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- L'expérience d'une vie
Série : Galates, l'Évangile sans compromis - partie 5 Il y a quelque chose d'étrange dans la question que Paul pose aux Galates. Ce n'est pas une question de doctrine abstraite. C'est une question qui part de leur vécu : « Vous avez reçu le Saint-Esprit. Vous avez vu des miracles. Vous avez cru l'Évangile et votre vie a changé. Alors pourquoi êtes-vous en train de tout abandonner pour revenir à vos propres efforts ? » Galates 3.1–5 est peut-être l'un des passages les plus personnels de l'apôtre Paul. Il ne débat pas, il ne cite pas les Écritures — il interpelle. Il pointe vers ce que les Galates ont eux-mêmes vécu, touché, expérimenté. Et c'est là que le message nous rejoint, nous aussi. « Qui vous a ensorcelés ? » Paul commence fort. « Galates sans intelligence ! Qui vous a ensorcelés ? » Le mot grec utilisé — baskainō — est le seul emploi de ce terme dans tout le Nouveau Testament. Il signifie littéralement jeter le mauvais œil, ensorceler. C'est une expression forte, presque choquante. Le mot traduit par « sans intelligence » ne signifie pas que les Galates sont stupides. En grec, il désigne des gens qui ne font pas usage de leur intelligence dans une situation donnée. Autrement dit : vous savez quelque chose, vous avez reçu quelque chose de réel — mais vous agissez comme si ça ne comptait plus. Ce reproche est à la fois intellectuel et moral. Paul leur dit : réveillez-vous. Rappelez-vous ce que vous avez vécu. Rappelez-vous ce que vous m'avez entendu prêcher. Et combien cette réalité se reproduit encore aujourd'hui. On peut recevoir une parole vraie, vivre une expérience authentique avec Dieu, et puis laisser entrer un mensonge — progressivement, subtilement — jusqu'à ne plus reconnaître où on en est. Les yeux se voilent. Le cœur s'égare. La source de la vérité passe au second plan. La croix, affichée devant vos yeux Paul ajoute une image saisissante : « vous aux yeux de qui Jésus-Christ a été décrit comme crucifié. » Le verbe utilisé en grec, prographō, signifie écrire publiquement, afficher, placarder. Comme une annonce posée sur un mur public pour que tout le monde la voie. Paul avait prêché la croix avec une telle vivacité, une telle précision — Gethsémané, le procès injuste, la couronne d'épines, Golgotha — que les Galates pouvaient presque voir la scène devant eux. Ce n'était pas une doctrine abstraite. C'était une réalité présentée de manière vivante : Jésus-Christ, sans faute, sans crime, crucifié à leur place. À cette époque, les crucifixions étaient visibles. Les gens pouvaient croiser, en entrant dans une ville, des criminels cloués sur des croix. Paul a décrit le Messie parfait subissant cette mort-là — portant nos injustices à notre place. Et ceux qui avaient entendu ce message l'avaient cru. Le Saint-Esprit avait agi. Leur vie avait changé. Leur problème, dit Paul, n'est pas un manque d'information. C'est qu'ils abandonnent ce qu'ils savent déjà. C'est une question qui mérite qu'on s'y arrête personnellement. Y a-t-il une vérité que vous avez reçue de Dieu — une révélation dans une période de prière, une parole entendue dans un sermon, une certitude reçue lors d'une lecture — que vous avez graduellement mise de côté ? Le problème n'est souvent pas ce qu'on ignore. C'est ce qu'on n'applique plus. La loi ou la foi ? La vraie question La question centrale que Paul pose deux fois — au verset 2 et au verset 5 — est celle-ci : Est-ce par les œuvres de la loi ou par l'écoute de la foi que vous avez reçu l'Esprit ? Depuis la Réforme protestante, l'interprétation classique comprend les « œuvres de la loi » comme les efforts moraux humains pour mériter la faveur de Dieu : obéir pour être béni, accomplir des actes religieux pour gagner sa grâce, accumuler des mérites pour appartenir à son peuple. Des théologiens contemporains comme N.T. Wright ajoutent à cela la dimension des marqueurs identitaires du judaïsme — la circoncision, les règles alimentaires, l'observance du sabbat — ces signes qui séparaient Israël des autres nations et servaient de critères d'appartenance. Dans les deux cas, la logique est la même : tu dois faire quelque chose pour mériter ta place. Et cet évangile là est encore prêché aujourd'hui. Si tu es une bonne personne, tu seras sauvé. Ou dans des versions plus subtiles : oui, tu crois en Jésus, mais tu dois aussi être baptisé / donner ta dîme / accomplir tel commandement pour être vraiment accepté de Dieu. Ce sont les mêmes chaînes, avec des noms différents. L'Évangile de Paul dit exactement l'inverse : c'est Jésus qui accomplit la loi. C'est Jésus seul qui est juste. Et lorsque tu places ta foi en lui, tu n'es plus dans ta propre justification — tu es dans la sienne. Tu es déjà aimé. Tu es déjà accepté. Tu es déjà apprécié. Non pas parce que tu as fait quelque chose, mais parce qu'il a tout accompli. Commencer par l'Esprit pour finir par la chair Le verset 3 frappe par sa précision : « Après avoir commencé par l'Esprit, voulez-vous maintenant finir par vos propres forces ? » La « chair » ne désigne pas ici le corps ou les désirs immoraux. Elle désigne tout ce qui relève de l'effort humain autonome — la tentative de vivre la vie chrétienne sans dépendance réelle à Dieu. Essayer de faire le bien sans lui. La chair, ce n’est pas juste faire le mal. C'est essayer de faire le bien tout seul. On reconnaît ce glissement dans des réalités très concrètes : Le croyant qui commence à lire sa Bible par désir de Dieu, mais qui finit par se sentir coupable chaque fois qu'il manque une journée. Il est passé de la relation à la performance. Le parent chrétien qui veut produire des enfants parfaits, imposer la foi par la discipline et le contrôle, plutôt que de dépendre de Dieu pour leurs cœurs. C'est un stress spirituel constant — et une tâche qu'aucun être humain ne peut accomplir seul. Le serviteur qui démarre dans la joie mais finit épuisé, se sentant indispensable, ayant perdu la légèreté parce que le service est devenu un fardeau humainement porté plutôt qu'une œuvre de l'Esprit. Le leader qui organise, planifie, structure avec compétence — mais qui prie peu, qui dépend de son expérience plus que de Dieu. Et peut-être la forme la plus insidieuse : la personne qui se demande constamment suis-je assez bien ? Est-ce que Dieu est satisfait de moi ? — toujours en quête d'une assurance qui ne vient jamais parce qu'elle cherche à la mériter. Paul dit : vous avez commencé par l'Esprit. Pourquoi voudriez-vous finir par vos propres forces ? Comment discerner une vraie expérience de l'Esprit Paul ne s'appuie pas sur des arguments doctrinaux pour convaincre les Galates. Il pointe vers leur expérience vécue comme preuve que la foi suffit. Mais cela soulève une question légitime : comment distinguer une expérience authentique du Saint-Esprit d'une simple émotion humaine ? Les émotions sont réelles et bonnes — Dieu nous les a données. Mais elles ne sont pas une autorité finale. Voici quelques critères de discernement utiles. Un alignement avec l'Évangile. L'Esprit ne contredit jamais la grâce, la croix, et l'identité en Christ. Si une expérience vous pousse vers la culpabilité écrasante ou la performance religieuse, ce n'est pas le Saint-Esprit qui agit. Et à l'inverse, une soi-disant révélation qui vous placerait au-dessus de la croix — comme si vous n'aviez pas besoin que Christ soit mort pour vous — n'est pas de l'Esprit non plus. La direction de l'expérience. Le Saint-Esprit attire vers Dieu, produit l'humilité, centre sur Christ. Une émotion purement humaine tend à recentrer sur soi-même, amplifier l'ego, ou alimenter la peur et le contrôle. Le fruit dans la durée. Une émotion seule est intense, mais elle passe. Quand l'Esprit de Dieu agit vraiment, il transforme en profondeur. Les changements s'inscrivent dans la durée. La cohérence avec les Écritures. L'Esprit éclaire la vérité, il ne la contourne pas. Si ce que vous avez reçu résiste mal à la lecture de la Bible ou à la question d'un frère ou d'une sœur qui connaît les Écritures, méfiez-vous. La confirmation communautaire. Dans le Nouveau Testament, l'expérience de l'Esprit n'est jamais totalement isolée. Elle est discernée dans la communauté. Paul écrit aux Corinthiens, aux Thessaloniciens, à toutes ses églises en les encourageant à discerner ensemble ce qui vient de Dieu. Être seul sur une île avec une révélation personnelle que personne d'autre ne peut confirmer mérite prudence. Revenez à ce que vous avez expérimenté C'est finalement l'appel de Paul aux Galates — et son appel pour nous. Revenez à ce que vous avez reçu. Revenez au moment où quelque chose s'est passé entre vous et Dieu. Revenez à la simplicité de la foi en Jésus-Christ. Peut-être que votre vie de prière est devenue sèche. Peut-être que le service est devenu mécanique. Peut-être que vous portez un fardeau que Dieu ne vous a pas demandé de porter seul. La bonne nouvelle — c'est la même bonne nouvelle que les Galates ont entendue — c'est que ce n'est pas par vos propres forces que vous êtes appelés à vivre. Christ vit en vous. L'Esprit qui a agi au commencement continue d'agir. Et il n'attend pas que vous méritiez sa présence pour se manifester. Ouvrez-vous à lui. Pas demain, pas quand vous vous sentirez assez bien. Maintenant, avec ce que vous êtes. Pour aller plus loin : Ce message fait partie de la série Galates — L'Évangile sans compromis. Des capsules complémentaires sont disponibles chaque semaine sur la chaîne YouTube de l'Église Fusion et sur notre page Facebook. Des questions sur Galates 3 ? Écrivez nous — on y répondra en capsule en semaine. Message du pasteur David Naud résumé par Claude.
