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  • La sexualité biblique... saine, sainte et voulue de Dieu !

    Série : Éthique chrétienne - Partie 5 Le contexte et la nécessité du message La sexualité est souvent négligée dans l’enseignement chrétien, bien qu’elle soit au cœur de la vie humaine. Dans une culture où le sexe est banalisé et perçu comme un simple besoin ou un divertissement, la vision divine a été déformée. La société et les forces spirituelles opposées à Dieu cherchent à convaincre que le bonheur dépend d’une sexualité sans limites. Or, cette illusion conduit à l’esclavage intérieur et à la destruction. La Parole de Dieu, au contraire, révèle que la sexualité a été donnée pour le bien de l’être humain, dans un cadre de sainteté et d’amour. Le piège du péché sexuel Le péché agit comme un appât séduisant mais fatal : il attire, promet une satisfaction immédiate, puis détruit celui qui s’y adonne. Romains 6:16 enseigne que l’on devient esclave de ce à quoi l’on obéit, et 1 Corinthiens 6:18 exhorte à « fuir l’immoralité sexuelle ». Les conséquences du péché sexuel touchent à la fois le corps et l’esprit. La pureté, quant à elle, protège la dignité, l’âme et la communion avec Dieu. Une illustration frappante : les loups et la tentation du péché Pour illustrer la nature trompeuse du péché sexuel, voici une histoire sur les Esquimaux et les loups. Les Esquimaux affûtent une lame, la recouvrent de sang qu’ils laissent geler, et la plantent dans la neige. Attirés par l’odeur, les loups lèchent le sang jusqu’à se couper la langue, finissant par boire leur propre sang sans s’en rendre compte et mourir de faim. De la même manière, le péché attire, séduit, nourrit une faim trompeuse . Mais à force de s’y complaire, on finit par se détruire soi-même. Romains 6:16 et 1 Corinthiens 6:18 nous rappellent que le péché sexuel a des conséquences spirituelles et physiques , et que le croyant doit « fuir l’immoralité sexuelle » plutôt que de la tolérer. L’éthique biblique de la sexualité La Bible est claire et sans ambiguïté. Galates 5 identifie trois catégories de péché sexuel : L’impudicité ( porneia )  : toute relation sexuelle hors du mariage, l’adultère, l’inceste ou la fornication. L’impureté ( akatharsia )  : les comportements dégradants qui salissent le corps et l’esprit. La dissolution ( aselgeia )  : la débauche et la perte de maîtrise. Ceux qui vivent dans ces pratiques refusent l’ordre divin et s’excluent eux-mêmes du Royaume de Dieu. Ce que la Parole de Dieu condamne L’Écriture rejette toute forme d’union ou de pratique sexuelle contraire à la sainteté : l’adultère, la fornication, les relations avec des prostituées, l’inceste, la pédophilie, la bestialité, les relations homosexuelles, la pornographie, la polygamie, le polyamour et les pratiques violentes ou humiliantes. Ces comportements profanent la conception divine du corps et pervertissent le but originel de la sexualité : l’amour, la fidélité et le respect mutuel. Dieu, créateur et auteur de la sexualité La sexualité humaine est un don de Dieu. Elle ne résulte pas du péché, mais de la création même. Dieu a formé l’homme et la femme pour se compléter et refléter Son image dans leur union. Réduire la sexualité à un instinct animal revient à nier la nature spirituelle de l’être humain, porteur du souffle divin (Genèse 2:7). Loin de Dieu, l’homme perd son sens et se vide de vie spirituelle ; en Dieu, la sexualité retrouve sa beauté, sa profondeur et son but. La sexualité célébrée dans le mariage Loin de condamner le plaisir, la Bible le célèbre dans le cadre du mariage. Le Cantique des Cantiques  décrit avec poésie la tendresse et le désir entre époux. Proverbes 5:18-19 exhorte l’homme à se réjouir avec la femme de sa jeunesse. Le plaisir sexuel, vécu dans l’amour et la fidélité, glorifie Dieu. Ainsi, le mariage devient le seul espace où la sexualité trouve sa pleine signification : union physique, émotionnelle et spirituelle ; expression d’amour, de don et de service mutuel ; et acte d’obéissance à Dieu. Le mariage, une alliance sacrée Selon 1 Corinthiens 7, le mariage est une alliance devant Dieu, non une simple formalité légale. Les époux s’appartiennent mutuellement, se respectent, se soutiennent et se pardonnent. Ils ne doivent pas se priver l’un de l’autre, sauf d’un commun accord pour un temps de prière. La sexualité conjugale devient ainsi un moyen de protection contre la tentation et un lieu d’intimité spirituelle. Le mariage représente l’amour de Christ pour son Église : fidèle, pur et indestructible. La sanctification et la maîtrise de soi Colossiens 3:5-7 appelle le croyant à « faire mourir ce qui appartient à la chair ». Vivre la sexualité selon Dieu exige discipline, obéissance et dépendance envers le Saint-Esprit. Celui-ci donne la force de résister à la tentation, mais la décision de marcher dans la pureté appartient à chacun. La sexualité vécue dans la fidélité devient un outil de sanctification : la chasteté avant le mariage, la fidélité dans le mariage et le respect du corps comme temple du Saint-Esprit. Un appel à la repentance et à la restauration Dieu offre la possibilité du pardon et de la transformation à quiconque se repent. Celui qui a vécu dans le désordre sexuel peut être purifié, rétabli et renouvelé. Il suffit de reconnaître sa faute, de la confesser et de revenir à la vérité de la Parole. La prière devient alors une consécration : « Seigneur, aide-moi à t’honorer avec mon corps, mes pensées et mes désirs. » La foi mise en pratique Le diable se fiche que vous alliez à l’église ou que vous lisiez la Bible, tant que votre vie ne change pas. La vraie foi ne se mesure pas à la fréquentation religieuse ni à la connaissance biblique, mais à l’obéissance. Dieu désire un peuple qui vit Sa Parole dans tous les domaines de la vie, y compris la sexualité. Le principe fondamental demeure : Dieu est pour le sexe. Le sexe est pour le mariage. Le mariage est pour la vie. Et la vie est pour Christ. Synthèse finale L’enseignement biblique sur la sexualité se résume ainsi : Elle est voulue par Dieu, bonne et belle dans Son cadre. Elle devient destructrice lorsqu’elle s’éloigne de Son plan. Elle unit, sanctifie et fortifie les liens conjugaux. Elle appelle à la pureté, la fidélité et la consécration. Vivre une sexualité sainte, c’est reconnaître que notre corps et nos désirs appartiennent à Dieu. Ainsi, chaque dimension de notre existence — même la plus intime — devient un moyen de glorifier le Créateur. Article rédigé par ChatGPT à partir du message du pasteur Gilles Adams

