ce verset ne traite pas directement du divorce, certaines interprétations suggèrent qu'une telle négligence peut constituer un motif de séparation ou de divorce. Ce verset met principalement l'accent sur l'accomplissement des devoirs sacrés du mariage et de la famille, dont le non-respect démontre un manque d'amour et de responsabilité au sein du foyer. « Être pire qu’un incroyant » est une indication que les non-croyants eux-mêmes sont horrifiés à l’égard d’une telle conduite. Tous les cas de violence physique et verbale, la cruauté mentale, la maltraitance familiale, la dépourvoyance , etc., sont de cette catégorie. Toutefois, il faut être prudent lorsqu’il est question d’accorder une permission de divorce/remariage car il est facile d’abuser de ce principe.   Que dois-je faire si mon divorce ou mon remariage n’a pas été fait selon les enseignements de la Bible ? Voici quelques conseils : Ne brise pas le mariage actuel ! Si tu as divorcé sans faute d’adultère et que tu as contracté un nouveau mariage, reconnais ce péché devant Dieu et confesse-le-lui. Demande pardon à Dieu et, si possible, aux personnes concernées (première épouse, nouvelle épouse, enfants). Il est possible que les enfants aient été blessés par le divorce et le remariage, alors voir avec eux. Sers-toi de ton expérience pour témoigner de la miséricorde de Dieu et pour enseigner d’autres sur la bonté de Dieu et l’importance qu’il accorde au mariage. Souviens-toi qu’une faillite conjugale n’est pas le péché impardonnable. La grâce surabonde.

  • La sexualité biblique... saine, sainte et voulue de Dieu !