- L'hypocrisie : un piège depuis le commencement
Église Fusion | Série : Galates — L'Évangile sans compromis | Message 4 « Moi, je retourne plus dans une église, c'est juste une gang d'hypocrites. » Qui n'a pas entendu cette phrase ? Elle revient dans les conversations, sur les réseaux sociaux, dans la bouche de proches qui ont quitté la foi ou qui hésitent à y revenir. Et franchement — elle mérite d'être prise au sérieux plutôt que balayée du revers de la main. C'est exactement ce que Paul fait dans Galates 2.11–21 . Il nomme l'hypocrisie là où elle se trouve, même chez l'apôtre Pierre. Et il nous montre que ce piège n'est pas une nouveauté : il remonte au commencement, et il menace encore l'Église aujourd'hui. Ce que l'hypocrisie dans l'Église ressemble concrètement Avant d'entrer dans le texte, il vaut la peine de nommer les formes que l'hypocrisie prend dans nos milieux. Six pièges reviennent régulièrement. Dire une chose et vivre l'inverse. Prêcher l'amour le dimanche et ignorer son voisin le lundi. Parler de pardon tout en gardant rancune. Ce décalage entre la parole proclamée et la vie vécue est l'une des premières causes de blessures dans l'Église. La morale à deux vitesses. Juger sévèrement les autres tout en excusant ses propres fautes. Les chrétiens qui appliquent des standards différents selon qui est dans la pièce. L'apparence spirituelle sans transformation réelle. Le bon langage, les bonnes pratiques, les bonnes positions doctrinales — sans que cela touche réellement le cœur ou le comportement hors des murs de l'église. L'utilisation de la foi pour dominer. Des leaders qui refusent toute remise en question, qui ne rendent de comptes à personne, qui s'abritent derrière « l'onction divine » pour exercer un pouvoir sans contrôle. Les victimes ne sont pas écoutées. C'est un terrain dangereux. Prêcher la grâce mais pratiquer la dureté. Une culture d'église perçue comme légaliste, qui impose ses standards de sanctification plutôt que d'accompagner la transformation intérieure. L'unité proclamée, la ségrégation pratiquée. Des préjugés envers certains groupes, des limitations dans les rôles de leadership selon l'origine ethnique ou le statut social. L'Évangile dit autre chose. Ces réalités existent. Les critiquer n'est pas injuste. Certaines proviennent d'attentes idéalisées — personne ne sera jamais parfait, ni les pasteurs ni les membres — mais d'autres révèlent de vraies incohérences qui blessent des gens et qui écartent des personnes de Dieu. Il faut les nommer. Pierre à Antioche : le portrait de l'hypocrisie Le récit de Galates 2.11–21 se passe à Antioche. Pierre — le Pierre, l'apôtre, celui qui a reçu la vision en Actes 10 lui montrant clairement que la bonne nouvelle de Jésus-Christ était pour toutes les nations — mangeait librement avec les croyants non-juifs. Il vivait ce que l'Évangile enseigne : en Christ, il n'y a pas de distinction entre Juif et non-Juif. Puis des gens de l'entourage de Jacques arrivent de Jérusalem. Et là, Pierre s'esquive. Il se retire. Il commence à se tenir à l'écart des non-Juifs, par crainte des « circoncis ». Paul nomme la chose sans détour : c'est de l'hypocrisie. Et pire — Barnabas, un homme de Dieu d'expérience, un croyant solide, a été entraîné dans le même double jeu. L'influence de Pierre était si forte que d'autres ont commencé à faire comme lui. Ce récit pose une question inconfortable : est-ce que notre comportement change selon qui est dans la pièce ? La pression sociale — même dans l'Église — peut nous pousser à jouer un double jeu. On ne vérifie pas les sources, on ne confronte pas les suppositions que les autres ont de nous. On s'adapte. Et ce faisant, on trahit l'Évangile. Pourquoi c'est sérieux : une question d'Évangile Paul ne corrige pas Pierre pour une question de protocole culturel. Il le fait parce que le comportement de Pierre envoyait un message théologique faux : la foi en Christ ne suffit pas — il faut encore adopter les pratiques juives pour appartenir pleinement au peuple de Dieu. C'est ce que Paul appelle les « œuvres de la loi » — les marqueurs identitaires du judaïsme (circoncision, règles alimentaires, observance du sabbat) utilisés comme conditions d'appartenance. Mais la logique va plus loin. Partout où l'on dit « oui, tu es sauvé, mais il faut aussi que tu fasses ça … », on reconstruit la même structure. On ajoute quelque chose à la croix. Paul l'affirme trois fois dans le passage pour qu'il n'y ait aucune ambiguïté : ce n'est pas par les œuvres de la loi que l'homme est déclaré juste, mais par la foi en Jésus-Christ. La justification — être déclaré juste devant Dieu, être accepté dans son peuple — vient de la foi seule. Pas des sacrements accomplis, pas de la dîme versée, pas du baptême reçu, pas des commandements observés. Ces choses ont leur place dans la vie chrétienne, mais elles ne sauvent pas. C'est Jésus-Christ seul qui sauve. Cette vérité est encore prêchée de travers au Québec. L'idée que « si tu es une bonne personne, tu vas être sauvé » est un Évangile d'œuvres. Paul s'y oppose radicalement. La réponse au double jeu : vivre de l'intérieur Alors si la loi ne dirige plus nos actes, qu'est-ce qui empêche de faire n'importe quoi ? C'est l'objection que Paul anticipe — et c'est exactement la réaction qu'un jeune de notre église a eue récemment quand on lui expliquait la grâce : « Ça veut dire qu'on peut faire n'importe quoi ? » La réponse se trouve au verset 20, l'un des versets les plus profonds du Nouveau Testament : J'ai été crucifié avec Christ. Ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi. Ce n'est pas un idéal lointain. C'est une réalité spirituelle. Le Saint-Esprit — l'Esprit de Jésus — habite en chaque croyant. Et Jésus en nous n'est pas sans puissance, sans direction, sans transformation. Ce n'est pas le chrétien qui s'efforce de « bien se comporter » par discipline personnelle. C'est Jésus qui vit sa vie en nous et à travers nous — dans l'amour, dans le don, dans l'authenticité. L'hypocrisie est exactement l'opposé de ça : substituer le regard humain au regard de Dieu. Se cacher derrière un faux visage. Dissocier la vérité confessée de la vie vécue. La solution, c'est laisser le Seigneur transformer la pensée de l'intérieur. Pas une performance externe, mais une transformation réelle. Pierre n'est pas resté dans l'hypocrisie Il y a quelque chose d'encourageant dans la suite de l'histoire de Pierre. Des années après l'incident d'Antioche, dans sa première lettre, il écrit à des croyants non-Juifs : > Vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis… Vous qui autrefois n'étiez pas un peuple, vous êtes maintenant le peuple de Dieu. Il l'avait pleinement assumé. Il était sorti du double jeu. La transformation avait eu lieu — pas instantanément, mais réellement. Et plus touchant encore : dans 2 Pierre 3.15–16 , Pierre parle de Paul comme d'un « bien-aimé frère » à qui Dieu a donné une sagesse particulière. L'homme qui l'avait repris publiquement — Pierre le cite avec tendresse et reconnaissance. Il n'a pas gardé l'amertume. Il a grandi. Pour toi, aujourd'hui Y a-t-il un domaine de ta vie où tu joues un double jeu ? Un aspect de ta pensée ou de ton comportement qui change selon qui est dans la pièce ? Une vieille conviction sur les autres, sur toi-même, sur ce qu'un chrétien devrait faire — et tu sais au fond de toi que ce n'est pas ce que l'Évangile dit ? Laisse le Seigneur t'affranchir là-dessus. Ce n'est pas toi qui dois te redresser par tes propres forces. C'est lui qui vit en toi, et il t'amène — comme il a amené Pierre — à marcher dans ce qu'il a pleinement pour toi. Et si tu portes de l'amertume envers quelqu'un qui t'a repris avec raison — même si ça a été difficile, même si ça a fait mal — c'est peut-être le moment de pardonner. De relâcher. De passer à une vie libre dans l'amour et la vérité. Pour aller plus loin : Ce message fait partie de la série Galates — L'Évangile sans compromis . Des capsules complémentaires sont disponibles sur la chaîne YouTube de l'Église Fusion et sur notre page Facebook. Des questions sur Galates 1 ou 2 ? Écris-nous — on y répondra en semaine. Message du pasteur David Naud résumé par Claude
- L'Évangile de l'apôtre Paul approuvé !