  • Es-tu fier de qui tu es ? Redécouvrir ton identité en Christ

    Série : Éthique chrétienne - Partie 2 Article résumé par ChatGPT à partir du message du pasteur David Naud 1 Corinthiens 1:30 – « C’est grâce à lui que vous êtes en Jésus-Christ, lui qui est devenu, par la volonté de Dieu, notre sagesse, notre justice, la source de notre sainteté et notre libérateur. » 1. La fierté selon Dieu « Que celui qui veut éprouver de la fierté mette sa fierté dans le Seigneur. » (1 Corinthiens 1:31) La fierté biblique n’a rien d’arrogant. Elle ne s’appuie pas sur la performance, mais sur la reconnaissance : reconnaître que Dieu agit, qu’il sauve, qu’il rend juste. « Je n’ai point honte de l’Évangile : il est puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit. » (Romains 1:16) Être fier de soi dans le sens chrétien, c’est être fier de ce que Dieu fait en nous. 2. Le plan clair de Dieu pour l’humanité « Dieu créa l’homme à son image ; il le créa homme et femme. » (Genèse 1:27) Dieu a voulu l’être humain à son image . L’homme et la femme sont différents mais complémentaires, appelés à la relation, à la fécondité et à la mission commune : représenter Dieu sur la terre. « Dieu regarda tout ce qu’il avait fait, et il constata que c’était très bon. » (Genèse 1:31) 3. Une identité tissée par Dieu « Tu m’as tissé dans le ventre de ma mère. Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. » (Psaume 139:13-14) Avant même ta naissance, Dieu t’a voulu. Ton apparence, tes dons, ton histoire — rien n’est accidentel. Chaque être humain est le fruit d’un dessein d’amour. La fierté chrétienne , c’est dire avec le psalmiste : « Je reconnais que je suis une œuvre admirable de Dieu. » 4. Quand l’harmonie s’est brisée « Le serpent séduisit la femme...alors leurs yeux s’ouvrirent. » (Genèse 3) Le péché introduit la rupture : l’homme se cache, la honte apparaît. Notre identité devient floue, notre regard sur nous-mêmes se tord. Mais Dieu n’abandonne pas. Son plan de restauration commence — un plan de rédemption . 5. La rédemption : restaurer ce qui a été abîmé « En lui, nous avons la rédemption par son sang, le pardon des péchés . » (Éphésiens 1:7) Jésus-Christ est venu pour rétablir ce que la chute a détruit. Comme l’écrit Jérémie Cavin : « La rédemption renvoie à la vie et à l’œuvre de Jésus-Christ, venu pour rétablir ce qui a été abîmé par la chute. » Cette rédemption agit dans le présent — elle transforme le cœur, les désirs et la pensée — et dans le futur, en promettant la restauration complète de nos corps. 6. Rédemption et différence « Il n’y a plus ni homme ni femme, car vous êtes tous un en Jésus-Christ. » (Galates 3:28) Paul n’abolit pas la différence entre les sexes : il affirme que tous ont la même valeur devant Dieu. La rédemption ne supprime pas les distinctions , elle les réconcilie avec leur but divin. 7. Le corps : un temple du Saint-Esprit « Votre corps est le temple du Saint-Esprit. » (1 Corinthiens 6:19) Ton corps a une dignité spirituelle. Dieu ne te sauve pas de ton corps, mais avec ton corps. Même transformé à la résurrection, il reste porteur de ton identité. Ton corps est saint. Il mérite respect, soin et gratitude. 8. “Qui suis-je ?” – La question de Jésus « Et vous, qui dites-vous que je suis ? » (Luc 9:20) Quand Pierre répond : « Tu es le Christ de Dieu » , il découvre qui il est lui-même . Connaître Jésus, c’est trouver sa vraie identité. Nos identités humaines ne prennent sens que dans la relation au Christ. 9. Les “Je suis” de Jésus : le miroir de notre identité Les sept “Je suis” de Jésus (dans l’Évangile de Jean) révèlent à la fois qui Il est et ce que nous sommes en Lui : Jésus dit... Cela signifie pour moi... Je suis le pain de vie → Je suis nourri et rassasié Je suis la lumière du monde → Je suis éclairé Je suis la porte → J’ai accès au salut Je suis le bon berger → Je suis guidé et protégé Je suis la résurrection et la vie → Je suis dans l’espérance Je suis le chemin, la vérité et la vie → Je suis conduit Je suis le vrai cep → Je porte du fruit 10. Ce que Dieu dit de toi Voici quelques vérités bibliques puissantes : Tu es le sel de la terre et la lumière du monde (Matthieu 5). Tu es ami, témoin, disciple et enfant de Dieu (Jean, Luc). Tu es libéré du péché, membre du corps de Christ (Romains 6). Tu es le temple du Saint-Esprit (1 Corinthiens 3). Tu es héritier de la promesse et citoyen du ciel (Éphésiens 2). Tu es une race élue, un sacerdoce royal, un peuple acquis (1 Pierre 2:9). Ces paroles sont ta carte d’identité spirituelle. Même quand tes émotions mentent, Dieu dit la vérité sur toi. 11. Une identité stable dans un monde instable Notre société nous pousse à “nous redéfinir” sans cesse : par nos émotions, nos choix ou nos réussites. Mais l’identité chrétienne repose sur quelque chose d’immuable : « Vous êtes en Jésus-Christ. » (1 Corinthiens 1:30) Ce fondement te libère de la comparaison et t’ancre dans la paix. 12. Fier d’être enfant de Dieu « Je suis créé par Dieu, voulu et aimé de Dieu, racheté et pardonné en Jésus-Christ. Je suis corps et âme un temple saint pour Dieu. » La fierté chrétienne n’est pas de l’orgueil : c’est de la reconnaissance. Tu peux dire avec joie : « Je suis fier d’être enfant de Dieu. » À retenir Tu es voulu, connu et aimé de Dieu. Ton identité ne dépend pas de tes émotions, mais de la grâce. Ta vie entière — corps, âme et esprit — est précieuse aux yeux du Créateur.

  • Protégez-vous contre la fraude et les arnaques

    🧭 Objectif général Ce guide vise à protéger les aînés contre la fraude et les cyberarnaques  en leur fournissant des outils concrets  pour reconnaître, éviter et signaler les menaces. Il met l’accent sur la prévention proactive , la sécurité en ligne et la collaboration avec les institutions bancaires  et les autorités canadiennes. 1. Liste de vérification pour la prévention de la fraude Les dix principales mesures de protection recommandées : Protéger ses appareils  – antivirus, pare-feu et mises à jour automatiques. Créer des mots de passe distincts et complexes  pour chaque compte, avec authentification multifactorielle. Déchiqueter les documents sensibles  avant de les jeter. Limiter le partage de renseignements personnels en ligne. Faire preuve de prudence au téléphone  (ne jamais divulguer d’informations si l’appel n’a pas été initié). Signaler immédiatement la perte ou le vol  de cartes et documents d’identité. Renforcer les paramètres de confidentialité  sur les réseaux sociaux. Éviter les téléchargements suspects  et supprimer les applis inutiles. Ignorer les messages douteux  (courriel, appel ou texto). Rester vigilant sur les applications de rencontre. 2. Arnaques fréquentes et ingénierie sociale Les criminels exploitent la peur, l’urgence  et les offres trop belles pour être vraies . Arnaques les plus courantes : Hameçonnage (phishing) Arnaques téléphoniques ou vocales Arnaque des grands-parents Fausse assistance technique Fraude sentimentale Arnaques générées par l’IA Sites et applications frauduleux Rançongiciels (ransomware) 3. Focus sur les principales arnaques 📨 Hameçonnage Courriels frauduleux imitant une institution fiable : Fautes moindres mais menaces présentes. Vérifier l’adresse réelle de l’expéditeur. Ne pas cliquer sur les liens ni ouvrir de pièces jointes inattendues. 📞 Arnaques téléphoniques Appels prétendant venir d’une banque ou d’un organisme gouvernemental : Exigent des paiements par carte-cadeau, bitcoin, etc. Utilisent un ton urgent ou menaçant. Il faut raccrocher et signaler . 👵 Arnaque des grands-parents Un faux petit-enfant appelle pour demander de l’argent en urgence : Ne jamais divulguer de noms ou d’informations personnelles. Vérifier l’histoire auprès de la famille avant d’agir. Ne jamais transférer d’argent sans confirmation. 💻 Arnaque du soutien technique Un faux technicien prétend que l’ordinateur est infecté : Ne jamais donner l’accès à distance ni cliquer sur les liens fournis. Ne jamais payer de frais inattendus. ❤️ Fraude sentimentale Un escroc développe une fausse relation amoureuse pour soutirer de l’argent : Refuser toute demande d’argent. Vérifier le profil sur d’autres plateformes. Se méfier des incohérences ou des prénoms erronés. 🤖 Arnaques générées par l’IA Hameçonnage plus sophistiqué  : langage artificiellement « parfait ». Clonage vocal ou vidéo  pour usurper l’identité d’un proche. Toujours vérifier avant d’agir, demander conseil à une personne de confiance. 🛒 Applications et sites frauduleux Sites mal conçus, adresses légèrement modifiées. Exiger un paiement inhabituel ou des informations excessives. Vérifier le « https » et le cadenas, acheter uniquement chez des détaillants connus. 🔐 Rançongiciels Logiciels malveillants qui bloquent les fichiers en échange d’une rançon : Ne pas payer . Déconnecter les appareils  et consulter un expert en cybersécurité . Faire des sauvegardes régulières . 4. Sécurité des mots de passe Utiliser une phrase de passe  (ex. : « Qui n’a point d’amis ne vit qu’à demi » → KiNaPAmVi1/2! ). Éviter d’utiliser le même mot de passe sur plusieurs sites. Activer l’ authentification multifactorielle . Mettre à jour les logiciels de sécurité. 5. Protection contre l’exploitation financière L’exploitation provient souvent d’une personne de confiance  (famille, aidant, voisin). Exemples : Pressions pour donner ou prêter de l’argent. Mauvais usage de procuration ou compte conjoint. Signature forcée ou falsifiée. Prévention : Gérer ses finances soi-même quand possible. Choisir prudemment la personne de confiance. Dire non aux demandes suspectes, même familiales. Ne jamais signer sans comprendre. 6. Signalement des arnaques Pourquoi signaler : Pour protéger autrui. Pour aider les autorités à arrêter les escrocs. Pour limiter les pertes financières. Où signaler : Centre antifraude du Canada (CAFC)  : en ligne ou au 1-888-495-8501. Votre banque ou compagnie de carte de crédit. Pourriels : texto au 7726 (SPAM) . Sites frauduleux  : au Bureau de la concurrence du Canada . Police locale  : si perte financière ou vol d’identité. Après le signalement : Conserver toutes les preuves. Surveiller ses comptes. S’informer régulièrement des nouvelles arnaques. 7. Ressources additionnelles Association des banquiers canadiens (ABC)  – Séminaires gratuits « Votre Argent-Aînés  » sur : la gestion de l’argent, la prévention de la fraude, l’exploitation financière. Pensez Cybersécurité (Gouvernement du Canada)  – Conseils pratiques pour se protéger en ligne. Banques canadiennes  – Offrent guides, formations et outils de sécurité. 🎯 En résumé La trousse insiste sur trois principes clés : La vigilance personnelle  — rester prudent, questionner, vérifier. La prévention proactive  — sécuriser ses appareils, mots de passe et documents. La collaboration  — signaler les fraudes et utiliser les ressources fiables (banques, CAFC, gouvernement). Source : https://cba.ca/article/trousse-pour-adultes-plus-ages Résumé par ChatGpt

  • Intelligence artificielle (IA) — bénéfices ou dangers pour les chrétiens ?