    Série : Éthique chrétienne - Partie 5 Le contexte et la nécessité du message La sexualité est souvent négligée dans l’enseignement chrétien, bien qu’elle soit au cœur de la vie humaine. Dans une culture où le sexe est banalisé et perçu comme un simple besoin ou un divertissement, la vision divine a été déformée. La société et les forces spirituelles opposées à Dieu cherchent à convaincre que le bonheur dépend d’une sexualité sans limites. Or, cette illusion conduit à l’esclavage intérieur et à la destruction. La Parole de Dieu, au contraire, révèle que la sexualité a été donnée pour le bien de l’être humain, dans un cadre de sainteté et d’amour. Le piège du péché sexuel Le péché agit comme un appât séduisant mais fatal : il attire, promet une satisfaction immédiate, puis détruit celui qui s’y adonne. Romains 6:16 enseigne que l’on devient esclave de ce à quoi l’on obéit, et 1 Corinthiens 6:18 exhorte à « fuir l’immoralité sexuelle ». Les conséquences du péché sexuel touchent à la fois le corps et l’esprit. La pureté, quant à elle, protège la dignité, l’âme et la communion avec Dieu. Une illustration frappante : les loups et la tentation du péché Pour illustrer la nature trompeuse du péché sexuel, voici une histoire sur les Esquimaux et les loups. Les Esquimaux affûtent une lame, la recouvrent de sang qu’ils laissent geler, et la plantent dans la neige. Attirés par l’odeur, les loups lèchent le sang jusqu’à se couper la langue, finissant par boire leur propre sang sans s’en rendre compte et mourir de faim. De la même manière, le péché attire, séduit, nourrit une faim trompeuse . Mais à force de s’y complaire, on finit par se détruire soi-même. Romains 6:16 et 1 Corinthiens 6:18 nous rappellent que le péché sexuel a des conséquences spirituelles et physiques , et que le croyant doit « fuir l’immoralité sexuelle » plutôt que de la tolérer. L’éthique biblique de la sexualité La Bible est claire et sans ambiguïté. Galates 5 identifie trois catégories de péché sexuel : L’impudicité ( porneia )  : toute relation sexuelle hors du mariage, l’adultère, l’inceste ou la fornication. L’impureté ( akatharsia )  : les comportements dégradants qui salissent le corps et l’esprit. La dissolution ( aselgeia )  : la débauche et la perte de maîtrise. Ceux qui vivent dans ces pratiques refusent l’ordre divin et s’excluent eux-mêmes du Royaume de Dieu. Ce que la Parole de Dieu condamne L’Écriture rejette toute forme d’union ou de pratique sexuelle contraire à la sainteté : l’adultère, la fornication, les relations avec des prostituées, l’inceste, la pédophilie, la bestialité, les relations homosexuelles, la pornographie, la polygamie, le polyamour et les pratiques violentes ou humiliantes. Ces comportements profanent la conception divine du corps et pervertissent le but originel de la sexualité : l’amour, la fidélité et le respect mutuel. Dieu, créateur et auteur de la sexualité La sexualité humaine est un don de Dieu. Elle ne résulte pas du péché, mais de la création même. Dieu a formé l’homme et la femme pour se compléter et refléter Son image dans leur union. Réduire la sexualité à un instinct animal revient à nier la nature spirituelle de l’être humain, porteur du souffle divin (Genèse 2:7). Loin de Dieu, l’homme perd son sens et se vide de vie spirituelle ; en Dieu, la sexualité retrouve sa beauté, sa profondeur et son but. La sexualité célébrée dans le mariage Loin de condamner le plaisir, la Bible le célèbre dans le cadre du mariage. Le Cantique des Cantiques  décrit avec poésie la tendresse et le désir entre époux. Proverbes 5:18-19 exhorte l’homme à se réjouir avec la femme de sa jeunesse. Le plaisir sexuel, vécu dans l’amour et la fidélité, glorifie Dieu. Ainsi, le mariage devient le seul espace où la sexualité trouve sa pleine signification : union physique, émotionnelle et spirituelle ; expression d’amour, de don et de service mutuel ; et acte d’obéissance à Dieu. Le mariage, une alliance sacrée Selon 1 Corinthiens 7, le mariage est une alliance devant Dieu, non une simple formalité légale. Les époux s’appartiennent mutuellement, se respectent, se soutiennent et se pardonnent. Ils ne doivent pas se priver l’un de l’autre, sauf d’un commun accord pour un temps de prière. La sexualité conjugale devient ainsi un moyen de protection contre la tentation et un lieu d’intimité spirituelle. Le mariage représente l’amour de Christ pour son Église : fidèle, pur et indestructible. La sanctification et la maîtrise de soi Colossiens 3:5-7 appelle le croyant à « faire mourir ce qui appartient à la chair ». Vivre la sexualité selon Dieu exige discipline, obéissance et dépendance envers le Saint-Esprit. Celui-ci donne la force de résister à la tentation, mais la décision de marcher dans la pureté appartient à chacun. La sexualité vécue dans la fidélité devient un outil de sanctification : la chasteté avant le mariage, la fidélité dans le mariage et le respect du corps comme temple du Saint-Esprit. Un appel à la repentance et à la restauration Dieu offre la possibilité du pardon et de la transformation à quiconque se repent. Celui qui a vécu dans le désordre sexuel peut être purifié, rétabli et renouvelé. Il suffit de reconnaître sa faute, de la confesser et de revenir à la vérité de la Parole. La prière devient alors une consécration : « Seigneur, aide-moi à t’honorer avec mon corps, mes pensées et mes désirs. » La foi mise en pratique Le diable se fiche que vous alliez à l’église ou que vous lisiez la Bible, tant que votre vie ne change pas. La vraie foi ne se mesure pas à la fréquentation religieuse ni à la connaissance biblique, mais à l’obéissance. Dieu désire un peuple qui vit Sa Parole dans tous les domaines de la vie, y compris la sexualité. Le principe fondamental demeure : Dieu est pour le sexe. Le sexe est pour le mariage. Le mariage est pour la vie. Et la vie est pour Christ. Synthèse finale L’enseignement biblique sur la sexualité se résume ainsi : Elle est voulue par Dieu, bonne et belle dans Son cadre. Elle devient destructrice lorsqu’elle s’éloigne de Son plan. Elle unit, sanctifie et fortifie les liens conjugaux. Elle appelle à la pureté, la fidélité et la consécration. Vivre une sexualité sainte, c’est reconnaître que notre corps et nos désirs appartiennent à Dieu. Ainsi, chaque dimension de notre existence — même la plus intime — devient un moyen de glorifier le Créateur. Article rédigé par ChatGPT à partir du message du pasteur Gilles Adams

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