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As-tu un cœur de maman ?

Ce que l’histoire de Lot révèle sur nos blessures, nos choix… et la grâce de Dieu


À la fête des Mères, plusieurs messages célèbrent l’amour, le sacrifice et la tendresse des mamans. Mais parfois, derrière les fleurs et les sourires, il y a aussi des réalités plus profondes : des blessures, des pertes, des choix compliqués, des relations brisées, des regrets… et un immense besoin de grâce.


Lors d’un message puissant prêché à l’Église Fusion, pasteure Chantal Dumoulin a posé une question inattendue : « As-tu un cœur de mère ? ». Pourtant, son message ne portait pas principalement sur les mamans. Il portait sur… Lot.


Mains qui forment un coeur

Oui, le Lot de la Genèse. Le personnage souvent associé à Sodome, aux mauvais choix et à une vie spirituelle ambiguë.


Mais si nous avions mal compris Lot depuis le début ?


Et si son histoire révélait quelque chose de beaucoup plus proche de nous que nous voulons l’admettre ?


Lot : un homme marqué par la perte

La Bible nous présente Lot très tôt dans l’histoire d’Abraham. Et un détail apparaît immédiatement : son père meurt alors qu’il est encore jeune.


Dans Genèse 11, Harân, le père de Lot, décède prématurément. Lot grandit donc dans un contexte de deuil, d’instabilité et de déracinement. Ce n’est pas anodin.


Souvent, nous lisons les récits bibliques comme des biographies rapides, sans considérer le poids émotionnel des événements vécus par ces personnes.


Pourtant, la Bible attire volontairement notre attention sur cette réalité.

Lot est un homme exposé à la souffrance.

Et cela change la façon de lire son histoire.


Combien de décisions humaines prennent racine dans des blessures non guéries ? Combien de personnes cherchent désespérément du réconfort, de la sécurité ou une identité après avoir vécu une perte ?


Le texte montre aussi que le grand-père de Lot, Térach, quitte Ur pour aller vers Canaan… mais s’arrête finalement à Charan. Il ne termine jamais le voyage.


Spirituellement, l’image est forte.


Il y a des gens qui commencent un chemin avec Dieu… puis s’arrêtent en route. Ils restent figés dans leurs douleurs, leurs habitudes ou leurs compromis.


Lot grandit au milieu de cela.


À quoi t’attaches-tu ?

Quand Dieu appelle Abraham à quitter Charan, Lot décide de le suivre.

Ce détail est capital.


Lot aurait pu rester avec sa famille, dans le connu, dans la stabilité apparente. Mais il choisit de s’attacher à l’appel de Dieu sur la vie d’Abraham.


Cela révèle quelque chose d’important : malgré ses faiblesses futures, Lot n’était pas indifférent à Dieu.


Il avait vu quelque chose chez Abraham.

La question devient alors très actuelle :


À quoi t’attaches-tu aujourd’hui ?

Parce que nous devenons souvent semblables à ce que nous suivons constamment.


Les influences façonnent les pensées.

Les fréquentations façonnent les habitudes.

Les attachements façonnent les décisions.


Lot a été exposé :

  • à l’idolâtrie,

  • aux compromis,

  • aux manipulations,

  • mais aussi à la foi d’Abraham,

  • à l’adoration,

  • à la prière,

  • à l’appel de Dieu.


Nous aussi, nous sommes constamment exposés à quelque chose.

Et tôt ou tard, cela ressort.


Abraham bâtissait des autels. Lot regardait ce qu’il voyait.

Le contraste entre Abraham et Lot devient progressivement évident.


Quand Dieu parle à Abraham, Abraham répond par l’adoration. Il bâtit des autels. Il invoque l’Éternel publiquement. Il ne garde pas sa foi privée.


Lot, lui, semble surtout fonctionner par ce qu’il voit.

Quand vient le moment de choisir un territoire, Lot regarde la plaine du Jourdain :

  • fertile,

  • arrosée,

  • prospère,

  • belle comme l’Égypte.


Tout semble logique.

Humainement, son choix est excellent.

Spirituellement, il est dangereux.

Parce qu’il choisit principalement selon l’apparence immédiate.


C’est un piège encore actuel.

Nous évaluons souvent :

  • les relations,

  • les carrières,

  • les projets,

  • les déménagements,

  • les fréquentations,

  • les opportunités,

uniquement selon ce qui semble avantageux à court terme.


Mais tout ce qui paraît fertile ne conduit pas nécessairement vers la vie.


Lot finit par installer ses tentes près de Sodome.

Puis, un jour, il habite dans Sodome.


Le compromis commence rarement par une rébellion spectaculaire.

Il commence souvent par :

  • « Je vais juste m’approcher un peu. »

  • « Je contrôle encore la situation. »

  • « Ça ne m’influencera pas tant que ça. »


Pourtant, le Nouveau Testament appelle Lot « le juste »

C’est probablement l’un des éléments les plus surprenants de toute cette histoire.


Dans La Bible, l’apôtre Pierre parle de « Lot le juste ».

Pas « Lot, le compromis ».

Pas « Lot, le corrompu ».

Pas « Lot, le perdu ».

« Lot, le juste ».


Cela dérange parfois nos catégories trop rapides.

Parce que nous aimons les personnages simples :

  • les héros impeccables,

  • les méchants évidents.


Mais la Bible présente souvent des êtres humains beaucoup plus complexes.

Lot était un homme tourmenté par le mal qui l’entourait.