    Série : Comment vivre ma foi dans le siècle présent - partie 8A Article rédigé à partir du message des pasteurs David Naud et Roxan Lemire, résumé par ChatGPT Depuis l’aube des grandes révolutions technologiques, l’humanité a toujours réagi avec un mélange de fascination et de crainte. L’imprimerie, le téléphone, l’électricité ou encore l’ordinateur ont suscité des résistances avant de devenir des outils incontournables. Aujourd’hui, une innovation majeure occupe le devant de la scène : l’intelligence artificielle (IA) . Beaucoup voient en elle une promesse de progrès fulgurants : automatisation, soins de santé améliorés, gain de productivité et aide dans la recherche scientifique. Mais d’autres redoutent les dérives possibles : perte d’emplois, manipulation des masses, contrôle accru des gouvernements ou encore détournement par des intentions malveillantes. Cet article propose une réflexion autour de trois axes : la définition et les bénéfices de l’IA, ses usages pratiques pour les chrétiens et ses dangers. Dans un autre article, nous nous attarderons à valider s’il y a des liens possibles entre l’IA et la fin des Temps. Cet article se veut être à la fois rassurant et vigilant : d’un côté, montrer les bénéfices réels de l’IA ; de l’autre, rappeler ce qui demeure inébranlable — la parole de Dieu — et les garde-fous spirituels nécessaires. Définition de l’intelligence artificielle (IA). On commence par poser le cadre : l’IA est déjà partout. Ce sont des systèmes programmés par des humains pour simuler certains aspects de l’intelligence — traitement du langage, reconnaissance, diagnostics, recommandations. Elle n’a ni conscience ni volonté propre ; derrière elle, il y a des développeurs, des sources, des choix. En d’autres mots, l’intelligence artificielle  désigne un ensemble de techniques permettant à des machines d’imiter certaines capacités humaines : apprendre, raisonner, résoudre des problèmes, dialoguer en langage naturel, ou encore créer du contenu. Contrairement à des logiciels classiques, qui suivent des instructions rigides, l’IA s’adapte et s’améliore grâce à des algorithmes d’apprentissage. Aujourd’hui, des systèmes comme ChatGPT, MidJourney ou Copilot  sont capables de générer des textes, des images ou du code informatique en quelques secondes. Des voitures autonomes apprennent à circuler sans conducteur. Des assistants médicaux aident à diagnostiquer des maladies. Et parce que l’IA est puissante, elle suscite crainte et espoir à la fois. Historiquement, chaque innovation a provoqué des peurs semblables. L’imprimerie a fait trembler certains — puis elle a multiplié l’accès à la Bible. Le télégraphe, la radio, la télévision ont été tour à tour vus comme des signes annonciateurs d’un contrôle global ou comme la « voix » de la bête d’Apocalypse. Les codes-barres, les cartes à puce, puis l’internet et la biométrie ont alimenté des interprétations apocalyptiques. Mais la leçon importante est simple : un outil peut servir le bien ou le mal selon qui l’utilise. L’Église peut employer ces moyens pour l’Évangile autant que le monde peut s’en servir pour le péché ou la manipulation. Intelligence artificielle (IA) — bénéfices ou dangers pour les chrétiens ? Pratiquement, l’IA apporte de réels bénéfices dans le monde et ce n’est que le début : Gain de temps et d’efficacité  : automatisation des tâches répétitives. Accès à la connaissance  : démocratisation de l’information et de l’éducation. Soutien aux soins  : détection précoce de maladies, analyse d’imageries médicales. Créativité augmentée  : assistance pour écrire, composer, innover. Outil spirituel potentiel  : réponses rapides aux questions bibliques, aide à la traduction et à l’enseignement. En somme, l’IA n’est pas en soi un ennemi. Comme toute innovation, elle reflète l’usage que l’humain en fait. L ’ intelligence artificielle (IA) peut apporter plusieurs bénéfices   pour les chrétiens dans le domaine de l’étude biblique personnelle. Il suffit de poser des questions bibliques à Chatgpt ou Gemini Google pour s’en laisser convaincre. Que ce soient des questions théologiques comme « Qui est Jésus ? », « Comment comprendre la souveraineté de Dieu ? », des questions pratiques telles que « Qu’est-ce que le jeûne de Daniel ? », « Comment avoir un mariage chrétien épanoui ? » ou « Comment bien gérer mon argent selon la Bible ? », « Comment bien éduquer mes enfants chrétiennement dans un monde d’écrans ? » : elles fournissent des synthèses rapides qui peuvent aider l’étude personnelle et la compréhension de ce que Dieu dit dans tels passages bibliques. L’appel lancé à ceux qui veulent découvrir davantage la parole de Dieu : testez, interrogez, comparez vos réponses avec d’autres et parlez-en avec des frères et sœurs de l’Église. C’est là qu’intervient la mise en garde pastorale. L’IA n’est pas une autorité spirituelle. Le pasteur Roxan Lemire, ingénieur depuis plus de 20 ans dans le domaine technologique, a rappelé plusieurs dangers concrets pour les chrétiens lors de la prédication du 31 août 2025 à l’Église Fusion : la dépendance excessive, où l’on remplacerait la prière, l’étude biblique et la recherche de l’Esprit par des réponses générées ; la perte d’authenticité des prédications ou du ministère, si l’on privilégie des textes « calibrés » à la place du vécu et de l’onction ; l’importation d’erreurs doctrinales via des sources biaisées ; l’affaiblissement du discernement spirituel, puisque l’IA ne peut être guidée par le Saint-Esprit. Un autre danger avec conséquences psychologiques… Un danger émergent est celui des « compagnons IA » : des chatbots conçus pour créer des liens affectifs, parfois présentés comme thérapeutes ou amis. Ils peuvent séduire, isoler, ou remplacer des relations humaines essentielles — d’où l’appel aux parents à rester proches de leurs jeunes. En attendant que ces chatbots soient programmés dans des robots à l’apparence humaine qui nous accompagneront et aideront dans notre quotidien, c’est actuellement beaucoup de personnes qui conversent avec un chatbot par leur ordinateur, tablette ou téléphone portable.  Des recherches menées par OpenAI et le MIT Media Lab suggèrent que les utilisateurs intensifs de ChatGPT sont souvent plus solitaires  et présentent une dépendance émotionnelle vis-à-vis de l’outil, avec moins de relations sociales en présentiel. Des témoignages rapportent déjà des dépressions et des dépendances reliées à ces compagnons IA. Il y a des effets cognitifs  tels la réduction de la créativité, de la mémoire, et de la pensée critique. L’IA peut faciliter la vie, à condition de l’utiliser de manière consciente et équilibrée  — des stratégies comme alterner avec des tâches intellectuellement stimulantes ou limiter les usages passifs sont recommandées. Les outils technologiques comme les compagnons IA demeurent des machines et non de vraies personnes créées à l’image de Dieu. Théologiquement, il faut aussi distinguer entre créature et créateur : l’IA reste une création humaine, tandis que l’homme porte l’image de Dieu. Les tentatives de jouer à Dieu — transhumanisme, manipulation génétique, quête d’immortalité — soulèvent des questions éthiques profondes où l’Église doit réfléchir et intervenir. En conclusion , Jésus a dit que le ciel et la terre passeront, mais que ses paroles ne passeront pas. Peu importe les progrès, les peurs ou les scénarios apocalyptiques, la parole de Dieu demeure inébranlable. La posture chrétienne n’est ni la technophobie aveugle, ni l’adoration naïve de la technique, mais la foi vigilante : veillez, priez, gardez le cœur léger face aux excès, et confiez-vous au Seigneur pour sa paix et sa force. Pratiques recommandées : tester l’IA pour des recherches pratiques, mais toujours vérifier les sources, confronter en communauté, ne pas substituer l’Esprit à la machine, et parler ouvertement aux jeunes et aux familles des usages numériques. Enfin, rappeler que l’Église est toujours l’espace des fruits et dons de l’Esprit — amour, paix, patience, bonté, fidélité — que l’IA ne pourra jamais remplacer. Utilisons ces outils pour la gloire de Dieu, avec discernement et humilité , et cultivons une foi inébranlable qui repose sur la parole et la présence vivante du Christ, quelles que soient les technologies qui bousculent notre siècle.

  • Intelligence artificielle et fin des temps : faut-il craindre un lien avec l’Apocalypse?