Série : Galates, l'Évangile sans compromis - partie 3 Comme il ne peut y avoir qu’un seul Évangile et qu’on ne peut pas y ajouter quoi que ce soit, l’apôtre Paul se propose de démontrer l’unicité de son évangile. Comment ? Au moyen d’un témoignage qui est en fait une thèse. Une thèse est une démonstration argumentée d'une théorie ou d'un point de vue spécifique, soutenu devant un jury. Quelle est cette thèse ? Gal. 1.11-12 Je vous déclare, frères, que l’Évangile qui a été annoncé par moi n’est pas de l’homme; car je ne l’ai ni reçu ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus-Christ. Son argumentaire commence avec l’affirmation que son évangile est le résultat d’une révélation, qui est précisément le dévoilement d’une parole, d’une personne ou du plan de Dieu, inaccessible par un moyen humain quelconque. C’est pourquoi l’Évangile ne peut pas être une œuvre de la science, ni être prouvé par la science. Il est donné par Dieu, par le moyen d’une révélation qui doit être reçue par la foi. Toute modification de cette révélation salvatrice est un acte contre Dieu. Paul soutient sa thèse grâce à cinq affirmations : 1) J’avais une profonde aversion pour l’Église (1.13-14) ; 2) J’ai été mis à part dès le sein maternel (v.15-16) ; 3) Je ne suis pas allé à Jérusalem pour consulter les premiers apôtres (v.17-24) ; 4) Ce n’est que quatorze ans après que j’ai rencontré les apôtres (2.1-10) ; 5) Ils m’ont approuvé. La résistance que l’apôtre a rencontrée lors de sa présentation a mis en lumière deux grandes vérités pour nous : l’Évangile nous a délivré de la puissance du péché, et c’est la vérité ; et cette délivrance nous a rendus libres pour servir Dieu.
- Un seul Évangile
Série : Galates, l'Évangile sans compromis - Partie 2 La lettre aux Galates fait partie de ces deux grands textes de Paul (Romains et Galates) qui ont pour but de montrer que la loi ne peut pas justifier personne devant Dieu. Le début de la lettre aux Galates est d’autant plus intéressant, puisqu’il commence avec une affirmation sans condition : il n’y a qu’un seul Évangile. Le problème qui sous-tend tout ce texte de Paul est celui des judaïsants qui avaient infiltré leur communauté. Ceux-ci imposaient aux Galates l’observance de la loi mosaïque (notamment la circoncision et d’autres traditions) comme étant nécessaire au salut. Ils prônaient un ajout qui déformait l’essence de l’Évangile… la loi de Moïse et la circoncision. Pour nous, les croyants bibliques, l'Évangile désigne la bonne nouvelle du salut offert par Dieu à travers la vie, la mort et la résurrection de Jésus-Christ et le don du Saint-Esprit (1Co 15.1-9). Ceux qui ajoutent une quelconque loi ou pratique seront livrés au jugement d’anathème qui signifie être sous la malédiction de Dieu. Nous ne pouvons pas accepter aucun autre message que celui qui nous est donné par le témoignage apostolique (le NT). Aucune religion, dénomination, pratique religieuse ou de simplement aller à l’église, de prière, de prédicateur, de spiritualité ou de self-improvement ne peut conduire ou produire une vie après la mort dans le ciel avec Dieu. Alors, rappelons-nous cette parole de Jésus : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi . (Jean 14.6)
- Galates : l'Évangile sans compromis
Série : Galates, l'Évangile sans compromis - Partie 1 Nous avons commencé une nouvelle série biblique dans l’épître aux Galates, sous un thème fort et nécessaire : Galates, l’Évangile sans compromis . Ce n’est pas un simple slogan. C’est un enjeu vital. Car dès les débuts de l’Église, l’Évangile a été attaqué, déformé, dilué. Et chaque fois que l’Évangile est affaibli, les conséquences sont graves : la grâce devient floue, la foi perd sa force, les vies ne sont plus transformées, et les églises finissent par s’éteindre. L’apôtre Paul écrit aux églises de Galatie dans un contexte de crise. Son autorité est contestée. Son message est remis en question. Des enseignants veulent ajouter des exigences humaines à l’œuvre parfaite de Jésus-Christ. Paul doit donc défendre à la fois son appel et le vrai Évangile : celui qui sauve, qui libère, qui transforme. Et ce qui frappe, c’est que dès les cinq premiers versets de cette lettre, tout est déjà là : l’appel de Dieu, la communion fraternelle, la grâce, la paix, la délivrance et la gloire de Dieu. À partir de Galates 1.1-5 , quatre grandes questions émergent pour nous aujourd’hui : Qui t’a établi ? Qui est avec toi ? Que souhaites-tu aux autres ? As-tu été arraché au monde actuel ? Ces quatre questions ne sont pas théoriques. Elles touchent directement notre foi, notre identité, nos relations et notre mission. 1. Qui t’a établi ? Paul ouvre sa lettre de manière directe : « Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par un homme, mais par Jésus-Christ et Dieu le Père, qui l’a ressuscité des morts… » (Galates 1.1) Dès le départ, Paul pose un fondement essentiel : sa mission ne vient pas des hommes . Il n’a pas été établi par une institution humaine, ni validé par un simple mécanisme religieux. Il a été appelé par Jésus-Christ lui-même . Pourquoi insiste-t-il là-dessus ? Parce que son autorité est attaquée. On remet en doute sa légitimité. On essaie de discréditer son message. Mais Paul sait une chose : quand Dieu appelle, l’opposition humaine ne peut pas annuler cet appel. C’est une parole capitale pour nous aussi. Beaucoup de croyants vivent en fonction de l’approbation des autres. Ils avancent si on les encourage, ils s’arrêtent si on les critique. Ils servent si quelqu’un leur donne une place, mais se découragent si cette place disparaît. Pourtant, la vraie stabilité dans la foi ne vient pas de l’opinion des gens. Elle vient de la conviction que Dieu nous a appelés . La vraie question n’est donc pas : Qui t’approuve ? La vraie question est : Qui t’a établi ? Si tu es là seulement à cause d’une personne, tu risques de tomber quand cette personne te déçoit. Si tu sers seulement parce qu’un homme ou une femme t’a demandé quelque chose, tu risques d’abandonner quand la reconnaissance n’est plus au rendez-vous. Mais si tu sais que le Seigneur t’a parlé, t’a sauvé, t’a envoyé, alors tu tiens ferme. Paul avait rencontré Jésus sur le chemin de Damas. Son appel n’était pas une théorie. C’était une rencontre. Une conversion. Une transformation. Une mission. Et cela change tout. Quand l’opposition vient, quand le rejet frappe, quand les critiques se multiplient, celui qui sait que Dieu l’a envoyé possède une assurance intérieure que personne ne peut produire artificiellement. Cette paix-là ne vient pas de l’ego. Elle vient de Dieu. Il faut aussi le dire sans détour : le rejet fait partie du parcours chrétien. Paul l’a vécu. Jésus lui-même l’a vécu parfaitement. Donc si tu souffres parfois d’être incompris, remis en question ou rejeté, tu n’es pas dans une situation étrange. Tu marches sur un terrain que Christ connaît déjà. La solution n’est pas de vivre pour plaire à tout le monde. C’est de revenir à cette conviction: Dieu est vivant, Christ est ressuscité, et c’est lui qui appelle, équipe et envoie. 2. Qui est avec toi ? Le verset suivant semble simple, mais il est extrêmement riche : « Et tous les frères qui sont avec moi… » (Galates 1.2) Paul ne dit pas seulement : “ Moi, Paul, je vous écris .” Il ajoute : « les frères qui sont avec moi » . Son appel est personnel, mais il n’est pas isolé. Son autorité vient de Dieu, mais son ministère se vit en équipe. Son message est fort, mais il est porté dans la communion fraternelle. Voilà un point que beaucoup négligent : la foi chrétienne n’a jamais été conçue pour être vécue seul . Oui, il faut une relation personnelle avec Dieu. Oui, il faut entendre la voix du Seigneur. Oui, il faut être enraciné dans une conviction verticale. Mais cette relation verticale avec Dieu doit produire une réalité horizontale : la communion avec des frères et des sœurs. Paul n’est pas un croyant solitaire. Jésus non plus ne l’était pas. Jésus a appelé les douze. Il a formé une communauté. Il a mangé avec ses disciples. Il a marché avec eux. Il a partagé leurs joies et leurs douleurs. Il a pleuré avec Marthe et Marie. Il est allé chez Zachée. Il a participé à des noces. Il s’est laissé entourer. Son ministère était profondément relationnel. Même à Gethsémané, dans l’angoisse, il demande à ses disciples : « Veillez avec moi. » Cela devrait nous réveiller. Si Jésus, dans son humanité parfaite, a exprimé un besoin de soutien, alors il n’y a aucune honte à reconnaître que nous aussi, nous avons besoin des autres. Avoir besoin d’aide n’est pas un manque de foi. Avoir besoin de frères et de sœurs n’est pas une faiblesse. Vouloir être soutenu dans l’épreuve n’est pas un péché. L’isolement détruit. La solitude choisie pour fuir les relations n’est pas une victoire spirituelle. Elle contredit le cœur de Dieu. Bien sûr, il existe une bonne solitude : celle de la prière, du ressourcement, du silence devant Dieu. Jésus lui-même se retirait pour prier. Mais cette solitude n’était jamais une fuite permanente du corps de Christ. Elle servait à revenir plus pleinement dans la mission et dans la relation. Le problème n’est donc pas de prendre du recul. Le problème, c’est de faire de l’isolement un mode de vie. Alors la question demeure : qui est avec toi ? As-tu des frères et des sœurs qui prient avec toi ? Qui te reprennent quand tu dévies ? Qui t’encouragent quand tu faiblis ? Qui se réjouissent avec toi quand Dieu agit ? Une foi sans Église finit souvent par devenir une foi à sa propre image. Et ça, c’est dangereux. La vérité de l’Évangile n’a pas été confiée à un individu seul, mais à l’Église entière. 