Il n’approuvait pas la corruption de Sodome.

Il souffrait intérieurement.

Mais il vivait quand même trop près d’elle.


Et honnêtement, plusieurs croyants vivent exactement cela aujourd’hui.

Ils aiment Dieu…mais vivent constamment collés à des environnements qui étouffent leur foi. Ils veulent suivre Dieu…mais cherchent aussi leur sécurité émotionnelle ailleurs :

  • dans le confort,

  • le travail,

  • les distractions,

  • les divertissements,

  • les dépendances,

  • l’approbation des autres.


Le message de pasteure Chantal Dumoulin utilisait une expression très parlante : nos “petites doudous”. Ces choses que nous utilisons pour calmer nos douleurs intérieures.

Certaines ne sont pas mauvaises en elles-mêmes. Mais elles deviennent dangereuses quand elles remplacent la confiance en Dieu.


Dieu n’abandonne pas facilement ceux qui lui appartiennent

C’est ici que le récit devient profondément touchant.


Quand Lot est capturé pendant une guerre, Abraham vient le secourir. Pourquoi ? Parce qu’il a un cœur de mère.


Autrement dit :

  • un cœur qui ne se réjouit pas de voir quelqu’un tomber,

  • un cœur qui intervient,

  • un cœur qui protège,

  • un cœur qui fait grâce.


Plus tard, quand Sodome doit être détruite, Abraham intercède encore pour Lot.

Et Dieu écoute. Le texte insiste même sur ceci : « L’Éternel voulait l’épargner. »


Quelle phrase puissante !


Dieu n’est pas présenté comme froid ou distant. Il agit avec compassion.

Même envers un homme imparfait comme Lot.


C’est essentiel à comprendre : La grâce de Dieu ne signifie pas que nos choix n’ont pas de conséquences. Mais elle signifie que Dieu continue souvent à poursuivre des gens qui se sont éloignés.


Lot perd énormément :

  • son influence,

  • une partie de sa famille,

  • sa stabilité,

  • son confort.

Mais Dieu ne l’abandonne pas.


Le danger d’une foi silencieuse

L’un des moments les plus tragiques du récit est lorsque Lot avertit ses gendres que le jugement arrive.


Ils ne le prennent pas au sérieux.

Pourquoi ?

Parce qu’il semble ne jamais leur avoir parlé sérieusement de Dieu auparavant.


Quand une personne parle de foi uniquement au “minuit moins une”, le message paraît souvent étrange ou irréel.


C’est une réflexion importante pour les chrétiens aujourd’hui.

La foi ne peut pas être seulement intérieure et invisible.

Abraham bâtissait des autels. Il affichait clairement son appartenance à Dieu.


Lot, lui, semble avoir gardé beaucoup de choses pour lui-même.

Et au final, personne autour de lui ne suit Dieu.

C’est un avertissement sérieux : une foi entièrement privée finit souvent par devenir muette.


Avoir des alliés spirituels

Un autre thème fort du message concerne les alliés.


Abraham n’était pas isolé. Il avait des relations solides autour de lui.

Et cela lui a permis d’intervenir efficacement quand Lot était en danger.


Le christianisme individualiste moderne est souvent très faible face aux crises.


Beaucoup de personnes veulent :

  • aimer Dieu,

  • mais sans rendre de comptes,

  • sans être connues,

  • sans accompagnement,

  • sans correction,

  • sans communauté.

C’est rarement une bonne idée.


Nous avons besoin :

  • d’amis honnêtes,

  • de personnes capables de nous reprendre,

  • d’alliés spirituels,

  • de gens qui voient nos angles morts.


Le message rappelait aussi quelque chose d’important : les alliés ne sont pas uniquement des chrétiens.


Des médecins, des conseillers, des professionnels, des personnes sages peuvent aussi devenir des instruments précieux dans nos vies.


Le cœur de Dieu : « Je t’ai gravé sur mes mains »

Le message se termine avec une image magnifique tirée d’Ésaïe 49:16 :


« Voici, je t’ai gravé sur mes mains. »


Pour les chrétiens, cette image pointe directement vers Jésus et la croix.


Le cœur de l’Évangile est là :

Dieu ne sauve pas des gens parfaits.

Il sauve des gens brisés qui viennent à lui.


Abraham avait ses faiblesses.

Lot avait ses compromis.

Et pourtant, Dieu agit dans leurs vies.


La solution n’est pas de prétendre être fort.

La solution est de reconnaître notre besoin de Dieu.


C’est exactement ce que rappelle la croix :

nous n’avons pas « ce qu’il faut » par nous-mêmes.


Mais Dieu offre grâce, pardon et réconciliation à ceux qui placent leur confiance en Jésus-Christ.


Alors… as-tu un cœur de mère ?

Cette question dépasse largement la maternité.


Avoir un cœur de mère, selon ce message, c’est :

  • faire grâce,

  • protéger,

  • avertir avec amour,

  • intercéder,

  • relever au lieu d’écraser,

  • accompagner au lieu de condamner.


C’est aussi avoir un regard lucide : sur nos blessures, nos compromis, nos faux refuges, et nos besoins profonds.


Lot n’était pas un héros parfait. Mais son histoire ressemble probablement davantage à la nôtre que nous aimerions le croire.


Et malgré tout cela, Dieu continue d’appeler, de secourir et de transformer.


C’est peut-être ça, finalement, la plus grande bonne nouvelle de cette histoire.

 


Message de pasteure Chantal Dumoulin résumé par ChatGPT

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