    Série : Comment vivre ma foi dans le siècle présent - Partie 8B Article rédigé à partir du message des pasteurs David Naud et Roxan Lemire, résumé par ChatGPT L’intelligence artificielle (IA) fait beaucoup parler d’elle. Certains y voient une révolution technologique sans précédent, d’autres une menace existentielle. Dans le monde chrétien, une question revient régulièrement : l’IA a-t-elle un lien avec la fin des temps ?  Est-elle un signe annoncé par l’Apocalypse ou le livre de Daniel ? La réponse biblique sera nuancée : non, il n’y a pas de lien direct et explicite entre l’IA et la fin des temps. Mais il existe des raisons pour lesquelles certains croyants nourrissent ces craintes. Cet article propose d’examiner pas à pas ces inquiétudes, à la lumière des Écritures. 1. La connaissance augmentera-t-elle à la fin des temps? L’argument le plus souvent avancé est tiré de Daniel 12.4  : « Toi, Daniel, tiens secrètes ces paroles, et scelle le livre jusqu’au temps de la fin. Plusieurs alors le liront, et la connaissance augmentera. » Pour beaucoup, cette prophétie s’accomplit aujourd’hui par l’explosion des découvertes scientifiques, l’accès massif à l’information et le développement de technologies comme l’IA. Mais en lisant attentivement le contexte du passage, l’interprétation change. Au verset 8, Daniel reçoit cette explication : « Plusieurs seront purifiés, blanchis et épurés ; les méchants feront le mal, et aucun des méchants ne comprendra, mais ceux qui auront de l’intelligence comprendront. » Ici, la « connaissance » ne renvoie pas à la science ni à la technologie, mais à une compréhension spirituelle . À la fin des temps, le peuple de Dieu comprendra plus profondément les prophéties, le salut et l’œuvre de Christ. De plus, dans toute la Bible, chaque fois que l’on parle d’une augmentation de la connaissance, il s’agit toujours de la connaissance de Dieu, et non d’une progression technique. Il est donc risqué d’associer directement Daniel 12.4 à l’IA. 2. L’IA facilitera-t-elle un gouvernement mondial antichrist? Un autre sujet de crainte est celui du gouvernement mondial , souvent relié à la bête de l’Apocalypse ou aux visions de Daniel et d’Ézéchiel. Beaucoup imaginent que les technologies numériques, l’IA en particulier, permettront d’installer une dictature planétaire contrôlant tous les aspects de la vie humaine. Mais là encore, examinons attentivement les Écritures. Le Nouveau Testament, en dehors de l’Apocalypse, ne mentionne jamais explicitement un gouvernement mondial terrestre  qui combattrait Dieu. Ce qu’il affirme en revanche, c’est qu’il existe déjà un gouvernement spirituel mondial  dirigé par Satan. Jésus appelle Satan « le prince de ce monde » (Jean 12.31 ; 14.30). Paul parle du « dieu de ce siècle » qui a aveuglé l’intelligence des incrédules (2 Corinthiens 4.4). 1 Jean 5.19 déclare : « Le monde entier est sous la puissance du malin. » En d’autres mots, la domination mondiale existe déjà, mais elle est spirituelle  et provisoire. Nous pouvons préciser également que cette puissance du malin est déjà agissante dans différentes coalitions de ce monde comme ce fut le cas lorsque Ponce Pilate et les Juifs se sont ligués contre Jésus-Christ (Psaume 2, Actes 4.24…). Elle se manifestera jusqu’au retour de Christ, moment où toute autorité ennemie sera anéantie (1 Corinthiens 15.24-25). L’IA peut servir de moyen de contrôle, mais elle n’est pas en soi l’instauration d’un « gouvernement mondial » prophétisé. Ce gouvernement existe déjà dans la sphère spirituelle, et sa défaite est déjà scellée à la croix. 3. L’IA et la marque de la bête Probablement l’association la plus courante : l’IA faciliterait la marque de la bête . Apocalypse 13 parle d’une image animée qui séduit le monde et d’une marque sans laquelle nul ne peut acheter ni vendre. Aujourd’hui, avec les deepfakes, les faux discours générés par IA et les puces électroniques, certains voient une correspondance évidente. Mais il faut distinguer l’outil  (qui peut produire le vrai comme le faux) de l’interprétation biblique . Dans l’Apocalypse, la marque de la bête ne représente pas une marque physique. Elle est spirituelle . C’est l’adhésion volontaire au système du monde opposé à Dieu. Jean utilise d’ailleurs le même vocabulaire de « transaction » dans Apocalypse 3.18, où Jésus invite à « acheter » de lui de l’or purifié et des vêtements blancs – une image spirituelle du salut acquis par la foi en lui. Si la marque de Dieu, rarement mentionnée mais pourtant présente également dans l’Apocalypse (Ap. ch. 7;9;14;22) est invisible mais réelle (le sceau du Saint-Esprit sur nous ne se voit pas, Éphésiens 1.13), alors la marque de la bête l’est aussi. Elle se manifeste par des vies soumises au péché, à l’idolâtrie et à l’esprit de ce monde. Une conséquence logique et théologique s’impose : un geste physique, une puce ou un tatouage, ne peut pas annuler le salut offert par Jésus.  Pierre a renié Jésus publiquement, mais il a été pardonné et restauré. Même ceux qui ont pratiqué l’occultisme et fait alliance avec le diable peuvent être sauvés s’ils se repentent. Alors l’Évangile garde sa puissance au-delà de tout outil technologique. 4. Babylone et l’IA Un dernier lien souvent fait concerne Babylone, symbole de l’Apocalypse. Certains imaginent que l’IA pourrait incarner ou gouverner Babylone, en contrôlant l’économie mondiale et en séduisant les nations. Mais qu’est-ce que Babylone ? Trois grandes interprétations existent : Un symbole historique  : pour plusieurs exégètes anciens, Babylone désigne Rome, centre de l’Empire idolâtre et persécuteur. Un principe spirituel  : Babylone incarne le système du monde sans Dieu – religieux, économique et culturel. C’est la lecture la plus répandue et cohérente. Une entité future  : pour certains dispensationalistes, Babylone sera reconstruite littéralement en Irak. L’Apocalypse décrit Babylone comme une prostituée séduisant les nations par ses richesses, ses plaisirs et sa fausse religion. Autrement dit, Babylone n’est pas une machine ni un programme informatique. Elle est le système de ce monde  : orgueil, idolâtrie, matérialisme et rejet de Dieu. L’IA peut être utilisée par Babylone comme par l’Église, comme l’imprimerie ou Internet avant elle. Mais elle ne les incarne pas. La bonne nouvelle, c’est que la chute de Babylone est certaine : « Sortez du milieu d’elle, mon peuple afin de ne pas vous associer à ses péchés et de ne pas être victimes de ses fléaux. » (Apocalypse 18.4). L’appel de Dieu est clair : vivre dans ce monde, mais ne pas lui appartenir. 5. Faut-il craindre l’IA? Après avoir parcouru ces textes, une conclusion s’impose : il n’existe aucun lien biblique direct entre l’IA et la fin des temps. La connaissance qui augmente selon Daniel est spirituelle. Le gouvernement mondial mentionné est déjà spirituellement présent sous l’autorité du diable. La marque de la bête est une allégeance spirituelle, non une puce technologique. Babylone est le système de ce monde, non une invention numérique. Alors, faut-il craindre l’IA ? Pas plus que l’imprimerie, la radio ou Internet. Chaque technologie peut être utilisée pour le bien ou pour le mal. L’enjeu est moins l’outil que l’usage que nous en faisons . 6. Comment vivre en chrétiens à l’ère de l’IA? Plutôt que de céder à la peur, la Bible nous invite à : Rester fermes dans l’espérance  : notre salut est assuré en Jésus, non menacé par des machines. Discerner  : l’IA peut créer des mensonges, mais aussi aider à diffuser l’Évangile et approfondir la connaissance biblique. Sortir de Babylone  : ne pas se laisser séduire par l’esprit du monde – luxe, orgueil, idolâtrie – mais vivre selon les valeurs du Royaume. Se consacrer à Dieu  : renoncer à soi-même, porter sa croix et suivre Jésus jour après jour. Le vrai enjeu n’est pas de savoir si une technologie mènera au chaos, mais si nos cœurs sont soumis à Christ. Ce n’est pas de savoir si Babylone existera encore et sera jugée, mais est-ce que tu as détruit la Babylone de ton cœur ? Conclusion : confiance et espérance L’intelligence artificielle soulève de vraies questions éthiques et spirituelles. Elle peut servir d’instrument de séduction, comme d’outil pour le bien. Mais en elle-même, elle n’est ni la bête, ni la marque, ni Babylone. La Bible est claire : la victoire finale appartient déjà à Jésus-Christ.  Par sa mort et sa résurrection, il a dépouillé les dominations spirituelles. Son retour mettra définitivement fin au règne provisoire du malin. En attendant, notre appel est simple : ne pas craindre, mais vivre dans la foi, l’espérance et la fidélité.  Ne pas céder à l’esprit de Babylone, mais marcher dans la lumière de Christ. Utiliser les outils de ce monde pour la gloire de Dieu et l’avancement de son Royaume. Ainsi, même à l’ère de l’IA, le message reste le même : « Celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement. »  (1 Jean 2:17)

  • Se donner corps et âme : la consécration chrétienne aujourd’hui (inspiration de Daniel)