3. Que souhaites-tu aux autres ? Paul poursuit avec cette salutation : « Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu le Père et du Seigneur Jésus-Christ. » (Galates 1.3) Ce n’est pas une formule vide. Ce n’est pas une politesse religieuse. C’est un souhait profondément chrétien. Paul ne souhaite pas simplement la réussite, le confort ou une semaine agréable. Il souhaite la grâce et la paix . La grâce La grâce, c’est la faveur imméritée de Dieu envers des pécheurs. C’est le don que nous ne pouvions pas mériter. C’est le salut offert en Jésus-Christ. C’est Dieu qui vient vers nous avec bonté, pardon, adoption, pardon et restauration. Dans Galates, Paul défendra cette grâce bec et ongles. Pourquoi ? Parce que dès qu’on ajoute autre chose à Christ pour être accepté de Dieu, on détruit l’Évangile. La paix La paix dont Paul parle n’est pas une simple détente émotionnelle. Ce n’est pas un état passager qui dépend des circonstances. Ce n’est pas “je me sens bien aujourd’hui”. La paix biblique est plus profonde. Elle commence par la paix avec Dieu . En Jésus-Christ, nos péchés sont pardonnés. La séparation est brisée. Nous sommes réconciliés avec le Père. Ensuite, cette paix transforme nos relations humaines. En Christ, les barrières tombent. Les divisions ethniques, religieuses, sociales et culturelles perdent leur pouvoir ultime. L’Évangile crée un peuple nouveau. Enfin, cette paix devient intérieure : cette paix qui surpasse l’intelligence, qui ne nie pas les difficultés, mais qui affirme que Dieu demeure souverain au milieu de tout. Et là, une autre question surgit, beaucoup plus personnelle : que souhaites-tu réellement aux autres ? C’est une question révélatrice. Certaines personnes ne pensent presque jamais aux autres, tant elles sont absorbées par leur propre douleur, leur fatigue ou leur intérêt personnel. D’autres pensent aux autres, mais dans l’amertume, dans la comparaison, dans le ressentiment, parfois même dans le désir de vengeance. Ce n’est pas parce qu’on pense beaucoup aux autres qu’on les aime réellement. Paul, lui, souhaite grâce et paix. Voilà le test. Quand ton cœur est rempli de Christ, tu ne cherches pas à écraser les autres, ni à les ignorer. Tu commences à désirer sincèrement leur bien en Jésus-Christ. Mais soyons francs : cela n’arrive pas naturellement dans un cœur blessé, amer ou orgueilleux. Il faut que Dieu guérisse. Il faut qu’il pardonne en profondeur. Il faut qu’il arrache les racines de haine, de dureté, de jalousie ou d’égoïsme. Quand le Seigneur transforme le cœur, les souhaits changent. On cesse de vouloir seulement protéger son territoire. On commence à désirer que les autres goûtent eux aussi à la grâce de Dieu et à sa paix. 4. As-tu été arraché au monde actuel ? Le cœur de l’introduction se trouve ici : « Jésus-Christ s’est donné lui-même pour nos péchés, afin de nous arracher du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père. » (Galates 1.4) Ce verset est dense, puissant, central. Il s’est donné lui-même Jésus ne s’est pas contenté d’enseigner. Il ne s’est pas seulement présenté comme un modèle moral. Il s’est donné lui-même . Son sacrifice a été volontaire. Il n’a pas été forcé contre sa volonté. Il s’est livré par amour, dans l’unité parfaite avec le Père. Pour nos péchés Il n’est pas mort pour lui-même. Il est mort pour nos péchés . C’est la logique du remplacement, de la substitution. Il a pris notre place. Il a porté ce que nous méritions. Il a assumé le jugement que nos fautes appelaient. Sans cette vérité, la croix devient un symbole flou. Avec cette vérité, elle redevient ce qu’elle est : le lieu où le Fils de Dieu s’est offert pour sauver des pécheurs. Afin de nous arracher du présent siècle mauvais Le salut n’est pas seulement pardon. Il est aussi délivrance . Jésus ne nous pardonne pas pour nous laisser esclaves du même système de pensée, des mêmes chaînes, des mêmes ténèbres. Il nous arrache. Il nous libère. Il nous transfère d’un règne à un autre. Le “présent siècle mauvais” désigne ce monde marqué par le péché, la corruption, l’orgueil, la rébellion, l’injustice et la mort. Christ ne nous sauve pas simplement pour améliorer un peu notre confort spirituel. Il nous sauve pour nous faire entrer déjà maintenant dans la réalité du royaume de Dieu. Autrement dit, la foi chrétienne n’est pas juste une opinion religieuse. C’est une nouvelle naissance. Une délivrance réelle. Un changement d’appartenance. Une autre manière de vivre, de penser, d’aimer, d’espérer. Alors la question n’est pas seulement : Crois-tu certaines vérités sur Jésus ? La question est : As-tu été arraché ? As-tu connu cette libération ? As-tu vu Christ transformer tes désirs, tes pensées, ton rapport au péché, ton espérance ? Es-tu encore entièrement façonné par ce monde ou bien le royaume de Dieu a-t-il déjà commencé son œuvre en toi ? L’Évangile sans compromis ne dit pas seulement : “Tu peux être pardonné.” Il dit aussi : “Tu peux être libéré.” Tout est pour la gloire de Dieu Paul termine son introduction par une doxologie : « À qui soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen . » (Galates 1.5) Et c’est la bonne fin. Parce qu’au bout du compte, l’Évangile n’a pas l’homme pour centre, mais Dieu pour centre . Dieu ne tourne pas autour de nous. Nous sommes appelés à vivre pour lui. Le salut, la grâce, la paix, l’appel, la communion, la délivrance : tout cela vise la gloire de Dieu. Cette vérité remet les choses à leur place. Elle casse notre égocentrisme. Elle réduit notre orgueil. Elle apaise aussi certaines de nos frustrations, parce qu’elle nous rappelle que notre vie ne trouve pas son sens ultime dans notre confort, mais dans la gloire du Seigneur. Conclusion Galates commence fort, et il commence juste. Avant même d’entrer dans les grands débats doctrinaux de la lettre, Paul nous place déjà devant quatre questions que nous ne pouvons pas éviter : Qui t’a établi ? Qui est avec toi ? Que souhaites-tu aux autres ? As-tu été arraché au monde actuel ? Voilà un excellent début pour une série sur l’Évangile sans compromis . Parce qu’un Évangile intact produit des croyants établis par Dieu, enracinés dans la communion fraternelle, remplis de grâce et de paix, et réellement libérés du monde présent pour vivre à la gloire de Dieu. Et c’est exactement ce dont l’Église a encore besoin aujourd’hui. Message du pasteur David Naud résumé par ChatGPT
- Du plus vieux au plus jeune
Série : De génération en génération - Partie 3 Il ne faut pas lire très longtemps dans l’AT pour découvrir que Dieu a instauré le principe de la transmission de sa révélation par le moyen des relations (Dt 6.4-9). La parole révélée doit s’installer dans le cœur pour ensuite se déverser dans les cœurs qui nous entourent, principalement ceux de nos enfants, qui à leur tour la déverseront dans le cœur de leurs enfants. C’est pour cette raison que ce passage insiste sur la globalité : toutes les relations doivent s’imprégner de la parole de Dieu. Alors, trois choses doivent sous-tendre nos relations. La première est la présence continuelle . Deuxièmement, cette présence doit être caractérisée par la cohérence entre les paroles et la foi vécue . Troisièmement, la confiance est un état d’âme nécessaire qui soutient toute communication dans la vérité. Quatrièmement, il ne faut surtout pas oublier l’amour qui est la couronne de toutes les relations. Que nous faut-il transmettre aux autres, aux générations plus jeunes que nous, nous les croyants plus vieux ? 1) Notre connaissance biblique , bien sûr. 2) Nos expériences personnelles avec Dieu sont aussi un apport efficace pour la transmission de la connaissance de Dieu, parce que celui que nous adorons est directement impliqué dans nos vies. 3) Il faut aussi transmettre notre connaissance du péché et de son pouvoir , ainsi que nos péchés (dans la mesure où cela est probant). Les plus jeunes ont besoin de savoir que nous ne sommes pas des invincibles et qu’ils ne le sont pas non plus. Alors, toi qui es plus âgé dans la foi, n’oublie pas ces jeunes qui sont à ta portée et transmets-leur ta foi !
- Fondements de notre spiritualité évangélique
Les pères de l’Église postapostolique ont utilisé le mot périchorèse pour décrire la relation des personnes de la Trinité, ainsi que la relation entre les deux natures du Christ Jésus. Le mot grec « périchorèse » (περιχώρησις) signifie littéralement « entourer » ou « envelopper » « rotation ». De ce mot, trois idées principales émergent : la cohabitation, la mutualité et la participation active. Les trois personnes de la Trinité sont inséparables ; elles gardent chacune d’elle leur propre personnalité et leur identité est sans confusion (le Père n’est pas le Fils ou l’Esprit et les deux autres ne sont pas le Père). Comme il n’y a qu’une seule nature divine, ces trois personnes (hypostases) cohabitent ensemble et constituent la nature divine. Il n’y a pas trois dieux (le trithéisme), mais un seul Dieu en trois personnes. Le terme perichoresis est parfois comparé à une « danse divine ». Cette métaphore suggère un mouvement dynamique et continu D’AMOUR et de COMMUNION entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit dans la DIVERSITÉ. De plus, la périchorèse caractérise l'UNITÉ INDIVISIBLE et la DISTINCTION des trois personnes. Le Père, le Fils et l'Esprit sont des personnes distinctes, mais elles partagent une seule essence (un en trois ou trois en un). La relation périchorétique est aussi marquée par un amour et une communion parfaite. Chaque personne de la Trinité aime, honore et glorifie éternellement les deux autres. L’amour est donc l’essence relationnelle du mouvement intérieur à la Trinité. Pourquoi prendre le temps de bien définir, dans la mesure du possible, cette relation typique ? C’est parce qu’elle est le modèle de toutes les relations (le mariage, la famille, les amitiés ou l’Église). La grande vérité, c’est que nous les croyants, nous sommes dans une relation périchorétique avec la Trinité : Dieu est en Christ et nous sommes en Christ. De plus, la Trinité est en nous. Voici la profonde vérité qui sous-tend non seulement notre rédemption, mais aussi l’assurance d’une relation perpétuelle avec Dieu et entre nous. Prenez le temps de lire les textes suivants : Jn 10.38 ; 14.10 ; 17,21 ; 2 Co 5.17 ; 19, 21) et les passages de Jn 17.20-26 et 2 Pi 1.3-4. En conclusion : 1. Nous cohabitons avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit et eux cohabitent avec nous. 2. Nous avons une relation de mutualité tout en restant des créatures - PÈRE-FILS-ESPRIT en moi et moi dans PÈRE-FILS-ESPRIT 3. Nous participons activement à la communion éternelle d’amour divine/humaine.
- La jeune génération : un rôle essentiel dans le plan de Dieu
Série : De génération en génération - Partie 2 Dieu agit de génération en génération . Ce qu’il commence dans une vie se poursuit dans une autre. Les projets du cœur de Dieu ne s’arrêtent pas à une époque : ils se transmettent, se développent et portent du fruit au fil des générations. La Bible déclare : « Les plans de l’Éternel subsistent éternellement, et les projets de son cœur de génération en génération » (Psaume 33.11). Dans l’Église, chaque génération a sa place. Les plus âgés ne sont pas l’Église du passé, et les jeunes ne sont pas seulement l’Église de demain. Nous sommes tous l’Église d’aujourd’hui. Cet article s’adresse particulièrement aux 12 à 40 ans , mais les principes s’appliquent à tous. Car une chose est certaine : nous sommes tous la jeune génération de quelqu’un. Dieu appelle chaque génération à le servir fidèlement dans le temps qui lui est confié. Une génération appelée aujourd’hui, pas demain Jésus a appelé ses disciples alors qu’ils étaient jeunes. Plusieurs étaient probablement adolescents ou jeunes adultes. Dans l’Ancien Testament aussi, Dieu a appelé des jeunes : David a été oint roi dans sa jeunesse Jérémie a reçu l’appel prophétique très tôt Daniel a servi Dieu dès son adolescence Dieu ne demande pas d’attendre l’âge adulte mûr pour commencer à le servir. L’appel commence maintenant. Jésus lui-même a montré la valeur spirituelle des jeunes lorsqu’il a dit : « Laissez venir à moi les petits enfants » (Marc 10.14) Les jeunes ont une valeur spirituelle immédiate , pas seulement future. Qu’est-ce qu’une génération selon Dieu ? Dans notre société, une génération correspond souvent à une tranche d’âge d’environ quinze ans. On parle par exemple : Génération Y (1981–1996) Génération Z (1997–2012) Génération Alpha (2010–2025) Ces catégories sont utiles pour comprendre la société. Mais dans la Bible, une génération n’est pas seulement une question d’âge. Une génération est un temps confié par Dieu pour porter sa promesse. Dans la Bible, une génération peut être associée à environ 40 ans , mais ce chiffre représente surtout une période de responsabilité spirituelle , pas une limite biologique. Autrement dit, tant que nous avons souffle de vie, nous avons un rôle à jouer dans le plan de Dieu. Le rôle de la jeune génération : faire les bons choix La jeunesse est souvent la saison des décisions fondamentales. L’histoire du jeune homme riche en est un exemple frappant. Il voulait suivre Dieu, mais il n’a pas voulu renoncer à ses richesses. Jésus l’a placé devant un choix : « Va, vends ce que tu as… puis suis-moi. » Il est parti triste… et la Bible ne parle plus de lui. Ce récit nous rappelle une vérité importante : Les choix faits dans la jeunesse influencent toute la vie. Choisir Jésus ou autre chose aura des conséquences : Choisir ses loisirs avant Dieu a des conséquences Choisir l’argent avant Dieu a des conséquences Choisir ses amis avant Dieu a des conséquences Choisir la foi a des conséquences positives Jésus dit : « Je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance » (Jean 10.10). Plus tôt une personne suit Christ, plus tôt elle commence à goûter à cette vie abondante. Il n’est jamais trop tard pour prendre une bonne décision, mais plus tôt on choisit Jésus, plus profond sera l’impact. Le rôle de la jeune génération : vivre dans la pureté L’apôtre Paul écrit à Timothée : « Fuis les passions de la jeunesse, et poursuis la justice, la foi, l’amour et la paix » (2 Timothée 2.22). Deux mots résument ce passage : Fuis et poursuis. La pureté chrétienne ne consiste pas seulement à éviter le mal. Elle consiste aussi à poursuivre activement le bien. Paul utilise un verbe fort pour « fuir » : il s’agit de s’éloigner rapidement d’un danger réel. Cela signifie : Éviter les situations de tentation Éviter les influences destructrices Éviter les habitudes dangereuses Mais l’Évangile va plus loin : Il ne suffit pas de fuir le mal, il faut remplir sa vie du bien. Cela implique de : poursuivre la justice développer la foi vivre dans l’amour rechercher la paix La maturité chrétienne n’est pas seulement l’évitement du mal. C’est une orientation volontaire vers le bien. La pureté se construit aussi avec les bonnes relations : « Avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur » (2 Timothée 2.22) Nos amis influencent profondément notre direction spirituelle. Le rôle de la jeune génération : devenir un modèle Paul dit à Timothée : « Que personne ne méprise ta jeunesse, mais sois un modèle » (1 Timothée 4.12). Timothée était probablement dans la trentaine, mais le principe s’applique à tous les jeunes adultes. Dieu appelle les jeunes à être des modèles : en paroles en conduite en amour en foi en pureté L’influence ne vient pas seulement de l’âge ou du titre. L’influence vient du caractère. Quelqu’un a dit : « Ne te défends pas contre le mépris par des mots, mais par la qualité de ta vie. » La jeunesse est une saison idéale pour poser les fondations d’une vie solide avec Dieu. N’attends pas 40 ou 50 ans pour commencer à servir Dieu. C’est maintenant que la formation commence. Le rôle de la jeune génération : apprendre l’humilité L’apôtre Pierre écrit : « Vous qui êtes jeunes, soyez soumis aux anciens » (1 Pierre 5.5). La soumission biblique ne signifie pas infériorité. Elle signifie : reconnaître l’expérience reconnaître la sagesse reconnaître l’autorité spirituelle Les plus âgés apportent la stabilité. Les jeunes apportent l’énergie. L’humilité permet l’unité. La jeunesse est appelée à : écouter apprendre recevoir des conseils accepter la correction biblique L’écoute est une forme d’humilité active. Le rôle de la jeune génération : honorer les aînés La Bible insiste sur l’honneur envers les parents et les aînés. Paul écrit : « Si quelqu’un ne prend pas soin des siens… il a renié la foi » (1 Timothée 5.8). Le respect commence à la maison. Un jeune qui apprend à honorer ses parents apprendra plus facilement à respecter : les responsables les autorités les aînés les leaders spirituels L’honneur est un principe fondamental du royaume de Dieu. Le rôle de la jeune génération : apprendre auprès de mentors Paul dit à Timothée : « Tu as suivi mon enseignement et ma conduite » (2 Timothée 3.10). La croissance spirituelle ne se fait pas seule. Chaque jeune a besoin de modèles et de mentors. Dans chaque domaine de la vie, il est sage de trouver des personnes qui peuvent : conseiller encourager corriger prier soutenir Hébreux 13.7 dit : « Souvenez-vous de vos conducteurs… et imitez leur foi. » L’honneur passe par : la mémoire l’observation l’imitation Les jeunes sont invités à observer ceux qui ont passé l’épreuve du temps et qui servent Dieu fidèlement. Une mission pour chaque génération La Bible ne parle pas d’un remplacement de générations. Elle parle d’une transmission entre générations. Cette transmission est : progressive relationnelle vivante Dieu agit lorsque plusieurs générations servent ensemble. Chaque génération est appelée à se poser une question essentielle : Est-ce que je sers la volonté de Dieu dans ma génération ? Conclusion : commence aujourd’hui La jeunesse est une saison unique : saison de formation saison de décisions saison d’apprentissage saison d’influence Dieu appelle la jeune génération à : choisir Christ vivre dans la pureté devenir des modèles apprendre dans l’humilité honorer les aînés chercher des mentors Et surtout : Commence aujourd’hui. Chaque décision prise maintenant peut transformer toute une vie. Dieu est fidèle de génération en génération , et il veut accomplir ses projets à travers toi. Message du pasteur David Naud résumé par ChatGPT