    Article rédigé à partir du message du pasteur David Naud, résumé par ChatGPT   Et si la vraie liberté n’était pas de « faire ce qui me plaît », mais de me donner corps et âme à Dieu ? Ce message explore la consécration  : non pas un effort épuisant, mais une vie transformée par la Parole, portée par l’exemple de Daniel , équilibrée par le repos  (physique et intérieur) et mise en mouvement par la compassion  de Jésus. Objectif : que chaque croyant passe du « correct » au meilleur , en vivant pour la gloire du Roi. 1) Pourquoi parler de consécration aujourd’hui ? De la tentation du divertissement… à l’appel plus grand Honnêtement, les loisirs ne manquent pas  : séries, films d’action, sports (le hockey !), jeux de société, réseaux sociaux. Rien de « mal » en soi. Mais au fond, l’Esprit souffle un appel plus grand : « Tu es destiné à davantage ; vis une vie consacrée à Dieu » . La consécration n’éteint pas la joie ; elle la réoriente . Elle t’aide à discerner ce qui nourrit réellement  ton âme et ce qui occupe simplement ton temps. Daniel, un modèle dans la tourmente Pendant un temps de jeûne de Daniel , la prière devient claire : « Seigneur, rends-moi davantage consacré à toi ». Daniel a maintenu la prière , les bonnes priorités , la confiance en Dieu  et une sagesse spirituelle  pour « lire les temps » — et cela malgré les menaces . Sa vie illustre qu’une consécration quotidienne  vaut mieux que des élans sporadiques. Viser une vie qui compte La consécration ne signifie pas forcément « marquer l’histoire du monde » ; parfois, c’est marquer l’histoire de ta famille , de ton équipe, de ta communauté. Dieu confie à chacun une portion . Ce qui compte : vivre pleinement , avec intégrité et passion , pour sa gloire. 2) La consécration chrétienne, c’est quoi ? Définition  : Acte par lequel une personne, mise à part par Dieu et pour Dieu , s’engage à lui appartenir entièrement, à vivre dans la sainteté et à le servir sans partage . C’est vraiment se donner corps et âme . AT vs NT : acte rituel et œuvre intérieure Ancien Testament  : accent sur l’ acte (onction, sacrifice, vœu, mise à part). Nouveau Testament  : accent sur la sanctification , œuvre progressive  de l’Esprit dans le croyant. Ces deux dimensions s’embrassent : il y a un engagement clair  (je suis à Dieu) et un processus (Dieu me transforme). Une consécration intégrale La Bible présente l’humain comme un tout  : esprit, âme et corps . La consécration touche chaque domaine , des habitudes secrètes à l’agenda, de l’usage des écrans à la manière de travailler, des paroles aux relations. Elle n’est pas seulement « spirituelle » au sens étroit ; elle est incarnée . 3) Notre part et la part de Dieu Tension féconde : Dieu sanctifie  (il est fidèle à achever son œuvre), et nous progressons par l’obéissance. Autrement dit : réponds  à la grâce. Avance. Fais « un pas de plus ». La perfection n’est pas de ce monde, mais la progression l’est. La consécration est autant une position  (je suis à Dieu) qu’un chemin (je deviens comme Christ). 4) La Parole : la vérité qui nous met à part « Sanctifie-les par ta vérité ; ta Parole  est la vérité. » La consécration passe  par la Parole. Dans un monde saturé d’opinions, la Bible n’est pas une voix parmi d’autres : elle est la norme  qui sépare le mensonge de la vérité, qui révèle qui est Dieu  et qui nous sommes . Sans elle, on invente notre propre idée de la sainteté ; avec elle, Dieu  définit ce qui lui plaît. Applications concrètes Lire  (régularité humble > grands « coups » isolés) Méditer  (laisser la Parole descendre du mental au cœur) Obéir  (sans obéissance, la lecture reste théorique) Filtrer  (évaluer nos choix : est-ce selon la Parole ?) Consécration = Parole + obéissance . C’est simple, exigeant, mais libérant. 5) Exceller pour le Roi : l’excellence chrétienne « Tout ce que vous faites, faites-le de tout votre cœur, comme pour le Seigneur  et non pour des hommes… » L’excellence biblique n’est pas la performance mondaine  (comparaison, ego, pression), mais un don de soi  motivé par l’amour  : je sers Christ  dans chaque tâche — de la gestion des poubelles aux gros projets. Cette perspective transforme l’ordinaire en offrande . Discerner « le meilleur » La prière n’est pas « Seigneur, donne-moi plus à faire », mais « apprends-moi à discerner les choses meilleures » . Le croyant consacré apprend à choisir le meilleur plutôt que le simplement bon  : ce qui a valeur d’éternité , pas seulement un plaisir éphémère . Exemple d’église Former les musiciens, structurer les équipes, développer les dons — pas pour briller, mais pour servir bien . Chaque ministère, chaque métier, chaque saison de vie peut viser la qualité « comme pour le Seigneur ». 6) Consécration ≠ épuisement : le double repos Beaucoup associent consécration à surmenage . En réalité, le don de soi, s’il n’est pas habité  par Dieu, épuise . La Bible révèle deux « respirations » complémentaires : a) Le repos physique Dieu a inscrit dans la création un rythme  : pauses, sabbat, sommeil. Honorer son corps, c’est obéir . Oui, il faut stopper , se récréer , veiller à l’ hygiène de vie . La sagesse consiste à ne pas confondre zèle  et frénésie . b) Le repos de l’âme (le « dépôt divin ») Il arrive d’être « à jour » de sommeil et pourtant lourd  intérieurement. Là, Christ invite : « Venez à moi… et je vous donnerai du repos . »  Ce repos spirituel n’est pas l’inactivité, mais la confiance  : au contact de Dieu (prière, louange, Parole), il dépose  sa paix, renouvelle la perspective et allège le fardeau. Témoignage parlant : en mission, peu de sommeil, mais beaucoup de présence de Dieu  — et le cœur repart rechargé . Ce n’est pas de l’adrénaline ; c’est la grâce agissante . Entrer dans le repos… avec empressement Le peuple d’Israël a manqué le repos à cause de l’ incrédulité . À nous, maintenant, d’entrer par la foi dans le repos en Christ . Image forte : « Dieu s’est reposé le 7ᵉ jour pour que tu te reposes en lui  tous les jours. » Résultat : une consécration durable , parce que équilibrée  et habitée . 7) Un style de vie distinct : vases d’honneur « Si quelqu’un se conserve pur… il sera un vase d’honneur , sanctifié, utile au Maître, propre à toute bonne œuvre. » La consécration a un visage concret  : s’éloigner du mal (que notre conscience connaît généralement très bien), non par moralisme , mais pour mieux appartenir . L’objectif n’est pas de dresser une liste sans fin, mais de devenir utile au Maître . Image biblique : dans une maison, il y a des vases pour les usages ordinaires… et des vases d’honneur . La consécration, c’est choisir d’être réservé pour les usages nobles de Dieu. Rechercher les choses d’en haut « Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, recherchez les choses d’en haut… Attachez-vous aux réalités d’en haut, et non à celles de la terre. » Concrètement, cela interroge nos priorités  hebdomadaires : ce qui occupe nos pensées, notre argent, nos soirées. Beaucoup d’activités sont « correctes », mais sans fruit durable . À l’inverse, servir, prier, être généreux, aimer, témoigner — cela marque l’éternité . 8) Les « mathématiques » de Dieu : penser sur la durée Fais l’exercice : si je continue exactement ma vie telle quelle (emploi du temps, dépenses, écrans, investissements), qu’est-ce que cela produira  dans 1 an ? 5 ans ? 10 ans ? Serai-je plus  passionné pour Dieu ? Aurai-je développé  les dons reçus ? Y aura-t-il un impact  sur les autres ? La compétence  (Proverbes) naît de la consécration . Dieu élève des femmes et des hommes habiles , fiables , consacrés . 9) La compassion : moteur caché de la consécration Le Nouveau Testament répète que Jésus fut « ému de compassion  ». Le terme grec suggère un mouvement des entrailles  : l’amour qui bouscule . Cette compassion : voit  les foules languissantes, guérit  les malades, nourrit  les affamés, touche  l’exclu, console  la veuve, accueille  le fils prodigue. Quand la compassion de Christ remplit notre cœur, il devient difficile de vivre tranquille , centré sur nos loisirs. On ne peut plus ignorer : les démunis , les sans-abris , les personnes aux prises avec les addictions ou la souffrance mentale , les jeunes en quête d’ espérance , les aînés qui méritent respect . La compassion pousse  à la consécration. Elle oriente nos soirées, notre budget, notre énergie vers ce qui compte  vraiment. Elle rend la consécration joyeuse , car aimer ressemble à Jésus. 10) Itinéraire pratique : comment avancer cette semaine ? Habitudes de base Parole  : choisis un livre biblique et lis 1 chapitre/jour , note 1 vérité  et 1 obéissance . Prière  : 10–15 min de présence réelle (remercier, confesser, demander, écouter). Repos  : planifie 1 vrai sabbat  (sans culpabilité), vise 7–8 h  de sommeil. Écrans  : fixe un quota  hebdo, remplace 1 h d’écran par 1 service  concret. Choix « meilleurs » vs « bons » Identifie 2–3 activités « bonnes » mais peu fécondes  à réduire. Choisis 2 actes « meilleurs** » (prière avec quelqu’un, visite, générosité ciblée, mentorat d’un jeune). Compassion focalisée Vois  une personne ou un groupe que Dieu met sur ton cœur. Agis  : un geste clair (appel, repas, don, temps offert, prière). Persévère  : fixe-toi un rythme (hebdomadaire / mensuel). 11) Témoins qui inspirent Des hommes et des femmes ont décidé de ne pas limiter  ce que Dieu pouvait faire de leur vie. Leur consécration n’a pas été parfaite, mais réelle . Retenons surtout ceci : la joie  la plus profonde se trouve quand on est entièrement consacré  au service de Dieu. Cette joie est accessible  à quiconque répond aujourd’hui : « Me voici. » 12) Conclusion : un oui simple, total et joyeux La consécration n’est pas d’abord « faire plus » ; c’est appartenir  davantage. Elle ne te vole pas la vie ; elle te donne la vraie . Parole  : la vérité qui libère. Excellence  : pour le Roi, pas pour les regards. Repos  : physique et intérieur, pour durer. Compassion  : le moteur qui pousse à l’action. Jésus s’est donné corps et âme — sur la terre et à la croix. Répondons  en nous donnant à lui, pour lui, avec lui. Prière proposée Jésus, merci de t’être donné entièrement pour moi. Je te donne ma vie et je reçois ton Esprit. Renverse en moi tout raisonnement qui s’oppose à ta connaissance. Donne-moi ta paix et ta force. Apprends-moi à discerner les choses meilleures. Fais de moi un vase d’honneur, utile à ton service. Je veux me donner corps et âme à toi — aujourd’hui. Amen. FAQ 1) La consécration est-elle réservée aux « super-spirituels » ? Non. C’est l’appel normal  du disciple. Elle commence par un oui simple à Dieu et se nourrit de petits pas  d’obéissance. 2) Comment éviter l’épuisement tout en servant ? Honore le repos physique  (rythme, sommeil) et cherche le repos de l’âme  auprès de Christ (prière, louange, Parole). La consécration durable est habitée par Dieu. 3) Quelle est la différence entre consécration et sanctification ? La consécration : l’ engagement  d’appartenir à Dieu. La sanctification : l’ œuvre  de l’Esprit qui nous transforme progressivement  à l’image de Christ. 4) Que faire de mes loisirs ? Ils peuvent être bons . Mais demande-toi : est-ce meilleur  pour ma foi, ma famille, mon appel ? Ajuste le dosage  pour viser le fruit . 5) Comment savoir si je progresse ? Demande à Dieu (et à des proches) : où vois-tu du fruit ?  Garde des repères (journal, objectifs modestes), et célèbre chaque pas . Appel à l’action Partage  cet article à quelqu’un qui désire « plus de Dieu ». Choisis  aujourd’hui un acte de compassion concret. Planifie  ton sabbat  de la semaine et un temps de Parole  quotidien. Écris  dans les commentaires : quel « meilleur » Dieu t’invite-t-il à choisir ?