- De génération en génération : quand Dieu bâtit son œuvre à travers nous
Série : De génération en génération - Partie 1 Dieu n’agit pas seulement « aujourd’hui » : il déploie ses projets avec patience, puissance et fidélité de génération en génération . Et si l’Église redevenait une famille où jeunes et aînés marchent ensemble, servent ensemble, prient ensemble… et témoignent ensemble ? Introduction : une série pour réveiller une conviction Nous entrons dans une nouvelle série intitulée « De génération en génération » . Ce thème brûle sur mon cœur depuis des mois, parce qu’il touche une réalité essentielle : Dieu veut se glorifier dans toutes les générations . Ce qu’il a promis hier, il l’accomplit encore aujourd’hui. Ce qu’il promet à son peuple, il le réalise à travers son peuple , et il continue de le faire à travers la génération qui vient . L’Église n’est pas un projet d’une époque : elle est une œuvre de Dieu qui traverse le temps. 1) Le même Dieu, la même promesse, plusieurs générations Avez-vous déjà remarqué comment Dieu se présente dans la Bible? Il dit : « Je suis le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. » Une seule phrase… et tout est là. Le même Dieu La même promesse Le même plan Trois générations Cela signifie que Dieu n’est pas attaché à une seule saison, un seul style, un seul nom, ou une seule personnalité. Son œuvre avance par des hommes et des femmes de tous âges , dans toutes les saisons de la vie. À l’Église, c’est pareil : Dieu bâtit avec les enfants, les ados, les jeunes adultes, les parents, les aînés. Il y a de la beauté dans chaque étape. Proverbes 20.29 : « La force est la gloire des jeunes gens, et les cheveux blancs sont l’ornement des vieillards. » Poétiquement, c’est une manière de dire : chaque génération a sa valeur, sa beauté, son apport unique . 2) Une Église qui célèbre Dieu… génération après génération Le Psaume 145 exprime une vision qui devrait habiter toute communauté chrétienne : Psaume 145.4 : « Que chaque génération célèbre tes œuvres et publie tes hauts faits. » Cette phrase n’est pas seulement inspirante : elle est directionnelle. Dieu veut que son peuple vive suffisamment près de lui pour avoir quelque chose à raconter . La louange n’est pas une routine; c’est la réponse d’un peuple qui a vu Dieu agir. Et quand Dieu se manifeste dans nos vies, il y a toujours une conséquence : on parle de ce que Dieu a fait. Par des chants, des témoignages, des conversations, des messages, des gestes… on « publie » ses hauts faits. 3) Dieu gouverne l’histoire : ses projets ne s’effondrent pas Un texte m’a particulièrement saisi cette semaine : Psaume 33.10-11 : « L’Éternel renverse les plans des nations… mais les plans de l’Éternel subsistent éternellement, les projets de son cœur, de génération en génération. » Ce passage nous ramène à une réalité puissante : Dieu gouverne l’histoire . Les plans humains montent, s’imposent, s’effacent. Les puissances changent. Les époques se succèdent. Mais les projets du cœur de Dieu demeurent. Remarquez l’expression : les projets de son cœur . Ce n’est pas froid. Ce n’est pas mécanique. Cela parle d’une intention profonde, vivante, aimante. Dieu travaille avec patience. Il bâtit à long terme. Et voici une pensée qui change tout : Dieu n’agit pas par coups isolés, mais par une œuvre continue, patiente et générationnelle. Alors non, nous ne portons pas le poids du « succès ultime » du plan de Dieu. Mais nous portons une responsabilité réelle : être fidèles dans notre génération . 4) L’exemple vivant : quand un aîné et un jeune évangélisent ensemble Rien ne parle plus fort qu’un témoignage concret. Et voici une image magnifique de ce que Dieu peut faire quand les générations marchent ensemble : l’histoire de Guy (75 ans) et Maxime (23 ans) . Guy aime évangéliser, former de nouveaux croyants, accompagner des gens. Maxime, converti depuis environ deux ans, brûle d’un feu simple et contagieux : il veut que son entourage connaisse Jésus. Leur relation a commencé de manière inattendue… mais Dieu s’en est servie. Guy a partagé l’Évangile, Maxime a reçu Christ, et quelque chose s’est enclenché : une dynamique de transmission . Maxime témoignait, rencontrait parfois des questions difficiles, puis appelait Guy : « Je réponds quoi à ça? » Et Guy l’aidait, l’encourageait, le formait. Résultat? Ils ont commencé à travailler ensemble : inviter, écouter, expliquer, prier… et voir des gens venir au Seigneur. C’est ça, l’Église : des réseaux différents, des expériences différentes, des dons différents, un seul objectif : glorifier Jésus et faire des disciples . Et parfois, la clé, c’est simplement : faire équipe . 5) « Servir la volonté de Dieu dans sa génération » Un verset d’Actes résume une vie : Actes 13.36 : « Après avoir, dans sa propre génération, été au service de la volonté de Dieu, David est mort. » C’est à la fois sobre et profond. La vie passe vite. Une génération succède à l’autre. Mais la question demeure : Qu’est-ce que tu fais dans ta génération pour Dieu? Comment vas-tu marquer ta génération par l’Évangile, par ton témoignage, par ton service? Et attention : « dans sa génération » ne veut pas dire seulement « entre 20 et 40 ans ». Cela signifie : le temps que Dieu t’a donné, maintenant , dans la saison où tu es. Dans la jeunesse : apprendre, être enseignable, s’enraciner. Dans la maturité : porter des responsabilités, bâtir, stabiliser. Dans l’âge plus avancé : transmettre, accompagner, bénir, laisser un héritage L’appel ne change pas. La manière de servir peut changer. Mais Dieu n’a pas de génération «inutile». 6) L’Église est une famille : la clé des relations entre générations Un passage pastoral et concret apporte une direction incroyablement simple : 1 Timothée 5.1-2 : « Ne reprends pas durement le vieillard… exhorte-le comme un père… les jeunes gens comme des frères… les femmes âgées comme des mères… les jeunes femmes comme des sœurs… » Paul ne parle pas seulement de « gestion d’équipe ». Il parle d’une vision : l’Église est une famille. Et quand on commence à voir les autres comme une famille, tout change : comment on parle, comment on critique, comment on raconte une histoire, comment on corrige, comment on sert. Pose-toi une question toute simple : Parlerais-tu de ta sœur comme tu parles parfois d’une personne à l’Église? Raconterais-tu un élément de la vie de ton frère, ton père ou de ta mère de cette manière? Quand l’Église redevient « famille », l’honneur renaît. L’affection grandit. La patience s’élargit. On ne devient pas naïfs, mais on devient plus aimants . 7) Actes 2 : l’Esprit se déverse sur toutes les générations en même temps À la Pentecôte, Dieu ne choisit pas une seule catégorie : Actes 2.17 : « Je répandrai de mon Esprit sur toute chair… vos fils et vos filles prophétiseront… vos jeunes gens auront des visions… vos vieillards auront des songes. » C’est une véritable démocratisation de l’action de Dieu : hommes et femmes, jeunes et vieux, reçoivent, comprennent, agissent. Voici une conviction à graver dans nos cœurs : Dieu veut se manifester à tous quand les générations marchent ensemble. Ce n’est jamais fini pour une personne. Ce n’est jamais fini pour une génération. 8) Oser prier grand : la gloire de Dieu pour toutes les générations En terminant, Paul nous prend par la main et nous étire l’âme : Éphésiens 3.20-21 : « À celui qui peut faire… infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons… à lui soit la gloire dans l’Église et en Jésus-Christ, pour toutes les générations, aux siècles des siècles. » Le message est clair : ne limite pas Dieu à ton imagination. Ne fais pas un tri de prières «réalistes». Dieu agit par sa puissance, et cette puissance œuvre en nous. Quand l’Église prie, quand elle jeûne, quand elle cherche Dieu avec foi, elle entre dans un mouvement qui dépasse une seule semaine, une seule année, une seule génération. Dieu veut recevoir la gloire : dans l’Église en Jésus-Christ pour toutes les générations Conclusion : œuvre dans ta génération… en pensant à la prochaine Voilà l’appel : Rends gloire à Dieu pour ce qu’il fait maintenant. Souviens toi que tu es debout grâce à ceux d’avant. Lègue quelque chose à ceux d’après. Marche en famille , pas en consommateurs spirituels. Prie grand , parce que Dieu est grand. Tu n’es pas seul. Tu n’es pas isolé. Tu n’es pas « trop vieux » ni « trop jeune ». Tu as besoin de ta génération, de la génération d’avant, et de la génération d’après. De génération en génération, Dieu bâtit son œuvre. Et il veut le faire… à travers nous. Cette semaine, choisis une action simple : écris le nom d’une personne d’une autre génération et prie pour elle. Puis, va lui parler, l’encourager, ou l’inviter à prendre un café. L’Église grandit quand la famille se rapproche. Message du pasteur David Naud résumé par ChatGPT
- Pourquoi je crois ?
Le fils de mon pasteur a dit à son père qu'il était athée. Paul (personnage fictif) dit : « Je me suis alors tourné vers mon fils de 12 ans et j’ai réalisé qu’il pouvait citer des versets, chanter des chants chrétiens, mais qu’il était incapable de répondre à la moindre question commençant par « pourquoi ». Je lui avais appris quoi croire, mais je ne lui avais jamais expliqué pourquoi tout cela était vrai. Deux Américaines se rencontrent en Inde : une chrétienne et l’autre qui a adhéré à l’hindouisme. La femme chrétienne lui parle de sa foi et de la paix, du pardon des péchés, de la vie éternelle et de l’amour de Dieu. Devant ce témoignage, l’hindouiste répond qu’elle aussi a trouvé la paix dans ce monde illusoire en se tournant vers l’intériorité et qu’elle aspire à l’union ultime avec le grand Brahman. La chrétienne n’a pas pu lui répondre pour lui dire pourquoi la foi chrétienne était supérieure l’hindouisme. Le jeune homme (18-20 ans) de Sherbrooke inscrit en philosophie était totalement bouleversé par les attaques des professeurs contre le christianisme. Pourtant, il a vécu toute son enfance dans les églises évangéliques, à l’école du dimanche et dans la jeunesse. Cependant, il n’était pas capable de répondre aux objections des arguments des professeurs. I. Toutes nos croyances font partie d’une vision du monde (worldview). Celle-ci contient tout ce que nous croyons à propos de la réalité, entièrement tout : Nos interprétations, Notre identité, Notre éthique/morale, Nos décisions, Le grand cadre de notre vie. La plus grande partie de notre vision du monde demeure sous la surface et n’est pas automatiquement évidente. Il faut bien saisir que le christianisme est une vision du monde. II. Le christianisme est la meilleure explication pour l’existence de l’univers, de l’homme, de la morale, du bien et du mal, de la liberté, de la mort, et de l’au-delà. En fait, toutes les visions du monde (christianisme, Islam, Bouddhisme, Hindouisme, etc.) doivent répondent aux grandes questions de l’existence et toutes débutent par une affirmation de foi improuvable. Pour ma part, le christianisme est la meilleure explication pour l’existence de l’univers, de l’homme, de la morale, du bien et du mal, de la liberté, de la mort, et de l’au-delà de la mort : Dieu ? Pourquoi l’univers ? Qui suis-je ? Pourquoi l’homme existe-t-il ? Qui décide du bien et du mal ? Qu'y a-t-il après la mort ? III. Le raisonnement est simple, tout ce qui n’est pas de Christ pense et argumente à partir d’une vision du monde qui ne peut absolument pas prouver ou désapprouver l’existence de Dieu et de sa révélation. En effet, pour eux, la compréhension vient avant la foi. Pour le christianisme, la foi précède la compréhension (voir Jean 3.3-6). Sans la nouvelle naissance, il est impossible de voir et d’entrer dans le royaume de Dieu. Dans 2 Corinthiens 4.4, l’Évangile est voilé en raison de l’incrédulité, alors pour enlever le voile, il faut croire, après la compréhension vient. De plus, dans Jean 7.17, Jésus dit : « Si quelqu’un veut faire sa volonté, il connaîtra... ». La foi précède la connaissance.
- Maîtrises-tu les essentiels ? Le bilan spirituel qui dérange… et qui sauve
Es-tu prêt pour un message qui secoue un peu ? Pas pour culpabiliser. Pas pour “condamner”. Mais pour faire ce que toute personne sage fait de temps en temps : un bilan de santé . En début d’année, on aime se fixer des objectifs : mieux manger, mieux dormir, mieux gérer notre horaire. Spirituellement, c’est pareil. Mais avant de viser “plus haut”, avant de dire “Seigneur, je veux aller plus loin”, une question s’impose : Maîtrises-tu les bases ? Maîtrises-tu les essentiels de la foi et de la vie chrétienne ? Parce qu’il y a une réalité pastorale troublante : on peut fréquenter l’Église depuis 10, 20, 30 ans… et rester immature spirituellement. Connaître peu sa Bible. Mettre en pratique “à l’occasion”. Vouloir toucher la gloire de Dieu… sans bâtir sur le roc. Alors voici l’enjeu de ce texte : te faire réfléchir honnêtement . Et peut-être prier comme jamais. Car le rôle d’un prédicateur, c’est aussi ceci : consoler les affligés et affliger les confortables . Pas pour casser, mais pour réveiller. Pas pour écraser, mais pour restaurer. “Sonde-moi” : pourquoi ce diagnostic n’est pas optionnel Jésus dit à l’Église de Thyatire : « Je suis celui qui sonde les reins et les cœurs… et je rendrai à chacun selon ses œuvres. » (Apocalypse 2.23) Ça ne veut pas dire “salut par les œuvres”. Le salut est par la grâce, par la foi. Mais les œuvres révèlent l’allégeance : elles montrent publiquement si notre foi est réelle ou seulement déclarée. Autrement dit : Dieu ne regarde pas seulement ce qu’on montre. Il regarde ce qui nous anime. Pourquoi “sonder les reins” ? Dans la pensée biblique, les “reins” représentent le centre profond de la personne : désirs, motivations, élans cachés. Les Hébreux n’analysaient pas l’être humain comme nous (cerveau/psychologie moderne). Ils parlaient des “organes profonds” comme lieu de la vie intérieure. Quand Jésus dit qu’il sonde les reins et les cœurs, il fait plus que nous évaluer : il revendique une capacité divine . Il révèle qu’il est le Seigneur qui voit ce que personne ne peut voir. Et ça amène une vérité libératrice : La maturité chrétienne n’est pas l’absence de lutte ou de péché, mais la transparence devant Dieu. Bâtir sur le roc : l’avertissement de Jésus Jésus dit : « Celui qui entend mes paroles et ne les met pas en pratique… ressemble à un homme fou qui a bâti sa maison sur le sable. » (Matthieu 7.26-27) La pluie, les torrents, les vents… ça finit toujours par venir. La question n’est pas “est-ce que tu vivras des tempêtes ?” mais sur quoi ta vie est-elle bâtie ? Comme pasteur, le cri du cœur est simple : Je ne veux pas que ta maison s’écroule. Pas seulement ta maison “physique”, mais ta vie : ton couple, ta famille, ton âme, ta foi, ton avenir. Et Jésus tranche : le sage n’est pas celui qui sait beaucoup… mais celui qui met en pratique . Trois angles pour évaluer ta santé spirituelle Pour faire un vrai bilan, regardons les “essentiels” sous trois angles : Tes croyances Ta vie intérieure Ta vie extérieure Comme chez le médecin, certaines questions sont inconfortables. Mais elles peuvent te sauver. 1) Maîtrises-tu tes croyances ? L’essentiel des essentiels, c’est Jésus . Pour plusieurs, Jésus reste un “référent général”, une croyance parmi d’autres, un élément ajouté à une spiritualité déjà remplie. Mais un vrai croyant ne peut pas traiter Jésus comme une option. Tout concerne Jésus : le salut, la vie, les promesses, l’identité, l’avenir, le jugement, l’éternité. La vie chrétienne ne commence pas par ce que tu fais, mais par qui tu connais, crois et suis . Diagnostic Jésus est-il le centre de ta vie ou un ajout ? Est-il ton Seigneur… ou seulement “quelqu’un en qui tu crois” ? Ton quotidien démontre-t-il que Christ “brûle” dans ton cœur ? Paul dit : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi. » (Galates 2.20) Être chrétien, ce n’est pas une étiquette. On ne naît pas chrétien, on le devient. « À tous ceux qui l’ont reçu… il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. » (Jean 1.12) Et recevoir Jésus nous introduit dans une réalité magnifique : la communion avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit . Le Saint-Esprit vient habiter en nous, nous régénère et nous transforme. Les “bases” que plusieurs ne maîtrisent pas Tu n’as pas besoin d’écrire un traité de théologie… mais tu devrais comprendre ce que tu as reçu en Christ : foi, repentance, salut, justification, sanctification, adoption, régénération, résurrection, vie éternelle. Autrement dit : est-ce que tu sais ce que tu crois, et pourquoi tu le crois ? Et puis il y a une conséquence pratique : si tu veux grandir, forme-toi . Un disciple apprend. Un disciple se laisse équiper. Un disciple ne dit pas : “J’ai tout compris.” 2) Maîtrises-tu ta vie intérieure ? Notre époque est bruyante. Elle remplit nos oreilles et vide souvent notre âme. On devient “occupé”, “diverti”, “engourdi”. Et on finit par vivre avec soi-même comme avec un inconnu. Deux éléments ressortent ici : les pensées et la prière . A) Tes pensées Philippiens 4.8 donne des filtres puissants : « Portez vos pensées vers tout ce qui est vrai, honorable, juste, pur, digne d’être aimé… digne de louange. » La question n’est pas : “as-tu des pensées négatives parfois ?” (nous en avons tous). La question est : où diriges-tu volontairement ton esprit ? Diagnostic Tes pensées te tirent-elles vers Dieu… ou te mangent-elles de l’intérieur ? Tes préoccupations sapent-elles ta joie, tes relations, ta foi ? Est-ce que tu pratiques le tri biblique : vrai / honorable / juste / pur ? Il y a une guerre dans nos pensées. Et la victoire commence souvent par un choix simple : réorienter . B) Ta prière Jésus dit : « Quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père dans le secret… » (Matthieu 6.6) La prière n’est pas une performance. C’est une communion. Et Dieu “voit dans le secret”. Paul ajoute : « Persévérez dans la prière, veillez-y avec action de grâce. » (Colossiens 4.2) Diagnostic As-tu des temps réguliers avec Dieu, même courts mais réels ? Lis-tu la Bible… et pries-tu à partir de ce que tu lis ? Ta vie de prière est-elle vivante ou seulement “en cas d’urgence” ? 