  • Majesté

    Article rédigé à partir du message du pasteur Raymond Lesage Dieu seul est notre roi et pasteur Raymond Lesage nous invite avec un titre de message sans équivoque, « La majesté de Dieu », à nous placer dans le bon contexte dès le départ.  Connaissant son grand amour pour Dieu et son sens de l’humour, il y va d’un « Make God great again » pour appuyer le titre de son message. La majesté de Dieu Le mot majesté signifie grandeur. Reconnaître la majesté de quelqu’un, c’est lui démontrer du respect et reconnaître sa grandeur. Pour nous, chrétiens, la majesté est celle de Dieu, notre Créateur et Sauveur. Il est au-dessus de tout. La Bible nous fournit des exemples de ce que ça représente.  Dans le psaume 93, on dit que Dieu est revêtu de majesté, exprimant ainsi sa toute-puissance. Puis, dans 2 Pierre 1.16, l’apôtre rappelle qu’il a vu de ses propres yeux la majesté de Jésus lors de sa transfiguration, révélant ainsi son identité divine. Nous avons donc un Dieu au-dessus de tout, au-dessus de nous, digne de notre adoration et de notre respect. En plus de le connaître via les Écritures, on se doit de le connaître personnellement.   Important de 0 à 10 Jusqu’à quel point je connais Dieu, jusqu’à quel point est-Il important ? Chaque chrétien devrait se poser la question. En utilisant un score de 0 à 10, imageons l’importance relative qu’on accorde à ce qui nous entoure. Et surtout demandons-nous pourquoi on accorde une importance plus grande à tel objet, telle personne. Un score de 5 à 10 est prévisible pour un chrétien relativement à l’importance qu’il accordera à Dieu. 5-6 parce qu’il le connaît peu, 7-8 parce qu’il a vécu des expériences positives avec lui, 9-10 si un chrétien place son lien avec Dieu au premier plan, devant les aspects difficiles de la vie. Il connaît intimement Dieu.   Savoir ou connaître Distinguons d’abord savoir de connaître. Savoir des choses à propos de Dieu et connaître Dieu. Connaître Dieu est supérieur à savoir des choses sur Lui.  Le savoir nous permet d’avoir une foule d’informations sur Lui ; le connaître, c’est d’intégrer ces savoirs, les vivre. Par exemple, lire la Bible nous permet de savoir, mettre en pratique ce que la Bible nous indique pour nos choix de vie, c’est connaître. Revenons à l’image du score de 0 à 10, et maintenant quelle valeur attribuez-vous à Jésus ? Comment le voyez-vous ? Jusqu’à quel point le connaissez-vous ? Sur le chemin de la connaissance de notre Seigneur Jésus, on doit connaître de nombreuses caractéristiques de sa personne. Pensons à sa divinité, son éternité, sa présence, son pouvoir, sa Parole, son amour, sa grâce… pour ne nommer que celles-ci. La liste est longue et elle reflète bien la véritable majesté de notre Sauveur. À nos yeux est-Il aussi précieux qu’Il l’est en réalité ? Est-Il un trésor inestimable, notre plus grand trésor ? Par Jésus, nous pouvons être sauvés, transformés, nos péchés peuvent être pardonnés. Le trésor n’est pas simplement ce qu’on reçoit, mais Jésus Lui-même. Lui seul peut nous faire vivre dans la joie malgré nos souffrances. Il mérite tout de nous. Les obstacles à la connaissance de Dieu Est-ce que c’est nécessairement facile d’arriver à cette connaissance de Jésus ? cette relation dans laquelle on le reconnaît pour tout ce qu’Il est et ce qu’Il représente ? Non, bien sûr ! Des obstacles se dressent entre nous et Lui. Quels sont les plus grands ? D’abord la colère de Dieu et le péché qui nous entoure. Hébreux 12.1 Nous donc aussi, puisque nous sommes entourés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau et le péché qui nous entoure si facilement, et courons avec persévérance l’épreuve qui nous est proposée. Par nous-mêmes, cette épreuve est trop difficile, mais en gardant nos yeux dirigés vers Jésus, cela devient possible. Ensuite, le confort trop attrayant. Les difficultés nous font tendre vers l’évitement de la souffrance, des contraintes de notre vie de chrétiens. Vouloir vivre comme un croyant, c’est être prêt à affronter et prêt aussi à recevoir ce que seul Dieu peut nous offrir dans ces moments de difficultés. Matthieu 5.10-12 Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux leur appartient! Heureux serez-vous lorsqu’on vous insultera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal à cause de moi. Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense sera grande au ciel. En effet, c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés. Tout est possible pour Dieu, il nous accompagne à travers notre épreuve.   Conclusion Nous sommes précieux aux yeux de Dieu, il nous offre de nous sauver, nous transformer, ne pas nous laisser comme nous étions. C’est un privilège immense. Répondre à son offre est le chemin qui nous mène à le connaître, à vivre entouré de sa majesté .

  • Six clés pour comprendre et apprécier les prophètes de l’Ancien Testament

    Enseignement du pasteur David Naud, résumé par ChatGpt Introduction et première clé Lire l’Ancien Testament, et plus particulièrement les prophètes, n’est pas toujours facile. Beaucoup se demandent pourquoi un prophète parle à telle nation ou déclare tel jugement. L’objectif de cet enseignement est donc d’apporter six clés pratiques afin de mieux comprendre, apprécier et appliquer ces textes. La première clé  est de connaître Lévitique 26 et surtout Deutéronome 28 . Le Deutéronome représente une répétition de la Loi donnée par Moïse et constitue le fondement de l’alliance entre Dieu et Israël. Les prophètes ne parlent pas “dans le vide” : leurs messages reposent toujours sur cette base. Ainsi, lorsqu’ils annoncent bénédictions ou malédictions, ils s’appuient sur ce que Dieu avait déjà déclaré dans la Loi. Ce point montre que les jugements prononcés par les prophètes ne reflètent pas un Dieu capricieux ou méchant, mais la justice d’un Dieu fidèle à son alliance. Les bénédictions sont promises en cas d’obéissance, tandis que les malédictions suivent la désobéissance. Même dans les périodes les plus sombres, Dieu rappelle toujours la possibilité de repentance et de restauration. Cette constante illustre Sa compassion et Son désir de bénir un peuple obéissant. Deutéronome 28 Les 14 premiers versets annoncent des bénédictions : prospérité dans les familles, abondance agricole, victoire militaire, abondance économique, position d’influence (“la tête et non la queue”). À partir du verset 15, la longue liste des malédictions expose les conséquences de la désobéissance : maladies, famine, sécheresse, défaites militaires, oppression par d’autres nations, jusqu’à l’exil. Ces textes fournissent la clé de lecture des prophètes : quand Israël se détourne de Dieu, les prophètes rappellent ces avertissements. Quand le peuple reste fidèle, ils proclament les bénédictions promises. Les événements historiques – comme la déportation à Babylone – s’expliquent par cette logique d’alliance. Ainsi, comprendre les prophètes suppose de garder à l’esprit que leurs messages s’enracinent dans la Loi de Moïse. Leurs déclarations trouvent leur légitimité et leur cohérence dans les engagements contractés par Israël. Cela permet aussi de saisir pourquoi les prophètes répètent si souvent les thèmes de jugement et de restauration. Deuxième et troisième clés : contexte et destinataires La deuxième clé  consiste à identifier le contexte spirituel et historique  du prophète. Chaque prophète parle dans une situation précise : avant, pendant ou après l’exil, au royaume du Nord ou au royaume du Sud. Cette connaissance permet de mieux comprendre la sévérité ou la patience de Dieu face aux fautes accumulées. Certaines pratiques idolâtres – comme le sacrifice d’enfants – étaient des offenses majeures qui expliquent l’ampleur des jugements. La troisième clé  est de rechercher qui sont les rois ou les nations en question . Beaucoup de prophètes interviennent sous le règne de plusieurs rois. Identifier ces souverains, leurs alliances et leurs fautes permet de suivre la progression du récit prophétique. De même, les prophètes annoncent des jugements contre des nations voisines (comme Édom, descendant d’Ésaü). Comprendre leur origine et leurs relations conflictuelles avec Israël éclaire le sens des oracles. Des outils simples comme une concordance biblique ou même une recherche rapide sur Google ou Chatgpt permettent de situer ces peuples et d’enrichir la lecture. Cette démarche rend la lecture vivante, en reliant les textes aux réalités géographiques, politiques et familiales. Quatrième et cinquième clés : visions et Christ annoncé La quatrième clé  est de chercher les interprétations possibles des visions reçues . Certains passages sont hautement symboliques (visions d’Ézéchiel, de Daniel, ou encore l’Apocalypse). Ces visions apocalyptiques utilisent des images (bêtes, os desséchés, chars célestes) qui peuvent dérouter. S’arrêter pour consulter des commentaires bibliques en ligne ou des résumés de chapitres et du contenu d’une vision aide à en saisir la portée. Il suffit d’écrire sur Google : « Que signifie le contenu de tel chapitre dans tel livre de la Bible ». Vous comparez certaines découvertes et cela devient éclairant. Certaines prophéties ont aussi une “double visée” : un accomplissement immédiat pour Israël et un sens messianique pour l’Église. Par exemple, la vision des ossements desséchés (Ézéchiel 37) concerne à la fois le retour d’Israël de l’exil et la résurrection spirituelle en Christ. La cinquième clé  est de voir le Christ dans certaines prophéties . L’Ancien Testament annonce à plusieurs reprises la venue du Messie. Dans Daniel 2, la pierre qui détruit la statue symbolise le royaume éternel de Dieu, interprété comme une référence à Jésus-Christ. Dans Daniel 7, le “fils de l’homme” annonce une figure divine recevant un règne éternel, titre repris par Jésus dans les évangiles. Ces liens renforcent la foi chrétienne en montrant la cohérence entre Ancien et Nouveau Testament. Sixième clé et conclusion Enfin, la sixième clé  consiste à chercher les applications personnelles . Lire les prophètes ne doit pas rester un exercice intellectuel. Chaque passage peut interpeller sur la repentance, la fidélité, la confiance en Dieu. Certaines paroles encouragent à corriger des comportements, d’autres rappellent le caractère fidèle et compatissant de Dieu, source de consolation. Le croyant est invité à demander au Saint-Esprit de lui révéler les aspects concrets à appliquer dans sa vie : se détourner des idoles modernes, persévérer dans l’obéissance, ou saisir les promesses de restauration. En conclusion, voici un résumé des six clés : Connaître Lévitique 26 et Deutéronome 28. Identifier le contexte spirituel et historique. Rechercher les rois ou nations concernés. Comprendre les visions et leurs interprétations. Voir le Christ dans certaines prophéties. Tirer des applications pour sa propre vie. L’objectif final est de renouveler l’amour pour la Parole de Dieu, de motiver la lecture des prophètes, et d’en tirer un encouragement spirituel concret. Chacun de nous sommes invités à laisser le Saint-Esprit éclairer nos lectures afin de découvrir la fidélité, la justice et la compassion de Dieu à travers ces textes souvent méconnus.