3) Maîtrises-tu ta vie extérieure ? La foi authentique finit toujours par se voir. Paul résume : « Marchez par l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair. » (Galates 5.16) Le christianisme n’est pas “j’essaie d’atteindre Dieu par mes efforts”. C’est Dieu qui descend vers nous en Christ, puis nous transforme par son Esprit . Le fruit de l’Esprit (Galates 5.22-23) n’est pas une décoration. C’est une preuve vivante. Et le dernier mot est frappant : la maîtrise de soi . Parmi les domaines concrets abordés, voici ceux qui ressortent fortement : A) Tes relations Paul avertit : « Ne soyons pas vaniteux, en nous provoquant… en nous enviant. » (Galates 5.26) La provocation peut révéler l’orgueil (supériorité). L’envie révèle l’insécurité (infériorité). Dans les deux cas, l’Esprit veut produire l’amour. Diagnostic Fuis-tu les conflits en coupant les ponts ? Entretiens-tu des murs, du silence, du non-pardon ? Comment peux-tu refuser de pardonner… alors que Dieu t’a pardonné ? B) Ta langue Jacques est direct : la langue peut diriger toute la vie (comme un mors ou un gouvernail). Diagnostic Tes paroles bénissent-elles ou détruisent-elles ? Es-tu rapide à critiquer, murmurer, te plaindre ? Acceptes-tu comme “normal” un langage que Dieu veut transformer ? La repentance, ici, est très pratique : reconnaître, demander pardon, demander l’aide de Dieu, et marcher autrement. La langue devient un test spirituel. C) Ton service « Ayez du zèle… servez le Seigneur. » (Romains 12.11) Servir, ce n’est pas réservé à une élite. Un ministère, c’est un service. Et l’authenticité apparaît quand la foi dépasse le dimanche. Diagnostic Qui as-tu aidé à grandir cette année ? Où t’es-tu “déversé” ? Ta foi est-elle surtout une consommation… ou un don ? D) Ta générosité financière Paul rappelle un principe sérieux : « Ce qu’un homme aura semé, il le récoltera aussi. » (Galates 6.7) Et Jésus vise le cœur : où est ton trésor, là est ton cœur. La question n’est pas “combien donnent les autres”, mais : est-ce que Dieu règne dans tes finances ? « Que chacun donne… sans contrainte, car Dieu aime celui qui donne avec joie. » (2 Corinthiens 9.7) La prière finale : le bon endroit pour terminer Après ce bilan, la meilleure réponse n’est pas la défense, ni la comparaison, ni la honte. C’est la prière de David : « Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur… Regarde si je suis sur une mauvaise voie, et conduis-moi sur la voie de l’éternité. » (Psaume 139) Parce que ce diagnostic n’a qu’un but : t’amener à la guérison , à la maturité, à une foi vraie. Prière Seigneur, nous nous présentons devant toi. Il y a des choses que nous maîtrisons… et d’autres non. Sonde nos cœurs. Montre-nous ce qui doit changer. Ramène-nous dans l’obéissance, dans la vérité. Restaure, renouvelle, fortifie. Nous avons besoin du Saint-Esprit. Nous ne voulons pas vivre une foi d’apparence, mais une foi vivante. Aide-nous à maîtriser nos croyances en Christ, notre vie intérieure, et notre vie extérieure à ta ressemblance. Conduis-nous sur la voie de l’éternité. Au nom de Jésus, Amen. Message du pasteur David Naud résumé par ChatGPT Appel à l’action Et toi, quel “essentiel” Dieu te demande-t-il de prioriser en 2026 ? 👉 Prends 10 minutes aujourd’hui : note ce que le Saint-Esprit met en lumière (croyances, pensées, prière, relations, langue, service, générosité). Puis choisis un pas concret pour cette semaine.
- Nouvelle année, nouveau départ
Nouvelle année 2026 : six clés bibliques pour relancer et booster sa vie spirituelle Chaque nouvelle année arrive avec son lot d’espérances, de résolutions et de désirs de changement. Pour plusieurs, le passage du 31 décembre au 1er janvier symbolise un nouveau départ , une page blanche sur laquelle on rêve d’écrire quelque chose de meilleur, de plus profond, de plus aligné. Mais une question demeure : comment vivre une vraie transformation durable, et pas seulement un élan passager ? Dans ce message adressé à l’Église Fusion en ce début d’année 2026, une vérité essentielle est rappelée : le changement ne se produit jamais automatiquement . Traverser une nouvelle année ne transforme pas une vie. La transformation commence lorsqu’on devient intentionnel . À partir du chapitre 4 de la lettre de Jacques (versets 5 à 10), découvrons six principes bibliques puissants pour booster notre vie spirituelle et entrer pleinement dans une année de renouveau. Une nouvelle année ne suffit pas : il faut une décision Chaque année, des milliers de personnes prennent des résolutions… qui durent rarement plus de quelques semaines. Pourquoi ? Parce que rien n’arrive seul . Espérer un résultat différent tout en répétant les mêmes comportements est une illusion. La Bible est claire : la transformation spirituelle nécessite un choix conscient, une posture du cœur, une action volontaire. Jacques nous rappelle que Dieu est prêt à agir, mais que la grâce de Dieu rencontre toujours une réponse humaine . Le contexte de Jacques 4 : une foi en tension La lettre de Jacques s’adresse à des chrétiens, pas à des non-croyants. Elle décrit une communauté croyante aux prises avec : des conflits internes des désirs égoïstes une attirance pour les valeurs du monde l’orgueil et le jugement mutuel Jacques appelle ces croyants à une repentance radicale , sincère et profonde. Il ne minimise pas le combat spirituel : il l’expose pour mieux montrer le chemin vers la restauration. C’est dans ce contexte qu’il propose six attitudes essentielles pour relancer la vie spirituelle. 1. Se mettre à genoux : choisir l’humilité « Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles. » L’humilité n’est pas naturelle. Aucun être humain ne naît humble. L’humilité est le fruit de la grâce de Dieu , pas d’un effort personnel. Se mettre à genoux, ce n’est pas se dévaloriser :👉 c’est reconnaître que Dieu est Dieu, et que nous ne le sommes pas . L’orgueil nous pousse à vouloir contrôler, justifier, défendre notre réputation. L’humilité, elle, confie tout cela à Dieu. Marcher dans l’humilité, c’est : confesser ses fautes pardonner reconnaître ses limites arrêter de se glorifier soi-même La personne vraiment humble n’a pas besoin de dire qu’elle l’est. Sa vie en témoigne. 2. Résister : entrer dans un combat intentionnel « Résistez au diable, et il fuira loin de vous. » Résister est à la fois : un commandement une promesse Le mot « résister » est un terme militaire. Il implique une action ferme, consciente, volontaire. Le combat spirituel est réel, mais il n’est jamais gagné seul . Résister, ce n’est pas nier la tentation. Résister, c’est faire des choix concrets : s’appuyer sur la Parole de Dieu prier louer Dieu demander l’aide de frères et sœurs fuir certaines situations Avec Dieu, nous ne pouvons pas perdre. Sans lui, nous ne pouvons pas gagner. 3. S’approcher de Dieu : rechercher l’intimité « Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. » La question n’est jamais : Dieu est-il proche ? La vraie question est : à quel point suis-je proche de Dieu ? On peut être croyant, engagé, présent à l’église… et pourtant distant intérieurement. Comme dans un mariage, la proximité ne garantit pas l’intimité . Dieu ne cherche pas une relation superficielle, mais une communion profonde, quotidienne, sincère. S’approcher de Dieu, c’est : nourrir sa foi chercher sa volonté désirer sa présence Si Dieu semble loin, ce n’est jamais parce qu’il s’est éloigné. 4. Se purifier : arrêter de se trouver des excuses « Nettoyez vos mains, purifiez vos cœurs. » La purification commence par l’honnêteté. Tant que nous justifions nos attitudes, notre péché, nos réactions, nous retardons l’œuvre de Dieu en nous. Se purifier, c’est accepter : de se regarder en vérité de reconnaître ce qui doit changer de laisser le Saint-Esprit révéler ce qui est enfoui Cela demande du temps. Du silence. De la consécration. Mais chaque fois que ce travail intérieur est fait, la liberté et la guérison suivent . 5. Être sérieux : prendre conscience du prix payé Jacques emploie des mots forts : deuil, larmes, affliction. Non pour nous écraser, mais pour nous rappeler une vérité fondamentale : 👉 le salut a coûté la vie de Jésus-Christ. Nous ne pouvons pas célébrer la grâce sans reconnaître le poids du péché. Plus nous comprenons la profondeur de notre état sans Christ, plus nous réalisons la grandeur du Sauveur. La vie chrétienne est une source de joie… mais elle est aussi une chose sérieuse , parce qu’elle touche à la vie, à la mort et à l’éternité. 6. Rester humble : le chemin vers l’élévation « Humiliez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera. » Le Royaume de Dieu fonctionne à l’inverse du monde. L’élévation passe par l’humilité. La bénédiction passe par l’abandon. Tout ce que nous sommes, tout ce que nous avons, tout succès véritable vient de la grâce de Dieu. Nous pouvons glorifier Dieu ou nous glorifier nous-mêmes, mais jamais les deux à la fois. Une année 2026 différente commence aujourd’hui Dieu ne promet pas une année facile. Mais il promet une année remplie de sa présence , si nous choisissons de marcher avec lui. Une nouvelle année ne change rien…👉 une décision, oui. En 2026 : mets-toi à genoux résiste approche-toi de Dieu purifie ton cœur prends ta foi au sérieux marche dans l’humilité Et tu découvriras ce que Dieu peut faire avec une vie entièrement abandonnée entre ses mains. Bénédiction pour 2026 « Que l’Éternel te bénisse et te garde. Que l’Éternel fasse luire sa face sur toi et t’accorde sa grâce. Que l’Éternel tourne sa face vers toi et te donne la paix. » (Nombres 6.24-26) Bonne et bénie année 2026. Que cette année soit celle d’un vrai renouveau. Message du pasteur Gilles Adams résumé par ChatGPT