  • La vérité vous rendra libres

    Article rédigé à partir du message du pasteur Gilles Adams Nous vivons dans une ère où toutes les limites s’abattent, les frontières sont détruites et les principes moraux sont bafoués.  La société confond liberté et absence de contraintes alors qu’en réalité, elle tombe dans une autre forme d’esclavage.  C’est dans ce contexte que les paroles de Jésus viennent ébranler les pensées.  « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres » (Jean 8.32) .  Comment comprendre que Jésus nous parle d’une vérité qui rend libre?  Quelle est cette vérité et de quoi nous libère-t-elle?   Reportons-nous dans le temps, à l’époque où Jésus est au milieu de son ministère public.  Il a fait des miracles, prêché à plusieurs reprises, déclaré qu’il vient de Dieu et qu’il est le pain de vie.  N’appréciant pas ce qu’il représente, les Pharisiens veulent le faire arrêter mais les soldats refusent, considérant que personne n’a jamais parlé comme lui.  Plusieurs croient en lui.   Dans Jean 8.31-36, on lit : « Alors il dit aux Juifs qui avaient cru en lui : « Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples, vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. Ils lui répondirent : Nous sommes la descendance d'Abraham et nous n'avons jamais été esclaves de personne. Comment peux-tu dire : vous deviendrez libres? En vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, toute personne qui commet le péché est esclave du péché. Or, l'esclave ne reste pas pour toujours dans la famille; c'est le fils qui y reste pour toujours. Si donc le Fils vous libère, vous serez réellement libres. »    Dans ce passage, Jésus qui est la Vérité et la Vie, réfère à une liberté intérieure et non physique.  À ce moment, peu le comprennent.   Comprendre la vérité   Qu’est-ce que la vérité?   La Bible décrit la vérité non pas comme quelque chose d’abstrait mais comme une personne réelle .  « La Parole a été faite chair, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père. » (Jean 1.14) .    Il est venu pour convaincre l’humanité de péché et apporter une libération.  Cette liberté ne consiste pas à faire tout ce qui nous plaît mais à être libérés du pouvoir du péché qui nous tient captifs.   Comme toujours, les juifs ne comprennent pas le sens du mot liberté.  Dans le texte original, Jésus utilise le verbe grec eleutheroo qui signifie délivrer, affranchir; le mot que les juifs utilisent dans leurs répliques réfère à  eleutheros , qui veut dire simplement « libre » au sens de ne pas être esclave.  Cette liberté extérieure cache l’enchainement intérieur.  C’est dans cette nuance que réside la profondeur de l’enseignement de Jésus.  On peut se sentir libre tout en étant sous l’emprise du péché.    L’illusion de la liberté   Jésus ne leur parlait pas de l'esclavage physique, mais d'une forme d'esclavage beaucoup plus grave, c'est-à-dire l'esclavage du péché.  D’une manière subtile, elle se traduit sous diverses formes de dépendances.  Drogue, alcool, tabac, pornographie… nous procurant au début une sensation de bien-être et de liberté.   Pour illustrer cela, nous pourrions comparer le péché à des menottes; on s’y habitue et pourtant elles limitent nos mouvements.  De la même manière, le péché et notre manière de penser limitent notre développement spirituel.   Dieu veut nous libérer.  Non pour nous limiter mais pour que nous nous épanouissions pleinement.   Le rôle du raisonnement La Bible nous invite à penser, à réfléchir mais nous met en garde contre tout excès de rationalisation (Proverbes 3.13-15).  Il existe plusieurs types de compréhension.   Mathématique : purement logique (2+2=4)   Scientifique  : hypothèses démontrées par expérience.  Par exemple, l’eau bout à 100 ° C au niveau de la mer.   Expérientielle ou émotionnelle  : basée sur le vécu personnel.  Par exemple, un baiser.   Chacun de ces types de compréhension est valide lorsqu’utilisé dans le contexte qui lui est propre.  Par exemple, il ne serait pas logique de décrire l’expérience du baiser de façon mathématique.   Dieu est personnel ! On ne prouve pas Dieu, on l'expérimente.  Il ne peut être démontré de façon rationnelle.  Job le reconnait :  « mon oreille avait entendu parler de toi, mais maintenant mon œil t’a vu! » Job (42.5) .  L’expérience de Dieu rend la vérité vivante.  Si le raisonnement et la compréhension sont précieux, ils doivent être guidés par la foi, l’humilité et la sagesse de Dieu, et non appuyés uniquement sur la logique humaine.   La dévalorisation   La dévalorisation est un autre type d’esclavage intérieur.  Dans l’épître aux Romains, l’apôtre Paul nous exhorte : « N’ayez pas de vous-mêmes une trop haute opinion, mais ayez des sentiments modestes » (Romains 1 2.3 ) Chacun de nous a reçu des dons particuliers qui mis ensemble contribuent à former le corps de Christ.  La vérité nous libère de l’esprit de comparaison et du manque d’estime de soi.   Le Seigneur vous dit : « Je t’aime d’un amour éternel. C’est pourquoi je te conserve ma bonté. » (Jérémie 31.3)   Le verset précise que même de loin, Dieu se montre à toi à cause de Son amour.  Alors, même quand tu t’éloignes de Lui, Dieu continue de t’aimer.   La victimisation Beaucoup vivent sous l’emprise de la victimisation.  Ce type de problème se retrouve souvent chez la personne souffrant de carences affectives et de frustration découlant d'un milieu familial marqué par l’abus physique ou psychologique.  Elle entretient donc la croyance que la vie est difficile et que souffrir est le seul moyen de se sentir normale.  D’ailleurs, elle se retrouve aisément dans des situations qui contribuent à raffermir cette croyance.   Pour le chrétien, ce syndrome peut être présent par une mauvaise compréhension de l’appel divin à supporter les épreuves ou à aimer ses ennemis.  La réalité, c’est que Dieu nous a donné tout ce qui contribue à la vie et la piété.   2 Pierre 1.3-4 : « Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu, lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses »   Dieu transforme notre perspective et nous rend libres. Les deux perspectives   Face à nos « géants » intérieurs, deux visions s’opposent.  Un exemple biblique intéressant serait celui de David devant Goliath :   Il est tellement imposant, comment pourrais-je le vaincre? Il est tellement imposant, comment pourrais-je le manquer?   Notre foi nous permet de faire face aux obstacles de la vie à travers la puissance de Dieu.   Conclusion   « Le Fils de Dieu est apparu afin de détruire les œuvres du diable » (1 Jean 3.8) Nous ne sommes pas appelés à vivre sans contraintes mais à être libérés du péché.  Ce que quelqu'un a été n'est pas important; c’est ce qu'il est devenu.   Nous avons tous un choix à faire : demeurer prisonnier de nos habitudes ou de recevoir la libération que Christ offre.  Choisir une relation vivante avec Jésus et dire comme Job : « Mon oreille avait entendu parler de toi mais maintenant mon œil t’a vu. »

  • De Révélation en révélation

    Série : Comment vivre ma foi dans le siècle présent - Partie 7 Article rédigé à partir du message du pasteur David Naud Une foi qui progresse Vivre sa foi aujourd'hui n'est pas toujours simple. Entre doutes, distractions et pression sociale, il est facile de stagner ou même de reculer. Mais Dieu nous appelle à avancer, pas seuls, mais de révélation en révélation. Ce message du pasteur David Naud nous rappelle que la foi est un chemin vivant, nourri par des rencontres profondes avec Dieu. Pourquoi avons-nous besoin de révélation ? Beaucoup de croyants connaissent les faits sur Dieu, mais leur cœur reste aveugle. La révélation, c'est ce moment où ce que l'on sait devient réel, vivant, personnel. Paul priait pour les chrétiens d'Éphèse : Éphésiens 1:17-18 : “ Je prie que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ [...] vous donne un esprit de sagesse et de révélation, qu'il illumine les yeux de votre cœur .” Mais que signifie "révélation" exactement ? Le mot vient du grec apokalupsis , qui signifie littéralement dévoilement  ou lever le voile . C’est le même mot utilisé pour le livre de l’Apocalypse, qui est la "Révélation de Jésus-Christ" (Ap 1.1). Il ne s’agit donc pas d’une simple information, mais d’un éclairage spirituel : Dieu nous montre quelque chose qui était jusque-là caché, même si nous l’avions sous les yeux. La révélation nous permet de voir ce que Dieu veut faire en nous, et à travers nous. Elle transforme notre compréhension en conviction, et notre connaissance en relation vivante. Comment Dieu nous parle-t-il aujourd'hui ? Dieu nous parle encore aujourd'hui, et il le fait de bien des manières. Il ne s'agit pas toujours d'une voix audible, mais souvent d'un éclairage intérieur, d'une conviction, ou d'une parole qui vient toucher notre cœur au bon moment. Cela peut se faire par la lecture de la Bible : un verset saute aux yeux et prend soudain tout son sens pour notre situation. Cela peut aussi venir d'une prédication, d'un chant ou d'un témoignage : ce que l'on entend à l'Église ou ailleurs vient confirmer ce que Dieu nous montre déjà. Parfois, Dieu utilise un rêve, une vision, ou une circonstance de la vie pour attirer notre attention. Il nous parle dans les détails comme dans les tempêtes. Il peut aussi le faire dans la prière : un moment d'intimité où Dieu vient apaiser, corriger ou encourager notre cœur. Et il arrive que la révélation soit douloureuse, car Dieu met le doigt sur quelque chose à changer. Mais même là, c’est pour notre bien. Il veut nous faire grandir, pas nous écraser.  1 Corinthiens 2:9-10: “ Ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, [...] Dieu l’a révélé par son Esprit .” Ce que l'Apocalypse nous enseigne : 7 messages clairs Dans son message, le pasteur David a présenté les sept lettres adressées aux Églises dans l’Apocalypse comme autant de révélations divines. Ces messages ne sont pas réservés au passé : ils nous parlent encore aujourd’hui. Chaque Église représente un état spirituel que Dieu peut utiliser pour nous interpeller personnellement. Éphèse  – L’Église fidèle mais froide : malgré ses œuvres et sa rigueur doctrinale, elle a perdu l’amour passionné du début. Dieu l’appelle à se souvenir, se repentir et revenir à son premier amour. Smyrne  – L’Église persécutée : elle souffre, mais reste fidèle. Jésus ne la reprend pas, il l’encourage à tenir bon, même jusqu’à la mort. Une puissante leçon de persévérance pour ceux qui traversent des épreuves. Pergame  – L’Église tolérante envers l’erreur : fidèle en apparence, mais compromise par des influences doctrinales corrompues. L’appel est clair : se repentir et revenir à la vérité. Thyatire  – L’Église active mais influencée : malgré son amour, sa foi et son service, elle tolère un enseignement destructeur. Dieu veut purifier ce qui est bon et rejeter ce qui est toxique. Sardes  – L’Église endormie : elle a la réputation d’être vivante, mais elle est spirituellement morte. L’Esprit appelle à se réveiller, à affermir ce qui reste et à revenir à l’authenticité. Philadelphie  – L’Église persévérante : faible aux yeux du monde, mais riche en fidélité. Dieu ouvre devant elle des portes que personne ne peut fermer. Un encouragement pour ceux qui avancent avec peu de moyens mais un cœur sincère. Laodicée  – L’Église tiède : autosuffisante, aveugle à son propre état. Jésus frappe à la porte, appelant à une relation vraie. L’appel est fort : se repentir et raviver sa flamme. Ces sept messages sont comme un miroir spirituel. Ils nous invitent à nous examiner : À quel type d’Église ressemblons-nous ? Quelle révélation Dieu veut-il nous adresser aujourd’hui ? À travers ces lettres, il veut réveiller, corriger, encourager… et surtout, nous ramener à lui. La clé : une relation vivante avec Dieu Dieu ne veut pas seulement nous parler une fois. Il veut une relation continue, où il peut nous conduire de révélation en révélation. Plus on se rapproche de lui, plus il se révèle. C'est ce que vit Jean sur l'île de Patmos : Apocalypse 1.12: “ Je me retournai pour savoir quelle était la voix [...] et je vis… ” Voir Dieu demande souvent qu'on se retourne, qu'on s'arrête, qu'on cherche. C'est une relation intime qui transforme. Et toi, quelle est ta prochaine révélation ? Dieu veut te conduire plus loin. Il ne veut pas que tu restes bloqué, sec, ou confus. Il veut t'ouvrir les yeux. Et parfois, cette révélation fera mal. Mais elle sera bonne. Elle te libérera. 2 Corinthiens 3:16-18: “ Lorsque quelqu’un se convertit, le voile est enlevé [...] Nous sommes transformés à son image, de gloire en gloire .” Alors prions : "Seigneur, ouvre mes yeux. Parle-moi. Transforme-moi."

  • L'amour intelligent

    Série : Comment vivre ma foi dans le siècle présent - partie 7 Phil. 1.9 Et ce que je demande dans mes prières, c’est que votre amour augmente de plus en plus en connaissance et en pleine intelligence. Il est à noter que le premier indice que nous constatons, c’est que ce verset est une prière. La prière sous-entend une demande de l’action divine. Ce que Paul demande pour le développement de l’église de Philippe est une croyance dans l’amour qui ne peut qu’impliquer la personne de l’Esprit, comme ce fut le cas dans l’église des Colossiens (1.8). Le but de la prière c’est la croissance de l’amour. Il est évident que l’amour peut augmenter ou diminuer. Paul connaissait l’importance de l’amour. Toutefois, ce passage unique en son genre propose une croissance intellectuelle de l’amour. C’est rare que l’amour soit pensé de cette manière. L’intelligence, dont l’apôtre parle, est intimement liée à la compréhension de l’œuvre accomplie de Jésus-Christ et des bénéfices qui en découlent (Ép 1.15-20). En des mots plus québécois : « L’amour, ça commence dans tête ; ce n’est jamais sans la tête ; et ça se continue dans tête. » Il faut croire que cette dimension plus cognitive de l’amour se comprend à l’égard de sa raison d’être. L’amour de l’intelligence permet de distinguer ce qui est vraiment important, essentiel et ce qui est le mieux. Ce discernement nous permet de rechercher les œuvres de justice qui seront évaluées par le Seigneur au retour de Christ. Soyons encouragés, car nos œuvres présentes produisent pour nous « un poids éternel de gloire » (2 Co 4.17).

  • Le discernement

    Série : Comment vivre ma foi dans le siècle présent - Partie 5 Bien que nous vivions dans un monde hostile, la haine du monde contre le christianisme en occident n’est pas encore à sa pleine manifestation. Elle est latente. Un jour, elle émergera comme dans d’autres pays. Selon Genèse 15.16, Dieu limite la progression du mal jusqu’à ce que la limite de sa patience soit atteinte. Ensuite, il juge. La présence de cette hostilité à l’égard du christianisme ne doit pas empêcher les croyants de marcher dans la sainteté, car Dieu ne veut pas à ce point-ci que les croyants sortent du monde (Jn 17.15). Nous sommes la lumière du monde et cette luminosité se doit de briller devant les hommes (Mt 5.14,16). C’est pour cette raison que nous sommes encouragés à acquérir un discernement aiguisé pour saisir la différence entre le bien et le mal. La lettre aux Hébreux met en évidence la grande différence entre les enfants dans la foi et ceux qui sont parvenus à la maturité. Ceux-ci diffèrent en ce qu’ils ont l’expérience de la Parole du juste en raison d’un entraînement moral particulier. Ayant dépassé les enseignements préliminaires des nouveaux croyants (Héb. 6.1), ces personnes mûres (qui ont la maturité) ont acquis par l’exercice (5.13) un jugement exercé, de sorte qu’étant exposées aux diverses situations conflictuelles, leurs facultés morales, nourries par la Parole de Dieu, sont capables de faire immédiatement la différence entre le bien et le mal. Il ne suffit pas d’avoir la connaissance seulement. C’est l’application de cette parole aux diverses rencontres avec le mal qui met en évidence la présence de cette maturité spirituelle. C’est pourquoi, apprendre à penser avec la Bible est de toute importance. Je t’encourage premièrement à acquérir non seulement une plus grande compréhension du salut que tu as reçu, mais à découvrir toutes les implications qui en découlent. Deuxièmement, prends le temps d’écouter ta vie, c’est-à-dire de réfléchir sur l’action passée de Dieu dans ta vie. L’action de Dieu dans nos vies passées est un trésor de sagesse. Et, troisièmement, assume la responsabilité de ta croissance spirituelle. Dieu nous a donné une capacité extraordinaire de « choisir ». Une grande partie de la qualité de notre vie dépend de cette capacité. Alors, assume cette responsabilité et l’Esprit te transformera, car il agit avec notre action.

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